Tag: spectacles

  • Le festival Charbon Ardent rallume la flamme

    Le festival Charbon Ardent rallume la flamme

    À La Grand-Combe, le mois de décembre commence sous le signe du feu et des émotions. Du 3 au 7 décembre, Charbon Ardent revient pour sa 19e édition, fidèle à son ambition : offrir un festival gratuit, populaire et ancré dans l’identité cévenole. Cette année, la « Symphonie des éléments » servira de fil conducteur à une programmation qui mêlera création artistique, mémoire minière et fête collective. Le froid ne fait pas peur au public, et seule la pluie inquiète la municipalité.

    Un programme bouillant

    Pendant cinq jours, la ville entière s’animera, de la place Jean-Jaurès à l’espace Frida-Kahlo, en passant par le puits Ricard. C’est justement au puits Ricard que se jouera l’un des grands moments du festival. Samedi 6 décembre, la compagnie La Machine présentera « Incandescences », un spectacle de feu et de lumière. Habituée aux performances monumentales à Toulouse, Nantes ou Calais, la troupe promet une création « poétique et lumineuse », spécialement adaptée à ce site classé.

    Autour de ce final très attendu, Charbon Ardent proposera une semaine dense : soirée rap avec Vices & Versets et Benjamin Epps, concert afro-cubain des Panteras, sirènes musicales de la Cie Mécanique Vivante, spectacles de danse, marionnettes, pyromanie ou vernissages. Des centaines d’élèves du territoire participeront aussi à des ateliers artistiques avant des restitutions publiques. La Grand-Combe, autrefois mine de charbon, revendique désormais une autre identité : celle d’une mine de culture.

  • La magie de Noël ouverte à tous durant trois semaines

    La magie de Noël ouverte à tous durant trois semaines

    Il a déjà commencé à s’inviter. Dans les vitrines des commerces de la ville, qui ont troqué le code couleur orange et vert pour le rouge, or et sapin. Dans les cuisines, d’où émane le doux parfum de cannelle. Dans une dizaine de jours, l’esprit de Noël, tout en générosité et en partage, aura fini d’envahir tous les quartiers de Martigues. Comme chaque année, la Ville et ses partenaires ont concocté un programme d’animations riche et gratuit.

    « Tous les événements sont pris en charge par la municipalité pour qu’ils soient accessibles à tout le monde, quel que soit son revenu », explique Marceline Zephir, conseillère municipale déléguée à l’événementiel et à la culture, particulièrement au festival des Fadas du monde et au carnaval. Tous, y compris les manèges, la roue de 9 mètres de haut qui sera installée au bout de la pointe San Crist, ou la luge gonflable qui sera installée place Gérard Tenque, le 17 décembre puis du 20 au 28.

    « Aucun quartier ni aucun public n’est oublié, avec des manifestations dans les quatre coins de la ville, pour les familles, mais aussi avec des activités dédiées aux séniors », affirme l’élue.

    De nombreux moments festifs

    À Jonquières, le marché de Noël ouvrira ses portes Esplanade des Belges, le 11 décembre, avec 22 exposants. Les illuminations seront officiellement lancées le vendredi 12 décembre à 18h, place de la Libération, avec un spectacles d’effets pyrotechniques et des parades. Le Père Noël fera son arrivée en barque sur le quai Maurice-Tessé, à Ferrières, le 13 décembre à 15h30. Le tant attendu mapping se déroulera quant à lui les 20 et 21 décembre, sur les bâtiments du quai Brescon et de la place Mirabeau.

    Côté spectacles, samedi 13 décembre, rendez-vous à 18h devant le cinéma La Cascade pour un conte moderne mêlant feu et musique, dans un univers féerique où la technologie sublime l’émotion. Un feu d’artifice sera tiré le 20 décembre, à 18h, du Théâtre de Verdure. Deux jours plus tard, au même endroit, des jongleurs de feu enflammeront la scène. Enfin, samedi 27 décembre, des drones illumineront la nuit et seront visibles depuis Sainte-Anne, à 18h. De nombreux défilés sont également programmés, les 13, 20 et 21 décembre, avec des personnages de dessins animés, le 23 décembre avec le groupe de musique Macadam qui déambulera à Jonquières et le 14 décembre pour la grande parade de Noël, avec la star de la période qui sera présente : le Père Noël.

    « Les centres sociaux organisent aussi de nombreuses activités créatives, ludiques, et des animations sportives en partenariat avec les clubs de la ville », précise Carole Gouiran, directrice à Jacques Méli, qui se réjouit : « Les gens qui ne partent pas en vacances peuvent profiter de trois semaines festives et familiales. »

    Programme complet sur le site de la Ville

  • Les arts du geste s’élancent dans l’Ouest du département

    Les arts du geste s’élancent dans l’Ouest du département

    C’est devenu une institution. Depuis 27 ans, Les Élancées « célèbrent la rencontre entre le corps en mouvement et la poésie du geste », présente Nicole Joulia, présidente de la régie Scènes et Cinés, à l’initiative de l’événement. Pour sa 28e édition, le festival investira les six communes de l’Ouest du département (Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône) avec 21 compagnies et 67 représentations, dont 26 destinées aux scolaires, du 31 janvier au 15 février.

    15 000 spectateurs

    chaque année

    Cette mobilité ramène 15 000 spectateurs chaque année, et permet « de s’ouvrir sur des publics différents, plus familial, plus jeune, qui ne viennent pas forcément sur les autres temps du programme de la Régie », s’enthousiasme Nicole Joulia, qui invite à développer ces moments « d’éducation populaire » bénéfiques pour le « bien commun ».

    Anne Renault, la directrice artistique de Scènes et Cinés qui quittera ses fonctions en décembre, présente ses coups de cœur, à commencer par le camion spectacle Ballroom venu tout droit des Flandres qui s’installera à Istres et à Fos. À l’intérieur du véhicule, un « jongleur qui a travaillé pendant des heures et des heures la trajectoire de ses balles » fascinera petits et grands les 4, 7 et 8 février.

    Les sept circassiennes, comédiennes et musiciennes du cirque Galapiat et leur satire fantasque de la culture finlandaise ont aussi tapé dans l’œil de la programmatrice. « Elles savent tout faire », s’émerveille-t-elle. Leur spectacle sera visible sous chapiteau, du 11 au 15 février à Miramas.

    « On a l’impression que les artistes volent »

    Côté danse, la compagnie australienne Circa présentera son spectacle Wolf samedi 31 janvier au théâtre de Fos, avec une chorégraphie qui met en scène l’animalité de l’homme et de la femme. « On a l’impression que les artistes volent, on voit vraiment la confiance qu’ils se portent et la force du collectif », détaille Anne Renault.

    Mais Les Élancées s’intéressent aussi au jeune public, avec des représentations qui leur sont dédiées comme Faire encore cailloux. La compagnie Itinérances se rendra dans les écoles maternelles de Port-Saint-Louis-du-Rhône les 12 et 13 février pour montrer cette « pièce nomade sur les sensations », avec un atelier proposé aux enfants à l’issue de la représentation.

    Tarif 8 € / 5 € avec le Pass Élancées*

    Pass : dès 4 places achetées sur un ou plusieurs spectacles au tarif Elancées. Tarifs habituels pour les spectacles de la saison.

    Billetterie en ligne www.scenesetcines.fr

  • Les Amis de La Marseillaise lancent leur campagne annuelle d’adhésion

    Les Amis de La Marseillaise lancent leur campagne annuelle d’adhésion

    Aux Rotatives de La Marseillaise, ce lundi 17 novembre au matin, Antoinette, Serge et Jacques ont lancé la machine. Six cents bulletins d’adhésion ont été mis sous pli pour être envoyés aux Amis de La Marseillaise, aux quatre coins de la métropole et dans les DOM-TOM.

    « Au service du pluralisme de la presse depuis plus de 30 ans », scandent les trois bénévoles. L’association récolte des fonds entièrement reversés au journal. Tombolas, débats, spectacles et repas sont organisés tout au long de l’année pour permettre de se rencontrer et d’échanger. « Nous appelons à dépasser les clivages », quand il s’agit de pluralisme et de liberté de la presse, appuie Jacques Takelyan. Les énergiques retraités se font relais citoyen dans les territoires couverts par le journal, mais aussi au-delà, pour étendre l’engagement militant et défendre La Marseillaise. Toujours dans la convivialité. À noter que les dons seront défiscalisés à 66%.

    Spectacle le 29 novembre

    À partir du moment où la salle des « Rotatives » rénovée a été disponible, les Amis de La Marseillaise ont tenu à reprogrammer le spectacle musical AlgérieS, retours en musique qui a toujours fait salle comble auparavant. Les membres du bureau expliquent que cet événement rappelle « qu’il n’existe pas de frontières autour de la Méditerranée » et invite « à mieux vivre ensemble ». Nacer Hamzaoui et Martial Pardo feront découvrir leur univers musical le samedi 29 novembre à partir de 16h30 dans les locaux du journal.*

    Après avoir particulièrement soutenu le journal durant la période difficile de 2020, les adhérents ont massivement « vidé leurs poches » et l’association a pu récolter une dizaine de milliers d’euros au nom du pluralisme de la presse à Marseille, se félicite Serge Baroni, président de l’association. Ils sont particulièrement heureux depuis la réinstallation dans les locaux d’origine. Antoinette « mascotte du mondial de la pétanque » et membre du bureau, tient à rappeler que « le bâtiment a été pris par les armes il y a 80 ans ».

    « Quand j’ai plaidé au tribunal pour défendre le pluralisme, le juge a admis que La Marseillaise avait joué un rôle unique dans l’histoire de la ville » conclut fièrement Serge Baroni, président de l’association.

    Pour adhérer, envoyez vos coordonnées, accompagnées d’un chèque d’un montant minimum de 10 euros à : Les Amis de La Marseillaise 84 bis, Vieille Route de la Gavotte, 13170 Les Pennes-Mirabeau

    *Réservations conseillées au 06.71.20.68.08 ou au 06.89.14.42.12

  • Le festival Hype Occ célèbre les danses hip-hop et afro-urbaines

    Le festival Hype Occ célèbre les danses hip-hop et afro-urbaines

    « La culture hip-hop a donné naissance à une multitude d’esthétiques, toutes des danses sociales à la base. Il y a ensuite des formes annexes qui se sont créées dans les mêmes contextes urbains, sociétaux : bboying/bgirling, breaking, krump, waacking, house, électro, afro… C’est un panel de toutes ces esthétiques urbaines que propose de découvrir Hype Occ », explique Dirk Korell, fondateur de ce festival régional né en 2023 et porté par Camin Aktion, bureau de production et agence créative à plus-value solidaire basé à Montpellier.

    Du 6 au 15 novembre, Hype Occ est donc de retour dans sa ville natale. Une ultime étape qui marque la clôture d’un mois de circulation artistique à travers l’Occitanie, avec trente propositions dans cinq villes et onze lieux, dont plus de la moitié issue de compagnies régionales. « Aujourd’hui, cela s’améliore un peu, mais en région Occitanie notamment, ces cultures-là manquent cruellement de soutien », souligne Dirk Korell. D’où la dynamique de réseau dans laquelle s’inscrit le festival, la Ville de Tarbes ayant rejoint cette année les rangs des partenaires de la manifestation, aux côtés de camin aktion à Montpellier, l’Estive, scène nationale de Foix et la Casa Musicale à Perpignan.

    Jusque-là concentré au Théâtre d’O pour sa partie montpelliéraine, le festival se déploie, pour cette troisième édition, dans plusieurs lieux de la capitale héraultaise, reliant ainsi les quartiers de la Mosson, Figuerolles, Boutonnet et l’Écusson.

    La programmation montpelliéraine a débuté le 6 novembre au pôle chorégraphique Bernard-Glandier avec « #Mulunesh », l’un des portraits de la série « Histoire(s) Décoloniale(s) » de la chorégraphe franco-camerounaise Betty Tchomanga, interprété par la danseuse de Krump Adélaïde Desseauve.

    Elle se poursuit dimanche 9 novembre au cinéma Utopia (19h30-21h15) avec la projection de courts-métrages de danse et d’un documentaire immersif sur la communauté krump et ses codes.

    Le lendemain, 10 novembre, l’Agora, Cité internationale de la danse accueillera, de 20h à 21h45, deux spectacles proposés par la Cie Mazel Freten. Laura Defretin y proposera une exploration de la maternité et de la transformation du corps, suivie par une évocation des racines congolaises et de la paternité par Brandon Malboneige Masele, avec le langage de la danse électro.

    Le lendemain, 11 novembre, à l’Agora de la danse toujours (de 20h à 20h50), carte blanche à la chorégraphe Sarah Cerneaux, qui explore, avec le trio féminin de Hidden project, les stratégies de camouflage des femmes en zones urbaines sensibles et leur adaptation dans des environnements hostiles.

    Enfin, à ne pas manquer, le Battle all styles (hip-hop, house, krump, afro, jazz, contemporain…) organisé le 15 novembre de 18h à 23h au Hangar Théâtre pour la soirée de clôture, auquel les spectateurs sont invités à participer. Avec, en prime, des musiciens live, un DJ et des showcases « où nous valoriserons le travail que nous menons à l’année auprès de la jeunesse en précarité ».

    *Programme et réservations sur https://caminaktion.eu/hypeocc-montpellier/

  • Châteauvallon et la soif d’apprendre

    Châteauvallon et la soif d’apprendre

    En préambule, une maxime de Maria Montessori, mère de l’éducation positive, qui indiquait qu’« une manière de mesurer la pertinence d’un modèle éducatif est le niveau de bonheur d’un enfant ». Mais trouve-t-on vraiment le temps de cultiver ce bonheur d’apprendre dans notre quotidien ? Comment libérer ce goût de la connaissance dès l’enfance, puis tout au long de la vie ? Comment enseigner à celle ou à celui qui n’a pas envie d’apprendre ? Et de quelle manière marier plaisir, effort, compétition et transmission sans angélisme éducatif ?

    Théâtre, conférences, jazz…

    L’arrivée fracassante dans nos vies d’internet, et plus récemment de l’intelligence artificielle, conduit ainsi à une autre interrogation : est-il encore nécessaire d’approfondir nos connaissances ? Tout l’enjeu devient-il d’aiguiser notre travail intellectuel et d’exercer un esprit critique ?

    Des questions qu’aborde la programmation de ce théma, qui propose, ce week-end, la pièce de théâtre L’Écriture ou la vie, de Jorge Semprùn, résistant communiste espagnol, déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale, qui s’est interrogé sur la nécessité vitale d’écrire et transmettre la douloureuse mémoire à la Libération. Toujours au théâtre, du 12 au 20 novembre, Bérengère Warluzel porte au plateau la voix et la pensée de Maria Montessori, avec l’appui de Charles Berling, directeur de Châteauvallon-Liberté.

    Le 20 novembre, quatre spécialistes de l’éducation se réuniront autour d’une table ronde sur le thème « Quelles alternatives pour transmettre la soif d’apprendre ? » L’une d’entre elles peut être l’art, comme veillera à le démontrer la Nuit du Jazz, orchestrée par le saxophoniste Raphaël Imbert le 5 décembre, qui s’articulera autour d’une conférence suivie d’un concert. Le théma se conclura par la soirée des 60 ans du lieu extraordinaire qu’est Châteauvallon par la soirée projection « Do you know Châteauvallon ? », alors que l’exposition « Récréations » du photographe James Mollison, se poursuivra jusqu’au 20 dans le Hall du Théâtre Liberté.

    Programme complet sur chateauvallon-liberté.fr

  • Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »

    Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »

    La Marseillaise : Vous avez débuté le théâtre au lycée, avant de découvrir le one man show. Comment cette passion est-elle née ?

    Aymeric Lompret : C’est en allant voir Franck Dubosc en one man show. Mon père m’avait emmené le voir au Zénith de Lille, j’avais trouvé ça fou. Le théâtre, je m’y étais seulement inscrit pour séduire une fille. Je faisais partie d’une troupe qui s’appelait « Les Farfadets de Tourcoing ». Et ça a grave marché. J’ai fait mon premier one man show en 2010, sur une scène ouverte, au Moonlight Café de Lille. On faisait un sketch contre une pizza. Si le sketch était bien, on avait droit à toute la pizza. J’ai réussi à l’avoir en six mois.

    Après votre bac, vous avez entamé une prépa HEC (hautes études commerciales), dont on vous a exclu. Vous avez ensuite enchaîné les petits boulots, notamment comme ouvrier à la chaîne. Est-ce là le socle de votre engagement politique ?

    A.L. : Tout à fait, car j’étais apolitique avant cela, sinon, je n’aurais pas fait de prépa HEC. C’est le fait de bosser à l’usine qui m’a fait m’intéresser aux inégalités et aux questions de société. Je n’étais quand même pas syndiqué, car pour ça, il faut avoir plus de 50 ans et une moustache, que je n’avais pas à l’époque.

    Votre début de carrière s’est notamment joué dans le milieu des médias, avec une participation à l’émission « On ne demande qu’à en rire » de 2011 à 2013. douze ans plus tard, quel regard portez-vous sur cette aventure ?

    A.L. : Ça m’a apporté une rigueur de travail, mais c’était hyperstressant, hypercompliqué. Ça m’a fait avancer un peu plus vite, mais le problème, c’est que les sketchs n’étaient pas terribles et sont restés sur internet, donc ça m’a fait baisser en notoriété. Mais je ne regrette pas. Je ne regrette rien sauf mon ex.

    En juin 2024, en soutien à Guillaume Meurice (*), vous quittez « Le grand dimanche soir » sur France Inter. Cela vous attriste-t-il d’avoir dû vous détourner de l’audiovisuel public ?

    A.L. : Oui, c’est hyperdommage qu’on ne soit plus sur le service public, je pense qu’on aurait tous préféré y rester. Mais bon, tel qu’il est maintenant… C’est compliqué. Il y a plein de gens qui continuent d’écouter France Inter par réflexe et par conviction, mais après, on est bien à Nova aussi, et ça marche bien notre petit truc. Heureusement d’ailleurs, sinon, on aurait été un peu dégoûtés de ne plus avoir d’auditeurs, les médias étant aujourd’hui majoritairement à droite.

    Qu’est-ce que ça dit du métier d’humoriste ? Avez-vous la sensation de pouvoir l’exercer comme vous l’entendez ?

    A.L. : Il y a des choses qu’on ne peut plus dire, mais c’est tant mieux. C’est bien qu’on ne puisse plus faire des blagues homophobes, racistes, sexistes. Je pense que l’humour évolue très bien. Je ne sais pas trop si la liberté d’expression est bridée. Peut-être dans les médias, mais en tout cas, en spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux.

    Vous êtes aujourd’hui sur Nova, dans l’émission « La Dernière », chaque dimanche, où vous défrayez l’actualité avec engagement et humour. Est-ce pour vous un bastion de liberté d’expression ?

    A.L. : On se censure quand même un peu, car il faut que ce soit drôle, et puis il faut que ce soit un peu intéressant et engagé, un peu politique quoi. C’est la seule contrainte qu’on se pose. De faire rire et de dire des choses.

    Depuis 2023, vous êtes en tournée avec votre spectacle « Yolo », dans lequel vous vous glissez dans la peau d’une personne sans domicile fixe. De quoi traite-t-il ?

    A.L. : J’y joue un sans-abri qui a perdu son chien dans la ville dans laquelle je joue. Il va donc le chercher et traiter de plusieurs sujets comme la solitude, la malbouffe, la montée du fascisme, de la solitude… C’est un spectacle social plus que politique. Je travaille avec la Fondation pour le logement, dont je suis parrain. Le mal logement est un sujet qui m’intéresse, donc c’était très cohérent de parler de ça.

    Au-delà de cette question d’engagement, comment l’idée vous est-elle venue ?

    A.L. : Je l’ai écrit avec Pierre-Emmanuel Barré, je suis arrivé avec cette idée de marginal qui a perdu son chien. Ça marchait bien avec le côté seul en scène, car souvent, ils sont seuls dans la rue. Et puis, c’est un personnage qui n’est pas très éloigné de ce que je peux composer sur les chroniques, où je suis un peu à l’arrache, où je parle de fait, d’abus… C’est un personnage qui me ressemble un peu.

    Comment rend-on drôle une thématique aussi lourde ? Y avait-il l’idée de sortir le public de sa zone de confort ?

    A.L. : Au-delà d’être un sans-abri, le personnage est un marginal. J’ai essayé de faire en sorte que toute la première heure soit rigolote. Mon personnage est en pleine montée, il rigole avec les gens. Ce n’est que lors des dix dernières minutes qu’il commence à bader un peu (sic). On n’a pas voulu faire un sans-abri cliché avec sa canette.

    Guillaume Meurice a été licencié « pour faute grave » par Radio France après avoir réitéré le 28 avril 2024 sur France Inter, une blague du 29 octobre 2023 sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il qualifiait de « sorte de nazi mais sans prépuce ».

  • Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Les sciences envahissent la place et l’espace Bargemon

    Une éolienne en papier à la main, des écoliers de primaire quittent, le sourire aux lèvres, la place Bargemon. Derrière eux, un village des sciences, organisé par l’association des Petits débrouillards, a pris place tout autour de la mairie centrale de Marseille, depuis vendredi matin. Réservés vendredi aux scolaires, de la primaire au BTS, les stands montés à l’occasion de la fête nationale de la science ouvrent gratuitement leurs portes au public, ce week-end.

    Reconstitution de crânes, éprouvettes, microscopes et camp de base pour aller sur la Lune ont envahi l’hôtel Puget, la place et l’espace Bargemon jusqu’à dimanche. La soixantaine de stands, tenus par des laboratoires, associations ou entreprises innovantes sont réunis par thématiques. « Il y a d’abord un pôle autour du thème de la fête de cette année, qui est “intelligences”. Il y a des neurosciences, l’étude des intelligences animales ou sur l’intelligence artificielle, explique Lucille Rombi, chargée de mission fête de la science de l’association des Petits débrouillards. Il y a ensuite un pôle environnement, astronomie, mathématiques, santé et sciences sociales. »

    Chaque stand propose des activités différentes et ludiques en rapport à son domaine. La classe de CM1 de l’école de la Corderie (7e) a, par exemple, pu sentir et observer des champignons grâce à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « C’était la première fois que je regardais dans un microscope, sourit l’une des écolières. C’était trop cool. »

    « Le but de cet événement organisé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est de regrouper autour d’événements des acteurs du monde scientifique et le grand public de façon ludique, explique Lucille Rombi, de l’association de médiation scientifique des Petits débrouillards. Les stands sont faits pour tout le monde : les enfants, avec des espaces pour les tout-petits, mais aussi les adultes. C’est vraiment pour tous les curieux », insiste l’organisatrice. En plus des activités proposées sur les stands, des spectacles et des visites sont prévus, avec des inscriptions sur place. L’espace agora permettra également la tenue de conférences et d’une émission radio.

    L’année dernière, le village des sciences avait réuni environ 10 000 personnes sur les deux jours, à Marseille.

    Plus d’info sur fetedelascience.fr

  • Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    « Cela fait depuis mars que l’on travaille pour faire une belle fête pour tous les Marseillais », se félicite Nacer Azzoug, directeur du centre social de la Rouguière. Sur le Vieux-Port, à côté de l’hôtel de ville, les centres sociaux vont investir l’espace pour proposer des animations et présenter à tous les Marseillais leur travail. De 11h30 à 20h30, des repas, spectacles, ateliers et DJ sets seront organisés sur la place Bargemon. Un emplacement stratégique pour Nacer Azzoug : « de la Solidarité à Bonneveine, on se retrouve au milieu et tout le monde se rencontre ».

    Lancé pour la première fois il y a trois ans à l’initiative de la ville de Marseille, cet événement est financé par la Municipalité, mais entièrement organisé par les centres sociaux. Après la ligue de l’enseignement et l’Ifac, c’est l’association Synergie family qui prend cette année en charge l’organisation en travail étroit avec les autres fédérations.

    « L’objectif de cet événement, c’est quand même de valoriser le travail qui est fait, qui est dans l’ombre, explique Joseph Richard-Cocher, délégué départemental de l’Union des centres sociaux. Parce que les centres sociaux ont toujours été au cœur des territoires et sont essentiels dans l’animation des quartiers. » Des villages santé, sport, culture ou encore petite enfance seront présents pour montrer les différentes facettes de ce travail.

    Diversité des activités

    Pour le délégué de l’Union des centres sociaux, la force de ces structures est leur diversité. « Tout le monde connaît les centres sociaux de son quartier, mais ils ne savent pas nécessairement tout ce qu’ils font de la garde d’enfant à l’informatique, en passant par la citoyenneté », insiste-t-il.

    Une soixantaine de centres sociaux seront présents. Un repas partagé « autour du monde » est prévu par les farandoleurs, avec des spécialités thaïlandaises, comoriennes, guyanaises et françaises. Chaque centre a pu inscrire 20 personnes pour participer gratuitement à ce repas « On aurait aimé faire plus mais en termes de logistique ça aurait été compliqué », sourit Nacer Azzoug. Pendant le repas un DJ set est prévu par The Only One Geemoney, ancien animateur en centres sociaux. À 15h30, ce sont d’autres talents issus de ces structures qui seront mis en avant grâce à une scène ouverte. Théâtre, humour, musique, de nombreux numéros d’environ huit minutes chacun vont s’enchaîner, créés par des jeunes qui fréquentent ces maisons pour tous.

    Casser les préjugés

    Pour l’adjoint (RDG) au maire chargé des Centres sociaux, Ahmed Heddadi, cet événement est aussi l’occasion de casser les préjugés qui entourent ces lieux. « Beaucoup pensent qu’ils sont réservés aux personnes précaires ou marginales. Mais ces maisons de quartiers sont pour tous les Marseillais », insiste-t-il. Il rappelle que bien qu’il y en ait plus « dans les quartiers prioritaires de la ville car ce sont des endroits où les populations sont précaires, il y en a dans tous les quartiers de la ville. Ils sont là pour tout le monde ».

    Pour le directeur de Synergie family, Frank Tortel, « c’est une belle journée qui s’annonce festive et conviviale. » Un événement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les organisateurs attendent ce samedi entre 3000 et 4000 participants sur le Vieux-Port.

    Plus d’informations sur l’Instagram @fetedesc.s.marseille

  • L’Ombrière : une saison entre grands noms et découvertes

    L’Ombrière : une saison entre grands noms et découvertes

    À l’Ombrière, la programmation est pensée pour refléter la diversité des arts de la scène. Cette saison encore, la salle d’Uzès propose aussi bien des spectacles à taille humaine que des rendez-vous plus ambitieux capables de rassembler un large public. « L’idée est de répondre toujours aux attentes d’un public varié, avec une programmation pluridisciplinaire qui permet d’atteindre différentes esthétiques », explique Virginie Jarrin, directrice de l’Ombrière.

    Cette diversité se traduit autant par l’accueil de grandes figures du théâtre et de la chanson que par la mise en avant de créations plus confidentielles. Car, rappelle la directrice, « la programmation de l’Ombrière, c’est aussi l’alternance entre des têtes d’affiche et des spectacles plus émergents ».

    Louis Bertignac, événement phare

    Parmi les temps forts de la saison, le concert de Louis Bertignac programmé vendredi 17 octobre à 20h30 est sans doute l’événement le plus attendu. Guitariste, chanteur et cofondateur du groupe mythique Téléphone, il a marqué l’histoire du rock français. Toujours aussi passionné, il enflamme les scènes avec ses classiques et ses créations personnelles. Pour l’occasion, l’Ombrière adaptera sa jauge : de 500 spectateurs en moyenne, elle pourra accueillir jusqu’à 1 200 personnes. « Louis Bertignac fait partie de ces artistes qui nous permettent de toucher un public très large », partage Virginie Jarrin.

    La directrice recommande deux autres rendez-vous majeurs. Le premier se tiendra le 13 mars, avec François Cluzet, l’un des comédiens les plus populaires du cinéma et du théâtre français. Dans une configuration intimiste, l’acteur se livrera à un grand moment de théâtre, intense et profond, qui s’éloigne volontairement de la légèreté comique. Sur scène, il incarne Robert, thérapeute et essayiste en pleine rupture avec ses méthodes traditionnelles. Fatigué de voir ses patients s’enliser dans l’introspection, il décide de tout bouleverser et d’agir autrement. Interné dans un hôpital psychiatrique, il raconte son ambition de changer le monde, entre conviction radicale et possible folie. Adapté du roman de Denis Michelis et mis en scène par Emmanuel Noblet, déjà récompensé d’un Molière pour Réparer les vivants, ce spectacle permet à François Cluzet de déployersa puissance d’interprétation et d’emmener le spectateur dans un récit chargé d’émotion.

    Autre temps fort : la pièce Les Marchands d’étoiles, couronnée aux Molières 2025, notamment du prix du meilleur comédien. Cette œuvre bouleversante plonge dans l’histoire de l’étoile jaune tout en explorant les rapports de filiation au sein d’une famille. Un spectacle qui conjugue mémoire collective et émotion intime, et qui s’annonce comme l’un des sommets de la saison. « C’est un très beau théâtre, profondément émouvant, parce qu’il traite d’un sujet que l’on connaît et qui reste d’une force incroyable », souligne Virginie Jarrin.

    Avec cette programmation, l’Ombrière réaffirme son ambition : être une maison ouverte à tous, où se croisent le théâtre de haut niveau, la musique populaire, les écritures contemporaines et les talents émergents. Une saison qui, à n’en pas douter, fera vibrer Uzès et son territoire bien au-delà de ses murs.

    * Toute la programmation sur www.lonbriere.fr