Tag: Trafic

  • La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    Des grillages métalliques entourent les pieds de la passerelle. Les travaux de la gare de Miramas ne sont pas tout à fait terminés, mais la nouvelle infrastructure est accessible depuis ce mardi 11 août. Valises à la main, un couple de Miramasséens appelle l’un des quatre ascenseurs qui desservent les quais. « C’est sûr que ça met plus la gare en valeur que le passage souterrain un peu lugubre qu’on avait avant », commentent-ils.

    Pour eux, ce nouvel ouvrage de 75 mètres de long qui surplombe les voies est enfin à la hauteur du pôle de mobilité, qui voit chaque jour près de 110 trains transiter. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révélait Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud au sein de la SNCF, lors de la pose des piles de la passerelle en janvier dernier.

    Près de 27 millions investis

    Venue regarder passer les locomotives avec son fils Kenaël, Sabrina assure : « La gare est toujours pleine, parce qu’on est bien desservis : on peut aller à Paris en TGV, à Marseille ou à Avignon. C’est rare pour une petite commune de 26 000 habitants ».

    Les 26,83 millions d’euros investis par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26) doivent donc améliorer le service pour les usagers, qu’ils soient des habitués ou qu’ils fassent partie des nouveaux voyageurs. Reste encore à végétaliser les quais, qui ont été rehaussés, et à installer le nouveau mobilier. « Ces travaux sont une bonne chose pour les personnes en fauteuil roulant, les quais et les trains sont plus accessibles », souligne Sabrina.

    La Miramasséenne note aussi l’amélioration de la desserte du centre-ville : « Il n’y a plus besoin de faire le tour de la gare pour aller des quartiers nord aux quartiers sud ». Alors qu’ils attendent leur train, le couple de deux retraités fait remarquer : « La mobilité progresse dans toute la ville : nous, on a pris le BHNS (Bus à haut niveau de service) pour venir à la gare, et ça fonctionne vraiment bien ! »

  • Une bretelle ouvre au carrefour de Bonpas à Avignon

    Une bretelle ouvre au carrefour de Bonpas à Avignon

    « Une nouvelle étape franchie pour ce chantier qui va durablement changer la vie quotidienne de nombreux Vauclusiens », se réjouit le Département, dans un communiqué de presse. Pour rappel, la fin du projet est estimée à courant 2027 par la présidente. Est également prévu, d’ici à la fin de l’année, un parking de covoiturage à proximité du péage. Le budget total pour lever ce « point noir du trafic » est de 38 millions d’euros.

  • Quand la police embarque les ados… en mer

    Quand la police embarque les ados… en mer

    « Oh là là tes cheveux, ils choppaient la 4G mon frère ! » Sur le semi-rigide de la police nationale, en ce mercredi 22 juillet, ça chambre gentiment. À bord, une vingtaine d’ados âgés de 11 à 16 ans venus d’un centre aéré de Dromel (9e), mais aussi ceux que Mohammed Benmeddour, éducateur spécialisé pour l’association Apis, est allé chercher au pied des tours de Bel Horizon à Saint-Lazare (3e). Tous participent à une des sorties en mer du centre de loisirs jeunes de la police nationale 13 (CLJ), organisées du lundi au vendredi durant l’été depuis la plage du Prophète (7e) et la base nautique de Corbières à l’Estaque (16e).

    À la barre, Sébastien et Djalal, à la fois agents de la brigade nautique départementale et animateurs du CLJ, qui partagent leur temps entre encadrement des petits, 10 000 par an environ, et contrôles en mer. L’idée : rapprocher police et population et faire de la prévention de la délinquance, expliquent-ils. « Quand on vient ici, ils voient que les policiers sont des êtres humains comme les autres », précise Mohammed Benmeddour, qui avec son dispositif de médiation nomade, un camion qui sillonne les quartiers, essaye de faire en sorte qu’un maximum de gamins participent tout au long de la saison.

    Gilets de sauvetage sur le dos, à l’appareillage, c’est l’occasion de se remémorer les consignes, de réviser aussi le comportement en mer. « À quelle vitesse je peux aller ? Est-ce qu’on est assez loin de la côte pour accélérer ? », demande Djalal.

    Retour en enfance

    Ce que les ados préfèrent, c’est justement quand Sébastien lâche les chevaux. Un retour en enfance. « Ouaaaah, on va décoller ! C’est comme au manège ! », s’enthousiasment-ils.Direction la calanque de Méjean, petit bijou à l’eau translucide et fraîche. On se raconte des histoires sur les sirènes qui peupleraient les fonds. « Moi j’ai lu Ulysse, les sirènes, c’est pas bon », commente un petit, pas rassuré, avant de partir à la découverte d’une grotte.

    Du haut de leurs six ans d’expérience pour l’un et plus de vingt ans pour l’autre, Djalal et Sébastien ont pu mesurer l’efficacité du dispositif. Si le moment est à la détente, il permet de faire passer des messages et de créer du lien. « La communication, pour la police, c’est nouveau. Pourtant, il faut expliquer ce qu’est notre mission », développe ce dernier, qui a connu les brigades de proximité, tandis que les minots enchaînent les saltos depuis le bateau. Il lui arrive de croiser des ados qu’il a emmenés en mer. Il se souvient de ce moment où l’un d’entre eux a sauvé son équipage d’une embuscade lors des manifestations de Gilets jaunes.

    Les policiers travaillent aussi sur « le libre arbitre », le début de l’âge adulte. « Il faut leur donner une autonomie, une réflexion face aux situations dans lesquelles ils vont être, notamment l’entrée ou pas dans un réseau de stup’. On ne sera pas là pour les aider, ils seront seuls. Alors si, déjà, on leur a expliqué, peut-être que ça va faire tilt », poursuit Sébastien.

    Ce jour-là, pour certains, c’est aussi l’occasion d’en sortir définitivement. Comme Kaïs, pour lequel Mohammed Benmeddour avait remué ciel et terre, allant jusqu’à la grève de la faim, pour qu’il ne replonge pas dans le trafic à sa sortie de prison. Djalal s’enquiert de sa situation : « ça va, tu n’as pas de dettes ? J’espère que tu vas tenir parce que tu le sais, après, c’est soit la prison, soit la mort. » Le jeune l’assure, il en a fini avec « ça » et les menaces, il s’en fiche. Il sait très bien de quoi parle policier. « J’ai déjà été criblé, tu sais », lui répond-il en montrant des cicatrices sur ses jambes. Heureux d’avoir décroché le temps d’une après-midi, il appréhende un peu le retour à sa réalité, celle où « on dort mal la nuit ». Mais le temps de voir « plein de poissons » et un cormoran, il faut rentrer, non sans quelques grands virages pour le fun.

  • Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    « Ici, l’identité méditerranéenne est une réalité », vante Christophe Castaner, président du Conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Il accueillait, ce mardi 21 juillet, le ministre libanais des Transports, Fayez Rasamny, et son homologue français, Philippe Tabarot, venus signer le renouvellement d’une étroite coopération entre le port de Marseille et celui de Beyrouth, déjà engagée en 2022.

    Sous les pieds de la délégation, une photographie des installations portuaires des bassins Est et Ouest aide les visiteurs à se repérer. Pas moins de 75 millions de tonnes de trafic de marchandises en 2025, développement de l’activité croisière avec 2,5 millions de visiteurs, investissement dans des projets de décarbonation, hub logistique… La direction du port trace à grands traits l’état des lieux à un ministre libanais très attentif. Nommé en janvier 2025 sur proposition du Parti socialiste progressiste, ce dernier est aussi un homme d’affaires, PDG de Rymco, une entreprise leader dans le secteur automobile au Liban.

    Explorer de nouveaux corridors d’échange

    Il est venu chercher des savoir-faire et des débouchés économiques pour un site en pleine reconstruction, six ans après l’explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts et 7 000 blessés. En cause, un incendie dans un entrepôt stockant 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le tout dans un pays touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient. Interrogé sur l’état des infrastructures portuaires, Fayez Rasamny assure : « On a fait beaucoup de changements », insistant sur l’embauche de gens compétents quand l’accident est imputé à « des erreurs humaines et plusieurs autres choses ». « La signature de cette convention marque une nouvelle étape. Au-delà d’un simple accord, elle exprime une ambition commune : bâtir un partenariat concret, durable et tourné vers l’avenir », pose le ministre libanais.

    Et de rappeler l’objectif : « Faire du port de Beyrouth un port plus moderne, plus performant, plus transparent et pleinement intégré aux grands réseaux et au commerce international. » Il insiste sur son souhait de « développer des échanges commerciaux » et « explorer les opportunités offertes par les nouveaux corridors économiques reliant le Moyen-Orient, la Méditerranée et l’Europe, notamment dans le cadre des initiatives comme l’IMEC [Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe, Ndlr.] ». Bref, « être prêt pour le futur ».

    Ce partenariat avec Marseille reste aussi diplomatique. « Personne ne doute que le sujet n’est pas seulement celui de la stabilité libanaise, parce qu’il n’y a pas d’instabilité au Liban sans une instabilité beaucoup plus large de l’ensemble de la Méditerranée orientale », estime Christophe Castaner. Le ministre des transports français enfonce le clou. « Depuis le début du conflit au Proche et au Moyen-Orient, la France se tient une nouvelle fois aux côtés du gouvernement libanais pour soutenir les forces armées libanaises, avec notamment l’envoi de véhicules de transports blindés pour répondre aux besoins de populations déplacées », a précisé Philippe Tabarot. Et de porter le message d’Emmanuel Macron, qui a assuré que « la France continuera à apporter son soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour garantir la souveraineté de l’État, le seul à même d’assurer la stabilité, l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations ». Un cessez-le-feu « robuste et durable » étant « à ce titre indispensable ».

  • Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve

    Tramway des Catalans : un avis favorable avec réserve

    La commissaire enquêtrice, Clairette Gatineau, a émis un avis favorable à la réalisation du projet d’extension du tramway reliant la rue de Rome à la place du 4 septembre, l’estimant d’utilité publique. L’avis fait suite à l’enquête publique qui s’est tenue du 4 mai au 10 juin 2026. L’avis est toutefois assorti d’une réserve majeure sur un parking et de recommandations.

    En matière d’intermodalité et d’accessibilité, l’avis retient une amélioration nette de l’offre de transports dans le 6e arrondissement avec quatre arrêts prévus. S’agissant de l’environnement et du cadre de vie, le projet aura un impact positif sur la qualité de l’air et une baisse globale du bruit par la réduction de 10% des kilomètres parcourus en voiture. Le bilan quantitatif sur le patrimoine arboré est positif, passant de 366 à 470 arbres au total dont 137 plantés.

    La réserve de la commissaire porte sur l’utilité collective du projet de parking souterrain Dessemond de 220 places (12,6 millions d’euros). Il représente 30% des émissions de gaz à effet de serre en phase chantier et les subventions de « Marseille en Grand » ne couvrent pas ce parking. C’est pourquoi il est demandé à la Métropole de lancer une étude détaillée sur les besoins réels en stationnement. Le rapport entend les inquiétudes légitimes des riverains sur le report de trafic vers les rues adjacentes.

    Il est demandé des aménagements cyclables et de planter une seule essence par place, des faux-poivriers place Estrangin, et des tilleuls place du 4 septembre, de veiller à des mesures strictes de protection des platanes existants contre le chancre coloré. Il est recommandé à la Métropole de nouer un dialogue en amont avec les écoles, les commerçants et les professions médicales en vue de planifier les impacts du chantier.

  • Le port de Marseille-Fos tire son épingle du jeu malgré la crise

    Le port de Marseille-Fos tire son épingle du jeu malgré la crise

    Çela peut paraître paradoxal. Alors que les crises se succèdent, le Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM) affiche des résultats plus qu’encourageants pour ce premier semestre 2026.

    « On ne peut pas considérer que la guerre en Ukraine, la crise en mer Rouge, les tensions dans le Golfe et le détroit d’Ormuz soient des facteurs favorables au commerce mondial et à l’économie, reconnaît ce vendredi le président du directoire, Hervé Martel. Pour autant, en termes de flux, on est très peu affectés. Les origines des marchandises et des produits énergétiques sont très peu en provenance du Golfe. Le fait que le canal de Suez ne soit pas rouvert fait que beaucoup d’armateurs continuent de faire le tour de l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance. Cette nouvelle organisation maritime temporaire a eu un impact sur les grands ports de transbordement dans l’Ouest de la Méditerranée, et un impact positif pour nous. »

    En pleine recomposition des échanges mondiaux, le port renforce son positionnement. Plusieurs accords stratégiques ont été conclus, notamment avec les ports indiens de Jawaharlal Nehru Port Trust et Adani Ports, ouvrant de nouvelles perspectives de coopération autour du corridor Imec, destiné à renforcer les échanges entre l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe.

    « Les sujets diplomatiques, qui sont un peu perturbés en ce moment, n’empêchent pas les autorités portuaires de se positionner à un niveau plus économique et technique », glisse Hervé Martel.

    Dans l’ensemble, les activités se portent bien, même si les performances restent contrastées selon les filières. À fin juin 2026, le trafic s’établit à 36,4 millions de tonnes, soit un retrait de
    -3% par rapport à l’année passée, notamment sous l’effet des vracs.

    Raffineries à plein régime

    D’une part, un incident survenu fin 2025 sur le réseau Natran a affecté les capacités d’importation de gaz naturel liquéfié (-46%). « La bonne nouvelle, c’est que ça devrait être réparé en septembre », souligne le président du directoire. De l’autre, la morosité de la sidérurgie provoque « une baisse de l’ordre d’un tiers » sur le premier semestre. La reprise amorcée de l’activité, avec le redémarrage du 2e haut-fourneau d’ArcelorMittal après près de 3 ans d’arrêt, ouvre des perspectives plus favorables.

    Côté vracs liquides, la filière rebondit nettement, portée par les raffineries locales qui tournent à plein régime avec des volumes mensuels proches de 2 millions de tonnes (+10%) et une trajectoire de retour aux niveaux d’avant-crise. « Le corollaire, c’est une baisse de 3% des importations des produits raffinés », note Hervé Martel.

    La filière conteneurs, elle, est particulièrement dynamique avec plus de 823 000 EVP traités à fin juin (+13%). Elle s’appuie sur une progression soutenue des échanges avec l’Asie, notamment la Chine, premier partenaire du Port, et l’Algérie.

  • Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Fos-Salon : le passage à l’autoroute à péage critiqué

    Les associations dénoncent un simulacre de concertation. Alors que le deuxième atelier sectoriel dédié au tracé nord de la liaison Fos-Salon a lieu ce soir, à 18h30, dans la salle Gérard Philippe à Grans, un collectif composé de sept organisations affirme que « le choix de transformer cette nationale en autoroute à péage confiée à un concessionnaire privé est, lui, déjà acté ».

    À l’origine, le projet consistait en une deux fois deux voies gratuite, principalement basée sur le réaménagement de la RN569. Le ministère de la Transition écologique avait arrêté cette position dans une décision publiée au Journal officiel le 30 juin, suite au débat public qui s’était déroulé du 1er septembre 2020 au 31 janvier 2021 : « Le principe de la réalisation d’une infrastructure au statut autoroutier sur la totalité de l’itinéraire est écarté. Celui d’un aménagement au statut de route express est retenu, à l’exception, le cas échéant, de la section nord, entre l’A54 et le carrefour de Toupiguières, qui bénéficierait du statut d’autoroute dans l’hypothèse où cette section serait réalisée par adossement à la concession ASF. »

    Un report de trafic

    Alors que la troisième séquence de concertation consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte le 22 juin, la DREAL a annoncé vouloir saisir « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques » en 2031 pour boucler ce projet à 566 millions d’euros, après que l’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% a été écartée en 2025.

    « C’est brutal : on ne débat plus, on aura une autoroute. La DREAL nous met devant le fait accompli, le projet est bâclé, il faut aller vite pour intégrer les concessions et le choix des variantes au nord et au sud s’est considérablement réduit », accuse Christian Marquis, représentant du collectif signataire Cistude, qui regrette cette situation alors qu’en 2021 « on s’approchait d’une solution acceptable pour toutes les parties ». « On aurait pu concevoir un projet à moindres frais, plus respectueux de l’environnement et le faire financer par l’État, poursuit-il. On nous dit qu’il n’y a plus de budget, mais c’est un choix politique. Si on choisit de le faire financer par le privé et de le faire reposer sur les particuliers, c’est que l’État se désengage. »

    Avec un tarif estimé à 2,40 euros l’aller en cas de péage sur l’ensemble du tracé de 25 km, les associations s’inquiètent du report de trafic sur les routes secondaires. « Ça va surcharger les autres tronçons, assure Jean-Louis Sanial, représentant de l’organisation Sauvons nos étangs. Ça ne correspond pas aux attentes de la population. On pense plus aux industriels qu’aux habitants. » Le Fosséen estime que « les modes de transports alternatifs sont pas assez exploités », malgré « d’énormes possibilités avec le ferroviaire avec la gare de triage à Miramas, mais aussi avec le fluvial ».

  • Vers une meilleure desserte routière des bassins Ouest

    Vers une meilleure desserte routière des bassins Ouest

    Au centre des étals fournis du marché de Port-Saint-Louis-du-Rhône, les représentants du Grand Port maritime de Marseille (GPMM) tiennent leur propre stand. Alors que le vent charrie les kakémonos, ils discutent avec les passants des projets 3XL et Distriport, le premier étant une extension des terminaux de conteneurs, le second une plateforme logistique.

    Pour Géraldine Planque, cheffe de mission concertation et dialogue territorial, « la mission d’information est presque mieux remplie en rencontre de proximité qu’en réunion publique ». « Aller vers les gens nous permet de toucher beaucoup plus de personnes. Et ce ne sont pas du tout les mêmes que celles qu’on voit lors des rendez-vous, qui représentent des associations et qui ont des connaissances pointues et un angle d’approche puisqu’elles portent un sujet précis, souvent autour du cadre de vie ou de la pollution. »

    Sur la trentaine d’habitants rencontrés ce matin, « les préoccupations qui reviennent le plus sont la desserte routière, l’accessibilité et le report modal qui va avec ».

    Schéma directeur routier

    La RN268, qui relie Fos-sur-Mer à la commune de l’embouchure du Rhône en passant par le GPMM, accueille chaque jour 4 000 poids lourds, qui représentent un tiers du trafic total. Avec l’extension du quai et de la zone d’entrepôts, le trafic de conteneurs devrait bondir de 15%, soit 200 000 équivalents vingt pieds supplémentaires. « S’il y a plus de navires, toute la chaîne de transport suit », admet Axel Raybaut, chef du projet 3XL.

    Conscient que c’est un « vrai problème pour la population et les travailleurs du secteur », le GPMM a élaboré un Schéma directeur routier. Plusieurs aménagements sont prévus pour rendre le réseau routier portuaire plus résilient : « On va faire un accès à 3XL raccordé à la RD268, pour que le trafic lié aux conteneurs ne sature plus le seul accès qui existe actuellement, précise Axel Raybaut. De son côté, le Département étudie le doublement de la voie qui lui appartient. » Le port a récupéré la maîtrise d’ouvrage du giratoire du relais, qui dessert le môle central, auprès du Département pour faire une dénivellation et permettre aux flux de marchandises de l’éviter. Du côté de Distriport, « on va construire un accès périphérique qui permettra aux habitants de Port-Saint-Louis d’être sur une route dédiée aux véhicules légers pour sortir du flux portuaire », précise le chef de projet Philippe Marin. Tous ces travaux devraient être réalisés d’ici 2030.

    Le GPMM mise aussi sur le report modal, avec une cour ferroviaire dans la zone entrepôts et un quai dédié aux barges fluviales du côté des terminaux.

  • Nouvelles arrestations dans l’affaire Kessaci

    Nouvelles arrestations dans l’affaire Kessaci

    Quatre autres suspects ont été interpellés, ce mardi 30 juin, dans l’enquête sur l’assassinat à Marseille de Mehdi Kessaci, 20 ans, dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic, ont indiqué, mercredi, une source policière et une autre source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

    Fin mars, six personnes, cinq hommes et une femme, avaient déjà été mises en examen dans l’enquête sur la mort du jeune homme de 20 ans, totalement étranger au trafic et inconnu de la police comme de la justice, tué de plusieurs balles, en plein après-midi à Marseille, le 13 novembre 2025.

    Trois des suspects sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la logistique, en ayant participé à l’organisation ou aux actes commis après les faits, selon la source proche.

    Le quatrième, d’après la même source, aurait été engagé comme tireur pour une opération la veille, qui n’a finalement pas eu lieu. Ce dernier est présenté comme un exécutant de la DZ Mafia, précise Le Parisien.

    L’assassinat de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc, le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, évoquant d’emblée un meurtre « d’avertissement ». S’en était suivie une vaste marche blanche d’hommage au jeune homme, à Marseille et un peu partout en France, à l’appel de l’association Conscience, fondée par Amine Kessaci, pour venir en aide aux familles victimes du narcotrafic.

    Une exécution menée

    par la DZ Mafia ?

    Les enquêteurs de la police judiciaire et de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), qui voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, gang marseillais de narcotrafiquants, sont parvenus à déterminer que les tueurs s’étaient « trompés de cible » et qu’ils visaient Amine Kessaci.

    Militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci (EELV) est devenu depuis 4e adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), à l’issue des élections municipales fin mars.

    L’information judiciaire sur la mort de Mehdi Kessaci a été confiée à des juges d’instruction parisiens et suivie par le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

    Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années (24 morts en 2024 après le record de 2023 avec 49 morts liés à une guerre des gangs pour le contrôle des points de deal dans les Bouches-du-Rhône).

    Pour Amine Kessaci, le combat continue. « Je pense que ce vécu, cette histoire personnelle, viennent raconter que dans ce pays, on a voulu regarder ailleurs. On a regardé ce qu’il se passait au Mexique, en Italie et pendant ce temps-là, on n’a pas vu que le monstre était en train de s’éveiller et de grossir dans notre pays », indiquait le jeune élu dans nos colonnes, fin mai. Favorable aux prisons de sécurité mises en place par Gérald Darmanin, ministre de la Justice, il s’est aussi engagé à travailler en profondeur sur la prévention avec la Ville, et également à apporter un soutien aux familles de victimes, dans le cadre d’un comité inter-bailleurs, en tant que président de Marseille Habitat, pour les reloger.

    « Au-delà de nous voler nos vies, les narcotrafiquants viennent voler un des pouvoirs de l’école de la République : faire rêver, dessiner des perspectives d’avenir », estimait Amine Kessaci, bien décidé à agir pour y parvenir.

  • Une police renforcée par la loi narcotrafic

    Une police renforcée par la loi narcotrafic

    Un an après son adoption en juin 2025, la préfète de police déléguée, Corinne Simon a fait le point sur les effets de la loi narco dans le département des Bouches-du-Rhône, à l’occasion de contrôles administratifs de commerces de bouche à Noailles, ce mercredi 24 juin. « Ce n’est pas une loi parmi tant d’autres qui vient s’empiler, elle arrive en complémentarité avec tout ce qui se passait avant », insiste la préfète en préambule tandis que des agents des douanes, impôts, Urssaf et direction départementale de la protection des populations font fermer le rideau à certains commerces près de la place du marché des Capucins (1er), notamment pour manquement à l’hygiène et travail dissimulé. Un travail « coordonné » qu’a permis cette loi poursuit Corinne Simon.

    « Une mesure par jour »

    Disposant de trois leviers administratifs, elle peut prendre des interdictions administratives de paraître, fermer des établissements qui reçoivent du public et expulser des narcotrafiquants qui sont dans les logements sociaux détaille-t-elle. Bilan : « 340 mesures prises, une par jour » avec 51 établissements fermés, du garage qui recèle autour de Berre à la salle de sport qui deale à Arles, et 49 expulsions locatives en cours. Côté narcotrafic, c’est « plus 17% d’interpellations par rapport à l’année dernière à la même période, 3,2 kg, de résine de cannabis [saisis], 30% de plus qu’en 2025 » se réjouit Corinne Simon.

    Au niveau des saisies des avoirs criminels pour le trafic stupéfiants, entre argent, villas et produits de luxe, on atteint les 81 millions contre 10 l’an dernier. « On voit bien que ça marche ! » martèle la préfète qui en veut aussi pour preuve la baisse des narchomicides, même si elle reste « prudente » : 49 en 2023, 9 en 2025 à la même époque, et 4 cette année.