Tag: Stade Vélodrome

  • La bête noire toulousaine débarque légèrement blessée

    La bête noire toulousaine débarque légèrement blessée

    Avec 22 points d’écart au classement du Top 14, Toulon et Toulouse ne jouent pas dans la même cour, cette saison. Mais, dans le cadre d’un match de gala, devant plus de 64 000 spectateurs dans un stade aussi mythique que le Vélodrome, les Varois sont capables de créer l’exploit.

    Les Toulousains, leaders incontestés du championnat hexagonal, se sont inclinés à six reprises seulement en 22 journées. Cinq d’entre elles ont eu lieu à l’extérieur. La seule survenue à Ernest-Wallon s’est produite il y a deux semaines avec la réception de Clermont (24-27, le 26 avril). Après les deux désillusions consécutives face à Bordeaux-Bègles, en Top 14 puis en quart-de-finale de Champions Cup, les Occitans ont donc connu trois défaites sur leurs six derniers matches, toutes compétitions confondues.

    Grande première pour Dupont

    Ce grand rendez-vous de la saison marquera la première apparition d’Antoine Dupont au stade Vélodrome sous les couleurs toulousaines. Le demi-de-mêlée international français, déjà titulaire à trois reprises sur la pelouse marseillaise avec le XV de France, n’a jamais eu l’occasion de participer aux délocalisations du RCT. Plusieurs raisons expliquent ce fait : blessures à répétition, la gestion du temps de jeu par le staff toulousain, ou des perturbations liées à la période du Covid.

  • [Rue de la République] Nicolas Isnard : « Je veux qu’on pointe la Métropole pour ses réussites, pas ses dysfonctionnements »

    [Rue de la République] Nicolas Isnard : « Je veux qu’on pointe la Métropole pour ses réussites, pas ses dysfonctionnements »

    Ce week-end, Nicolas Isnard (LR), maire de Salon-de-Provence et candidat à la présidence de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

    Sa Candidature

    Didier Gesualdi : Avant le vote de mardi pour choisir le futur président de la Métropole, vous avez construit votre candidature depuis longtemps. Pourquoi souhaitez-vous que ça change ?

    Avant d’être candidat, il faut savoir si la candidature que l’on veut porter a du sens. Je voulais être, j’espère être, je veux être, le candidat des 92 maires de cette Métropole. L’idée était de savoir ce qu’ils voulaient, s’ils avaient la même vision de ce qu’ils espèrent pour la Métropole. Donc, oui, j’ai essayé de voir le maximum de mes collègues sur ces dernières semaines, ces derniers mois, et j’ai même envie de dire, ces dernières années. J’ai pu échanger, j’ai senti qu’il y avait l’espérance d’une autre Métropole. C’est cette candidature que je veux porter, celle d’une Métropole des maires.

    Didier Gesualdi : La Métropole ça a l’air compliqué mais c’est le quotidien des habitants.

    Aujourd’hui, la Métropole est souvent pointée pour ses dysfonctionnements, j’espère qu’un jour elle sera pointée pour ses réussites. La Métropole s’occupe de beaucoup de choses qui font notre qualité de vie au quotidien, le meilleur exemple étant la propreté de nos rues, mais il y a aussi la voirie, l’environnement, les transports… C’est pour ça qu’il faut améliorer le service qu’elle rend. Pourquoi ça doit être la Métropole des maires ? Parce que lorsque vous êtes maire vous voulez que vos concitoyens vivent bien, qu’ils vous disent que la ville est propre, entretenue, qu’on circule bien… On veut le meilleur pour nos habitants.

    Léo Purguette : Si on vous entend bien, vous êtes porteur d’une rupture. Martine Vassal était pourtant de votre famille politique. Vous en avez parlé avec elle ?

    Oui, on a parlé de cela avec Martine à plusieurs reprises et avec Jean-Claude Gaudin avant elle. Il faut remettre en perspective ce qu’ils ont eu à faire : installer la Métropole que personne ne voulait, moi le premier. Fusionner de force les six intercommunalités, nous n’en voulions pas. Nous avions un fonctionnement en bassins de vie qui était optimal. On nous a imposé un changement. Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal ont eu à gérer cette installation, ils ont fait ce qu’ils ont pu dans les conditions que je viens d’énoncer. On ne va pas refaire l’histoire mais ils ont eu le mérite d’installer cette Métropole. Maintenant qu’elle est là et que nous allons la garder, il faut la transformer pour qu’elle soit plus efficace, à notre service.

    la Métropole « des maires »

    Léo Purguette : Vous défendez un fonctionnement réellement intercommunal, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La Métropole, avec le temps, est passée au-dessus des maires, imposant sa vision technocratique. On va la remettre en dessous des maires. La Métropole, demain, sera un outil. C’est-à-dire, par exemple, que lorsqu’un camion-poubelle va passer dans une rue, il va passer à la demande d’un maire, à l’horaire que souhaite le maire…

    Léo Purguette : C’est possible sans évolution de la loi ?

    Bien sûr. Prenons la propreté. Les décharges, le traitement des déchets, les incinérateurs, ça restera une compétence métropolitaine, et nous devrons le décider ensemble mais le passage des cantonniers dans nos rues, certaines villes comme la mienne ont la chance de l’avoir en gestion directe, d’autres ne l’ont pas. Demain, les villes qui voudront récupérer la gestion de ces hommes et de ces femmes méritants, qui nettoient nos rues au quotidien, auront la possibilité de le faire. En gestion directe, ils pourront décider des jours et des heures où passeront les cantonniers. Il n’y a pas besoin de révolution législative pour cela.

    Didier Gesualdi : Vous avez vu les maires de Marseille ? Aix ? Martigues ?

    J’ai vu tous les gros, tous les grands mais aussi le maire de La Barben, d’Aurons, de Saint-Paul-lès-Durance. J’ai vu ceux qui sont là depuis 30 ans et ceux qui viennent d’arriver. J’ai vu tous ceux que je pouvais, mille excuses à ceux que je n’ai pas encore rencontrés. Dans une Métropole des maires, tout le monde sera considéré. Il n’y a pas les uns contre les autres. Les ruraux contre les urbains, l’ouest contre l’est, Marseille contre le département… Tout ça, c’est fini. On est 92 ensemble, condamnés à réussir et à avancer dans un pack, un front commun.

    Didier Gesualdi : Les gens ont voté et élu des majorités différentes selon les communes. Il faudra quand même faire des choix, ce n’est pas pareil quand on est de droite ou de gauche ?

    Je ne suis pas du tout d’accord. Il y a des sujets sur lesquels la droite et la gauche, ça compte. Par exemple, l’âge de départ à la retraite, on a des visions différentes. Mais pardon, quand il s’agit de circuler, tout le monde veut la même chose : qu’on aille le plus vite, le plus sereinement, le plus respectueusement possible d’un point à un autre. Qui dit aujourd’hui qu’il trouve très bien de mettre 2h30 en partant de Salon pour aller voir un match de foot au stade Vélodrome ? Et à l’intérieur des villes, les maires élus décideront comment on circule dans leur commune. Ce sont des sujets ni de droite ni de gauche.

    Léo Purguette : Quid de la gratuité en Pays d’Aubagne ? C’est un débat droite-gauche.

    C’est un débat à 92 maires. La gratuité, sur le papier c’est bien mais derrière il y a quelqu’un qui paye, donc il faut voir les avantages et les inconvénients. Je n’ai surtout pas à dire « ça va être comme ça », la Métropole des maires, c’est 92 qui décident œcuméniquement, dans l’intérêt général.

    le RN

    Didier Gesualdi : Que ferez-vous avec le RN qui pèse dans l’assemblée métropolitaine comme il a pesé dans ces élections ?

    Le RN et ceux qui le représentent dans cet hémicycle seront respectés. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu : moi président de la Métropole, on ne va pas arrêter de ramasser les poubelles à Rognac ou d’y faire passer des bus. Les Rognacais seront traités comme les autres. Pour autant, la participation du RN dans l’exécutif n’est pas possible. Tout le monde en convient. D’ailleurs ils ne l’ont pas demandé. Le RN a choisi lors des dernières élections de faire le maximum de listes dans le maximum d’endroits pour s’opposer au maximum à ceux qui sont maires aujourd’hui. On ne peut pas essayer de changer les maires en place et puis leur dire ensuite « on vient travailler avec vous ». Il faut être dans la cohérence, ils ne peuvent bien évidemment pas participer à l’exécutif.

    le Logement

    Léo Purguette : Le logement était attribué à David Ytier, un Salonnais, à qui reviendra-t-il ? Pour mener quelle politique ?

    Comme dans tous les autres domaines, c’est un expert qui s’en occupera. Je suis président de l’établissement public foncier, dans cette région il faudra construire 30 000 logements par an pour satisfaire les demandes locales, on n’en produit que 18 000. Nous n’avons même plus de quoi loger nos enfants, il faut produire du logement, c’est mon avis. Pas n’importe comment. Des logements, oui. Dans le respect des maires, oui.

    Léo Purguette : On vous accuse d’avoir freiné la rénovation des copropriétés dégradées.

    L’établissement public foncier marche très bien, c’est une de mes fiertés personnelles. Cela fait 10 ans que j’en suis aux commandes. On travaillait avec 150 villes, c’est maintenant 300. On avait 1,4 milliard de budget, c’est 2,5 aujourd’hui. C’est un outil utile mais on l’a chargé. Au début on lui a dit de faire du logement social, puis du logement tout court, puis du développement économique et maintenant les copropriétés dégradées. Attention à ne pas charger la mule. On a trouvé un compromis avec l’État pour éviter de tirer vers le bas cet établissement avec une mission trop lourde pour lui.

    Salon-de-Provence

    Didier Gesualdi : Ce vendredi vous avez annoncé l’arrivée d’une grande enseigne à Salon, qu’est-ce que cela dit de votre ville ?

    C’est extraordinaire. C’est le reflet d’une ville qui avance et qui réussit. Decathlon qui ouvre un magasin en cœur de ville, c’est une reconnaissance pour le dynamisme de Salon. Nous avions déjà eu des locomotives remarquables comme la Fnac, Nature & Découvertes, et désormais parmi les 600 commerces de cœur de ville, nous compterons Decathlon, qui figure parmi les deux enseignes préférées des Français. Avoir un tel aspirateur à clients, ça va être énorme. Pour moi, le commerce de proximité est un bien sacré. Salon ne sera pas ce qu’elle est sans lui, c’est un art de vivre, un vivre ensemble. J’en suis très fier.

    le rapport à Marseille

    Didier Gesualdi : Benoît Payan s’estimait maltraité par la Métropole. Vous en pensez quoi ?

    Chacun interprétera ce mot comme il l’entend. Effectivement, on peut se demander s’il est bien légitime qu’un maire – quel qu’il soit – n’ait pas la possibilité de décider de la surface des terrasses dans sa ville. Dans la mienne, je les gère et j’entends bien continuer à le faire. Il n’est peut être pas normal que dans sa ville, le maire ne puisse pas décider des heures auxquelles passent le métro ou le tramway… On va remettre l’église au centre du village. Ce sont désormais les maires qui décideront chez eux ce qui est bon pour leur commune, parce qu’ils sont légitimes. Derrière les maires, il y a les habitants qui les ont choisi. Ceux qui portent la voix du peuple seront respectés, nous suivrons leur desiderata, avec le plus d’efficacité et de loyauté possibles.

    Léo Purguette : Il faut tout de même construire un exécutif métropolitain. Y aura-t-il des Marseillais ?

    Oui, il y aura des Marseillais parce que Marseille, c’est une grande ville et qu’elle mérite d’être respectée. L’idée c’est qu’il y ait des représentants de tous les territoires à l’origine de la création de la Métropole. Il y aura des petits, des gros, des gens de l’ouest, de l’est, des sans étiquette, des sensibilités différentes mais il y aura surtout, ce sera le maître-mot, des compétences. Personne ne peut avoir la prétention de maîtriser tous les domaines, mais les élus qui vont s’occuper de chaque domaine auront toutes les compétences pour le faire. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que personne n’a dit « je veux X place » mais que tout le monde se demande qui est la meilleure candidature dans chaque domaine. Il y a beaucoup de talents vous verrez.

    Léo Purguette : Souhaitez-vous que le maire de Marseille lui-même participe à l’exécutif ?

    C’est à lui que revient la réponse à cette question mais pour que les choses soient clairement dites, oui je le souhaite. Pour autant, il a beaucoup de responsabilités, la deuxième ville de France à gérer. S’il est avec moi, comme le maire d’Aix et les grands maires du territoire, je crois que ce serait un joli signal. Après je comprends que les responsabilités quotidiennes ne sont pas les mêmes à Marseille ou Aix qu’à Lamanon, sans faire offense à quiconque.

    Didier Gesualdi : La présidence de la RTM reviendra-t-elle à un Marseillais ?

    C’est réglé. La question ne se pose même pas. Il y aura dans le conseil d’administration des représentants d’autres communes mais la RTM sert essentiellement à déplacer des Marseillais, c’est normal que ce soit un Marseillais qui pilote cette maison. Elle s’est posée par le passé, elle ne se posera plus parce que ces outils seront aux mains des maires qui en ont besoin. Idem pour le centre de formation des apprentis d’Aix. Idem pour les conseils de surveillance de chaque hôpital. Trouveriez-vous normal qu’à celui de Salon, les deux représentants de la Métropole soient le maire de Cadolive et celui de Peynier ? Moi je ne me mêlerai pas de la gestion de l’hôpital d’Aubagne ou de Martigues. C’est du bon sens. On va remettre tout ça en ordre.

    Didier Gesualdi : Toucherez-vous aux « attributions de compensation », utiles aux maires mais parfois au détriment de l’intérêt métropolitain ?

    On ne touchera jamais un euro des attributions de compensation. C’est l’intérêt d’avoir un maire qui soit président de la Métropole. Nous avons bâti nos budgets sur cette recette, si on nous l’enlève, ce sont des services publics en moins. Ce n’est pas possible.

    Léo Purguette : Et l’État ?

    Même s’il les a regretté, je pense qu’il a profité des fameuses chicayas dénoncées par le président de la République pour dire « on versera de l’argent quand vous vous serez mis d’accord ». Ça tombe bien : nous sommes d’accord. L’État va venir nous aider, aider ce territoire. Le nerf de la guerre c’est la mobilité, l’habitat, l’environnement, le développement économique. Nous avons deux millions d’habitants c’est autant que la Slovénie, c’est un pays ici !

    la question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Diane :

    Bonjour, Monsieur Isnard, si vous êtes élu à la présidence de la Métropole, qui vous remplacera à votre fonction de Maire de Salon-de-Provence ?

    Personne, parce que c’est le plus beau mandat que je puisse avoir, être maire de sa ville c’est vraiment le mandat suprême que l’on puisse espérer. D’ailleurs, si je suis intéressé pour piloter la Métropole c’est parce que ce mandat est compatible avec la continuité de mon mandat de maire.

    Je pense d’ailleurs qu’il est essentiel que ce soit un maire, qui vit le quotidien de la Métropole, qui puisse la piloter. Je pense que c’est particulièrement complémentaire. Je resterai maire de Salon-de-Provence, cette ville à qui je dois tout, qui m’a fait. J’essaye au quotidien de lui rendre ce qu’elle m’a donné. Je pense qu’en étant président de la Métropole, je pourrai faire bénéficier cette institution de la vie quotidienne d’un maire pour en améliorer le fonctionnement au jour le jour.

  • La voile fait scintiller la Méditerranée

    La voile fait scintiller la Méditerranée

    Marseille a sorti sa robe de soirée. » Ces mots sont ceux de Paul, l’un des arbitres les plus aguerris du comité de course, qui compte plusieurs Jeux olympiques à son compteur. Une phrase qui résume bien l’atmosphère : la Semaine nautique internationale de la Méditerranée (Snim) s’est lancée avec brio, ce vendredi après-midi, et se poursuit jusqu’à lundi. Les conditions étaient idéales pour naviguer. Pas un nuage à l’horizon, ciel bleu, soleil rayonnant et juste ce qu’il fallait de vent pour permettre aux compétiteurs de s’exprimer pleinement.

    Au total, 115 bateaux et plus de 1 500 marins ont été répartis en sept catégories. La rade de Marseille constitue leur terrain de jeu privilégié, avec une zone nord au niveau du port et une zone sud dominée par la grande roue du Prado et le stade Vélodrome en toile de fond.

    Jeudi matin, veille de grand départ, les navigateurs se hâtaient déjà pour préparer leur embarcation. Carine est venue de Toulouse avec ses six compagnons de voyage. Cette fan de Justine Mettraux, marraine de la 60e édition, était ravie de revenir à Marseille et faire voguer Tigresse, leur bateau. « Nous représentons une association de voile habitable sur Toulouse, qui existe depuis une trentaine d’années. L’année dernière, on avait un skipper féminin et cette année, c’est Alain. On va être trois filles sur sept à embarquer. »

    Le jour J, les pontons de la Société nautique de Marseille, organisateur de l’épreuve, grouillent de monde. Chaque équipage peaufine les derniers détails : remplissage des sacs ou vérification du matériel. Les passants sont intrigués par ce fourmillement, le long du Vieux-Port. « Qu’est-ce qu’il se passe ici ? », s’exclame fortement une touriste anglaise.

    De l’esthétisme malgré

    la compétition

    14h, le flot de personnes sur la péniche de la Société nautique s’est dissipé. Les marins ont passé le Fort Saint-Jean et se trouvent dans la Méditerranée pour entamer la compétition. Mais d’autres personnes restent à terre. Membres du comité technique, Denys et Patrick sont observateurs de bateaux. Pour eux, chaque détail compte. Leur but est simple : faire respecter le règlement de l’épreuve. « Nous jugeons la conformité des embarcations. Il y a des impératifs sur chaque type de bateau, comme la taille de la voile, le poids », expliquent-ils en chœur. Alors que la couleur orangée du coucher de soleil éclaire élégamment la ville, Geneviève attend de vérifier la nouvelle voile de l’un des concurrents. « Ma voile s’est déchirée, je l’avais achetée d’occasion il y a un an », souffle le malchanceux. Geneviève doit donc s’assurer de la légalité de cet échange.

    En mer, le bateau de Pierre-Alain sert au comité de course, dont fait notamment partie Paul. Michel, lui aussi arbitre, détaille son rôle et celui de ses compères : « Le comité organise la course sur l’eau, donne le départ, juge la conformité des départs et des arrivées. » Justement, le petit navire est utilisé comme ligne de départ et d’arrivée en compagnie du viseur. Une ligne GPS est tracée entre les deux et les marins doivent suivre des instructions précises pour ne pas se faire pénaliser.

    Là est toute la beauté de la voile. Le lancement d’une course ressemble à un ballet parfaitement chorégraphié. Aucun navire ne se touche alors que chacun veut posséder la meilleure position en fonction du vent. Un esthétisme poussé à son paroxysme alors que l’erreur est interdite. « C’est joli et on ne se rend pas vraiment compte de la prouesse sportive », lâche Paul, entre deux courses. Pour assurer un certain spectacle, les régates durent 45 minutes, une pratique courante lors d’épreuves comme la Snim.

    Tous ces paramètres, associés à l’expertise de l’ensemble du personnel mobilisé, permettent à la Semaine nautique de continuer de briller et de rester une référence dans le microcosme de la voile.

    « C’est joli et on ne se rend pas vraiment compte de la prouesse sportive »

  • Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Retour gagnant à Marseille pour l’impériale Chloé N’Gazi

    Deux joueuses rêvaient de fouler la pelouse du Vélodrome sous les couleurs olympiennes, mais l’ont désormais fait en portant le maillot de l’équipe vainqueure. L’attaquant américaine Ashley Clark, ex-capitaine et serial-buteuse de l’OM Féminines entre 2021 et 2024, qui a récemment fait son retour dans l’Hexagone après une saison aux États-Unis et un bref passage en Islande, puis la gardienne algérienne Chloé N’Gazi (29 ans), présente dans l’effectif durant l’année civile 2025. « Franchement, c’était parfait. C’est passé comme prévu », se réjouit la portière montpelliéraine, auteure d’un grand nombre d’arrêts face aux nombreux assauts de l’attaque phocéenne. « J’avais de la pression, c’est normal de revenir dans son ancien club et en plus de jouer au Vélodrome devant tant de personnes. Mais je suis contente, on a répondu présentes en tant qu’équipe et ça fait du bien à la confiance », confie celle qui a rêvé toute la semaine de ce rendez-vous.

    Montpellier survit jusqu’au bout

    Sa prestation sur la mythique pelouse du stade Vélodrome a amplement contribué à la victoire des Héraultais, en grand danger dans la lutte pour le maintien avec Saint-Etienne et Lens. « Je me suis préparée mentalement pour faire un bon match, surtout pour gagner les trois points parce qu’on en a besoin. On a un objectif maintenant et c’est le plus important. J’ai mis de côté tout ce qui a pu se passer avant, tout ce qui a pu être dit et on a fait le boulot », souligne N’Gazi, persuadée que la courte défaite face au Paris Saint-Germain, la semaine dernière, leur a mis « un coup derrière la tête la semaine dernière ». « Je pense qu’on a fait preuve de sagesse en se remettant vite au travail, en oubliant ce qui s’était passé, en gardant seulement le positif. Et aujourd’hui, je pense qu’on a montré qu’on avait quand même du mental, qu’on n’est pas encore mort et que tout est encore possible. En tout cas, nous, on veut y croire et on travaille pour ça », ajoute l’internationale algérienne aux 23 sélections. Elle tient d’abord à se concentrer sur la fin de saison avec Montpellier, avant de songer à la Coupe d’Afrique des Nations féminine qui a été reportée du 25 juillet au 16 août 2026.

  • La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    La grande fête vire à la désillusion sportive pour les Olympiennes

    Elles ont quitté la pelouse la tête basse, avec le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de l’événement.

    Pour leur première historique au Vélodrome, samedi soir, les Marseillaises se sont inclinées face à Montpellier, pourtant lanterne rouge de l’Arkema Première Ligue. « Il y a tellement de déception », confie l’entraîneuse Corinne Diacre, quelques instants après le coup de sifflet final, consciente qu’il « vaut mieux tourner trois fois sa langue dans sa bouche » à chaud. « Il y avait beaucoup d’enjeux sur ce match, à deux niveaux : sportif et organisationnel. On est passées à côté de l’enjeu sportif. En revanche, sur l’aspect organisationnel, on peut remercier les 35 000 spectateurs qui se sont déplacés. Mais pour l’instant, on n’a pas trop la tête à faire la fête », poursuit-elle. La technicienne phocéenne estime que l’ensemble du groupe, elle comprise, n’a pas été à la hauteur du rendez-vous, tant individuellement que collectivement. Un sentiment partagé par ses joueuses. « Personnellement, je me sens honteuse », lâche la capitaine Tess Laplacette.

    Trop de pression

    La défenseure de 26 ans, originaire d’Hyères, tenait à faire bonne figure devant les 35 000 spectateurs venus les encourager. « On prend deux buts en début de chaque mi-temps. C’est une faute professionnelle. On ne va pas se voiler la face », ajoute-t-elle, en référence au contre-son-camp d’Inès Kbida dès la 40e seconde de jeu, puis au but de la jeune Justine Rouquet à la 49e minute. « Au final, j’avais raison quand je disais que les cinq premières minutes de chaque mi-temps sont déterminantes, surtout dans des événements comme celui-ci. On n’a pas su gérer la pression. On n’a pas su être à la hauteur. L’adversaire était largement à notre portée », ajoute Laplacette, persuadée que son équipe a « manqué de mouvement, de courses et de qualité technique », malgré plusieurs occasions franches, dont la réduction du score signée Mathilde Bourdieu (51e). « On ne fait pas un non-match. On peut avoir des regrets, mais on est plus déçues qu’en colère. La pression et le double enjeu ont joué aussi », analyse la milieu de terrain expérimentée Laura Bourgouin, déjà tournée vers les trois dernières journées, qui s’annoncent décisives dans la course au maintien.

  • Les Marseillaises ont investi le Vélodrome

    Les Marseillaises ont investi le Vélodrome

    Une imposante masse s’est déplacée jusqu’au stade Vélodrome, ce samedi soir. Jamais dans l’histoire du football féminin français, autant de monde n’avait assisté à une rencontre. Un record a donc été battu lors de ce match d’Arkema Première Ligue entre les Marseillaises et Montpellier, lanterne rouge du championnat. 35 713 spectateurs étaient présents pour assister à la défaite 2-1 de l’OM. L’ancienne marque tenait depuis novembre 2019 et une confrontation entre l’OL Lyonnes et le PSG (30 661 spectateurs). Durant la semaine, les réservations s’étaient envolées avec plus de 50 000 demandes. Même si le nombre final est bien en deçà, les Phocéennes ont investi avec succès l’antre du boulevard Michelet. Notons, par ailleurs, que le précédent record pour un match des Marseillaises était de 2 726 personnes, soit 13 fois moins élevé.

    Familles et écoles

    de foot au rendez-vous

    Il était 17 heures lorsque le public commença à débarquer devant le parvis Jean-Bouin. Les gens arrivent par grappes, bien emmitouflés sous leur doudoune, pour contrer ce vent qui aura gêné les habitants de la ville durant toute la semaine. Beaucoup se prennent en photo avant de grimper les marches menant à l’enceinte. C’est le cas d’Eva et Justine. Maillots domicile et extérieur sur les épaules, elles racontent en chœur que « c’est la première fois que nous venons voir les Marseillaises. C’était l’occasion pour nous. Martigues, ça fait un peu loin quand on n’a pas de véhicule. »

    C’est aussi cette proximité avec la ville qui a amené de nombreux spectateurs au stade, samedi. Marc et Christine sont venus en famille. Accompagné de leurs trois enfants en bas âge, le couple a profité de la rencontre. « ça nous faisait une sortie en famille. C’est rare de pouvoir faire ça tous les cinq, gratuitement. L’ambiance est agréable », disait Marc. En effet, voir un match au Vélodrome gratuitement, ce n’est pas tous les jours – pour ne pas dire jamais. Cette offre a permis à beaucoup de familles, d’écoles de foot de venir au stade. Un public très rajeuni ce samedi, avec également de nombreux groupes de jeunes présents pour l’événement.

    Après le Vel’, retour

    à Martigues

    À l’intérieur du stade, l’ambiance était plus feutrée, le Vélodrome s’est rempli petit à petit et les 35 000 spectateurs n’étaient pas tous là lors de l’entrée des joueuses. Justement, en bord de pelouse, un kop a donné de la voix. Une bâche « Les Marseillaises » a été brandie et des cheerleaders aux pompons bleus et blancs ont assuré l’ambiance. Certains ont d’ailleurs dû manquer le malheureux CSC de Kbida, dès la première minute. Si les encouragements étaient timides, la seconde période était plus rythmée en tribunes. Le but du 2-0 a d’abord fait mal au crâne, mais la fantastique réduction du score de Mathilde Bourdieu a ravivé la flamme dans les travées. L’annonce du « record historique » par la speakerine de la rencontre a vu naître un long frémissement dans le stade. Il restait un quart d’heure et les Phocéennes pouvaient encore revenir dans la partie. Ensuite, les nombreuses opportunités marseillaises ont été poussées par le public, jusqu’au bout du temps additionnel. En vain.

    Une défaite qui fait mal pour les joueuses, mais les fans semblaient heureux de l’expérience. Rencontrée à la sortie de l’enceinte, Jihane a apprécié le moment… et pourrait revenir. « C’était cool, j’ai passé une bonne soirée. Bien sûr, c’est dommage qu’elles aient perdu, mais j’ai bien fait de venir et c’est possible que je revienne les voir jouer cette saison. » Christophe, la trentaine bien tassée, mettait en avant le mérite de ces joueuses. « ça devait être un rêve pour elle. Jouer devant autant de monde, dans ce stade emblématique, c’est quelque chose d’unique. Malgré la défaite, j’espère qu’elles garderont toutes de bons souvenirs de ce match », raconte-t-il.

    Après l’ivresse du Vélodrome, les Marseillaises vont devoir retourner dans leur stade Francis-Turcan, à Martigues. Cette rencontre sur le boulevard Michelet doit les rapprocher un peu plus d’une venue permanente à Marseille. En tout cas, le public a répondu présent à l’appel du club et l’objectif affiché est atteint : le record français pour un match féminin appartient bien aux Marseillaises.

    « C’est possible que
    je revienne les voir jouer
    cette saison »

  • OM féminines : un rêve nommé Vélodrome

    OM féminines : un rêve nommé Vélodrome

    C’est un jour à marquer d’une pierre blanche. Les Marseillaises vont disputer pour la première fois de leur histoire un match de championnat au stade Vélodrome, ce samedi à 18h30, à l’occasion de la 19e journée d’Arkema Première Ligue, le plus haut niveau du football féminin français, face à leurs voisines de Montpellier.

    « Pour moi, c’est un rêve d’enfant », lance Tess Laplacette, capitaine de la formation phocéenne. « Si on m’avait dit ça il y a huit ans, je n’y aurais pas cru. C’est quelque chose d’incroyable, le club en plus a mis les petits plats dans les grands. C’est ce qui fait aussi rêver tout le vestiaire et on a très hâte d’y aller », poursuit la défenseure hyéroise de 26 ans, consciente qu’elle va évoluer devant près de 50 000 spectateurs. « Je pense que pendant deux secondes, on n’aura pas les pieds sur terre », surenchérit celle qui a disputé le plus de minutes cette saison (1 521). « Dès la première seconde du match, ça va être important d’être concentrées, de faire abstraction de tout ce qui va se passer autour, et je pense que les supporters vont nous pousser, vont nous aider à garder les pieds sur terre et à nous motiver pour ce match à pression », ajoute-t-elle, en appréhendant tout de même les frissons que procure l’entrée dans le tunnel. Une atmosphère électrique qu’a bien connue Corinne Diacre lors de ses deux précédentes expériences au stade Vélodrome : le 16 août 2000 (1-0 contre l’Angleterre) en tant que joueuse de l’équipe de France et le 20 janvier 2018 (1-1 contre l’Italie) en tant que sélectionneuse. « Comme j’ai affaire à des joueuses qui ont très peu l’habitude de vivre ce genre d’événements, il faut que je puisse leur apporter mon expérience et surtout leur donner un peu de sérénité. Parce qu’on ne va pas se cacher, c’est un peu difficile pour certaines en ce moment d’appréhender ce match », révèle l’entraîneure marseillaise, en poste depuis le 6 octobre 2025, persuadée que ses protégées répondront présentes au rendez-vous. « Ce match a un enjeu particulier pour nous puisque si on bat Montpellier demain, on est à 90% assurées d’être maintenues en Arkema Première Ligue la saison prochaine », résume la technicienne de 51 ans.

    Neuvièmes du championnat avec sept points d’avance sur la lanterne rouge, les Marseillaises s’apprêtent à affronter une équipe héraultaise en grande difficulté à la dernière place et au bord d’une relégation assurée. « Je préfère être à ma place quand même qu’à la leur », souligne Diacre, qui souhaite avant tout que ses joueuses soient « efficaces » avant d’être « belles ».

    Repères

    Record battu

    Près de 50 000 personnes ont pris un billet pour assister à cette grande première historique au stade Vélodrome. Un record dans l’histoire du football féminin français, qui bat celui établi en avril 2022, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions entre le PSG et lOL (1-2) au Parc des Princes, avec 43 254 spectateurs présents.

    Des animations toute la journée

    Dès la matinée, la fête du football féminin débutera au Stade Delort, avec un tournoi des catégories U8F à U10F réunissant les jeunes joueuses de la région, de 10h à 16h. Dès 14h45, le parvis Ganay s’anime avec de nombreuses activités accessibles à tous avant le préfiltrage, dans une ambiance festive et populaire. Sans compter les animations prévues au sein de l’enceinte.

    Le pari stratégique du directeur Petruzzo

    En début de saison, Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises, s’interrogeait sur l’affiche la plus pertinente pour faire évoluer ses joueuses sur la mythique pelouse du Vélodrome. Plutôt que d’opter pour un choc face à l’une des grosses écuries du championnat, comme Lyon ou Paris, avec le risque d’un revers sévère, comme lors de récentes confrontations, le dirigeant italo-argentin a préféré miser sur une rencontre offrant une réelle chance de l’emporter. L’objectif : proposer un beau spectacle aux spectateurs. « Dès le moment où l’on a décidé de faire le match au Vélodrome, on a étudié toutes les dates et toutes les options possibles. On a voulu donner une visibilité maximale à l’équipe féminine. On a donc choisi la trêve internationale des garçons. C’est l’une des raisons », explique-t-il, enthousiaste à l’idée de vivre ce moment historique, avant de se projeter déjà vers l’avenir. « On a envie de pérenniser un rendez-vous au Vélodrome chaque saison », martèle l’ancien directeur de la stratégie au club anglais de Liverpool.

  • L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    Avec l’OM, le scénario semble immuable. D’abord conquérants, les Olympiens finissent trop souvent par céder, quittant la scène la tête basse. Après le Stade Rennais, l’Olympique Lyonnais, le Real Madrid, le Sporting Portugal, le SCO d’Angers, l’Atalanta Bergame, le Toulouse FC, le Paris Saint-Germain, le Paris FC et le RC Strasbourg, le LOSC est venu s’ajouter, dimanche soir au stade Vélodrome, à cette longue liste de bourreaux décisifs après la 80e minute de jeu.

    « C’est une défaite douloureuse, surtout à domicile où nous voulons toujours gagner », a réagi Quinten Timber en zone mixte d’après-match. « C’était un grand match face à une équipe proche de nous au classement. Nous voulions vraiment le gagner, mais nous n’y sommes pas parvenus. Nous avons pourtant remporté trois matchs importants récemment, et celui-ci comptait aussi beaucoup », a poursuivi le milieu de terrain néerlandais, persuadé que le collectif phocéen doit davantage s’exprimer sur le terrain. Et surtout persister même quand l’OM mène au tableau d’affichage, ce qui était le cas une nouvelle fois dimanche soir avec l’ouverture du score d’Ethan Nwaneri. Mais il n’a fallu que quelques minutes aux Dogues pour revenir à hauteur.

    « On prend l’égalisation sur un temps fort de notre part, ce qui nous met un coup derrière la tête. Si on arrive à marquer avant, ce n’est plus le même match, a analysé Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. C’est dommage, on manque d’agressivité et de réactivité dans la surface sur le 1-1. Au vu des autres résultats on avait l’opportunité de creuser l’écart sur nos poursuivants et de garder une dynamique positive. On ne va pas tout remettre en question, même si cette défaite est frustrante. C’est dommage », a-t-il répété, conscient de la belle opportunité qui se présentait aux Marseillais après la défaite de Lyon sur Monaco quelques heures plus tôt. Au lieu d’avoir cinq points d’avance sur les Lyonnais et les Lillois, avant un déplacement périlleux à Monaco au retour de la trêve internationale, les Olympiens n’ont plus que deux longueurs d’avance sur leurs poursuivants. Rageant.

    Béquille pour Greenwood 

    L’heure est désormais au repos pour les Marseillais, sauf pour les internationaux qui vont rejoindre leurs sélections respectives. « Quand on reverra les joueurs dans quelques jours, on devra être positif, tout en parlant de ce qui n’a pas marché, comme le trou physique que l’on a eu et un défaut d’intensité », a détaillé Habib Beye. Mason Greenwood, sorti à la 19e minute face à Lille, « souffre d’une béquille au quadriceps gauche », indique le club dans un communiqué publié lundi soir : « Son évolution sera suivie quotidiennement ». « Il a ressenti une grosse douleur », avait confié le technicien franco-sénégalais. Sans Greenwood, la fin de saison de l’OM s’annonce épineuse.

  • L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    Samedi dernier, la victoire ramenée de Toulouse a stoppé la chute sportive. L’OM a profité du nul de Lyon face au Paris FC pour remonter sur le podium de la Ligue 1, grâce à une meilleure différence de buts. Néanmoins, si elle s’est améliorée, la situation reste précaire. « Cette victoire n’enlève en rien du début 2026 calamiteux », clame Thierry.

    Au Stadium, samedi dernier, la délégation des supporters marseillais a fait la grève des encouragements. Qu’en sera-t-il vendredi, pour le retour de l’OM au Vélodrome à l’occasion de la réception d’Auxerre ? « Les joueurs ne méritent pas d’être encouragés. Ils auront droit à l’accueil qu’ils méritent. Je sais que la plupart des abonnés seront au stade, car l’amour du maillot est plus fort. Mais je pense que le meilleur moyen de faire comprendre la déception, ce sera le silence. » Gilbert a d’ailleurs tranché. « Mes places, je vais les donner à mes petits-neveux. Moi, je serai devant la télé vendredi », continue celui qui ne compte plus les décennies à suivre les matches.

    Nouveau départ ?

    « Auxerre, cela doit être le coup d’envoi d’un nouveau départ ! » Thierry n’arrive pas à se défaire de sa carapace de supporter viscéral. « C’est vrai qu’il y a eu les déceptions, la rouste face au PSG, l’élimination en Coupe qui est peut-être la défaite de trop. Mais il reste encore la troisième place à aller chercher », insiste-t-il.

    Alain est plus radical : « C’est vrai que le nom OM reste vendeur. Mais les vrais supporters ont fini par se lasser. Moi le premier. » Quant à savoir comment le peuple du Vélodrome doit se manifester vendredi, lui reste sur sa position. « Je le répète depuis plusieurs semaines. Il faut un stade vide ! Les banderoles, les chants hostiles ne mènent à rien. »

    Contre Strasbourg, les deux virages s’étaient signalés de la sorte, boycottant le premier quart d’heure. « Ce qu’il faudrait, c’est passer tout le match dehors. à chanter comme si nous étions à l’intérieur, faire la fête. Montrer que l’on est là, sans y être. »

    Florence, quant à elle, a une autre vision. Celle d’une personne qui s’apprête à traverser toute la France pour assister à OM-Lille : « Chaque fois que je peux venir au Vélodrome, c’est une bouffée d’oxygène. » La Boulonnaise voit le verre à moitié plein. « Je me dis qu’il reste encore une fin de saison qui peut tout changer, remarque-t-elle. Même si je comprends la déception d’une nouvelle saison sans trophée. » Elle note que « chaque fois que je viens, il y a la victoire ! » La dernière fois, c’était pour la Ligue des Champions, contre Newcastle.

    Une saison perdue

    Toutefois, Florence reconnaît « comprendre la lassitude de ceux qui attendent en vain quelque chose ». De son côté, Gilbert rumine depuis qu’il a assisté aux deux humiliations de Liverpool et du PSG. « Pour moi, cette saison est perdue depuis début janvier. Elle va se terminer dans l’indifférence totale. »

    « Le mal est profond, car mes amis Dodger’s, grâce à qui je pourrai venir assister au match de Lille, envisagent de ne pas reprendre leur abonnement la saison prochaine, alors que certains n’ont rien raté depuis plus de trente ans », souligne Florence.

    Une chose est sûre. L’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut regagner les cœurs. Mais battre Auxerre ne suffira pas. « Il faut faire le plein sur les deux réceptions consécutives », clame Thierry. Mais il avertit que « les victoires ne suffiront pas. Il y faudra la manière. Faire le travail avant la trêve et enchaîner à Monaco. Pour terminer le championnat à fond jusqu’au bout ! ».

    Ligue 1 : l’appel des sept

    Frank Mc Court fait partie des sept patrons de clubs de Ligue 1 demandant une réforme du football professionnel français.

    Le propriétaire de l’OM s’est joint à ceux de Lyon, Rennes, Lens, Metz, Le Havre et du Paris FC pour interpeller l’Assemblée nationale afin qu’elle inscrive à son calendrier la proposition de loi sur la réforme du football français, en sommeil depuis son vote au Sénat, en juin 2025. Elle prévoit le remplacement de la LFP par une société de clubs, sur le modèle de plusieurs grands championnats européens et évoque les droits TV à renégocier.

  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.