Tag: Stade Vélodrome

  • La force du collectif

    La force du collectif

    L’épilogue de la précédente saison de l’OM a eu lieu sur les pelouses de la Coupe du Monde. Le seul joueur de l’effectif 2025-2026 à faire partie de l’équipe de France était… le milieu de terrain Adrien Rabiot. Celui qui quelques semaines après le début de la saison avait été prié de quitter le club suite à une rocambolesque « altercation » avec Jonathan Rowe… L’OM en a payé l’addition comme on paye les musiciens à la fin du bal. Avec une deuxième partie de saison catastrophique, en roue libre, un avion sans pilote qui naviguait à vue, au fil des matches, en trottinant, parfois même pas. Jusqu’à l’entraîneur, en l’occurrence Roberto De Zerbi qui en arrive à jeter l’éponge. « Vivement que ça se finisse ! », était la phrase la plus récurrente et la plus entendue durant ce chemin de croix.

    Renverser
    la table

    Alors qu’attendre
    de la nouvelle équipe dirigeante de l’Olympique de Marseille ? Tout ! Évidemment. Que le club retrouve des couleurs et avec lui ses supporters. Que ce nouveau départ, qui rabat beaucoup de cartes, permette de souder un collectif, qui à l’instar de Lens contre le PSG lors du trophée des Champions, soit en capacité de renverser la table dans n’importe quel match. Là encore, les difficultés financières de l’OM rendent assez improbable l’arrivée d’une pléthore de joueurs de premier plan d’ici le 1er septembre. Mais ce n’est peut-être pas plus mal d’être acculé à devoir se serrer les coudes, à mouiller
    le maillot et à compter les uns sur les autres plutôt que dans une « individualité » qui ferait la différence à
    tous les coups.
    S’il y a un chemin à suivre, c’est celui du collectif, dont la force est parfois insoupçonnable.

  • L’Écureuil établit son nouveau nid au Vélodrome

    L’Écureuil établit son nouveau nid au Vélodrome

    Dix ans après, Orange va s’estomper de la façade du Vélodrome. Désormais, c’est un autre nom qui sera associé à celui du théâtre des rêves phocéens. Un nom que les Marseillais connaissent bien. Cepac, pour Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse. Une appellation déjà étroitement liée à l’histoire de l’OM, puisque la société est un partenaire privilégié du club depuis quarante ans.

    « Nous avons convenu d’un mariage volontaire. Qui concrétise une vraie ambition en inscrivant notre nom sur un monument qui sert à la fois l’OM et d’autres activités », justifie Christine Fabresse. La présidente du directoire de la banque régionale voit dans cette alliance bien plus qu’un simple rapprochement économique : « Nous sommes un acteur du territoire depuis plus de deux siècles, nous sommes la banque du milieu sportif et, à l’image de l’OM, nous avons une attractivité qui court au-delà de territoire régional. »

    Visibilité exceptionnelle

    Stéphane Richard, qui lorsqu’il était à la tête d’Orange, a négocié le premier naming de l’histoire olympienne, sait très bien, comme Christine Fabresse, « que pour les gens, le Vélodrome sera toujours le Vélodrome et que très peu vont l’appeler Cepac Vélodrome ». Mais c’est l’image qui compte. « Celle d’un stade en cœur de ville, qui est sans doute le plus photographié de France et donc, pour le nom du partenaire, c’est la perspective d’avoir une visibilité exceptionnelle », souligne le président.

    En renforçant sa présence aux côtés de l’OM, Christine Fabresse ne souhaite pas se limiter à un simple contrat de naming : « Nous allons donner du sens à cette démarche. Ouvrir le stade à un plus grand nombre de personnes. » En dehors des rendez-vous sportifs ou festifs, à l’image du concert de Bad Bunny, des invitations gratuites seront proposées chaque année à divers publics pour qu’ils découvrent l’envers du décor. « Nous comptons proposer des opérations en collaboration avec des associations intervenant auprès d’enfants malades, dans les écoles, ou encore accompagnant les femmes victimes de violences », détaille-t-elle. La Cepac va également relancer une carte de crédit aux couleurs de l’OM.

    Ce partenariat lance une nouvelle dynamique, « dans un Vélodrome qui est l’OM et l’OM qui est le Vélodrome. Nous allons faire vivre un site capital, un élément de force avec de très belles choses qui vont compléter les matches », indique Stéphane Richard.

    Stéphane Richard veut « réinventer l’OM sans renoncer aux ambitions »

    À l’occasion de l’officialisation du partenariat entre le club qu’il préside désormais et la Cepac, Stéphane Richard a tenu à rassurer concernant les finances olympiennes. « Nous avons dû faire face à des échéances qui n’étaient pas faciles, mais elles sont derrière nous », a-t-il déclaré.

    Pour n’avoir pas respecté ses engagements concernant le fair-play financier, l’UEFA a sanctionné l’OM d’une amende de 10 millions d’euros, assortie d’une suspension de participation aux coupes d’Europe avec sursis. De son côté, la DNCG a décidé d’un encadrement de la masse salariale et des recrutements. « La situation est clarifiée », a-t-il poursuivi.

    Avant de détailler quelle sera la politique qu’il compte mener en matière de recrutement : « Nous souhaitons mettre en route un nouveau cycle, en travaillant dans le calme, le sérieux et la discrétion. » Il compte miser sur « la formation et changer de modèle économique, car celui qui a été choisi avant nous n’a pas donné de résultats. Le moment est venu de réinventer l’OM sans renoncer aux ambitions ».

    M.Ga.

  • La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    Celui qui succède à Pablo Longoria était à la tête d’Orange lorsque le partenariat entre le club et le géant des télécommunications lançait l’enceinte du boulevard Michelet dans l’ère du naming.

    Le contrat avec Orange étant arrivé à son terme, c’est une autre entreprise qui va prendre le relais. Stéphane Richard, en tant que président de l’OM, et Christine Fabresse, directrice du directoire de la Caisse d’épargne Cepac vont officialiser le partenariat entre les deux parties.

    La signature aura lieu à 12h, au stade Vélodrome.

  • Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome

    Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome

    Bad Bunny au stade Vélodrome. Pas le surnom d’une chèvre qui vient encore de signer à l’OM, mais bien le bouillant lapin des musiques latines, qui se produit mercredi 1er juillet dans l’antre des Olympiens. Cet artiste parmi les plus écoutés à travers le globe fait escale à Marseille dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », d’après le nom de son sixième album sorti l’an passé. Une discographie qui monte qui monte depuis les années 2010, et un opus hissé au firmament par le tremblement de terre en mondovision provoqué en février 2026 par son show à la mi-temps du Superbowl, cette parenthèse artistique de la finale de football américain, illustration suprême de la victoire culturelle d’el « imperialismo yankui ». Et pourtant. Truffée de références à ses racines portoricaines, notamment le perreo, danse reggaeton à se déglinguer le bassin et reprise notamment dans les mouvements contestataires de cette île colonisée il y a près de 130 ans par les États-Unis, la prestation de Bad Bunny a bien fait enrager Trump. « Ils veulent me prendre ma rivière et aussi ma plage. Ils veulent mon quartier et que ma grand-mère soit partie. Non, ne lâche pas ton drapeau. Je veux pas qu’ils fassent de toi ce qu’il est arrivé à Hawaii », chante, sur le titre « Lo Que Le Pasó a Hawaii », la superstar de 32 ans devenue égérie anti-Trump en multipliant notamment les prises de position contre l’ICE et pour l’accueil des migrants ou les droits LGBT.

    Coups de chaud

    Désormais icône politique tout autant que de la mode et de l’entertainment en général, une figure portée aux nues ou détestée, comme seuls les États-Unis savent enfanter et raffolent. Dans tout cela, on en oublierait presque la qualité de Debí Tirar Más Fotos, album sacrément bien produit au cours duquel reggaeton, salsa et merengue immergent les auditeurs dans ses influences portoricaines et caribéennes. Par-dessus, les scansions suffocantes de Bad Bunny achèvent de tirer les oreilles des lapins du monde entier pour les traîner fissa sur la piste de danse. De son « Nuevayol » introductif qui dope et sample le thème d’« Un Verano en Nueva York » d’El Gran Combo de Puerto Rico (1975), à la salsa survitaminée « La Mudanza », 17 titres chargés qui décupleraient la canicule marseillaise actuelle en un tour de chant ou de reins. Sûrement aussi de quoi mettre un coup de chaud supplémentaire à la RTM qui annonce encore son cortège de modifications des lignes passant vers le Vélodrome mercredi 1er juillet dès 16h. Il faut dire que le concert de Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, se jouera à guichets fermés et que les reventes de places se monnayent encore très cher.

  • Clap de fin pour Orange, place au CEPAC Vélodrome

    Clap de fin pour Orange, place au CEPAC Vélodrome

    Le stade Vélodrome change de nom. Le contrat liant l’enceinte marseillaise à Orange arrivait à son terme en juin, et un nouveau partenaire était recherché pour succéder à l’opérateur téléphonique. Dix ans après l’instauration de l’« Orange Vélodrome », l’Olympique de Marseille et la Caisse d’Épargne CEPAC ont officialisé, ce jeudi, la signature d’un accord de naming. À compter du 2 juillet, le stade sera rebaptisé « CEPAC Vélodrome » pour une durée de sept ans.

    Si le montant du contrat n’a pas été communiqué, il devrait être supérieur aux quelque 2,5 millions d’euros annuels versés jusque-là par Orange, selon RMC Sports.

    Dans un communiqué, Christine Fabresse, présidente du directoire de la Caisse d’Épargne CEPAC, s’est félicitée de ce partenariat inscrit dans la durée : « Depuis quarante ans, la Caisse d’Épargne CEPAC est au rendez-vous de l’histoire de l’Olympique de Marseille. Aujourd’hui, en associant notre nom au Vélodrome, nous faisons bien plus que franchir une étape : nous affirmons, avec fierté et avec conviction, notre attachement indéfectible à Marseille, à son énergie, à son identité et à son avenir. »

    En effet, comme le note la présidente, l’OM et la CEPAC sont intimement liés depuis plusieurs décennies. La banque est présente aux côtés des Olympiens depuis 1986 et l’alliance s’est renforcée en 2022. Ll’équipe féminine Les Marseillaises ont également reçu un soutien appuyé de la part de « L’écureuil ».

    Le naming, une pratique en plein essor

    Le président de l’Olympique de Marseille, Stéphane Richard, dont la prise de fonctions interviendra le 2 juillet, a lui aussi réagi : « L’engagement de la Caisse d’épargne CEPAC à nos côtés depuis quarante ans force le respect. En choisissant aujourd’hui d’associer son nom au Vélodrome pour les sept prochaines années, elle envoie un signal puissant : celui de la confiance, de la fidélité et d’une ambition partagée pour l’avenir de l’Olympique de Marseille. Cet accord dit quelque chose de rare et de précieux : la capacité d’un club et d’un grand acteur économique de leur territoire à avancer ensemble. »

    La Ville de Marseille, propriétaire du stade, a également salué cet accord. Son maire, Benoît Payan, s’est réjoui de voir «  qu’un partenaire local historique s’engage dans cette magnifique aventure qu’est l’Olympique de Marseille ». Le club et la CEPAC présenteront les contours de ce contrat lors d’une conférence de presse organisée dans l’enceinte phocéenne le 2 juillet, date d’entrée en vigueur du nouveau naming.

    À l’heure où les meilleurs footballeurs du monde évoluent dans des stades dotés de naming (SoFi Stadium, Gillette Stadium, etc.), le modèle s’implante de plus en plus en France. une source de revenus complémentaire pour les clubs et les exploitants. En France, plusieurs stades ont déjà franchi le pas, à l’image du Groupama Stadium à Lyon ou du Matmut Atlantique à Bordeaux.

    La Caisse d’épargne CEPAC proche des terrains

    Voir la Caisse d’épargne donner son nom au stade Vélodrome n’est en soi pas une réelle surprise. La banque se montre très investie dans le sport et cela depuis des années. Partenaire du Comité national olympique et sportif français depuis 2009, elle est aussi aux côtés des fédérations de basket et handball depuis un peu plus de 10 ans.

    Lors des Jeux de Paris 2024, la Caisse d’épargne était partenaire premium de l’événement. De plus, la CEPAC est déjà le sponsor d’un endroit emblématique à Marseille. Depuis janvier 2019, la banque donne son nom à une salle de concert : le CEPAC Silo. Le Vélodrome est donc le second lieu populaire à recevoir ce patronyme dans la ville.

  • Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Le stade Vélodrome va accueillir, ce samedi soir (21h05), ce qui s’apparente à l’une des rencontres les plus dantesques de la saison. Bien sûr, la volonté de gagner cette demi-finale est immense pour les deux équipes, mais le duel risque d’être épique. Montpellier et le Stade Français, soit les meilleures formations du Top 14 en 2026. Des clubs quasiment invincibles, avec une confiance extrêmement élevée avant de jouer pour retrouver la finale du championnat. Le MHR est un récent finaliste, et même champion (2022), alors que les Parisiens patientent depuis 2015.

    Les deux entités se sont surtout relevées de la plus belle des manières après deux derniers exercices plus que compliqués. En 2024, Montpellier s’est retrouvé à une minute de tomber en Pro D2, lors d’un barrage renversant à Grenoble (20-18). L’an passé, les Héraultais ont terminé 9e, manquant les phases finales, alors que les pensionnaires du stade Jean-Bouin se sont sauvés pour un point. 12e juste devant Perpignan, ce qui leur a permis d’éviter le stress de l’access match.

    Depuis, le soleil brille de Montpellier à Paris. Le club propriété du milliardaire Mohed Altrad n’a connu la défaite qu’à deux reprises en 2026. Deux revers contre Toulon et Toulouse et pour le reste, une pluie de victoires, de Montauban à Lyon en passant par les provinces irlandaises. Car le MHR a survolé la Challenge Cup, éparpillant en finale l’Ulster, à Bilbao (59-26).

    Le Stade Français confiant après son barrage gagnant

    L’entraîneur Joan Caudullo évoquait ces six premiers mois de l’année hors-norme. « Je crois au fait que, quand on met un projet en place, il marche. Et quand il y a une continuité, il marche, quel que soit celui qui est à la barre. Là, on a de la stabilité, obligatoirement, ça marche, mais je ne pensais pas que ça allait marcher aussi vite. »

    Le duel s’annonce exceptionnel face au Stade Français, les soldats roses sortant d’un quart de finale de premier plan face à la Rochelle. 45-5, les hommes de Ronan O’Gara ont pris la leçon. Le deuxième ligne Paul Gabrillagues cite le changement d’état d’esprit du groupe cette saison. « Nous avons beaucoup de confiance en nous depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C’est ce qui permet ensuite d’être plus serein. On l’avait déjà vu sur certains matchs pendant la saison. Il faut être honnête, ce n’est pas le même visage que l’an dernier. » Le Vélodrome s’apprête à vivre une demi-finale bouillante et indécise.

    Demi-finale de Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Montpellier : Banks – Ngandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti, Price – Vunipola, Bécognée, Nouchi – Duguid, Verhaeghe – Haouas, Uelese, Erdocio

    Stade Français : Barré – Dakuwaqa, Ward, Nene, Marchand – Carbonel, Kerr Barlow – Tanga, Briatte, Halaifonua – Pesenti, Gabrillagues – Alo, Nicotera, Iscaro

  • Montpellier, l’histoire recommencée

    Montpellier, l’histoire recommencée

    On a eu peur que les joueurs soient éblouis. Ils l’ont été durant les premières minutes », raconte Eric Béchu peu après la demi-finale du Top 14 au stade Vélodrome entre Montpellier et le Racing 92 le 28 mai 2011. Une première demi-finale pour le MHR, une déflagration de sentiments rivée à la mémoire.

    Eric Béchu est alors l’entraîneur adjoint de Fabien Galthié. Le mentor humaniste du futur sélectionneur de l’équipe de France au style plus abrasif. Un homme au crépuscule de sa vie, que l’on voudrait encore entendre à la veille de la demi-finale samedi 20 juin entre Montpellier et le Stade français. Un homme disparu en janvier 2013 d’un cancer fulgurant.

    L’après-midi incandescent du mythique Vélodrome éblouit les joueurs de Montpellier. Le virage Sud, celui des Ultras de l’OM, se drape dans ses couleurs préférées : le bleu et blanc. Au moins 25 000 Montpelliérains ont pris la route vers Marseille dans une procession populaire. Avec une station dans les bistrots qui longent le boulevard Michelet.

    « C’est mon meilleur souvenir sous le maillot de Montpellier. Cette année-là était assez particulière et folle », souffle l’ancien capitaine emblématique Fulgence Ouedraogo. « Je ne me souviens pas forcément du match, mais des à-côtés. Je me souviens de notre arrivée en bus. On avait dormi dans un château à côté de Marseille. On était au vert et au calme. Et puis, il y a ce virage vers le stade. Et là, tous les gens sortent des bars et commencent à taper contre le bus. Cette marée de personnes et leurs drapeaux bleus, l’entrée dans le stade avant l’échauffement, tout ce monde dans les gradins… Je me suis dit, mais on est où ? » raconte-t-il, le souvenir vibrant et vivant.

    Ce jour-là, Montpellier bascule dans un autre monde. En un seul jour, un seul coup. Tout ce que les gamins du Pic Saint-Loup : Ouedraogo, François Trinh-Duc, Kélian Galletier, Geoffrey Doumayrou… ou d’autres comme Julien Tomas voulaient vivre, ils le vivent là. Ils vivent le moment d’une vie avec leur club formateur. Eux, mais aussi le Géorgien Mamuka Gorgodze ou Benoît Paillaugue portent ce club balbutiant en finale du championnat face au Stade toulousain. Au bout d’une demi-finale indécise face au Racing 92 de Chabal, Nallet, Steyn… ou Pierre Berbizier.

    « C’est l’acte de naissance du MHR au plus haut niveau. C’est là où on a vraiment franchi un cap et joué nos premières phases finales », juge Fulgence Ouedraogo.

    À Marseille, Montpellier est au bout de la saison des premières fois. D’une première campagne en phase finale, d’un premier barrage arraché à Castres sur une pénalité ratée par le buteur tarnais Romain Teulet. Un échec qui efface tout, qui ne s’efface pas. Après cette première victoire en phase finale, les joueurs de Montpellier n’écoutent que leur joie. Et s’arrêtent au bar en bord de route à Saint-Pons de Thomières.

    Une semaine plus tôt, au stade Du Manoir, ils avaient arraché leur place en phase finale face à l’équipe de Toulon de Philippe Saint-André, Mourad Boudjellal et Jonny Wilkinson. Au bout d’un match de feu, d’une passe d’armes entre Boudjellal et Galthié, au bout d’une saison débutée par un succès face au Racing 92, où les prémices de sa révélation étaient là. Galthié, l’éternel insatisfait, soufflera : « des matchs comme ça, on n’en fait pas deux ».

    Au cours de l’été 2010, celui de son arrivée, Fabien Galthié avait failli tout plaquer. Eric Béchu, son ancien éducateur à l’école de rugby de Colomiers, l’en avait dissuadé. L’ex-consultant des Pumas (2008-10) et entraîneur du Stade français (2004-08) était au cœur d’un imbroglio politique et d’une bataille souterraine. Entre Georges Frêche, patron de l’Agglo et André Vézinhet, président du Département et beau-père du président du MHR, Thierry Pérez.

    Montpellier brûlait de mille feux. Et de contre-feux. L’histoire du MHR était en marche sur cette poudrière. Avec, comme étincelle ultime, la demi-finale à Marseille, inscrite à jamais dans les souvenirs des uns et des autres. « C’est le plus beau souvenir de ma carrière », avouera aussi Joan Caudullo, remplaçant entré en cours de jeu au Vélodrome. Ouedraogo et Caudullo vivront pourtant la finale au Stade de France face à Toulouse. Une finale qui leur a échappé d’un doigt. Celui de Ouedraogo fracturé au Vélodrome.

  • Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Au Vélodrome, Toulouse et le Racing visent la finale

    Le gratin du rugby français fait étape le temps d’un week-end au stade Vélodrome. L’écrin habituellement utilisé par l’Olympique de Marseille reçoit, vendredi et samedi, les demi-finales du Top 14. La discipline est une habituée des lieux entre les délocalisations du RC Toulon, mais aussi l’accueil de ces mêmes demi-finales en 2017 et de la finale il y a deux ans. Le Stade Toulousain et le Racing 92 seront les deux premières équipes à fouler l’herbe marseillaise, ce soir (21h05).

    Une rencontre au sommet, dans un antre que les deux coachs, Ugo Mola et Patrice Collazo, apprécient tout particulièrement. « Je suis content de venir au Vélodrome. Pour moi, c’est le plus beau stade de France, voire du monde. Je trouve que c’est un endroit rêvé pour le rugby, que ça donne une dimension à ces demi-finales. C’est un stade avec une caisse de résonance monstrueuse », appuyait Collazo. Mola le Toulousain a aussi raconté que le pèlerinage au Vélodrome était commun, lorsqu’il était joueur, dans les années 1990.

    Les Racingmen savent pertinemment qu’ils sont loin d’être favoris lors de cette rencontre. Ce costume leur sied à merveille, vu qu’ils viennent simplement d’infliger à Pau sa seule et unique défaite de la saison à domicile (33-31), lors du barrage. Avec ce phrasé qui lui colle à la peau, Patrice Collazo a évoqué un Toulouse « en formule all inclusive », avec toutes ses stars disponibles pour le choc de la soirée. Surtout que les différentes statistiques à propos des phases finales ne penchent pas en faveur des Franciliens. Depuis 2018, aucun barragiste n’a atteint la finale du Top 14. Pire encore, les Haut-Garonnais sont des monstres de réussite lorsque l’été approche. Terminer parmi les deux premiers du championnat les amène forcément en finale par la suite. 7 sur 7 lors des deux dernières décennies.

    Dupont IN, Ramos OUT

    Patrice Collazo a d’ailleurs catégoriquement refusé d’évoquer la soi-disant méforme de son adversaire. « Ce sont les médias qui ont dit ça. Ça fait deux semaines qu’ils étaient dans les eaux profondes. Pour connaître un peu la maison, quand ils ferment les écoutilles et qu’ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu’ils se préparent. Heureusement, il y a des articles qui sont réapparus un peu aujourd’hui. Je vous laisse interpréter la saison de Toulouse, je n’ai pas la prétention d’interpréter. »

    Ugo Mola n’a pas laissé planer le doute trop longtemps en révélant qu’Antoine Dupont sera dans le groupe pour ce match. Il sera même titulaire aux côtés de Romain Ntamack. Seule ombre au tableau, Thomas Ramos est absent. D’après les explications de son entraîneur, il a lui-même préféré ne pas tenter le coup pour le bien de l’équipe. Blair Kinghorn le remplace au poste de numéro 15.

    Demi-finale du Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Pierre Brousset

    TOULOUSE : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel – Ntamack, Dupont – Roumat, Willis (cap.), Cros – Meafou, Brennan – Merkler, Mauvaka, Neti

    RACING : James – Manu, Fickou, Tuisova, Spring – Gibert, Carbonneau – Hughes, Manyarara, Baudonne – Taofifenua, Hill – Bamba, Tarrit, Gogichashvili

    Plusieurs animations à travers la ville

    Marseille se met, le temps d’un week-end, au rythme du rugby. Des animations liées à la discipline sont prévues dans les prochains jours sur le Vieux-Port et sur le parvis du stade Vélodrome. De nombreuses activités et initiations sont au programme, avec entrée gratuite pour tous, fans de rugby ou non.

    Un village éphémère a été installé, face à la mer, en partenariat avec plusieurs sponsors du Top 14 et de la Ligue Nationale de Rugby. Une « Sensory Room » a également été mise en place au Vélodrome et sera destinée à des personnes souffrant de troubles sensoriels, cognitifs ou neurodéveloppementaux. 28 personnes suivront les matches en audiodescription, pour une immersion totale.

  • Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Antoine Dupont a enflammé le Vélodrome

    Pour sa première apparition dans un choc Toulon-Toulouse délocalisé au stade Vélodrome, Antoine Dupont a brillé de mille feux. Auteur d’un essai décisif en toute fin de première période, pour permettre aux Rouge et Noir occitans de prendre l’avantage au tableau d’affichage, puis de deux passes décisives sur les finitions de Romain Ntamack (5e) et Santiago Chocobares (45e), le plus célèbre international tricolore a démontré qu’il fallait toujours compter sur lui dans les grands rendez-vous. À défaut des nombreuses critiques dont il est la cible depuis son retour de blessure en début d’année.

    « On a retrouvé Antoine Dupont aujourd’hui sur la qualité technique et les bons choix qu’il a faits, c’est une bonne chose, maintenant, il ne faut pas lâcher. On ne le ménage pas beaucoup, on essaye de le mettre dans des conditions de fatigue pour lui faire vivre des situations dures physiquement mais on pense qu’il a besoin de vivre ça », souligne Virgile Lacombe, l’adjoint d’Ugo Mola dans le staff toulousain, conscient que son joueur vedette a réalisé pas moins de 84 passes dans ce choc au Vélodrome. Soit 25 de plus que ses homologues toulonnais Baptiste Serin et Ben White réunis. Le capitaine du XV de France ne portait pas le brassard toulousain, au profit de Jack Willis. « C’était pour qu’Antoine se concentre davantage sur son jeu », ajoute l’ancien talonneur. Un choix qui s’est finalement avéré payant.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola