Tag: spectacles

  • Nouveau camouflet pour le châtelain de Rocher Mistral

    Nouveau camouflet pour le châtelain de Rocher Mistral

    Une ordonnance de non-lieu a été rendue dans une procédure de diffamation publique engagée par Vianney d’Alençon, le propriétaire de Rocher Mistral, pour des propos tenus en juillet 2025, dans une réunion publique à La Barben sur les spectacles de ce Puy-du-Fou provençal écrits « sans comité scientifique digne de ce nom » et qui s’arrêtent à une « glorification de la France d’ancien régime, blanche, catholique ».

    La plainte visait Xavier Daumalin, professeur émérite d’université, spécialiste de l’histoire économique et sociale de la Provence. M. Daumalin, qui bénéficiait du statut de témoin assisté, a démontré qu’il n’avait fait que porter une critique historique et scientifique dénuée d’imputations diffamatoires sur ces spectacles. Le non-lieu rendu est définitif, le plaignant n’ayant pas fait appel.

    Un nouveau revers pour Vianney d’Alençon condamné le 23 septembre 2026 en appel à Aix-en-Provence à une peine aggravée pour des aménagements sans autorisation dans son château classé monument historique. La cour l’a condamné à la remise en état des lieux dans le délai d’un an sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à 50 000 euros d’amende pour sa société Rocher Mistral et à 5 000 euros d’amende à titre personnel.

    Quelques jours avant la fermeture de Rocher Mistral fin août pour 18 mois de travaux, Vianney d’Alençon se plaignait encore dans Le Figaro des obstacles administratifs et réglementaires qui entraveraient ses ambitions entrepreneuriales. Il révélait dans sa tribune avoir « échangé directement plusieurs fois » sur son dossier avec Emmanuel Macron et que « dans la foulée, une équipe de l’Élysée a été mandatée », mais que pour autant, « rien n’a bougé ; pire le dossier s’est enlisé ». Si même les conseillers du monarque sont infichus d’aider le seigneur de la Barben, c’est bien la fin du régime !

  • L’Académie Jazz joue la note jubilatoire avec le jeune public

    L’Académie Jazz joue la note jubilatoire avec le jeune public

    « C’est du jazz mais c’est marrant ! » la phrase préventive de Flore Benguigui (ex-voix de L’impératrice) s’applique à la lettre à la programmation de l’Académie Marseille Jazz des Cinq Continents qui fait vivre le jazz intensément. De concerts en ateliers de créations collectives, c’est la méthode jubilatoire qui va s’appliquer sur les communes du département des Bouches-du-Rhône tout le mois de novembre.

    Démystifier en regardant l’envers du décor, ça commence à Gardanne pour les scolaires et centres sociaux. L’Académie propose un tour en coulisses pour une rencontre avec les onze artistes d’Orchestre Kamil à la Maison du peuple de Gardanne, le 5 novembre avant le concert.

    Décloisonner, se laisser vibrer au gré des notes, mêmes fausses, des pianos, contrebasses et autres saxos, ça continue au théâtre de Pertuis avec Flore Benguigui & the Sensible Notes qui reviennent à leurs premières amours et twistent d’un swing à l’autre en piochant dans tous les tendances historiques sans vergogne et avec un amusement non feint. Et ça se poursuit à la salle polyvalente de Ceyreste avec une proposition magique qui devrait embarquer loin les tout-petits et leurs accompagnants le 8 novembre. La fée Morgane Dessislava et son quartet enchanté revisitent le répertoire Disney avec bonne humeur.

    À Pélissanne, départ pour Rio le 20 novembre depuis la salle Malacrida. Les rythmes brésiliens et les sonorités électriques du Florian Pellissier Quintet devraient éveiller la curiosité des plus jeunes. Plongée dans les archives également avec une médiation avant le concert au théâtre La Colonne de Jowee Omicil, qui assume pleinement de marcher dans les sillons du grand Miles Davis. L’Académie invite les minots à découvrir l’histoire du musicien venu jouer en 1988 à Miramas. Le voile sera aussi levé sur les secrets de l’improvisation pour mieux comprendre et s’interroger, et vivre le concert autrement.

    Puis c’est à Martigues que les jeunes iront échanger avec le trompettiste Airelle Besson qui partage la scène avec Clémence Colin, artiste sourde. Et chansigneuse. Cette technique applique langue des signes à la musique et au chant. La musique se regarde, se ressent et se partage. « Les gestes, les mouvements et les expressions deviennent un langage à part entière, expliquent les organisateurs, un rencontre qui incarne pleinement nos engagements en faveur d’une culture plus inclusive, accessible à tous ». Cette fois c’est à l’issue du concert que l’échange avec les artistes aura lieu.

    Final au Silo le 4 décembre

    Une parfaite préparation au chansigne que le festival met à l’honneur lors de la fête de fin d’année. Le Silo accueillera le 4 décembre, un spectacle musical pour petits et grands porté par Vincent Peirani. Inspiré du roman d’Astrid Lindgren, Ronja, embarque son public dans une aventure onirique avec l’amitié et la liberté pour clés. Une séance sera réservée aux scolaires et centres sociaux. Pour mieux préparer son jeune public, l’Académie a mis en place des ateliers depuis septembre, dans le cadre de son programme Inspira-Sons. Au centre social Les Bourrely, dans le 15e arrondissement de Marseille, les minots se mettent au diapason des percussions et rythmes signés, du beatbox et du slam sous les conseils avisés des artistes du collectif Sekouss, Joos et Daemon.

  • Excellence mais aussi ouverture au programme du Conservatoire de Toulon

    Excellence mais aussi ouverture au programme du Conservatoire de Toulon

    Sans vouloir se défaire de ses ambitions d’excellence en permettant aux plus talentueux de percer dans leur art, le Conservatoire TPM affiche en plus l’ambition de dépasser l’image d’un établissement réservé à une minorité d’élèves particulièrement doués. Et de poser que même si la formation de haut niveau reste une priorité, elle ne doit plus constituer l’unique horizon de l’institution.

    « Il faut aussi être capable de s’ouvrir aux amateurs », souligne Laurent Isnard, vice-président de la Métropole chargé de la Culture. Pour l’élu, le conservatoire doit à la fois continuer à former de futurs professionnels, accompagner les pratiques amateurs et contribuer à former le public de demain. Une évolution qui suppose de sortir d’une conception exclusivement académique de l’enseignement artistique pour aller davantage à la rencontre des habitants.

    Avec 3 300 élèves inscrits, 200 professeurs, une centaine d’agents et environ 80 disciplines réparties sur le territoire métropolitain, l’établissement dispose déjà d’un maillage important. Ses 11 centres de référence permettent de déployer l’enseignement dans plusieurs communes. Mais l’ouverture se joue aussi en dehors de ses murs, notamment auprès des jeunes.

    C’est l’un des axes défendus par la Métropole : rapprocher l’enseignement artistique des établissements scolaires et des quartiers, afin que la découverte de la musique, de la danse ou du théâtre ne dépende pas uniquement des habitudes culturelles des familles.

    Cirque et hip-hop

    Le conservatoire intervient ainsi dans les écoles, les collèges et les lycées, ce qui permet à 5 000 élèves d’en bénéficier, avec des musiciens qui viennent auprès des enfants pour leur faire pratiquer la musique, chanter ou participer à des orchestres à l’école. D’autres actions les préparent à assister à des spectacles, dans le cadre de ce que l’établissement appelle « l’école du spectateur ».

    L’objectif est de créer un premier contact avec les œuvres et les artistes, puis de donner envie aux jeunes de poursuivre cette découverte. En partant du principe qu’une représentation peut devenir le point de départ d’une pratique artistique ou d’une curiosité durable.

    L’ouverture passe aussi par les disciplines enseignées. À la rentrée, le conservatoire a introduit le hip-hop dans son offre de danse, aux côtés du classique, du jazz et du contemporain.

    Une classe à horaires aménagés consacrée à la musique et aux cultures urbaines a également été ouverte au collège Django-Reinhardt, à Toulon. Cela traduit la volonté de reconnaître des pratiques artistiques qui occupent une place importante dans la vie culturelle des jeunes, mais qui ont longtemps été absentes des parcours traditionnels des conservatoires.

    Pour Laurent Isnard, elles doivent trouver leur place dans l’enseignement public de la culture. L’enjeu est aussi de favoriser les croisements entre disciplines. Le hip-hop dialogue ainsi avec le cirque, tandis que la danse, la musique et le théâtre peuvent se nourrir mutuellement dans des projets collectifs.

    Le développement de l’enseignement du cirque par le Conservatoire TPM permet précisément de réunir danseurs, comédiens et musiciens autour de créations communes, explique le directeur du conservatoire Robert Llorca. Et illustre une conception plus transversale de la formation artistique, dans laquelle la rencontre et le collectif comptent autant que la maîtrise technique.

    « Il faut préparer le public, il faut aider les amateurs, tout en permettant aussi à certains d’en faire leur métier », résume Laurent Isnard. Une volonté d’ouverture qui se retrouve dans la programmation du conservatoire.

  • Intellectuels et artistes secouent les idées du bassin méditerranéen

    Intellectuels et artistes secouent les idées du bassin méditerranéen

    « Nous nous préparons à des Nouvelles Rencontres d’Averroès dans une version inédite et augmentée à plus d’un titre », plante Fabienne Pavia, responsable de Des livres comme des idées. Une association produisant cette manifestation qui réunit depuis plus de 30 ans les pensées des deux rives de la Méditerranée à Marseille à travers tables rondes et spectacles. Inscrite dans le cadre de la Saison Méditerranée, cette édition s’articule du 28 octobre au 1er novembre autour du thème « Franchir, s’affranchir ». Une mouture illustrée par la photo, réalisée en 2019 par Matthieu Karam, d’un manifestant « au cours des contestations qui réclamaient le départ de l’ensemble de la classe politique au Liban, jugée corrompue et responsable d’une crise sans précédent », commente Fabienne Pavia selon qui ces événements « résonnent aussi avec ce que nous vivons en France ces derniers temps ». « Quinze ans après les printemps arabes, un an après les révoltes en Iran, de la GenZ 212 au Maroc, les manifestations il y a sept ans en Irak, deux ans après la chute de Bachar al-Assad en Syrie et alors que le drame de Gaza se poursuit et déborde en Cisjordanie, comment imaginer la bonne vie ? », interroge Rémi Baille, l’un des programmateurs des Nouvelles Rencontres d’Averroès, avant d’introduire la première table ronde « Habiter l’entre-deux » prévue le 30 octobre à l’Odéon. Elle regroupe l’enseignant-chercheur et exilé gazaoui, Ahmad Ashour, la chargée de recherches à l’IRD et spécialiste des soulèvements arabes de 2011 Laura Ruiz de Elvira, ainsi qu’Albert Vichy, écrivain natif de Beyrouth ayant « fui la guerre pour Paris en 1975 ».

    900 ans et toute sa tête

    Imaginé avec le journal libanais L’Orient-Le Jour, le programme donne lieu à deux autres tables rondes, dont l’une qui montre « la manière dont la puissance s’affranchit aujourd’hui du droit », résume Brigitte Curmi, elle aussi programmatrice de ces rencontres. « Le monde est entraîné dans un cycle où la puissance remplace le droit et va jusqu’à l’écraser en toute conscience, sans provoquer de vagues d’indignation ni de réponses politiques qu’on avait pourtant connues à d’autres époques », contextualise cette ancienne ambassadrice de France en Libye, à Malte et en Syrie. Le débat rassemblera l’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis, dont le dernier ouvrage décrit « l’imposture » de « la civilisation judéo-chrétienne », le chercheur Jérôme Heurtaux pour qui « le droit international est mort à Gaza », ainsi que le juriste Nadim Houry.

    « Exceptionnelle » sera aussi cette édition car 2026 marque les 900 ans de la naissance du philosophe, juriste et théologien Averroès, commémorée le 31 octobre à l’Odéon par un « entretien posthume ». Le but de ce format irrigué par historiens et philosophes : « Questionner notre époque » à la lumière de l’œuvre de cet « homme du soupçon pour ses théories sur la vérité qui ont ébranlé l’hégémonie religieuse », souligne Rémi Baille.

    Des luttes et des exils

    Au menu des Nouvelles Rencontres d’Averroès, également deux « masterclasses » : l’une de Raphaël Pitti, médecin humanitaire qui « a agi en Ukraine, à Gaza, en Syrie ». L’autre rencontre se fera autour des Printemps arabes et de leurs échos avec la journaliste égyptienne Lina Attalah et Haythem El Mekki, journaliste tunisien « en exil et condamné à de la prison pour ses prises de position ». Des discussions sérieuses qui n’empêchent pas aussi la tenue de spectacles comme le 28 octobre à l’Espace Julien. Fred Nevché y « remonte le fil de l’exil arménien, de Beyrouth à Marseille » en musique et images dans Loghofète ou le prénom perdu. Le lendemain, le Mucem accueillera la performance de Wajdi Mouawad, L’ombre en soi qui écrit. Le Silo proposera, lui, le 30 octobre un concert du pianiste franco-libanais Bachar Mar-Khalifé, où il « s’aventure dans le répertoire » du chanteur Christophe. Autant d’appels au dialogue et aux arts que n’aurait pas reniés Leïla Shahid, grande voix de la diplomatie palestinienne disparue en février, à qui un hommage sera rendu par certains de « ses proches et compagnons de lutte » le 31 octobre à l’Odéon.

  • Les rois présidentiels sur les planches de Châteauvallon

    Les rois présidentiels sur les planches de Châteauvallon

    On les appelle les rois présidentiels, ou les monarques républicains. Favorisés par une constitution qui leur confère de (trop) larges prérogatives, les présidents de la Ve République n’ont, de De Gaulle à Macron, jamais cessé d’être remis en question par les observateurs de la vie politique et les citoyens pour leur dimension autocratique, plus ou moins assumée, plus ou moins revendiquée.

    C’est ce « régime très vertical », qui a pour effet « d’imprimer la figure présidentielle dans l’inconscient collectif », qui a donné à Léo Cohen-Paperman l’idée d’en faire une série de spectacles : « Le fil rouge de ma carrière, c’est la question du théâtre populaire. Et je me suis dit que les présidents, c’était un support génial pour ça, parce que tout le monde a un affect. On les déteste, on les adore, on a éprouvé des choses pour ces gens », décrit le metteur en scène de 38 ans. Deux autres motivations plus personnelles : la « forte volonté » d’écrire avec l’acteur Julien Campani [qui incarne Jacques Chirac], et celle de rendre hommage à son père, « décédé il y a une petite quinzaine d’années. Il était journaliste, et c’est une manière de poursuivre les discussions que j’avais avec lui », précise-t-il.

    Un projet débuté en 2019 avec le spectacle sur Jacques Chirac, et qui doit s’achever d’ici deux ans par une œuvre finale dédiée à Charles De Gaulle et Georges Pompidou.

    « Traduire l’incarnation du pouvoir en esthétique »

    Cet ensemble prévu pour 2028 racontera l’histoire de « Pompidou jouant sur les ruines de De Gaulle, qui se casse la gueule (sic) en mai 1968. Il y a l’idée que Pompidou a été le premier président après le Général, et qu’il doit donc porter ce costume trop grand ». Si l’Élysée a compté « huit rois » depuis 1958, la série ne comptera, ainsi, que six pièces. « Je mets aussi Hollande et Sarkozy ensemble », explique Léo Cohen-Paperman. « Je trouve qu’ils se répondent bien. Ils n’ont pas été réélus, ce sont les derniers présidents de l’alternance gauche-droite, avant les dix ans de Macron. Et parce que je trouve qu’ils ont tous deux ouvert la page de la question identitaire sur le plan politique. »

    Chaque pièce, indépendante des autres, même s’il existe « des échos entre chacune d’entre elles », possède son propre style, dans une volonté de « traduire une incarnation du pouvoir en esthétique artistique », appuie l’auteur. « J’ai choisi, de manière très instinctive, car ça correspondait à leurs mandats selon moi, l’opéra pour De Gaulle et Pompidou, la tragi-comédie pour Mitterrand, le stand-up pour Sarkozy, le clown pour Hollande, la comédie onirique pour Chirac, le théâtre de vaudeville pour Giscard, la science-fiction pour Macron. Ce sont des genres populaires, des comédies accessibles et humoristiques. »

    La dernière citée, intitulée La thérapie d’Emmanuel Macron, connaîtra ses premières représentations du 3 au 9 novembre à Toulon, où l’artiste et ses comédiens seront en résidence jusqu’à la fin du mois d’octobre. Avant cela, La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français et Génération Mitterrand sont jouées au théâtre Liberté en cette fin de semaine, avec une intégrale, ce samedi (18h). En espérant que le neuvième roi (ou reine) élu en 2027 puisse aussi nous faire rire.

    Programmations et réservations sur chateuvallon-liberte.fr

  • Des ateliers et spectacles pour découvrir les œuvres du Prix des lecteurs du Var

    Des ateliers et spectacles pour découvrir les œuvres du Prix des lecteurs du Var

    Crayons de couleurs, feutres, ciseaux, papier. Autour d’une table disposée dans l’espace scénique de la médiathèque Albert-Camus, enfants et parents fabriquent de petits personnages articulés. « On a des principes à respecter, mais on peut laisser libre cours à notre créativité », apprécie Chloé, venue avec sa petite sœur Olivia et leur grand-mère. Leurs créations, réalisées non sans minutie, sont destinées à s’intégrer dans un décor réalisé par l’artiste plasticienne Sandrine Guthmuller, animatrice de l’atelier. Celui-ci a été pensé à partir des trois livres en lice pour le Prix du lecteur du Var – qui célèbre cette année sa 21e édition – en catégorie jeunesse (lire encadré). Avec un objectif : « Donner vie aux éléments des livres, que ce soient les personnages principaux mais aussi des éléments secondaires », détaille Sandrine Guthmuller. Et en jouant, notamment, sur les aspects visuels : « J’ai créé des papiers avec des motifs qu’on retrouve dans les livres, j’essaie aussi de transmettre les techniques de crayon de couleur de l’un d’entre eux… L’idée est de donner envie d’aller chercher les éléments dans chacun des livres, à travers un petit jeu pour y retrouver les éléments après l’atelier. »

    Théâtres et rencontres d’auteurs au programme

    L’idée est avant tout « de prendre du plaisir dans la création, avec à chaque fois un résultat complètement unique et beaucoup de satisfaction in fine car on aboutit sur quelque chose de construit et sympathique », poursuit l’artiste. Et par la même occasion « d’apprendre de nouvelles techniques artistiques », ajoute Dorothée, habituée, avec sa fille Théa, des ateliers créatifs proposés au sein de la médiathèque. Et si ce ne fut pas le cas l’année dernière, elle le promet : « Cette année, on va essayer de participer au Prix des lecteurs », sourit-elle.

    Des ateliers comme celui-ci, le Département en organise 40, chapeautés par quatre artistes locaux depuis juin, et jusqu’à novembre, dans le cadre du projet « Var, lire en territoire », porteur du Prix des lecteurs du Var. « L’objectif est de mettre en valeur le Prix des lecteurs, et donner envie aux gens de lire les œuvres », appuie Isabelle Louis, référente de territoire à la médiathèque départementale du Var.

    À ce titre, d’autres manifestations sont organisées pour les deux autres catégories du prix, que sont la bande dessinée et les romans adultes, avec des rencontres d’auteurs et des spectacles théâtraux. « Cette année, on a autant de livres – six – que de compagnies, toutes locales, pour jouer et créer les spectacles », précise Isabelle Louis. Ils sont à découvrir jusqu’au 22 novembre, date de la remise des prix pendant la Fête du livre, au Palais Neptune de Toulon.

    Livres, spectacles et ateliers au programme

    Jeunesse : La chasse aux rainettes – Antonin Faure ; Le jeu du plus qu’un jour – Audrey Poussier ; Le grand large – Mathilde Bédouet. BD : Nepka – Séverine Vidal et Nina Ramsey ; L’envers de nos décors – Thomas Scotto et Carole Chaix ; Le temps des pivoines – Aucha et Maxime Belloche. Romans : On l’appelait Bennie Diamond – Michaël Dichter ; Les courants d’arrachement – Élise Lépine ; Le ciel l’a mauvaise – Éléa Marini. Votes jusqu’au 7/11.

    Activités : rencontres auteurs les 9 (St-Cyr) et 10 (La Farlède) octobre avec Elise Lépine ; les 16 (Callian) et 17 (Cuers) octobre avec Eléa Marini. Spectacles, ateliers et rencontres à la fête du livre au Palais Neptune les 21 et 22 novembre et dans de nombreuses villes varoises jusqu’au 7 novembre.

    Infos sur mediatheque.var.fr

  • C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est dans un savoureux télescopage d’actualité que s’est tenu, jeudi dernier, le point presse présentant la 8e édition du festival C’est pas du luxe* à Avignon, du 25 au 27 septembre. Car au même moment, le tribunal administratif examinait un recours déposé pour annuler l’arrêté municipal réglementant l’espace public. Un arrêté finalement suspendu par la justice le lendemain (notre édition du 11 septembre). Alors quand l’ADN de cet événement réside à impliquer des personnes en grande précarité dans des projets artistiques et les rendre visibles dans la rue, cela percute forcément avec la nouvelle politique de la majorité Galzi (DVD).

    « Nous n’avons pas eu l’occasion d’éprouver les nouvelles relations avec la Ville parce que les choses sont engagées », note Vincent Delahye, directeur de l’association le Village, un des trois organisateurs de C’est pas du luxe, aux côtés de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Abbé-Pierre) et la scène nationale la Garance à Cavaillon. La municipalité n’a pas revu la subvention prévue de 10 000 euros ni n’a remis en cause la mise à disposition de bâtiments et lieux publics, comme la place des Corps saints, le vendredi (17h30) pour l’inauguration. Mais la question demeure pour la pérennité de cette biennale à Avignon. « Il y a un vrai sujet pour la suite, on aimerait rester ici », assure Vincent Delahye en insistant sur « l’importance d’être présent et visible sur l’espace public », le tout dans un contexte où « l’impuissance » guette face à la nécessité de « maintenir une exigence d’humanité ».

    « Pas d’inquiétude », donc, pour cette 8e édition toujours aussi dense : quelque 73 propositions artistiques (16 expositions, 9 films, 40 spectacles, 8 ateliers…) à découvrir – en participation libre et sans réservation – dans 30 lieux de l’intra-muros et du quartier Ouest. À l’affiche, un total de 600 artistes amateurs et professionnels, issus de toute la France que viennent découvrir en moyenne 3 500 spectateurs différents pour un total de 17 000 entrées. « Au regard de l’actualité locale, nationale et internationale, faire société n’est pas un acquis, c’est quelque chose qui se construit », constate Chloé Tournier, directrice de la Garance.

    Un moyen de « retrouver de la dignité »

    Difficile d’être exhaustif sur le programme mais Chloé Tournier livre deux temps forts avec des artistes locaux : Maryam Kaba, en lien avec l’association Rosmerta et ses mineurs exilés, qui jouera un spectacle de danse lors de l’inauguration. Un goûter géant, au cloître Saint-Louis dimanche (17h), clôturera le festival par l’entremise de Sonia Verguet designeuse culinaire. Alors que pour les personnes vulnérables, participer à un spectacle ne relève pas de l’urgence ni de l’évidence, C’est pas du luxe leur « permet de retrouver de la dignité, de l’estime de soi et ces rencontres amènent les citoyens à changer de regard sur eux », défend Patrick Chassignet, de la fondation pour le logement des défavorisés. Enfin, Benjamin Lavernhe est cette année le parrain du festival. Sociétaire de la Comédie-Française et visage connu du cinéma (Le Sens de la fête, En fanfare, Antoinette dans les Cévennes…), il s’associe à l’événement et devrait être présent à l’ouverture.

  • Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Ouverture de la billetterie à l’auditorium du Thor

    Encore une fois « placée sous le signe de la diversité : humour, théâtre, danse, concerts et spectacles familiaux », souligne l’auditorium de Vaucluse.

    Parmi les grands rendez-vous à ne pas manquer d’ici à fin 2026, la salle cite : Beethoven, la symphonie du destin, Les Coquettes, L’expérience théâtrale avec François Berléand et Max Boublil, Jeanne Cherhal, Infiniment Robin de Muriel Robin et The Loop, Molière 2025 de la meilleure comédie.

    Toute la programmation sur auditorium.vaucluse.fr.

    Tarifs variés selon la représentation, l’âge et la situation professionnelle.

    Réservations et billetterie au 04.90.33.96.80 ou sur le site web billetterie.vaucluse.fr

  • [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    [Week-end] Malemort-du-Comtat fête le raisin

    Toute la journée, un marché des producteurs et des artisans, ainsi qu’un vide-grenier, auront lieu avenue du Docteur Tondut. Dans la matinée, il sera possible de visiter le patrimoine de la commune avec un guide, le rendez-vous est donné à l’entrée de la salle des fêtes à 10h.

    Musique et apéro

    Avant le déjeuner, Fruiventoux, une association de défense de l’AOP muscat du Ventoux, offre un apéritif en musique avec des déambulations du groupe Condor jouant du galoubet-tambourin, instruments traditionnels provençaux. Pour l’après-midi, la mairie a prévu une visite du moulin La Colombe, suivie d’une deuxième possibilité de visiter le patrimoine de la commune. La journée se conclut avec un concert gratuit du groupe Condor à 21h.

    Gabrielle Cartellier

    Rendez-vous : parking de la salle des fêtes.

  • [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    [C’est l’été] Le festival de cuisine italienne bat son plein à La Ciotat

    L’odeur des risottos, des « fusillo » et des pizzas embaume La Ciotat depuis ce mercredi. C’est la 8e année que la mairie et la Chambre de commerce italienne pour la France s’associent dans l’organisation de cette manifestation. La gastronomie de la Botte et la cuisine provençale vont dialoguer jusqu’au dimanche 30 août, place Evariste Gras.

    Pour cette nouvelle édition, 13 food trucks provençaux et italiens sont au festival. Ces derniers représentent six régions italiennes : le Piémont, l’Emilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie, la Campanie et le Latium. Sont aussi proposés des ateliers, des démonstrations et des dégustations.

    L’Association des cuisiniers italiens de France propose, lors de ces ateliers gratuits, de passer derrière les fourneaux pour apprendre à réaliser des « gnocchis verts », des « pizzoccheri » ou, pour les becs sucrés, des « cannoli siciliani ». Des animations accessibles sur inscription sur place, dans la limite de 15 participants par session.

    Michel Balsaldella, chef du Grand Puech a Mimet et Agostino Coppola chef napolitain et président de l’Association des chefs italiens de France animeront des spectacles culinaires tous les matins à 10h30. Ils mélangeront les cuisines italiennes et provençales dans des recettes inédites.

    Les autres animations

    Cette année, le festival a adopté le thème de l’automobile. L’occasion de se lancer quelques défis au simulateur de course. Avec en point d’orgue dimanche, à 17h, la rediffusion du Grand Prix de France 2004 remporté par Ferrari.

    Le festival se décline aussi en cinéma et en musique. Ce jeudi à 17h, Il Vigile, une comédie italienne, réalisée par Luigi Zampa, sera diffusée en plein air. Tous les soirs, le pianiste chanteur Laurent Versini alternera avec le groupe Italian Akustik Trio pour reprendre les grands classiques de la chanson italienne. Samedi et dimanche, place au karaoké et au quiz musical, pour se mettre en appétit avant de savourer à nouveau les délices de la gastronomie italienne.

    Gabrielle Cartellier