Tag: Trafic

  • Une pharmacienne bannie de la profession à Marseille

    Une pharmacienne bannie de la profession à Marseille

    Une pharmacienne marseillaise a été condamnée, lundi, à 18 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et à l’interdiction définitive d’exercer pour avoir « sciemment violé les règles de bonne dispensation édictées pour sa profession ». Entre 2021 et 2022, elle a abusivement délivré des psychotropes sans ordonnance. Sa pharmacie de la Blancarde écope d’une amende de 30 000 euros.

    En août 2022, un grossiste avait signalé des ventes excessives de Rivotril, un médicament détourné de son usage par les toxicomanes et qui alimente des trafics de rue. Lors du contrôle, des inspecteurs de l’Agence régionale de santé constataient de fortes ventes de Rivotril. De 3 729 commandes en 2020, l’officine était montée à 6 524 commandes en 2021 et il était relevé 4 802 commandes sur les six premiers mois de l’année 2022.

    Le Subutex, un médicament de substitution à l’héroïne, et la Pregabaline dite la « drogue du pauvre » – connaissaient eux aussi des hausses significatives de délivrance dans cette pharmacie à l’angle du boulevard de la Blancarde et de la rue du docteur Acquaviva (4e). Annie H., 60 ans, exerçait depuis trente ans. La pharmacienne, qui était à son compte depuis 2016, disait être consciente des risques de mésusage et d’intoxication de ces médicaments, mais réfutait avoir eu conscience qu’elle pouvait avoir alimenté un trafic. Elle disait avoir manqué de vigilance, mais aussi avoir pu subir l’insistance de certains toxicomanes, que les patients envoyaient régulièrement des médicaments « à leur famille au bled ›› sans que des ordonnances ne lui soient présentées.

    En réalité, l’augmentation très significative du nombre de commandes de Rivotril, Subutex et Lyrica sur trois années allait de pair avec l’augmentation du chiffre d’affaires de la pharmacie, qui passait de 500 000 euros de 2020 à 2021 pour atteindre 700 000 euros en 2021/2022 puis redescendre après le contrôle à 520 000 euros en 2022/2023 et 490 000 euros en 2024/2025. « Cette comparaison permet de comprendre que la dispensation massive et hors tout cadre réglementaire de substances assimilées stupéfiants a eu lieu dans un but lucratif », estime la 6e chambre correctionnelle, qui rappelle à la prévenue qui feignait de l’ignorer que « ces substances sont au cœur d’importants trafics, notamment à Marseille, qui ont des conséquences sanitaires et sociales graves. »

    Partie civile, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens, qui a définitivement exclu sa consœur le 15 décembre 2025, se voit allouer 2 000 euros de préjudice moral.

  • Un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment démantelé à Marseille

    Un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment démantelé à Marseille

    Trois ans d’enquête auront été nécessaires, impliquant une équipe commune à la France, l’Italie, la Belgique et la Suisse avec aussi le soutien d’Europol, pour venir à bout d’un réseau de blanchiment et de trafic de cocaïne au profit de la Camorra et de la ‘Ndrangheta, indique le Parquet de Marseille, ce jeudi 26 février. Jusqu’à cette opération coordonnée dans les quatre pays, le 23 février.

    En France, une soixantaine de gendarmes de la section de recherche de Marseille ont notamment été mobilisés et ont interpellé quatre personnes. Plusieurs véhicules de luxe ont été saisis, mais aussi des biens estimés à 5 millions d’euros, de la cryptomonnaie pour 60 000 euros et 26 000 euros en numéraire. Trois autres personnes ont été arrêtées côté italien.

    Des millions d’euros blanchis

    Les enquêteurs ont remonté la piste de l’argent, explique Europol dans un communiqué. « Ce qui a commencé par des mouvements financiers suspects a révélé un système de blanchiment sophistiqué au service de membres de la Camorra et de la ‘Ndrangheta. Derrière des sociétés écrans, de fausses factures et des investissements de luxe, des millions d’euros provenant du trafic de cocaïne étaient blanchis et réinvestis à travers l’Europe », précise l’agence européenne de police criminelle.

    Menée en France par la section de recherche de la gendarmerie des Bouches-du-Rhône, sous la houlette de la JIRS (Juridictions inter-régionales spécialisées) de Marseille, l’enquête permet d’identifier un ressortissant monténégrin, à la tête de plusieurs sociétés en lien avec des sociétés italiennes, qui fera partie des interpellés. Installé dans la région de Cannes avec sa compagne, il vit avec son gendre italien, connu des autorités italiennes pour blanchiment d’argent, fraude et infractions liées aux armes, poursuit Europol.

    Un réseau de blanchiment est mis au jour, lié à un trafic de cocaïne à grande échelle importée d’Amérique du Sud vers l’Europe. Le groupe criminel étant soupçonné d’avoir coordonné des expéditions maritimes de grandes quantités de drogue. « Très structuré », le réseau mis en place s’appuyait sur « d’importantes ressources financières, des crypto-actifs, des déplacements transfrontaliers hebdomadaires en véhicules de luxe équipés de » caches « sophistiquées » et des entreprises « s’étendant sur plusieurs juridictions ».

  • Nicolas Koukas prend le pouls des habitants à Arles

    Nicolas Koukas prend le pouls des habitants à Arles

    Ce jeudi 12 février, le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), s’est rendu à l’école école Cyprien-Pillol de Pont-de-Crau pour évoquer les grandes lignes du programme, échanger, proposer, écouter, prendre note des attentes au plus près des habitants. Parmi les thèmes abordés : mobilité, trafic automobile, voies cyclables, gratuité des transports en commun, démocratie participative ou encore projets immobiliers, dont les riverains déplorent qu’ils soient « menés sans concertation ». Prochain rendez-vous ce 15 février à 11h au Gageron.

  • OM-Liverpool : la RTM modifie les lignes et leurs fréquences à partir de 17h ce mercredi

    OM-Liverpool : la RTM modifie les lignes et leurs fréquences à partir de 17h ce mercredi

    L’accès à la Tribune Jean Bouin et au Virage Nord se fait uniquement par la station Rond-Point du Prado, Métro 2.

    L’accès à la Tribune Ganay et au Virage Sud se fait uniquement par la station Sainte Marguerite Dromel, Métro 2 et Tramway 3.

    Plus d’infos pour le retour.

    Métro M1, M2 : renforcés de 16h30 à fin de service- Fermeture station Périer dès 22h15, vers Gèze.

    Bus B1 :

    9 arrêts non desservis en direction de Campus de Luminy: Castellane, Prado Dupré, Prado Périer, Prado Borde, Prado Louvain, Prado Rodocanachi, Rond Point du Prado, Métro Rond Point du Prado, Michelet Huveaune.

    10 arrêts non desservis en direction de Castellane : Michelet Ramon, Michelet Huveaune, Métro Rond Point du Prado, Rond Point du Prado, Prado Rodocanachi, Prado Louvain, Prado Borde, Prado Périer, Prado Dupré, Castellane

    – Terminus Castellane déplacé à au PEM Sainte Marguerite (terminus de la ligne 16)

    Bus 23, 44, 452 arrêts non desservis en direction de Beauvallon, Collège Roy d’Espagne, Marseilleveyre : Métro Rond Point du Prado, Négresko

    3 arrêts non desservis en direction de Métro Rond Point du Prado : Mazargues Négresko, Négresko, Métro Rond Point du Prado – Terminus Métro Rond Point du Prado déplacés à Mazargues Etienne Milan (Bus 23)

    Consultez le plan du terminus reporté : Plan piéton

    Bus 41

    7 arrêts non desservis en direction du terminus Métro Rond Point du Prado : Place Delibes, Paradis Wulfran Puget, Paradis Lord Duveen, Paradis Mistral, Paradis D’Urville, St Giniez et Prado Saint-Giniez Déviation à partir de la rue Paradis, bd Périer et av du Prado.

    Bus 482

    arrêts non desservis en direction de Hôpital Clairval : Métro Rond Point du Prado, Michelet Huveaune

    3 arrêts non desservis en direction de Métro Rond Point du Prado : Michelet Ramon, Michelet Huveaune, Métro Rond Point du Prado – Terminus Métro Rond Point du Prado déplacé à Ste Marguerite Dromel (boulevard de l’Huveaune)

    Plan

    Bus 723 arrêts non desservis :

    Place Ferrié, Hôpital St Joseph, Métro Rond Point du Prado- Terminus Métro Rond Point du Prado déplacé à au 4 bd de l’Huveaune (à proximité du PEM Ste Marguerite)

    Plan

    En fonction de l’évolution de la situation d’autres dispositions peuvent être mises en place. Carte interactive sur Info Trafic.

  • Le port prévoit d’investir plus d’1 milliard d’ici 2029

    Le port prévoit d’investir plus d’1 milliard d’ici 2029

    Les résultats de l’année qui vient de s’écouler confirment que le Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) « s’appuie sur des fondements solides », comme le glisse le président de son conseil de surveillance Christophe Castaner. Alors que le « schéma de la mondialisation » devient « segmenté et instable », avec une « reconfiguration des alliances maritimes » et une « repolitisation du commerce international », les chiffres présentés lors des vœux montrent une croissance positive.

    Le trafic total atteint 74 millions de tonnes, soit une hausse de 5%, grâce à une dynamique insufflée par l’évolution des vracs solide et liquide. Le transport de passagers enregistre aussi une augmentation de 4%. Avec un chiffre d’affaires de 235,3 millions d’euros (+5%), les finances se portent bien. L’investissement a dépassé les objectifs annoncés de 10 millions d’euros, atteignant 105 millions d’euros.

    Des incertitudes

    Alors que le GPMM vient d’adopter son plan stratégique 2025-2029, qui prévoit d’1 à 1,3 milliard d’euros d’investissements, Christophe Castaner souligne « un effort massif particulièrement important : trois fois plus que le programme précédent 2020-2024 ». Avec deux objectifs : « Décarboner et reconstruire un avantage compétitif durable. »

    Car si le port tient le cap, il a certaines fragilités : le trafic de containers reste tout juste stable, avec 1,45 million d’équivalent vingt pieds qui y ont transité en 2025, « alors qu’on observe une croissance des volumes passés en Méditerranée », analyse le président du conseil de surveillance. En réponse, afin d’assurer une montée en capacité de ses terminaux, le GPMM déploie notamment le projet Fos 3XL.

    En 2026, certains grands projets verront le jour, à l’instar du démarrage de Phare (le projet architectural du futur siège social et la réhabilitation de la Halle J0) ou de la première connexion à quai des bateaux de croisières, le résultat de 200 millions d’euros investis dans l’électrification depuis 2017. « Marseille-Fos sera le premier port d’Europe capable de brancher simultanément trois navires », annonce fièrement Christophe Castaner. D’autres projets sont plus incertains, comme Deos, une plateforme de construction et d’assemblage d’éoliennes flottantes sur la zone industrialo-portuaire de Fos. « Le projet se heurte à deux difficultés : son financement et sa compatibilité avec les trajectoires aériennes militaires et civiles », admet Hervé Martel, président du directoire du port.

    Plus globalement, les bouleversements liés au contexte géopolitique apportent leur lot d’incertitudes quant aux 15 milliards d’euros d’investissements privés attendus à l’Ouest. Hervé Martel assure : « On travaille pour investir sur le môle central car les projets sont là, pas totalement engagés de façon ferme et définitive, mais on prend une partie de risque pour être au rendez-vous quoi qu’il arrive. 2026, c’est l’année d’un certain nombre de décisions finales d’investissement pour ces opérateurs. »

  • Et dans la nuit, la passerelle de la gare SNCF prend forme à Miramas

    Et dans la nuit, la passerelle de la gare SNCF prend forme à Miramas

    Aucun train ne circulait à Miramas, de samedi à dimanche. Dans la soirée, quelques badauds s’arrêtaient néanmoins à proximité de la gare pour observer le chantier qui s’y déroulait. Deux grues s’y relayaient pour faire passer une partie des piles de la future passerelle, qui permettra de relier les quartiers nord du centre-ville aux quartiers sud dès le mois de juillet prochain. Dans le même temps, au sol, les quais étaient rehaussés d’une dizaine de centimètres pour permettre une meilleure accessibilité des personnes à mobilité réduite aux trains.

    Ce chantier, d’un coût global de 26,83 millions d’euros financé par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26), présente quelques difficultés. Cécile Fredin, directrice de projet, explique : « On réalise les opérations exclusivement de nuit, et on doit rendre les quais opérationnels tous les matins. Les plages de travail sont donc réduites, entre 3 et 4 heures. » Son collègue Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud, ajoute : « L’idée, c’est d’impacter le trafic le moins possible. » Chaque opération coup de poing, c’est donc une « course contre la montre » qui s’opère pour les travailleurs. La prochaine aura lieu les 15 et 16 mars, avant une dernière nuit de travaux du 22 au 23 mars.

    Tous les jours, près de 110 trains transitent par la gare de Miramas. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révèle Jérôme Bini. Cette nouvelle infrastructure, la végétalisation et le nouveau mobilier qui viendront avec, apportera « un meilleur confort » aux usagers.

  • L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    La « Une » de nos confrères de La Provence d ece 14 janvier, à propos des « grands procès de 2026 » et des « affaires qui feront la Une de l’actualité judiciaire cette année », fait réagir l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Et il y a de quoi : le journal affiche Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port Maritime de Marseille (CGT GPMM) aux côtés de Félix Bingui, le « chef du clan Yoda jugé pour le trafic de la Paternelle » ou encore de l’affaire des « bars à filles de l’Opéra », à la Une comme dans les pages.

    « Une nouvelle fois, ce journal orchestre une mise en scène méthodique visant notre camarade », tempête l’organisation syndicale. Elle juge que « le placer sur la même ligne que des trafiquants, des tueurs d’enfants, des marchands de sommeil ou des proxénètes ne relève ni de l’information ni du hasard. Cela traduit un choix éditorial assumé, profondément partial et politiquement orienté ».

    L’UD CGT 13 revient aussi sur le passif entre la CGT du Port et le journal du milliardaire Rodolphe Saadé : « Deux plaintes ont été déposées en janvier 2025 visant “La Provence”. Elles sont actuellement en cours d’instruction : l’une pour violation du secret de l’enquête, l’autre pour diffamation. » Manière de rappeler que La Provence avait révélé le placement en garde à vue de Pascal Galéoté concernant des soupçons de détournement fonds du Comité social et économique du port avant même qu’il ne soit lui-même au courant. Lequel nie en bloc ces accusations. « Cette mise en parallèle scandaleuse vise à discréditer l’action syndicale et celles et ceux qui, chaque jour, défendent les droits des salariés », développe l’UD CGT 13. Avant de dénoncer une « tentative grossière de caricature ». Et de noter : « La stigmatisation et les amalgames ne feront jamais taire la contestation sociale ni les luttes portées par la CGT. »

    Précisons qu’au lendemain de la parution de cette Une et la diffusion du communiqué de presse de la CGT, le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye s’est justifié d’un mot « à nos lecteurs » apportant quelques éléments d’importance*. Ce dernier entame : « Une photo qui ne passe pas », avant de renvoyer à la communication de la CGT. Puis développe : « Cette Une peut en effet prêter à interprétation, nous entendons le point de vue de Pascal Galéoté, sa présence aux côtés des autres affaires peut se discuter ». Pour autant il précise ensuite : « Cependant, nous réfutons l’idée que nous ayons voulu porter à l’honneur du responsable CGT dont nous suivons l’actualité avec minutie et rigueur ». Les militants de l’organisation syndicale et le concerné apprécieront… Ou pas.

    *Article mis à jour le 15/01 dans la matinée

  • Trafic de pesticides interdits : un réquisitoire sévère

    Trafic de pesticides interdits : un réquisitoire sévère

    On a vendu des produits français, au prix français, traités avec des produits espagnols interdits. Même si peu de volumes ont étés retrouvés, vous devez jugez un mode d’organisation, pas des volumes », martèle le vice-procureur de la République, Michel Sastre, dans son réquisitoire, face au tribunal. De lourdes peines d’emprisonnement et d’amendes ont étés requises par ce dernier à l’encontre des sept prévenus et leurs sociétés. Ils sont mis en examen pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture » (lire notre édition de ce lundi 12 janvier).

    Pour rappel, l’affaire porte sur un trafic organisé de produits phytopharmaceutiques interdits, importés d’Espagne, puis stockés et potentiellement utilisés sans autorisation de mise sur le marché (AMM).

    Le parquet insiste sur « le sentiment d’impunité d’exploitants prospères qui fournissent les plus grandes enseignes françaises », matérialisé par une démarche simple présentée lors de l’audience : de fausses étiquettes, du film noir pour cacher les produits lors du transport et de fausses factures. Selon le vice-procureur, la « démarche est fondée exclusivement sur la recherche du profit maximal, sans aucune prise en compte des impacts sur l’environnement et la santé des consommateurs ».

    Par ailleurs, Michel Sastre rappelle fermement que critiquer la législation européenne concernant l’import de fruits et légumes revient à « confondre le droit et la politique. Nous sommes là pour appliquer le droit voté à l’Assemblée nationale, non pas pour le faire ».

    Mépris ou négligence

    Pour le vice-procureur, l’argument de la négligence n’est pas acceptable non plus de la part de professionnels et « de grosses entreprises qui dominent le marché ». « Mépriser les règles, c’est mépriser le consommateur », ajoute-t-il. Un discours dans le prolongement de la position tenue la veille par la Confédération paysanne. Pour le syndicat, cette affaire entache la réputation des agriculteurs, même en règle, auprès des consommateurs.

    Les réquisitions du vice-procureur affichent une volonté de faire de cette affaire hors-norme un exemple. Elles tiennent compte « des personnalités, des âges, de l’implication et de la taille des exploitations », précise le parquet.

    Pour Alain H., désigné comme « chef d’orchestre de l’affaire » par bon nombre des parties civiles, 10 mois d’emprisonnement ferme et 65 000 euros d’amende sont requis, ainsi qu’une interdiction d’exercer des activités agricoles. Les réquisitions prononcées à l’encontre des autres prévenus s’étalent entre 8 mois de prison avec sursis et 80 000 euros d’amende.

    Délibéré attendu le 7 avril.

  • Une nouvelle ligne de bus pour Sète Agglopôle

    Une nouvelle ligne de bus pour Sète Agglopôle

    C’est un bus flambant neuf que les riverains de l’agglo de Sète ont pu apercevoir dans les rues en cette nouvelle année. Le 5 janvier, a été inaugurée la ligne A de bus reliant la gare routière de Balaruc-le-Vieux à l’arrêt Noël-Guignon, à Sète, en passant par la gare SNCF. Sa particularité ? Être un transport en commun à site propre (TCSP) 100% électrique. « Les bus auront une voie dédiée entre le canal de la Peyrade et la Pointe Courte, l’entrée de Sète [d’une distance de 1,9 km, Ndlr]. Ils sont prioritaires par rapport aux voitures pour la traversée de giratoires », détaille Eric Van de Putte, chef du service mobilités de l’agglo. Concrètement, quand un bus s’approche d’un rond-point, un radar le détecte et le feu passe automatiquement au rouge pour les voitures afin de le laisser passer. « L’été, par rapport à la voiture, le gain de temps estimé est près de 10 minutes », reprend Eric Van de Putte.

    D’autres lignes renforcées

    Un gain de temps non négligeable pour les travailleurs de toute l’agglomération. Car cette nouvelle ligne s’accompagne d’un renforcement du réseau. La fréquence des lignes desservant Montbazin, Poussan, Loupian, Mèze et Villeveyrac (20, 21, 22 et 23) est doublée. Tout comme l’offre les dimanches et jours fériés, qui se voit renforcée : chaque commune de l’agglo sera desservie par une ligne.

    Cette nouvelle ligne de bus contribue également à tendre vers l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. « Cette ligne facilite le lien nord-sud de l’agglomération. Dans les années à venir, nous compléterons ce service par la création de pistes cyclables et le développement de l’autopartage », soutient Loïc Linarès, président de Sète Agglopôle. Reste à voir si les habitants du Bassin de Thau délaisseront leur voiture.

  • Procès à Marseille sur un trafic de pesticides interdits

    Procès à Marseille sur un trafic de pesticides interdits

    L’affaire est « indigeste ». Et si, depuis 6 ans, certains des fruits et légumes vendus dans son supermarché en bas de la rue étaient nocifs pour la santé de tous ? C’est l’enjeu d’un procès d’ampleur consacré à un trafic de pesticides, importés d’Espagne et utilisés dans les Bouches-du-Rhône ainsi que dans la Drôme.

    Les gérants de sept sociétés agricoles, ainsi que le fournisseur présumé des produits, sont poursuivis pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non-élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture ». Ils sont présumés innocents.

    Des parties civiles révoltées

    Cette affaire soulève à la fois des enjeux environnementaux, touchant à la faune et à la flore locales et des questions de santé publique. Au-delà, elle révèle une crise de confiance persistante entre les consommateurs et le monde agricole. Chaque volet dispose de sa propre partie civile : France nature environnement (FNE) pour les atteintes à l’environnement, la Confédération paysanne pour les enjeux liés à la profession et l’association Que Choisir Ensemble, anciennement UFC-Que Choisir, pour la défense des consommateurs.

    Judith Sebert, la juriste qui représente FNE Paca, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement, pointe du doigt des « professionnels qui connaissent très bien la réglementation » et dénonce « une utilisation de ces produits phytopharmaceutiques interdits pour réaliser des économies importantes et non pas pour faire survivre une petite exploitation ».

    Des exploitations

    de 500 à 1 000 hectares

    Elle parle d’exploitations pouvant aller jusqu’à 500, voire 1 000 hectares. Selon elle, le procès remet les pesticides au centre du débat, « à un moment où les politiques publiques semblent parfois aller à rebours » de la protection environnementale. Enfin, elle insiste en rappelant la « persistance » de ces produits utilisés en cocktail (plus de 54 produits retrouvés et mélangés) qui, en plus d’être présents sur les fruits et légumes que les consommateurs achètent, polluent les eaux qu’ils boivent.

    Malgré ce procès, les préjudices sur l’environnement et sur la santé publique ne sont pas quantifiables et donc non
    condamnables. « Ce n’est pas acceptable », lance Candice Tchoumjeu, membre de l’association pour les consommateurs Que Choisir Ensemble. Cette dernière soutient : « On se porte partie civile car ces produits affectent grandement la qualité des produits alimentaires mis sur le marché et donc la santé des consommateurs ». Les conséquences sur la santé sont sans appel : perturbateurs endocriniens, reprotoxiques, cancers…

    « Crise de confiance »

    « Les pesticides ne règlent pas les problèmes, ils les déplacent et les aggravent. Ils nous entraînent dans le mur », témoigne Jean-Luc Juthier qui en a fait l’expérience en tant qu’arboriculteur retraité ayant utilisé des pesticides. Aujourd’hui membre du syndicat la Confédération paysanne, il est militant anti-OGM et ancien membre des Faucheurs volontaires. Il représentera la Confédération au procès. « On produit de la merde et on le cache aux consommateurs », déplore-t-il. « Et ça crée une crise de confiance des consommateurs envers les agriculteurs. » Il soutient que la présence de la Confédération paysanne à ce procès a pour vocation de promouvoir de nouvelles manières de faire de l’agriculture (biologique notamment), de faire valoir le droit des ouvriers agricoles directement en contact avec ces produits nocifs, mais surtout de regagner la confiance des citoyens.