Tag: transmission

  • Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    Un atlas participatif pour le Géoparc Socle de Provence

    La candidature au label mondial « Géopark Unesco », que les départements du Var et des Alpes-Maritimes déposeront conjointement début 2027 pour le géoparc « Socle de Provence », n’a pas seulement vocation à faire reconnaître son patrimoine géologique remarquable. Elle a également trait à promouvoir le patrimoine culturel matériel et immatériel de cette zone de 1 600 km² s’étendant de Sanary jusqu’à Vallauris, à travers les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron.

    C’est en ce sens que le département du Var, en lien étroit avec le CNRS, initie la rédaction d’un Atlas du patrimoine culturel, véritable cartographie des richesses locales. Cet ouvrage aura pour objectif de recenser les éléments du patrimoine matériel et immatériel, de la canne de Provence à la castanéiculture, en passant par l’exploitation du liège et les composantes immatérielles telles que les rituels, costumes, danses et savoir-faire liés aux métiers.

    Un projet participatif

    et déjà lancé

    Derrière cette future réalisation, les exigences du label Unesco, qui exigent la présentation de cinq axes patrimoniaux en lien avec le projet : les traditions et expressions orales, y compris la langue, comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; les arts du spectacle (musique, danse, théâtre traditionnel…) ; les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; les connaissances et pratiques concernant la nature de l’univers, et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.

    À la base de ce recueil, des travaux réalisés par des chercheurs, organismes et associations. Cependant, dans de nombreux cas, les informations sont absentes, pour l’instant manquantes, ou en train de disparaître au profit de pratiques globalisées. C’est pourquoi les porteurs du projet de géoparc ont décidé de donner à l’atlas un caractère participatif. Ainsi, une enquête « grand public » est lancée afin de recueillir des savoirs traditionnels locaux liés à la nature et ses usages, forestiers comme maritimes.

    Un projet qui bénéficie du soutien de deux figures emblématiques de la cuisine provençale, les chefs Gui Gedda et André Del Monte, qui s’engagent pour la transmission des gestes et traditions culinaires. Car la gastronomie sera un point central de l’enquête publique, via un questionnaire déjà en ligne, qui invite les habitants à partager leurs savoir-faire, de tradition familiale, régionale et locale, des ingrédients utilisés aux méthodes de cuisine. Pour que nos « gaubis » ne disparaissent pas.

  • Meublés touristiques : une amende record infligée !

    Meublés touristiques : une amende record infligée !

    Le couperet est doublement tombé sur un multipropriétaire parisien qui faisait passer son vaste appartement de 150 m2 au 118 rue Dragon (6e), à Marseille, pour sa résidence principale afin de le louer en meublé touristique, en contournant les règles.

    Le tribunal judiciaire a entendu les arguments développés par Me Jorge Mendes Constante, à l’audience du 6 mai dernier, et a infligé lundi, pour la première fois en France à l’encontre d’un propriétaire, l’amende civile maximale de 100 000 euros. Somme qui sera versée au budget de la Ville. Il a écarté la demande d’un retour à l’habitation, le propriétaire ayant depuis signé des baux de colocation à des étudiants.

    Le conseil de la Ville, avec la brigade de contrôle, a démontré sans équivoque que ce propriétaire, un cadre « en accompagnement au management de transition à l’international », avait loué son appartement dans son intégralité sur les plateformes AirBnB et Booking, soit un chiffre d’affaires de 207 600 euros, hors nuitées louées en direct. Ce grand appartement, qui dispose de 12 couchages et 2 supplémentaires dans la chambre de bonne, était loué selon le voisinage « en permanence » à des groupes de plus de dix personnes, occasionnant de nombreuses nuisances. « Le nombre de nuitées facturées démontre l’absence de Paul C. sur de longues périodes, peu compatibles avec la réalité d’une résidence principale », retient le tribunal.

    « Une fable grossière pour maximiser les profits »

    « Le fait que l’appartement soit proposé à la location de manière permanente démontre que [le propriétaire] ne se réservait aucune disponibilité de son appartement ». Par ailleurs, l’annonce ne présente pas l’appartement comme étant occupé par son propriétaire, « mais totalement vide à la disposition des voyageurs ». « Force est de constater que Paul C. se présente sur ses réseaux comme un entrepreneur de Paris et qu’il domicilie l’une de ses entreprises à Paris », ajoute le tribunal.

    Si la qualification de résidence principale suppose une occupation effective du logement pendant au moins huit mois par an, « il n’en demeure pas moins que la personne qui déclare sa résidence principale doit démontrer y vivre effectivement, démonstration à laquelle échoue Paul C., pas même pour quelques jours par an », retient encore le tribunal, qui regarde les éléments narrés pour établir l’effectivité de sa résidence à Marseille comme « le récit d’une fable grossière ». « Paul C. s’est enferré dans un mensonge flagrant » et « a sciemment détourné les règles imposées pour la location de meublés touristiques de courte durée afin de maximiser les profits et ce sans aucun égard pour le voisinage. »

    Mais ce n’est pas tout, le juge considère que « les revenus générés par la location de cet appartement sont particulièrement importants et qu’ils ont été dissimulés ». Fait remarquable, le tribunal indique adresser copie du présent jugement aux services fiscaux, estimant que « le caractère vraisemblablement supérieur de ses revenus réel, tant fonciers qu’en qualité de consultant, à ceux ainsi déclarés et la personnalité de Paul C. donnent à penser qu’une infraction pénale (fiscale) est susceptible d’avoir été commise. »

    La Ville estime que la moitié des 12 937 meublés touristiques identifiés, en 2024, sont dans l’illégalité. Le jugement retient la légitimité de son combat : « Ainsi que l’a rappelé le Conseil Constitutionnel, la lutte contre la pénurie de logements revêt un caractère d’intérêt général ».

  • L’émancipation des femmes des quartiers populaires à la loupe

    L’émancipation des femmes des quartiers populaires à la loupe

    « Ni invisibles, ni silencieuses. » Tel est le nom de la journée d’études organisée au Musée d’Histoire de Marseille, ce mercredi. Ce rendez-vous a rassemblé chercheurs, sociologues, géographes et militantes associatives. Organisé par le Comité d’histoire de la politique de la ville, en partenariat avec la Ville de Marseille, l’événement a permis d’apporter une analyse des trajectoires des femmes issues des quartiers populaires.

    « La jeunesse féminine, notamment les femmes des quartiers populaires de Marseille, est généralement réduite à des figures imposées du patriarcat, celles des mères », introduit Philippe Mejean, représentant de la coordination marseillaise du Comité d’histoire de la politique de la Ville.

    Souvent considérées comme apolitiques et invisibilisées dans la société, l’histoire et de nombreux travaux de recherche démontrent pourtant que ces femmes se sont engagées, ont porté de nombreuses mobilisations et ont créé des associations. « Quand on commence un mouvement où la classe traditionnelle et celle des travailleurs sont en crise, les femmes sont le public cible d’un certain nombre d’associations, appelées à les rejoindre et à en être actrices », raconte Michel Peraldi, sociologue.

    « Féminisme marxisme avenir (FMA), en 1967 [association devenue aujourd’hui Mouvement de libération des femmes, Ndlr.], a joué un rôle important dans le mouvement féministe maghrébin », souligne Louise Barbier, à l’origine de cette journée et doctorante travaillant sur l’état des connaissances et les controverses autour des figures féminines en milieu populaire urbain.

    Ces mouvements politiques féministes de l’histoire maghrébine ont permis aux femmes de poursuivre le combat et de construire leur place dans la société française. « Les femmes devaient être de bonnes épouses, faire six enfants… Le statut de mère, il n’est pas inné, il s’est construit », explique Yamina Benchenni, militante associative.

    Le passé impacte le présent

    La mémoire coloniale de la ville et son histoire politique sont étroitement liées. Pour Lela Bencharif, géographe et militante associative, il est essentiel de travailler sur la question coloniale, en l’articulant aux flux migratoires. « Aujourd’hui, il faut lutter contre la fabrique de stéréotypes, comme pendant le temps de la colonisation, pour éviter de créer des paniques identitaires », tranche-t-elle. C’est dans ce contexte que les démarches mémorielles prennent tout leur sens politique.

    Si les femmes sont invisibilisées, c’est parce qu’elles se trouvent à l’intersection de plusieurs dominations : elles subissent à la fois des rapports de domination masculine, du racisme et des stéréotypes sexistes. « On a soit la beurette émancipée, soit la voilée à sauver », déplore Louise Barbier, qui dénonce une vision culturaliste, voire islamophobe.

    Pour lutter contre ces stéréotypes, la Ville de Marseille souhaite développer des politiques publiques et renforcer le travail associatif auprès des jeunes femmes issues des quartiers prioritaires. « Elles ont des trajectoires complexes et il faut faire tomber ces barrières en mettant en place des dispositifs qui leur ouvrent des portes », affirme Anne-Sophie Sidani, conseillère municipale déléguée à la politique de la ville.

    L’enjeu est ainsi de complexifier la vision des quartiers populaires et de sortir d’un certain nombre de clichés.

  • À Nîmes, l’archéologie creuse son sillon populaire

    À Nîmes, l’archéologie creuse son sillon populaire

    À Nîmes, il suffit parfois de creuser un parking, de restaurer une arche ou d’ouvrir une tranchée pour que la ville, soudain, se mette à parler. Vendredi 12 juin, la Ville de Nîmes et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont renouvelé leur partenariat scientifique et culturel, en présence du maire Vincent Bouget et du président de l’Inrap, Dominique Garcia.

    Derrière la signature, une ambition : faire de l’archéologie non pas un luxe de spécialistes, mais « un moteur de connaissance, de transmission et de rayonnement pour la ville », dans cette ville où l’on construit souvent sur les strates du passé. Depuis plus de 40 ans, l’Inrap accompagne les transformations urbaines de Nîmes. Plus de 400 diagnostics et près de 140 fouilles préventives ont déjà été réalisés, révélant une richesse qui court de la Préhistoire à l’époque contemporaine.

    La ville sous la ville

    La célèbre mosaïque de Penthée, découverte en 2007 lors du chantier du parking Jean-Jaurès, ou encore les traces d’un amphithéâtre antérieur aux Arènes, rappellent que chaque aménagement peut devenir une porte ouverte sur le passé. « Nîmes a participé à la construction de l’archéologie préventive en France », a salué Dominique Garcia.

    Mais le partenariat ne se limite pas aux fouilles. Expositions, conférences, visites de chantiers, colloques, publications et bientôt atlas numérique doivent rendre ces savoirs accessibles aux habitants, aux scolaires, aux chercheurs comme aux visiteurs. « Ces recherches méritent d’être diffusées auprès de tous les publics », insiste Vincent Bouget. Le Musée de la Romanité, dont les collections reposent largement sur ces découvertes, demeure au cœur de cette dynamique.

  • Transmettre l’histoire du génocide Arménien avec l’IA

    Transmettre l’histoire du génocide Arménien avec l’IA

    « Faire connaître des histoires de famille que les jeunes n’ont pas forcément connues », tel est l’objectif de la Jeunesse arménienne de France (JAF) et de l’école numérique La Plateforme. À travers des films réalisés avec l’IA, et dans le cadre des commémorations du 24 avril 1915, les participants pourront aborder le thème du génocide des Arméniens aux côtés de l’historienne Judith Aziza, lors d’un hackathon, un événement bref de création réunissant plusieurs participants. « On part de l’initiative d’éduquer sur les contenus générés par IA. On va pouvoir se projeter dans les histoires de leurs grands-parents, à partir de photos qu’ils peuvent trouver dans leur maison », explique Bruno Smadja, créateur du Mobile Film Festival, dédié aux formats courts. L’idée est de se réapproprier et faire vivre le passé. « L’IA va servir à animer des photos et va permettre la compréhension de certains événements », développe-t-il.

    Entre transmission et héritage

    Marseille compte une importante diaspora arménienne. Ce projet permettra d’engager les jeunes dans un processus de création autour de la construction de leur propre histoire, favorisant la transmission de la mémoire. Les participants réaliseront, en une journée, des films d’une à trois minutes, fondés sur des faits historiques vérifiés, autour de la transmission et de l’héritage.

  • L’héritage de Marc Bloch mis en lumière aux Rotatives

    L’héritage de Marc Bloch mis en lumière aux Rotatives

    Les Rotatives de La Marseillaise ont accueilli, ce jeudi soir, une conférence-débat consacrée à Marc Bloch, figure majeure de l’historiographie française, dont la panthéonisation est prévue le 23 juin. Organisée par l’association Coudes-à-coudes, la rencontre a réuni universitaires, enseignants d’histoire-géographie et élus de la Ville de Marseille autour d’un homme dont l’œuvre et l’engagement demeurent indissociables.

    Historien engagé

    En ouverture, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, a rappelé la vocation du quotidien : « un rôle de combat » et non « le rôle d’un vestige ou témoin ». Évoquant Marc Bloch, il a salué « un très grand historien » qui mérite « la transmission de son œuvre, de sa vie, aux nouvelles générations ».

    Représentant le maire de Marseille, Azad Kazandjian, conseiller municipal délégué au patrimoine historique et cultuel, a insisté sur la portée contemporaine de l’auteur de L’Apologie pour l’histoire. « L’histoire n’est pas une arme au service des passions du moment, mais une école de l’humanité », a-t-il déclaré, appelant à « résister à l’ignorance ».

    Pour Michel Potoudis, président de l’association Coudes-à-coudes, la panthéonisation constitue l’occasion de remettre en lumière un homme qui fut « un intellectuel engagé au sens le plus noble du terme.(…) Il s’est battu contre le fascisme par les moyens intellectuels d’abord, par les moyens militaires ensuite ».

    Les historiens Julien Loiseau et Laure Verdon ont insisté sur la cohérence entre la vie et l’œuvre de Marc Bloch, enseignant, chercheur et résistant. Une exigence résumée par la phrase qu’il souhaitait voir inscrite sur sa tombe : « Il n’a chéri que la vérité. » Un héritage qui, plus de 80 ans après son exécution, continue d’éclairer le présent.

    Coline Le Bras

  • Total Festum fait vivre la culture occitane

    Total Festum fait vivre la culture occitane

    Du 9 mai au 5 juillet, la Région Occitanie déploie la 21e édition de Total Festum, son grand festival dédié aux langues et cultures occitanes et catalanes. Plus d’une centaine d’événements populaires irrigueront l’ensemble du territoire régional : concerts, spectacles, contes, ateliers, expositions, balades ou encore rencontres intergénérationnelles. Une programmation pensée pour rappeler que l’Occitan et le Catalan restent des langues vivantes, ancrées dans le quotidien de nombreux habitants.

    « Chaque année avec Total Festum, l’Occitanie célèbre toute sa richesse, sa diversité et ses traditions », souligne ainsi la Région dans un communiqué. La présidente de Région, Carole Delga, insiste sur la dimension populaire de l’événement : « Nos langues et nos cultures ne sont pas des vestiges du passé, mais portent en elles nos identités et notre singularité. »

    Le festival s’inscrit dans une politique plus large de soutien à l’oralité et à la transmission culturelle. Pendant près de deux mois, communes, associations et artistes proposeront des rendez-vous destinés à tous les publics. Parmi les temps forts annoncés figure un marathon de la langue occitane organisé le 13 juin à Brousses-et-Villaret, avec quinze heures ininterrompues de paroles et de chants.

    Une politique régionale sur le long terme

    Le lancement officiel de cette édition s’est tenu le 21 mai à Hôtel de Région de Toulouse. Quatre cents élèves bilingues occitans des écoles de Haute-Garonne y sont attendus pour une journée placée sous le signe de la danse et de la musique, en présence du trio Pique Poque.

    Cette année, l’affiche du festival a été confiée au duo sétois Les Crafties. La Région précise que les artistes ont voulu représenter « des silhouettes en mouvement » traduisant « la joie de se retrouver au rythme de la musique », avec « une palette solaire et chaleureuse » à l’image de l’esprit festif de Total Festum.

    Au-delà du festival, la collectivité poursuit son plan « Parlem una cultura viva », lancé en 2023 pour promouvoir les langues régionales. Signalétique bilingue, développement des sections occitanes et catalanes à l’école, outils numériques pédagogiques ou soutien aux structures culturelles : selon la Région, « plus de 93% des mesures prévues » sont déjà engagées ou réalisées. Une manière d’inscrire durablement ces langues dans l’espace public et de sensibiliser les générations à venir.

  • Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Cette rencontre a eu lieu en présence de la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, pour promouvoir la transmission de la mémoire. Le Département propose chaque année à tous les collégiens du territoire la visite guidée de ce site de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Devenu invité permanent de nos jardins ou de nos balcons, le moustique tigre reste surtout un vecteur important de maladies, transmettant aux humains les virus de la dengue, du zika et du chikungunya, rappelle l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), qui a officiellement ouvert la saison de surveillance de la bestiole le 1er mai.

    Avec plus de 97% de la population de la région qui vit au contact de cet insecte, un nombre inédit de cas autochtones a été enregistré en 2025 en Paca. Entre début juin et début novembre, 450 cas de chikungunya et 16 cas de dengue ont été recensés, « répartis en 35 épisodes distincts de transmission, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône », précise l’ARS.

    Un suivi précis des cas

    Ce qui fait de Paca la région la plus touchée, avec près de 60% des cas identifiés en France. Un niveau important comme « jamais elle n’en avait connu », commente l’ARS, même si la tendance est à l’augmentation, depuis 2022.

    Raison pour laquelle la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités et de la population demeure essentielle, « pour prévenir la transmission et limiter la prolifération de l’insecte ». D’autant que, suite à la hausse des températures et à l’allongement des journées, les larves sont actuellement en plein développement après avoir passé l’hiver sous la forme d’œufs. Et vont rapidement devenir des moustiques tigres adultes, capables de piquer.

    Pour lutter contre ce fléau, l’ARS recommande d’éliminer les petites réserves d’eau une fois par semaine, notamment les coupelles de plantes, de bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d’eau, de ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut en contenir, et de nettoyer les gouttières ainsi que de ramasser les déchets verts.

    Grillages et moustiquaires, vêtements couvrants et amples, répulsifs et ventilateurs à fond peuvent aussi permettre de profiter de son extérieur. En cas de symptômes, tels que la fièvre brutale, des douleurs articulaires ou musculaires, des maux de tête et une éruption cutanée, l’ARS recommande de consulter sans attendre son médecin traitant. Chaque cas de dengue, chikungunya ou zika confirmé devant être déclaré pour identifier les lieux de contamination éventuels.

  • À Martigues, la mémoire comme bouclier contre les discours de haine

    À Martigues, la mémoire comme bouclier contre les discours de haine

    Un peu après 11h, le son des trompettes et des tambours remonte de l’avenue Pasteur. Le défilé termine sa course devant le Monument aux morts de la place du 8-Mai-1945. « Une date qui marque la victoire de la liberté sur la barbarie, la défaite du nazisme et le retour de l’espérance », rappelle le maire communiste, Gaby Charroux.

    Derrière la « joie légitime » des peuples meurtris après six ans de guerre « demeurait une réalité impossible à effacer : celle d’un continent dévasté et d’un bilan humain d’une ampleur vertigineuse », poursuit l’édile. Entre 1939 et 1945, la Seconde Guerre mondiale a engendré la mort de plus de 60 millions de personnes, dont la moitié de civils et plus de 6 millions de Juifs.

    « Ce qui distingue cette guerre des précédentes, c’est qu’elle fut aussi une guerre idéologique, une guerre pensée, organisée et conduite au nom d’une idéologie raciste, antisémite et profondément inégalitaire », appuie Gaby Charroux, évoquant les camps de la mort, les persécutions et exterminations visant les tsiganes, les opposants politiques, les résistants, les homosexuels et les handicapés.

    Que les jeunes participent

    Le maire s’interroge : « Comment la haine a-t-elle pu devenir un projet politique ? C’est une question essentielle pour comprendre le passé, mais aussi éclairer l’avenir. L’histoire nous enseigne que les grandes catastrophes humaines ne surgissent jamais brutalement. Elles s’installent progressivement à mesure que les discours de haine se banalisent, que les préjugés s’installent, que les discriminations deviennent tolérables et que l’indifférence remplace la vigilance. » À l’heure où l’extrême droite opère une montée dans l’opinion publique, le devoir de mémoire et la transmission sont plus que jamais essentiels.

    Jen-Luc Duthoit s’y emploie. Porte-drapeau depuis 28 ans après avoir fait une carrière militaire, il embarque dès qu’il peut son petit-fils de 12 ans, Nathan, dans les commémorations. « Il faut que les jeunes participent. J’essaie de lui rappeler les valeurs de paix pour préserver notre liberté. »