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  • À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    C’est une parenthèse qui suscite forcément une excitation particulière. La Champion’s Cup reprend ses droits ce week-end, et les prolonge jusqu’au suivant. « On change de compétition, de format, d’arbitrage, d’intensité, et on s’entraîne dur pour ça depuis 15 jours. C’est notre rythme, notre obligation, donc c’est un changement d’état d’esprit », affirme Pierre Mignoni. Et c’est en Écosse, à Édimbourg, que le RCT débute son aventure européenne. Actuellement dans le ventre mou du United Rugby Championship (10e), le Édimbourg Rugby n’est, sur le papier, pas l’adversaire le plus impressionnant. L’historique parle cependant pour les Écossais, qui avaient battu les Varois lors de leurs deux confrontations dans cette compétition, en 2018/2019 (40-14 à Édimbourg, 17-28 à Mayol).

    Six ans plus tard, les deux effectifs ont changé, et du côté de la Rade, on avoue connaître assez peu cette équipe. Mais le staff toulonnais a de la ressource : « Je me sers d’Andrea Masi [entraîneur des trois quarts du RCT, Ndlr] car il a joué dans ce championnat avec Trévise, et à travers la vidéo. On a préparé notre game plan pour que les joueurs soient à 100%. Ce n’est pas une préparation d’une semaine, mais de toute une saison. Sur ce qu’on a vu, Édimbourg est une équipe qui joue très vite, fort, sur une surface synthétique très rapide. Ils mettent beaucoup de pression sur l’adversaire, ne te laissent pas beaucoup d’oxygène pour faire ton jeu. On se sait attendu, ce sera un gros défi pour nous », détaille Pierre Mignoni.

    Autre atout : la présence de Ben White, qui connaît bien ses futurs adversaires, qu’il côtoie, pour certains, en sélection : « Je connais beaucoup de joueurs, c’est un match cool à jouer contre mes amis. Pour préparer le match, j’ai présenté l’état d’esprit de l’équipe, parlé des joueurs, du stade, les petites choses comme ça. On est prêt pour tout, on n’a pas d’excuses », certifie l’international écossais, qui définit ce premier adversaire européen comme « une équipe costaude, qui aime le combat. Ils jouent beaucoup au pied, il faudra contrôler les 9 et 10 pour avoir nos momentums ».

    « L’an dernier, on a montré qu’on avait progressé »

    Il faudra aussi tenir compte des règles propres à la Champion’s cup (bonus d’un point pour toute équipe inscrivant quatre essais, et pour les équipes perdant avec moins de 7 points d’écart), et un arbitrage différent de celui du Top 14 : « Il faut habituer les joueurs à l’arbitrage sur les mauls, le jeu au sol, les mêlées… Il ne faudra pas être surpris, on a travaillé avec ça, il n’y aura pas de tolérance à ce sujet », prévient l’entraîneur toulonnais.

    Pour cette première mission européenne de la saison, ce dernier pourra compter sur le retour d’une grande partie de ses internationaux, qui doivent, selon lui, reprendre le train en marche : « On verra après le match si on y est parvenu. Il faudra voir comment ils s’intègrent dans l’équipe, comment sont-ils en termes de fraîcheur. Tous les internationaux doivent amener un plus, car ils ont l’habitude de ces matches au niveau international. » Seul Charles Ollivon manquera finalement à l’appel, ce qui ne manque pas d’agacer Pierre Mignoni : « Le RCT a pour priorité la santé des joueurs. Après sa commotion, on a pris le relais de l’Équipe de France, et Charles était considéré apte. Mais une commission externe doit donner son aval, et elle nous a dit non mercredi. La commotion est un aspect important, on ne fait pas de politique là-dessus. Mais quand on suit un protocole classique, que le joueur s’entraîne à 100%, il est apte à jouer. Je ne ferai jamais jouer un joueur qui n’est pas à 100%. Donc là, on [cette commission, Ndlr] est dans la politique, on se couvre. Nous, on n’est pas là pour se couvrir, mais pour protéger les joueurs et pour performer. »

    Si les supporters se rêvent déjà à une quatrième étoile, l’objectif sera avant tout de montrer que le club franchit des paliers, après une aventure européenne cruellement stoppée en quart de finale par Toulouse l’an dernier : « Ce match nous avait fait vraiment très mal. C’était pour moi un bon match pour retrouver le très haut niveau, le genre par lequel le groupe a besoin de passer. Mais ça avait mis le moral de certains joueurs à zéro. L’objectif, c’est de faire du mieux possible. L’an dernier on a montré qu’on avait progressé, j’espère qu’on va encore le montrer cette année. »

    Champion’s cup, 1ère journée

    18h30, Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Carley (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans (C), Alainu’uese ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Garbisi ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Jaminet.

  • Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Le voyage. Une passion pour certains, un cauchemar trop fréquent pour des Toulonnais certes privés d’une vingtaine de joueurs, mais qui ont complètement coulé en fin de match face au Stade Français, dimanche dernier (51-24), laissant même aux Franciliens le luxe d’aller chercher un bonus qui leur permet de désormais devancer les Varois au classement. Même si Pierre Mignoni voulait voir le positif en soulignant que ses joueurs avaient « tenté des choses », l’opération demeure négative pour un RCT bouté hors du top 2 espéré, et qui sait qu’il devra cravacher pour retrouver sa place dans un Top 14 resserré, plus que jamais disputé à couteaux tirés.

    à froid, l’entraîneur toulonnais livre une autre analyse, reconnaissant une certaine contrariété vis-à-vis de cette erreur de parcours : « On était agacé, pas que moi, les joueurs aussi j’espère. C’est le premier vrai faux pas de la saison, je ne vais pas en reparler. » Le rebond apparaît donc comme nécessaire, pour ne pas laisser place au doute : « Le mot d’ordre de cette semaine était se concentrer sur nous. On s’est donné des objectifs et on repart. On n’est pas devenu nuls comme ça, on n’a pas fait ce qu’il fallait, on le sait. On a une analyse assez objective de notre performance, on sait ce qu’il faut pour ce samedi. » Pour cette mission rachat, le technicien varois pourra compter sur le retour de certains internationaux (Dréan, Serin, Tuicuvu) et de cadres comme Nonu et Priso, ménagés à Paris.

    « Faire en fonction

    des temps de jeu »

    Une quinzaine de joueurs manqueront tout de même à l’appel, parmi lesquels Gros, Brex, White et Garbisi, laissés au repos, et une longue liste de blessés à laquelle se sont ajoutés Ollivon, sorti sur commotion face à l’Australie avec les Bleus, et Gigasvhili, blessé au mollet avec la sélection géorgienne.

    Des aléas malvenus au moment de débuter un bloc de dix semaines, jusqu’au 31 janvier. « On y est habitué chaque année. J’essaie de ne pas mettre tout le monde en vacances au même moment, car ça fait un doublon de plus, et de faire en fonction des temps de jeu. Les internationaux ont besoin de se régénérer. D’autres, comme Gaël (Dréan) et Baptiste (Serin), de jouer, car ils n’ont pas joué depuis La Rochelle. J’essaie de faire au mieux en discutant avec les joueurs, en fonction des besoins de l’équipe aussi », explique Pierre Mignoni.

    D’autant que le RCT a bénéficié d’une semaine de coupure en moins par rapport à ses adversaires : « Je ne cherche pas d’excuse par rapport à Paris. Mais si tu as une semaine de reprise avant, c’est plus confortable, oui. Les joueurs ont bien travaillé, ont fait ce qu’ils ont pu, pour préparer Paris, même si ça ne s’est pas vu, mais aussi Montauban et la Coupe d’Europe », se projette déjà le technicien.

    RCT – Montauban

    11e journée de Top 14

    Samedi 29 novembre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    RC Toulon : Ametlla, Baubigny, Priso ; Ribbans (c), Javakhia ; Ludlam, Abadie, Mercer ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Ferté.

    US Montauban : Aouf, Greyling, Pomponio ; Bitz, Ma’afu ; Lezana, Fifita, Wilkins ; Powell, Fortunel ; Vallee, Mathy, Espeut (c), Vici ; Mouchous.

    Repères

    Fainga’anuku en visite au Campus

    Mercredi, l’ancien centre néo-zélandais du RCT (2023-2025), Leicester Fainga’anuku, a profité de la tournée européenne des Blacks pour rendre visite à ses anciens coéquipiers. « Tout le monde était content de le voir. Ça nous touche, ça montre que ses deux années passées ici l’ont marqué. Son enfant y est né, il adore les joueurs. Peut-être qu’il reviendra un jour », glisse Pierre Mignoni.

    Lucchesi de retour face à Bath

    Gianmarco Lucchesi, qui n’a plus joué depuis avril, devrait faire son retour face à Bath, le 14 décembre, pour la 2e journée de Champion’s cup.

  • Le RCT doit apprendre à voyager

    Le RCT doit apprendre à voyager

    Imprenable à domicile (cinq victoires sur cinq, 24 points sur 25 possibles), le RC Toulon, à l’instar des autres équipes de Top 14, est beaucoup plus perméable hors de ses bases (une victoire en quatre matches, 5 points sur 20). Après des débuts réussis à Montpellier (17-27), les hommes de Pierre Mignoni ont enchaîné les revers, tantôt sévères mais encourageants comme à Bayonne, tantôt en passant à côté de tout ou partie du match, à Clermont et à Toulouse. « C’est dur, car aucune équipe ne lâche. Les écarts sont minimes. Pour finir dans le top 2, ça va se jouer à la maison, mais les victoires à l’extérieur et les bonus vont faire la différence », prédit l’entraîneur rouge et noir, qui a déjà repéré quelques clés : « Quand tu regardes Clermont et d’autres, il n’y a pas de regret d’avoir perdu de peu. On a manqué d’ambition et de consistance. Si tu n’as pas ça à l’extérieur, avec une certaine férocité, tu ne peux rien espérer. Il ne faut rien lâcher, quels que soient les obstacles. Plus tu pleures, plus ça se retourne contre toi. »

    Place aux jeunes

    Principal obstacle dimanche : une quinzaine d’absents, entre les internationaux (Ollivon, Gros, Serin, Dréan, White, Brex, Tuicuvu), les blessés (Hallagahu, Villière [lire ci-contre], Ivaldi, Frisch, R. Rebbadj, Domon, Gigashvili…) et les joueurs ménagés (Nonu, Priso), qui ont poussé Pierre Mignoni à piocher chez les jeunes. Trois petits nouveaux font ainsi leur apparition aux côtés des Cowie, Ametlla et Quere-Karaba : Owen Sorhaindo (20 ans, pilier droit), mais surtout Barnabé Mechentel (20 ans, arrière/ailier) et Matéo Gracieux (20 ans, ailier) pour garnir un contingent d’arrières décimé. « L’un des deux sera titulaire. J’ai 100% confiance. Ils n’arrivent pas comme ça, ils sont là depuis la saison dernière, ils ont fait la préparation. Ce sont deux gros potentiels, deux athlètes qui vont très vite, sont très vifs, bons sur les ballons hauts. Ça va être un gros challenge pour eux, mais surtout pour nous de les mettre dans de bonnes conditions », avance Pierre Mignoni, qui attend « que les anciens passent devant et montrent l’exemple ».

    Autre donnée à prendre en compte : le rythme des matches, le RCT ayant eu une semaine de repos en moins eu égard à son match de retard face à La Rochelle. « Sur Lyon et La Rochelle on était déjà en semaine de doublon. J’étais vraiment content de l’état d’esprit. C’est un bon challenge. Si on veut être parmi les meilleurs, il faut assurer dans ces moments-là. On n’est pas là pour pleurer sur le calendrier, on connaît les problématiques », affirme Pierre Mignoni. Enfin, le froid glacial attendu dimanche pourrait-il jouer contre des Toulonnais moins habitués que leurs homologues parisiens ? « On a l’équipe pour jouer en été comme en hiver. J’ai l’impression qu’on s’est bien préparé », annonce Mateo Garcia, dont les mains ne devront pas trembler à l’ouverture.

    Stade Français – RCT

    10e journée de Top 14. Dimanche 23 novembre, 21h05

    Stade Jean-Bouin, Paris. Arbitre : Thomas Charabas

    STADE FRANÇAIS (probable) : Alo-Emile, Garcia, Melikidze ; Gabrillagues (c), Pesenti ; Halaifonua, Briatte, Tanga ; Kerr-Barlow, Carbonel ; Ezeala, Néné, Ward, Dakuwaqa ; Barré

    RC TOULON : Ametlla, Damond, Sinckler ; Ribbans (c), Alainu’uese ; Abadie, Ludlam, Mercer ; Le Bail, Garcia ; Ferté, Sinzelle, Cowie, Gracieux ; Jaminet.

  • Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Le club pourra désormais user d’un terrain en liège, solution d’autant plus respectueuse de l’environnement et qui permet « une qualité de jeu optimale » estime la municipalité, qui précise que ce nouvel équipement « s’inscrit dans la stratégie municipale de modernisation et durabilité des infrastructures sportives ».

  • Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Au courage, mais non sans mérite ni talent. Face à la Rochelle, le RC Toulon a contraint ses supporters à l’apnée lors des douze dernières minutes, alors que la victoire bonifiée lui tendait les bras. La faute à un essai trouble-fête des Maritimes, puis au carton jaune de Ma’a Nonu à cinq minutes du terme, alors que les Toulonnais étaient acculés sur leur ligne d’en-but depuis plusieurs minutes pour éviter cinq points supplémentaires. Et la perte de ce bonus synonyme de retour à hauteur du leader toulousain, toujours devant à la différence de points.

    Mais s’il a plié, ce RCT n’a pas rompu dans les moments charnières. Le premier à la demi-heure de jeu, lorsque les Rochelais ont cru prendre le lead en marquant deux essais coup sur coup. Le second fut refusé, laissant cinq points d’avance aux Rouge et Noir, portés à dix grâce à un essai importantissime de Ribbans juste avant la pause. « Cet essai refusé compte. Mais on a encore un essai à marquer en bout de ligne sur l’en avant de Melvyn (19e) pour être plus confortable à la mi-temps. Il y a eu un flottement en milieu de première, à cause de notre indiscipline dans la zone 40-40. Ils nous ont forcés à défendre, c’était plus dur près de la ligne. On a heureusement marqué cet essai qui nous a fait un bien fou, mais on aurait dû le mettre avant », tempère Pierre Mignoni.

    24 points sur 25 à domicile

    Le second, donc, lors de cette fin de match haletante. Un scénario que les Varois, très bons dans les 20 premières minutes de chaque mi-temps, auraient pu et dû s’éviter. Notamment grâce à un pack une nouvelle fois performant : « On a remis ce qui fait notre force. On était conscient qu’on n’était pas les meilleurs dans le jeu courant, mais qu’on pouvait décider du sort du match si les huit de devant étaient concernés. Depuis deux matches, on est conquérant en mêlée, on marque sur des mauls portés, alors que jusqu’ici on en a plus défendu que marqué », se réjouit Teddy Baubigny.

    Il a fallu résister. « J’ai aimé cette défense sur la ligne, où on ne lâche pas un centimètre », salue Pierre Mignoni, « très heureux » de la performance de ses joueurs. D’autant que ces derniers, non contents de conserver le bonus, l’ont renforcé avec un ultime essai de Dréan. « On est leader à domicile, 24 points sur 25, c’est fort. Les points de bonus comptent, c’est pour ça qu’on est dans les deux. On attendait ce match car il nous faisait traîner au classement. Il y a plein de progrès à faire mais aussi des certitudes, à l’image de ce match », conclut l’entraîneur varois, qui va, comme son groupe, prendre quelques jours de vacances avant d’aller défier le Stade Français le 23 novembre.

  • Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    La donne était simple pour le RC Toulon : une victoire ce samedi après-midi face à la Rochelle lui permettait de prendre la deuxième place du Top 14, face à une équipe qui, elle, pouvait même prendre la tête en cas de victoire bonifiée. Un défi périlleux eu égard à l’historique récent entre les deux équipes, les coéquipiers de Dillyn Leyds s’étant imposés lors de cinq des dix dernières confrontations à Mayol.

    D’entrée, le match est très engagé, les mauls se succédant au détriment du jeu au pied. Et à ce jeu-là, ce sont les Varois qui se mettent en évidence les premiers. Sur une touche à quelques mètres de l’en-but, le groupé pénétrant du RCT est conclu par Ollivon, mais l’arbitre refuse l’essai pour un écran sur le maul, sanctionnant néanmoins une faute préalable de Skelton. Mêlée introduction toulonnaise à venir, on écarte vers l’aile, et Jaminet conclut, cette fois, sans contestation (5-0, 9e).

    Alors en supériorité numérique, Favre écopant d’un carton jaune pour accumulation de fautes rochelaise, les hommes de Mignoni, comme trop souvent, n’en profitent pas, Jaminet relâchant une balle de doublé à quelques mètres de la ligne (19e), après une pénalité manquée par Hastoy (17e). Mais quelques minutes après le retour de Favre, le break est fait grâce au quatrième essai en trois matches de l’homme en forme du RCT, Mathis Ferté, trouvé en bout de ligne (12-0, 21e).

    Les Rouge et noir paraissent prendre l’ascendant. Et alors qu’on semble proche d’un troisième essai, les Maritimes reviennent dans le match grâce à Cancoriet, en force, après un 50-22 gagné par Hastoy (12-7, 29e). De quoi installer le doute dans les têtes des coéquipiers de Charles Ollivon, qui plient à nouveau quatre minutes plus tard, mais l’essai est refusé pour une obstruction de Lavault. Cet avertissement sans frais passé, Toulon se remet en ordre de bataille. Et sur la sirène, Ribbans s’infiltre et inscrit un nouvel essai qui permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec un peu plus de sérénité (17-7, 40e).

    Toulon fait mieux que résister
    Dès l’entame du second acte, et après avoir manqué deux de ses trois coups de pieds en première période, Jaminet offre trois points supplémentaires au RCT (20-7, 45e). L’ancien toulousain est en feu, et fait parler sa vitesse, dans la foulée, pour aller conclure, de justesse, un coup de pied à suivre de Smaïli (27-7, 47e).
    Le bonus offensif provisoirement en poche, Mayol est surchauffé. Et dans ces conditions, les joueurs de la Rade semblent désormais intouchables. Ils font à nouveau parler la puissance sur une touche menée au bout par Priso (34-7, 59e). Touché mais pas coulé, les hommes de Ronan O’Gara réagissent par Leyds (34-14, 68e).
    Il reste alors 13 minutes à tenir pour conserver le bonus offensif. Et les choses se compliquent lorsque Nonu écope d’un carton jaune (75e). L’air, si doux il y a quelques minutes, devient irrespirable. Mais à 14, le RC Toulon fait mieux que résister. Et a l’envi, Dréan, en bout de ligne, porte l’estocade (39-14, 80e). Mayol exulte. Mission réussie pour le RCT, désormais dauphin d’un Stade Toulousain qui ne le devance qu’à la différence de points.
    RC Toulon 39 – 14 Stade Rochelais (MT : 17-7)
    3e journée de Top 14 (match en retard du 21 septembre)
    Samedi 8 novembre, 16h30
    Stade Félix-Mayol, Toulon, 16 749 spectateurs
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points RCT : 6E Jaminet (9e, 47e), Ferté (21e), Ribbans (40e), Priso (59e), Dréan (80e) ; 3T Jaminet (21e, 47e, 59e) ; 1P Jaminet (45e)
    Points la Rochelle : 2E Cancoriet (29e), Leyds (68e) ; 2T Hastoy (29e, 68e)
    Cartons jaunes : Favre (9e) pour la Rochelle ; Nonu (75e) pour Toulon
    RC TOULON : Brennan (Priso, 41e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Ametlla, 69e) ; Ribbans, Alainu’uese (Javakhia, 64e) ; Ludlam (Mercer, 56e), Abadie, Ollivon (c) (Ludlam, 76e) ; Serin (Le Bail, 72e), Garcia ; Ferté, Sinzelle, Smaïli (Cowie, 61e), Dréan ; Jaminet (Nonu, 64e)
    LA ROCHELLE : Kaddouri (Luaki, 68e), Lespiaucq (Sutidze, 58e), Sorin (Kuntelia, 45e) ; Lavault, Skelton (Kante-Samba, 61e) ; Cancoriet (Haddad, 61e), Andjisseramatchi (Botia, 48e), Haddad ; Berjon, Hastoy ; Lagivala (Bosmorin, 50e), Daunivucu, Favre, Nowell ; Leyds (c)
  • Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Un mois et demi après sa date initiale*, le troisième round de ce championnat entre le RC Toulon et le Stade Rochelais va enfin avoir lieu. Et ce, malgré la menace d’un forfait maritime, qui n’était finalement qu’un coup de bluff de Ronan O’Garra, dimanche dernier, au sortir de la victoire face au Racing (33-6) : « On devait avoir 15 jours de vacances. Est-ce qu’on les prend dès demain ? Je vais demander à mon vestiaire. On peut juste accepter la défaite et prendre deux semaines de vacances. » Il n’en sera rien et les doubles champions d’Europe 2022-2023 seront bien à Mayol, ce samedi après-midi.

    Des déclarations qui crispent côté toulonnais, Pierre Mignoni se fendant d’un « je n’en pense rien du tout », peinant à masquer son agacement. Esteban Abadie, lui, se montre beaucoup plus cash : « Soit tu fais du cinéma comme certains, soit tu comprends ce qu’il s’est passé, c’est-à-dire des aléas météo, et heureusement qu’on n’a pas joué, car ça aurait pu être dangereux. Je pense que (ces déclarations) étaient plus un levier de motivation pour ses joueurs qu’autre chose. » Et accepte sans sourciller les conséquences de ce report : « On a une semaine de moins, mais ce n’est pas grave, on s’est préparés comme si c’était prévu. On doit absolument gagner ce match avant de couper un peu, surtout devant notre public. »

    Gagner pour intégrer le top 2. Actuellement 7e, les Rouge et Noir peuvent faire un bond au classement et se hisser, après neuf journées, à hauteur de leur objectif de demi-finales. De quoi mettre davantage de pression sur leurs épaules ? « Non, tous les week-ends, c’est comme ça. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat ou le top 2, mais sur ce qu’on doit faire », martèle Pierre Mignoni. « Non, même si évidemment, on regarde le classement, reconnaît Esteban Abadie. On a pour objectif de finir cette première phase le plus haut possible. On a plutôt bien réussi ce bloc, on se doit de le terminer au mieux. Il nous reste peut-être la plus grosse marche depuis le début de saison. »

    14 absents à Toulon,

    12 à La Rochelle

    Pour la franchir, le RCT sera privé de près de 14 joueurs, entre les blessés et les six sélectionnés en équipe nationale (Gros, Brex, White, Garbisi, Gigashvili, Tuicuvu), contre douze côté rochelais (lire ci-dessous). Pas la meilleure situation pour préparer une rencontre importante, mais la donne est similaire pour les deux équipes : « On joue avec des équipes avec lesquelles on ne s’entraîne pas forcément la semaine. On a récupéré Charles et Gaël, qui ne se sont pas entraînés avec nous. Mais on a appris à le gérer saison après saison, on s’entraîne avec les espoirs qui font du bon boulot. Merci à eux, on s’entraîne bien depuis deux semaines grâce à ça », salue Esteban Abadie.

    * Rencontre initialement prévue le 21 septembre et reportée en raison d’un violent orage

  • Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Les jeunes miramasséennes passionnées par le ballon rond étaient nombreuses, dimanche après-midi, autour du city-stade flambant neuf inauguré par la Ville de Miramas, dans le quartier de la Maille 2. Si la nouvelle infrastructure les a impressionnées, elles ont surtout fait le déplacement pour voir de leur propre yeux Sakina Karchaoui. L’internationale française (94 sélections) âgée de 29 ans, également capitaine du Paris Saint-Germain, a grandi quelques rues à côté du terrain de jeu rénové. « C’est un exemple pour nous », martèle Sarah, pensionnaire de la section U12 de l’US Miramas.

    « Rien n’est impossible »

    Comme toutes ses amies du club, qui tentaient de se faufiler dans la foule pour décrocher un selfie ou un précieux autographe de la star parisienne, elle rêve de connaître la même carrière que la défenseure latérale gauche.

    Cette aventure a débuté aux côtés de Samir Touri, l’éducateur qui a décelé le potentiel de la jeune Karchaoui. « Elle sortait de l’école et elle s’amusait à taper le ballon contre les murs », raconte celui qui a détecté chez elle « un touché de balle impressionnant ». Mais Samir, qui connaît Sakina depuis sa naissance, n’imaginait pas que sa petite protégée allait connaître un tel parcours. « Il y en a très peu qui arrivent à persévérer dans les moments de doute, surtout quand tu dois quitter ton domicile familial à l’âge de 12 ans, mais elle est parvenue à surmonter tous les obstacles qui se sont dressés devant elle », souligne son ancien entraîneur, ému aux larmes au moment de voir le nom de Karchaoui sur la plaque commémorative à l’entrée.

    « C’est un honneur d’avoir un terrain de ma ville en mon honneur », sourit celle qui voulait surtout montrer que « rien n’est impossible ».

  • Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Plus de 50 points dans la musette (pour la troisième fois en un an) et un sentiment d’impuissance : les années se suivent et l’issue des matches face au Stade Toulousain est similaire pour le RC Toulon, battus pour les quatrième fois de rang face à ce si puissant rival, qui est encore une fois paru hors d’atteinte, dimanche dernier, à Ernest-Wallon. Et ce, même si le score (59-24) semble lourd par rapport aux intentions de Toulonnais audacieux en début de rencontre.

    Au risque de payer cash leurs imprécisions, à l’image du premier essai, issu d’une interception toulousaine sur une phase offensive du RCT. « Toulouse est une grande équipe, on le savait. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. Ce qui me dérange, c’est qu’il me semble que sur les vingt-cinq premières minutes, nous étions présents. On les a breakés trois fois mais on ne marque pas. C’est difficile surtout quand tu prends cet essai en contre en début de match », regrettait Pierre Mignoni. Mots différents, mais constat semblable pour Teddy Baubigny : « Il y a eu de bonnes choses, tout n’est pas à jeter. On s’est vite retrouvé menés au score sans trop savoir pourquoi. »

    Plombés par leur indiscipline (trois cartons jaunes, 25 minutes d’infériorité), les coéquipiers de Charles Ollivon n’ont, toutefois, pas su réagir dans l’adversité des faits de match : « Mes joueurs n’ont pas assez osé par moment. Eux te mettent dans le dur dès qu’ils peuvent. En fin de première mi-temps, ils font une combinaison qu’ils répètent à tous les matches. On savait très bien ce qu’ils allaient faire. Mais à quatorze, s’il y en a un qui s’oublie et qui défend mal, c’est terminé », pointait l’entraîneur toulonnais, déçu de ne pas poursuivre sur la lignée du match face au Racing 92 : « Toute la semaine, on a essayé de les préparer pour jouer au ballon. L’équipe sortait d’un bon match où il me semble qu’on avait osé. Mais pour oser, il faut avoir du courage. »

    Quelle option à l’arrière ?

    La réception du LOU, ce samedi, doit permettre de passer à autre chose et de repartir sur les bases d’un début de saison plutôt convaincant, face à une équipe en crise (quatre défaites sur les cinq derniers matches), après ses trois succès inauguraux. Mais dotée d’individualités très talentueuses. Parmi elles, une vieille connaissance, en la personne de Jiuta Wainiqolo, qui a rallié les bords du Rhône cet été après quatre saisons en rouge et noir, et déjà auteur de six essais en cinq matches (dont deux face à la Rochelle samedi dernier).

    Et si hormis Jean-Baptiste Gros, protégé par le staff des Bleus, tous les internationaux (Dréan, Brex, White, Garbisi, Tuicuvu) seront de la partie, il faudra composer avec les blessures de Jaminet, touché au biceps face à Toulouse et incertain, de Rebbadj (déchirure musculaire) et de Domon (fracture de la main), qui pourrait être indisponible de longues semaines. Dès lors, bien que la nouvelle bonne prestation de Ferté face aux Hauts-Garonnais (deux essais) offre une garantie sur l’aile, le RCT n’a plus d’arrière de métier disponible. Il faudra ainsi compter sur le dépannage de Garcia, Tuicuvu, ou même Ferté, capables d’assumer le poste. Quelle sera l’option choisie ? Affaire à suivre.