Tag: spectacles

  • Les rois présidentiels sur les planches de Châteauvallon

    Les rois présidentiels sur les planches de Châteauvallon

    On les appelle les rois présidentiels, ou les monarques républicains. Favorisés par une constitution qui leur confère de (trop) larges prérogatives, les présidents de la Ve République n’ont, de De Gaulle à Macron, jamais cessé d’être remis en question par les observateurs de la vie politique et les citoyens pour leur dimension autocratique, plus ou moins assumée, plus ou moins revendiquée.

    C’est ce « régime très vertical », qui a pour effet « d’imprimer la figure présidentielle dans l’inconscient collectif », qui a donné à Léo Cohen-Paperman l’idée d’en faire une série de spectacles : « Le fil rouge de ma carrière, c’est la question du théâtre populaire. Et je me suis dit que les présidents, c’était un support génial pour ça, parce que tout le monde a un affect. On les déteste, on les adore, on a éprouvé des choses pour ces gens », décrit le metteur en scène de 38 ans. Deux autres motivations plus personnelles : la « forte volonté » d’écrire avec l’acteur Julien Campani [qui incarne Jacques Chirac], et celle de rendre hommage à son père, « décédé il y a une petite quinzaine d’années. Il était journaliste, et c’est une manière de poursuivre les discussions que j’avais avec lui », précise-t-il.

    Un projet débuté en 2019 avec le spectacle sur Jacques Chirac, et qui doit s’achever d’ici deux ans par une œuvre finale dédiée à Charles De Gaulle et Georges Pompidou.

    « Traduire l’incarnation du pouvoir en esthétique »

    Cet ensemble prévu pour 2028 racontera l’histoire de « Pompidou jouant sur les ruines de De Gaulle, qui se casse la gueule (sic) en mai 1968. Il y a l’idée que Pompidou a été le premier président après le Général, et qu’il doit donc porter ce costume trop grand ». Si l’Élysée a compté « huit rois » depuis 1958, la série ne comptera, ainsi, que six pièces. « Je mets aussi Hollande et Sarkozy ensemble », explique Léo Cohen-Paperman. « Je trouve qu’ils se répondent bien. Ils n’ont pas été réélus, ce sont les derniers présidents de l’alternance gauche-droite, avant les dix ans de Macron. Et parce que je trouve qu’ils ont tous deux ouvert la page de la question identitaire sur le plan politique. »

    Chaque pièce, indépendante des autres, même s’il existe « des échos entre chacune d’entre elles », possède son propre style, dans une volonté de « traduire une incarnation du pouvoir en esthétique artistique », appuie l’auteur. « J’ai choisi, de manière très instinctive, car ça correspondait à leurs mandats selon moi, l’opéra pour De Gaulle et Pompidou, la tragi-comédie pour Mitterrand, le stand-up pour Sarkozy, le clown pour Hollande, la comédie onirique pour Chirac, le théâtre de vaudeville pour Giscard, la science-fiction pour Macron. Ce sont des genres populaires, des comédies accessibles et humoristiques. »

    La dernière citée, intitulée La thérapie d’Emmanuel Macron, connaîtra ses premières représentations du 3 au 9 novembre à Toulon, où l’artiste et ses comédiens seront en résidence jusqu’à la fin du mois d’octobre. Avant cela, La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français et Génération Mitterrand sont jouées au théâtre Liberté en cette fin de semaine, avec une intégrale, ce samedi (18h). En espérant que le neuvième roi (ou reine) élu en 2027 puisse aussi nous faire rire.

    Programmations et réservations sur chateuvallon-liberte.fr

  • Des ateliers et spectacles pour découvrir les œuvres du Prix des lecteurs du Var

    Des ateliers et spectacles pour découvrir les œuvres du Prix des lecteurs du Var

    Crayons de couleurs, feutres, ciseaux, papier. Autour d’une table disposée dans l’espace scénique de la médiathèque Albert-Camus, enfants et parents fabriquent de petits personnages articulés. « On a des principes à respecter, mais on peut laisser libre cours à notre créativité », apprécie Chloé, venue avec sa petite sœur Olivia et leur grand-mère. Leurs créations, réalisées non sans minutie, sont destinées à s’intégrer dans un décor réalisé par l’artiste plasticienne Sandrine Guthmuller, animatrice de l’atelier. Celui-ci a été pensé à partir des trois livres en lice pour le Prix du lecteur du Var – qui célèbre cette année sa 21e édition – en catégorie jeunesse (lire encadré). Avec un objectif : « Donner vie aux éléments des livres, que ce soient les personnages principaux mais aussi des éléments secondaires », détaille Sandrine Guthmuller. Et en jouant, notamment, sur les aspects visuels : « J’ai créé des papiers avec des motifs qu’on retrouve dans les livres, j’essaie aussi de transmettre les techniques de crayon de couleur de l’un d’entre eux… L’idée est de donner envie d’aller chercher les éléments dans chacun des livres, à travers un petit jeu pour y retrouver les éléments après l’atelier. »

    Théâtres et rencontres d’auteurs au programme

    L’idée est avant tout « de prendre du plaisir dans la création, avec à chaque fois un résultat complètement unique et beaucoup de satisfaction in fine car on aboutit sur quelque chose de construit et sympathique », poursuit l’artiste. Et par la même occasion « d’apprendre de nouvelles techniques artistiques », ajoute Dorothée, habituée, avec sa fille Théa, des ateliers créatifs proposés au sein de la médiathèque. Et si ce ne fut pas le cas l’année dernière, elle le promet : « Cette année, on va essayer de participer au Prix des lecteurs », sourit-elle.

    Des ateliers comme celui-ci, le Département en organise 40, chapeautés par quatre artistes locaux depuis juin, et jusqu’à novembre, dans le cadre du projet « Var, lire en territoire », porteur du Prix des lecteurs du Var. « L’objectif est de mettre en valeur le Prix des lecteurs, et donner envie aux gens de lire les œuvres », appuie Isabelle Louis, référente de territoire à la médiathèque départementale du Var.

    À ce titre, d’autres manifestations sont organisées pour les deux autres catégories du prix, que sont la bande dessinée et les romans adultes, avec des rencontres d’auteurs et des spectacles théâtraux. « Cette année, on a autant de livres – six – que de compagnies, toutes locales, pour jouer et créer les spectacles », précise Isabelle Louis. Ils sont à découvrir jusqu’au 22 novembre, date de la remise des prix pendant la Fête du livre, au Palais Neptune de Toulon.

    Livres, spectacles et ateliers au programme

    Jeunesse : La chasse aux rainettes – Antonin Faure ; Le jeu du plus qu’un jour – Audrey Poussier ; Le grand large – Mathilde Bédouet. BD : Nepka – Séverine Vidal et Nina Ramsey ; L’envers de nos décors – Thomas Scotto et Carole Chaix ; Le temps des pivoines – Aucha et Maxime Belloche. Romans : On l’appelait Bennie Diamond – Michaël Dichter ; Les courants d’arrachement – Élise Lépine ; Le ciel l’a mauvaise – Éléa Marini. Votes jusqu’au 7/11.

    Activités : rencontres auteurs les 9 (St-Cyr) et 10 (La Farlède) octobre avec Elise Lépine ; les 16 (Callian) et 17 (Cuers) octobre avec Eléa Marini. Spectacles, ateliers et rencontres à la fête du livre au Palais Neptune les 21 et 22 novembre et dans de nombreuses villes varoises jusqu’au 7 novembre.

    Infos sur mediatheque.var.fr

  • C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est dans un savoureux télescopage d’actualité que s’est tenu, jeudi dernier, le point presse présentant la 8e édition du festival C’est pas du luxe* à Avignon, du 25 au 27 septembre. Car au même moment, le tribunal administratif examinait un recours déposé pour annuler l’arrêté municipal réglementant l’espace public. Un arrêté finalement suspendu par la justice le lendemain (notre édition du 11 septembre). Alors quand l’ADN de cet événement réside à impliquer des personnes en grande précarité dans des projets artistiques et les rendre visibles dans la rue, cela percute forcément avec la nouvelle politique de la majorité Galzi (DVD).

    « Nous n’avons pas eu l’occasion d’éprouver les nouvelles relations avec la Ville parce que les choses sont engagées », note Vincent Delahye, directeur de l’association le Village, un des trois organisateurs de C’est pas du luxe, aux côtés de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Abbé-Pierre) et la scène nationale la Garance à Cavaillon. La municipalité n’a pas revu la subvention prévue de 10 000 euros ni n’a remis en cause la mise à disposition de bâtiments et lieux publics, comme la place des Corps saints, le vendredi (17h30) pour l’inauguration. Mais la question demeure pour la pérennité de cette biennale à Avignon. « Il y a un vrai sujet pour la suite, on aimerait rester ici », assure Vincent Delahye en insistant sur « l’importance d’être présent et visible sur l’espace public », le tout dans un contexte où « l’impuissance » guette face à la nécessité de « maintenir une exigence d’humanité ».

    « Pas d’inquiétude », donc, pour cette 8e édition toujours aussi dense : quelque 73 propositions artistiques (16 expositions, 9 films, 40 spectacles, 8 ateliers…) à découvrir – en participation libre et sans réservation – dans 30 lieux de l’intra-muros et du quartier Ouest. À l’affiche, un total de 600 artistes amateurs et professionnels, issus de toute la France que viennent découvrir en moyenne 3 500 spectateurs différents pour un total de 17 000 entrées. « Au regard de l’actualité locale, nationale et internationale, faire société n’est pas un acquis, c’est quelque chose qui se construit », constate Chloé Tournier, directrice de la Garance.

    Un moyen de « retrouver de la dignité »

    Difficile d’être exhaustif sur le programme mais Chloé Tournier livre deux temps forts avec des artistes locaux : Maryam Kaba, en lien avec l’association Rosmerta et ses mineurs exilés, qui jouera un spectacle de danse lors de l’inauguration. Un goûter géant, au cloître Saint-Louis dimanche (17h), clôturera le festival par l’entremise de Sonia Verguet designeuse culinaire. Alors que pour les personnes vulnérables, participer à un spectacle ne relève pas de l’urgence ni de l’évidence, C’est pas du luxe leur « permet de retrouver de la dignité, de l’estime de soi et ces rencontres amènent les citoyens à changer de regard sur eux », défend Patrick Chassignet, de la fondation pour le logement des défavorisés. Enfin, Benjamin Lavernhe est cette année le parrain du festival. Sociétaire de la Comédie-Française et visage connu du cinéma (Le Sens de la fête, En fanfare, Antoinette dans les Cévennes…), il s’associe à l’événement et devrait être présent à l’ouverture.

  • Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Encore une fois « placée sous le signe de la diversité : humour, théâtre, danse, concerts et spectacles familiaux », souligne l’auditorium de Vaucluse.

    Parmi les grands rendez-vous à ne pas manquer d’ici à fin 2026, la salle cite : Beethoven, la symphonie du destin, Les Coquettes, L’expérience théâtrale avec François Berléand et Max Boublil, Jeanne Cherhal, Infiniment Robin de Muriel Robin et The Loop, Molière 2025 de la meilleure comédie.

    Toute la programmation sur auditorium.vaucluse.fr.

    Tarifs variés selon la représentation, l’âge et la situation professionnelle.

    Réservations et billetterie au 04.90.33.96.80 ou sur le site web billetterie.vaucluse.fr

  • [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    Toute la journée, un marché des producteurs et des artisans, ainsi qu’un vide-grenier, auront lieu avenue du Docteur Tondut. Dans la matinée, il sera possible de visiter le patrimoine de la commune avec un guide, le rendez-vous est donné à l’entrée de la salle des fêtes à 10h.

    Musique et apéro

    Avant le déjeuner, Fruiventoux, une association de défense de l’AOP muscat du Ventoux, offre un apéritif en musique avec des déambulations du groupe Condor jouant du galoubet-tambourin, instruments traditionnels provençaux. Pour l’après-midi, la mairie a prévu une visite du moulin La Colombe, suivie d’une deuxième possibilité de visiter le patrimoine de la commune. La journée se conclut avec un concert gratuit du groupe Condor à 21h.

    Gabrielle Cartellier

    Rendez-vous : parking de la salle des fêtes.

  • [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    L’odeur des risottos, des « fusillo » et des pizzas embaume La Ciotat depuis ce mercredi. C’est la 8e année que la mairie et la Chambre de commerce italienne pour la France s’associent dans l’organisation de cette manifestation. La gastronomie de la Botte et la cuisine provençale vont dialoguer jusqu’au dimanche 30 août, place Evariste Gras.

    Pour cette nouvelle édition, 13 food trucks provençaux et italiens sont au festival. Ces derniers représentent six régions italiennes : le Piémont, l’Emilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie, la Campanie et le Latium. Sont aussi proposés des ateliers, des démonstrations et des dégustations.

    L’Association des cuisiniers italiens de France propose, lors de ces ateliers gratuits, de passer derrière les fourneaux pour apprendre à réaliser des « gnocchis verts », des « pizzoccheri » ou, pour les becs sucrés, des « cannoli siciliani ». Des animations accessibles sur inscription sur place, dans la limite de 15 participants par session.

    Michel Balsaldella, chef du Grand Puech a Mimet et Agostino Coppola chef napolitain et président de l’Association des chefs italiens de France animeront des spectacles culinaires tous les matins à 10h30. Ils mélangeront les cuisines italiennes et provençales dans des recettes inédites.

    Les autres animations

    Cette année, le festival a adopté le thème de l’automobile. L’occasion de se lancer quelques défis au simulateur de course. Avec en point d’orgue dimanche, à 17h, la rediffusion du Grand Prix de France 2004 remporté par Ferrari.

    Le festival se décline aussi en cinéma et en musique. Ce jeudi à 17h, Il Vigile, une comédie italienne, réalisée par Luigi Zampa, sera diffusée en plein air. Tous les soirs, le pianiste chanteur Laurent Versini alternera avec le groupe Italian Akustik Trio pour reprendre les grands classiques de la chanson italienne. Samedi et dimanche, place au karaoké et au quiz musical, pour se mettre en appétit avant de savourer à nouveau les délices de la gastronomie italienne.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Derniers voyages dans l’espace de l’été

    [C’est l’été] Derniers voyages dans l’espace de l’été

    Accompagnés d’écureuils astronautes ou de vrais médiateurs scientifiques, cette semaine, les astres de notre système solaire révèlent leurs secrets aux plus jeunes. Du lundi au vendredi, l’association Andromède propose deux séances commentées par jour : à 14h et 16h. Au programme, des projections et spectacles adressés aux enfants à partir de 5 ans, suivis de présentations des astres par les astronomes et selon la météo, d’observations commentées du ciel et du Soleil.

    Lundi 24 août, toute la famille est invitée à découvrir la Voie lactée à travers le spectacle « La petite étoile sans nom ». Pour les passionnés d’histoire, le film « Voyager » sera projeté directement sur la voûte du planétarium mercredi. Il retracera la mission spatiale de 1977. Puis dès 16h, petits et grands partiront en quête de la planète idéale aux côtés de Nino et Lili, les écureuils astronautes du film « Noisette ». Pour finir la journée, direction l’exposition « Les couleurs dans l’univers » et le télescope de Foucault. Le dernier temps fort de l’été se déroulera au planétarium mardi 25 août, de 21h à 23h, pour une soirée d’observation au télescope de Vénus et de la Lune.

    Andréa Goyard-de Castro

  • À Sète, la Saint-Louis renoue avec sa tradition

    À Sète, la Saint-Louis renoue avec sa tradition

    Comme chaque été, la ville de Sète a dévoilé le programme de cette nouvelle édition de la Saint-Louis. Joutes, concerts et spectacles vont envahir les rues et les canaux emblématiques de la ville, sous l’œil attentif de Robert Combas, invité d’honneur de cette édition. « Mon choix a été naturel », explique Hervé Marquès, maire de Sète, ravi d’accueillir cet artiste sétois à la renommée internationale. Le maire se languit d’ailleurs d’entendre les trois coups de bombe, symboles de l’ouverture de cette nouvelle édition. « Ce moment-là est frissonnant, voire bouleversant », ajoute-t-il.

    Un retour des traditions

    Après les joutes, les touristes et les Sétois pourront admirer des spectacles et des animations parfois spectaculaires. Parmi elles, la course des garçons et des filles de cafés va faire son grand retour. Elle permettra de mettre en lumière le personnel qui fait vivre les cafés et brasseries de la ville. Le Grand Prix cycliste, absent de la Saint-Louis depuis plus de 20 ans, fait également de nouveau partie de la fête. « Ça fait extrêmement plaisir à nos anciens », souligne l’édile. Les cyclistes de tous niveaux vont pouvoir s’élancer pour une course mémorable au départ de l’avenue Victor-Hugo.

    Autre point d’orgue de ces festivités : les spectacles pyromélodiques. Le premier, intitulé « Incandescence » fera virevolter des Luminéoles au rythme du show pyrotechnique. Pour la première fois, ce spectacle proposera au public de participer à l’éclairage de l’une des scènes. Le second spectacle clôturera la semaine de fête : un feu d’artifice sera tiré depuis le brise-lames, le 25 août au soir. Lors de la dernière édition, près de 300 000 personnes ont foulé les rues sétoises et profité des animations, toutes gratuites.

  • [C’est l’été] Festival potes de Marmot’s Mont-Dauphin

    [C’est l’été] Festival potes de Marmot’s Mont-Dauphin

    Le festival jeune public ouvre ses portes ce mardi 18 août jusqu’au jeudi 20 août.

    A.GC.

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    Réservation en ligne conseillée.