Tag: solidarité

  • Coup de Pouce numérique pour les demandeurs d’emploi

    Coup de Pouce numérique pour les demandeurs d’emploi

    Coup de Pouce Internet est une offre de l’opérateur Orange proposant une connexion à 15,99 euros par mois, en complément d’un ordinateur reconditionné à 169 euros. Destinée aux personnes disposant d’un quotient familial CAF ou MSA inférieur à 700 euros ou percevant le minimum vieillesse, elle répond à « la fracture numérique », précise Philippe Daumas, délégué régional Orange.

    Par ailleurs, l’opérateur organise une série d’ateliers de sensibilisation à l’usage du numérique dans les agences France Travail, ouverts à tous les demandeurs d’emploi. « Un tiers des personnes qui viennent à France Travail le font pour des démarches administratives, pour s’actualiser. Et dans les offres d’emploi, il y a de moins en moins de postes sans informatique », complète Pascal Blain, directeur de France Travail Paca.

    Dans l’agence de la Belle de Mai (3e), 24 personnes s’étaient inscrites à l’atelier sur l’IA. Dans la salle, cependant, peu de participants étaient très éloignés de la pratique numérique. Un peu plus de l’emploi. Mais la grande majorité s’est dite satisfaite des enseignements de l’intervenante. Un chauffeur VTC y a trouvé « une idée pour faire des dépliants à destination des touristes ». Une ingénieure en génie civil, qui souhaitait « être plus performante dans sa recherche d’emploi », a obtenu « quelques indices pour ajuster le tir », regrettant toutefois : « Le problème, c’est que les offres ne courent pas les rues », même numériques.

    Sur les 32 ateliers déjà réalisés, « nous avons un taux de participation de 84% », se félicitent les partenaires. Expérimentée dans les Bouches-du-Rhône, l’opération est vouée à s’exporter sur sept autres départements, puis à l’échelle nationale.

  • Un beau moment festif pour le banquet des anciens qui a réuni 284 convives au Rove

    Un beau moment festif pour le banquet des anciens qui a réuni 284 convives au Rove

    La municipalité a offert ce samedi son traditionnel banquet de fin d’année dédié aux anciens, réunissant 284 convives pour une journée placée sous le signe de la convivialité et du partage. Le champagne et le beaujolais nouveau ont, quant à eux, été offerts par le comité des fêtes, partenaire de l’événement.

    Entouré d’élus et de bénévoles du comité et de son président Marc Vecchioni mais aussi de la présidente de l’Omas Marie-Jeanne Aurignac, le maire Paul Sabatino a salué l’engagement de toutes celles et ceux qui contribuent plusieurs fois par an à la réussite de ce rendez-vous incontournable. « C’est Noël avant l’heure », a-t-il souligné, rappelant que cette manifestation marque le lancement des festivités de décembre pour l’ensemble des Rovenaines et des Rovenains.

    Avant le service de l’apéritif, l’édile a pris soin de saluer personnellement chaque table, souhaitant un bon appétit aux participants, qui l’ont accueilli avec chaleur. Les convives ont ensuite dégusté un repas de gala élaboré par les chefs Olivier, Brayan, Daniel et Jean-Claude, et servi par les bénévoles mobilisés pour l’occasion avec pour « chef d’orchestre », Viviane Rosso. L’organisation a été parfaite comme à l’accoutumée. L’ambiance s’est prolongée sur la piste de danse, animée par un orchestre de variétés, pour le plus grand plaisir des participants.

    À l’issue du banquet, le maire s’est rendu à Marseille afin de participer à la marche blanche en hommage au jeune Mehdi Kessaci, aux côtés d’élus et de nombreuses personnalités.

  • L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    S’ils n’ont pas eu le même rendement que les Bleus de Fabien Galthié face à l’Australie, samedi, les rugbymen qui se sont retrouvés sur la pelouse du stade Pierre-Delort de Marseille n’ont pas gardé leurs mains dans les poches.

    Jeunes et moins jeunes se sont retrouvés, poursuivant un ballon ovale capricieux, pour aller au soutien des actions du Secours populaire. Et plus particulièrement celles à destination de la pratique sportive dédiée à leur âge, dans le cadre de la Journée mondiale des droits de l’enfant.

    « C’était aussi pour rappeler que ces droits ne sont pas qu’une théorie. Ils sont concrets et le tournoi que nous avons pu mettre en place était en quelque sorte une piqûre de rappel auprès du grand public », précise Bahia Hamouda. La responsable du développement jeunesse et sport au sein du Secours populaire des Bouches-du-Rhône a apprécié de voir comment l’Ovalie marseillaise a su se mobiliser. « C’était une très belle journée durant laquelle la solidarité n’était pas qu’un simple mot. »

    Les adultes ont ouvert le ban le matin. Imités par les plus jeunes qui ont également eu droit à leur tournoi, dans l’après-midi. « Nous avons vécu de beaux moments de partage, autour de la mixité sous tous ses aspects et des efforts partagés », poursuit-elle.

    Cadeaux surprises

    Outre les partenaires tels que Point sud, Starbucks, qui a offert les petits-déjeuners et goûters, la Ville de Marseille qui a mis à disposition le stade gratuitement, les organisateurs ont eu le soutien des BYers. « Le club de Fos-sur-Mer a fait un beau cadeau, en invitant l’équipe victorieuse du tournoi à vivre une expérience en bord de parquet lors d’un match de championnat et des invitations en tribunes » souligne Bahia Hamouda.

    Outre de mettre en lumière les actions de la Journée mondiale des droits de l’enfant, ce rendez-vous entrait dans le cadre d’une manifestation de plus grande envergure. L’année 2025 est celle du 80e anniversaire du Secours populaire. Elle est rythmée par plusieurs manifestations destinées à mettre en avant les actions d’une association dont le Père Noël vert, un de ses plus illustres représentants, ne tardera pas à partir effectuer sa tournée particulière.

    « Le tournoi a permis à certains de découvrir le rugby. Dans un beau cadre, et dans de bonnes conditions », précise la développeuse des solidarités jeunesse et sport. Le fait qu’il y ait eu une cinquantaine d’enfants, représentant plusieurs quartiers de Marseille, lui donne des idées pour la suite. « Cela devait être un rendez-vous unique. Mais vu le succès rencontré, nous réfléchissons d’ores et déjà à en faire un rendez-vous récurrent. Je devine au sein des bénévoles qui se sont mobilisés une envie de revenir. C’est également le même sentiment qui anime nos partenaires », précise Bahia Hamouda.

  • Vague de froid : le gymnase Vallier devient un refuge

    Vague de froid : le gymnase Vallier devient un refuge

    Alignés les uns aux autres, des lits de camp kaki recouvrent le lino du gymnase Vallier. Samedi, en fin d’après-midi, environ la moitié de la literie est déjà occupée par des hommes isolés vivant à la rue. Face à l’épisode de froid qui sévit actuellement, « la Ville de Marseille a proposé aux services de l’État d’ouvrir un équipement municipal pour les accueillir », explique Audrey Garino, adjointe au maire de Marseille déléguée aux affaires sociales, à la solidarité, et à la lutte contre la pauvreté (PCF).

    « On a un accord avec la préfecture : on met à l’abri les hommes, avec des associations qui assurent la gestion du gymnase notamment le Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), l’Accueil de jour et nuit (ADJ) et la Croix Rouge, et l’État ouvre des places d’hôtel pour les femmes et les familles. » Après une première nuit, du 21 au 22, quasiment complète avec 46 personnes accueillies sur les 50 places disponibles, la Ville a ajouté 40 lits pour les prochains jours, puisque le dispositif s’étendra au moins jusqu’au mardi 25 novembre.

    Pas de sortie sèche

    Pour Thiago, sans domicile depuis 15 jours, cette mesure est un soulagement. Lui a choisi de quitter son appartement par peur de s’endetter auprès de son propriétaire après avoir été arnaqué par son employeur qui lui doit deux mois de salaire. « Quand les températures ont baissé, on a essayé de s’abriter dans un parking du Vieux-Port mais il faisait tellement froid qu’on n’a pas réussi à dormir, même avec des couvertures », raconte-t-il. La faute, aussi, à une hypervigilance qu’il a développée depuis qu’on lui a volé ses papiers alors qu’il s’était assoupi.

    Au gymnase, il est « rassuré » et se sent entouré de « personnes accueillantes et bienveillantes ». « Venir ici m’a aussi permis d’avoir accès au SIAO, qui va essayer de me trouver un logement, poursuit Thiago. Ils doivent me donner la réponse lundi ! »

    Sabine Fabiani, directrice adjointe en charge du pôle « aller vers » de l’ADJ, explique : « Le but, c’est qu’à la sortie, on leur propose quelque chose. En janvier dernier, sur 90 personnes, au moins 70 ont été orientées vers des foyers d’urgence, des Maisons relais, des pensions de famille ou des Centres d’hébergement et de réinsertion sociale. »

    Environ 7 000 places d’hébergement d’urgence sont ouvertes à Marseille, dont 500 créées par la Ville depuis le début du mandat de Benoît Payan. « On a capté 13 bâtiments municipaux pour le faire et on a un objectif de 500 places supplémentaires », précise Audrey Garino, qui détaille : « Une halte de nuit devrait sortir dans les premières semaines en prévision de l’hiver pour les personnes les plus exclues. »

  • Une fête pour offrir un Noël aux enfants placés

    Une fête pour offrir un Noël aux enfants placés

    Une comédie musicale, un goûter de Noël, une distribution de cadeaux et de nombreuses animations en présence de personnalités engagées qui soutiennent l’association. C’est ce qu’ont contribué à mettre dans la hotte de ce père Noël solidaire, les bénévoles d’Enfance et Partage, pour la plupart éducateurs dans des foyers et maison d’enfants.

    Cet après-midi réunira des enfants issus de plusieurs maisons d’enfants du département, dont le plus jeune, âgé de 2 ans et demi. « Les enfants placés que nous accompagnons ont tous vécu des histoires marquées par la violence, le manque, les abandons, les déplacements incessants et l’insécurité affective, explique Corinne Aiache, la responsable de l’association, beaucoup n’ont jamais connu un vrai anniversaire, un Noël serein, une fête familiale ou un simple moment où ils pouvaient être des enfants comme les autres. Ils arrivent souvent avec peu d’affaires, peu de repères, peu de confiance, mais énormément de courage. » Ainsi les moments de joie, de respiration et de reconstruction que permet de leur procurer les actions de Sourire et partage se révèlent essentiels à leur équilibre. D’autant que « pour beaucoup, ce sera leur premier vrai Noël ».

    Une parenthèse dans un contexte dramatique

    L’opération intervient dans un contexte alarmant pour la protection de l’enfance. Depuis plusieurs mois, les professionnels de la protection de l’enfance, sclérosés par les injonctions contradictoires et le silence du Département, alertent : manque de moyens humains et matériels, structures saturées, difficultés à répondre aux besoins fondamentaux des jeunes, personnels épuisés, difficultés à recruter, situations de détresse qui se multiplient. « Et les enfants placés sont les premiers à en payer le prix », regrette Corinne Aiache. C’est d’ailleurs ce constat qui est à l’origine de la création de l’association, il y a un an et demi.

    Pour que l’événement soit des plus réussi, et qu’il ait lieu dans les meilleures conditions possibles, Sourire et Partage lance un appel urgent à la solidarité. « Chaque geste compte. Chaque don transforme réellement le quotidien d’un enfant. Sans la solidarité des citoyens, des entreprises et des médias, cet Arbre de Noël ne pourrait tout simplement pas exister. » Car c’est par des collectes réalisées toute l’année auprès d’entreprises et de particuliers pour réunir de quoi répondre aux besoins des enfants accueillis dans les Mecs, que fonctionne la jeune association.

    C’est ainsi qu’en mai dernier une grande fête avait pu avoir lieu dans le parc de Château-Fontainieu, réunissant près de 120 minots dans le 14e arrondissement. Sourire & Partage « remercie par avance toutes les personnes qui contribueront à offrir un Noël à ceux qui n’en ont jamais eu. Grâce à vous, nous pouvons écrire avec eux des pages plus douces, plus belles, plus humaines ».

    Pour des raisons de sécurité, de confidentialité et de protection des enfants placés, l’accès se fait uniquement sur confirmation préalable : corinne.elvi@hotmail.fr

  • Le Gard célèbre l’économie sociale et solidaire

    Le Gard célèbre l’économie sociale et solidaire

    Vos enfants font du sport avec une association, vous cotisez à une mutuelle ou fréquentez la recyclerie du coin ? Sans le savoir, vous participez déjà à l’économie sociale et solidaire (ESS). Dans le Gard, ce secteur emploie plus de 24 000 personnes et regroupe près de 2 300 structures : coopératives, associations, fondations ou mutuelles qui, chaque jour, placent l’humain avant le profit.

    Depuis le 1er novembre, le Mois de l’ESS bat son plein à travers tout le département. Organisé par le conseil départemental du Gard, en partenariat avec la Cress Occitanie et la Maison de l’ESS, il a débuté avec le festival Mouvemen’T(é) à Junas, porté par l’association Les Survoltés. S’y sont déjà succédé un séminaire régional des ressourceries à Uzès, un webinaire du CNFPT sur les tiers-lieux et un atelier autour du numérique responsable à la Filature du Mazel. Les prochains rendez-vous se tiendront notamment à Nîmes, pour aborder les liens entre ESS, banque et achats responsables : le 14 novembre, les Rencontres de l’achat responsable réuniront associations, mutuelles et acheteurs publics à l’Hôtel Mouret. Plus tard dans le mois, une formation à la gestion comptable associative est prévue le 21 novembre.

    Une feuille de route jusqu’en 2028

    Pour la présidente socialiste du Département, Françoise Laurent-Perrigot, « l’Économie sociale et solidaire ne cherche pas à supplanter le modèle économique général, elle lui est complémentaire et souvent palliative ». Des propos confirmés par la vice-présidente Hélène Meunier, qui voit dans ce modèle « une redistribution plus équitable des richesses et une participation citoyenne renforcée ».

    Le Schéma départemental de l’ESS 2024-2028, voté ce printemps, prolonge cette ambition. Coconstruit avec plus de 200 acteurs gardois, il fixe une feuille de route : soutenir les coopérations locales, valoriser l’innovation sociale et renforcer les liens entre institutions et structures solidaires. Le mois de l’ESS se clôturera le 28 novembre avec les Rencontres du mécénat aux Archives départementales, avant un dernier rendez-vous, le 6 décembre à Castillon-du-Gard, pour célébrer cette économie du sens et de la proximité.

  • Renoncer aux soins, un véritable fléau de la précarité

    Renoncer aux soins, un véritable fléau de la précarité

    Voilà 33 ans qu’Accueil Santé Béziers est au chevet des plus démunis en assurant des consultations aux personnes n’ayant plus ou pas de droits, à savoir les sans-abri, les migrants, les touristes ou encore les étudiants sans mutuelles. Pas moins de 33 professionnels de santé bénévoles : généralistes, dentistes, infirmiers, psychologues ou encore coordinateurs médicosociaux, se relaient quotidiennement. « Le but de l’association était au départ de permettre aux gens de récupérer leurs droits. Le soin étant juste une roue de la charrette. Dès que les patients ont récupéré leurs droits – CPAM, C2S [Complémentaire santé solidaire, Ndlr], AME – on ne les suit plus et ils repartent dans le domaine libéral », détaille Nicolas Breton, président d’Accueil Santé Béziers.

    Mais avec l’explosion de la précarité ces dernières années, de plus en plus de Bitterois poussent la porte du centre de soins. « Alors que nous suivons entre 2 000 et 2 500 patients chaque année, nous avons eu 200 consultations supplémentaires en 2025 », fait valoir Nicolas Breton. Si les ressortissants étrangers constituent la majeure partie de la patientèle de l’association, le nombre de Français accueillis s’envole aussi. « En 2024, 4% des gens qui ont consulté étaient Français. Cette année, ils représentent 17%. Ce qui montre que la précarité s’accroît », observe Nicolas Breton.

    Plus de social

    Un renoncement aux soins généralisé dû en premier lieu à des raisons financières, l’inflation ayant considérablement réduit le pouvoir d’achat de la majorité de la population. Ce qui impacte notamment les jeunes et les femmes. « Nous nous occupons beaucoup de précarité menstruelle. Nous avons vu 400 femmes de plus cette année. et nous avons distribué 4 000 éléments de protection contre 2 000 en 2024. Les règles coûtent 10 euros par mois et par femme, ce qui représente 120 euros par an. Avec deux, trois filles dans une famille, c’est un budget conséquent », soupire le généraliste.

    Secondes victimes collatérales, nos aînés. « On a aujourd’hui de plus en plus de personnes âgées, notamment les petits artisans qui n’ont pas de complémentaire et n’arrivent plus à se soigner. Ils sont juste au-dessus des plafonds et prendre une mutuelle coûte trop cher quand on est âgé », poursuit Nicolas Breton. À cela s’ajoute la dématérialisation administrative, qui fait des démarches de certains patients un véritable parcours du combattant.

    Ces renoncements aux soins ne sont malheureusement pas sans incidence sur le patient. « C’est catastrophique, ça traîne, les pathologies ont tendance à s’accroître et s’aggraver. Si cette population n’est pas prise en charge, cela va coûter plus cher à la société », insiste Nicolas Breton. Pourtant, des solutions existent. « Tout notre système de santé est à revoir, la Sécu n’en peut plus. Il faut arrêter le paiement à l’acte et rouvrir des dispensaires. Car ils ont l’avantage de permettre aux gens d’avoir accès – comme en Espagne – à des médecins, à des médicaments mais surtout, les médecins s’occupent des problématiques sociales des patients. Dans nos études, le social n’existe pas. Ça ne sert à rien de faire des diagnostics, de prescrire des médicaments si les gens ne peuvent pas les acheter. » Plus de social et aussi moins d’administratif. « On perd du temps, ce qui revient à payer le travail de secrétaire très cher, c’est idiot. Chacun doit faire son boulot », souligne le généraliste biterrois.

  • [EQDD Journal de la Haute-Marne] Un Domaine pour relier les générations à Rives Dervoises

    [EQDD Journal de la Haute-Marne] Un Domaine pour relier les générations à Rives Dervoises

    Le nom s’est très vite imposé dans le paysage local. Le Domaine des quatre rivières est une réhabilitation emblématique dans la commune de Rives Dervoises, en Haute-Marne. L’ancien lycée agricole a été métamorphosé en une résidence partagée. Elle est constituée de plusieurs bâtiments qui sont un trait d’union entre les générations et offrent un lieu de vie commun.

    Choisi par les habitants, le nom fait écho aux cours d’eau qui sillonnent les quatre villages des communes associées : les quatre rivières. Le Domaine comprend vingt logements, les locaux de l’école élémentaire du village, un bâtiment dédié aux activités artistiques et sportives, un restaurant ouvert à tous, un verger, des jardins partagés, ainsi que des espaces prévus pour accueillir un maraîcher et même quelques chevaux appelés à être employés pour des activités de médiation.

    Vingt logements intergénérationnels

    Pensé comme un véritable lieu de vie intergénérationnel, le concept repose sur la philosophie d’habitat partagé, avec l’ambition de permettre à chacun de « bien vivre et de bien vieillir au pays ». L’équipe municipale s’est démenée pour donner vie à cette belle idée sur le papier. Sous la férule de la maire Christiane Welti, les élus sont allés à la chasse aux subventions auprès de tous les partenaires possibles.

    Dix des vingt logements – studios et T2 – sont ainsi destinés à des célibataires ou couples, apprentis, stagiaires, salariés en contrat temporaire ou encore parents isolés, désireux de s’installer dans un cadre verdoyant et convivial, à loyer modéré. Moitié de ceux-ci sont déjà occupés. À noter que les locataires viennent avec leurs meubles.

    Les dix autres logements, de même composition, accueillent des personnes de plus de 65 ans souhaitant bénéficier d’un environnement sécurisé et stimulant, tout en conservant leur indépendance. Les résidents ont l’option de partager des repas au restaurant ouvert à tous, de participer à des activités culturelles et sportives, de profiter de services à la personne ou simplement d’échanger avec leurs voisins dans un cadre apaisant et solidaire.

    Constituée de deux classes, la nouvelle école a ouvert ses portes sur site à la rentrée. Parents comme élèves étaient ravis : salles lumineuses et insonorisées, matériel renouvelé et ergonomique et un agencement optimisé. Le Domaine des quatre rivières a aussi une dimension sociale forte : dix enfants de l’Institut Médico-éducatif (IME) et dix enfants de l’Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (Itep) sont scolarisés sur site. Les élèves disposent de deux salles spécialement aménagées pour un enseignement adapté et des ateliers éducatifs. Des temps d’inclusion avec les enfants de l’école élémentaire de Droyes sont organisés, notamment pour le sport, en fonction des compétences sociales et scolaires évaluées par l’équipe pédagogique.

    Par Sylvie C. Staniszewski –Journal de la Haute-Marne

  • [EQDD Corse Matin] Le portage de repas, un service essentiel pour les seniors à Ajaccio

    [EQDD Corse Matin] Le portage de repas, un service essentiel pour les seniors à Ajaccio

    « Heureusement qu’il y a ce portage de repas. On a 92 ans, on ne peut pas courir au supermarché et moi, j’ai une DMLA [maladie dégénérative de la vision, Ndlr], je ne peux plus cuisiner », explique Madame Vargioni qui vit à Ajaccio avec son mari dans un appartement au deuxième étage d’un immeuble, route des Sanguinaires. « Ça nous permet de rester chez nous, ajoute-t-elle. Sinon ça serait l’Ehpad, mais nous n’avons pas les moyens ».

    Il est tout juste 10 heures, elle récupère les deux sacs contenant leurs repas journaliers des mains de Romain Evrard, agent social au centre intercommunal d’action sociale (CIAS), qui fait sa tournée quotidienne de distribution. La Communauté d’agglomération du Pays ajaccien (Capa) mobilise quatre agents pour ce service de portage de repas quotidien dont ont bénéficié 221 personnes en 2024, soit plus de 41 600 repas livrés.

    Ce matin-là, le jeune homme doit se rendre chez une trentaine de bénéficiaires, uniquement des personnes retraitées, handicapées ou à mobilité réduite. La moyenne d’âge oscille entre 85 et 95 ans et le tarif de la prestation varie en fonction des revenus du foyer. « S’il n’y avait pas d’embouteillage, je pourrais livrer au moins dix personnes de plus ». Dans son véhicule réfrigéré, il arpente chaque matin, dès 8 heures, un secteur allant de l’hyper centre-ville jusqu’à la route des Sanguinaires, en périphérie. Sa tournée doit être terminée avant 12h30 mais, entre les embouteillages et le manque de places de stationnement dans les résidences, c’est une véritable gymnastique, dans laquelle chaque seconde compte.

    Un rôle de veilleur social indispensable

    « Je prépare les repas la veille chaque jour, détaille-t-il. Le jeudi, on fait double livraison en comptant aussi les repas du vendredi et, le vendredi, on livre les repas du week-end. S’il n’y avait pas d’embouteillage, je pourrais livrer au moins dix personnes de plus ». À chaque arrêt, Romain doit saisir le bon sac et l’apporter jusqu’au palier des bénéficiaires. Certains repas sont pour des diabétiques, d’autres sont sans sel ou moulinés, etc. Il suffit au livreur de sonner ou de frapper à la porte une seule fois pour entendre la bobinette choir, comme s’il était attendu expressément. « Ça m’aide beaucoup, confie Monsieur Bonelli, 93 ans. Je prends ces repas quatre jours par semaine. Avant, je me faisais à manger seul, mais j’ai mal au dos et aux jambes ».

    Près de 75% des personnes livrées sont en situation de veuvage et dans l’impossibilité de se débrouiller seule. C’est le cas de Monsieur Werner, 83 ans. « Ça me simplifie le quotidien, témoigne-t-il. J’ai perdu mon épouse l’année dernière et je suis obligé de me réorganiser ». Au-delà de ce bref échange, Romain est aussi un visage familier et quotidien dont le rôle va bien plus loin que la distribution de plats. Au milieu de sa tournée, à la résidence des Crêtes, il toque à la porte, un sachet à la main, mais cette fois, personne n’ouvre.

    « Ce n’est pas normal, elle est toujours là et sa porte est souvent ouverte », s’inquiète-t-il. En reprenant la route en direction de son prochain arrêt, il appelle le bureau pour signaler le problème. « Parfois, ce sont des gens qui tombent ou qui ont été hospitalisés. On doit alors pouvoir joindre le référent familial. » L’imprévu n’était finalement qu’une sortie en famille chez le coiffeur. Mais l’agent a été confronté à des situations moins heureuses qui modifient, « assez souvent hélas », ses tournées. « Au début, ça a été très dur, confie Romain derrière son volant. Il y avait des gens à qui je me suis vraiment attaché. Je buvais le café, on discutait. Et puis ils sont décédés. Aujourd’hui, je tente de prendre plus de recul ».

    Un service qui va au-delà de la distribution de repas

    Car l’après-midi, une fois la tournée terminée, les agents changent de casquette et rendent visite aux bénéficiaires pour un temps d’échange ou répondre à un besoin, tels de menus travaux ou aller récupérer des courses dans un magasin. Pour Romain, c’est un moment qui permet surtout « de prendre des nouvelles et de discuter. Cela peut être rapide ou durer quelques heures. Ça leur permet de rester à domicile. Malgré les repas livrés le matin, certains, par exemple, veulent quand même aller chercher leur pain à la boulangerie ».

    Selon un guide du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, la qualité de la relation humaine est à l’origine de 30% des variations d’apport alimentaire chez les seniors et permet de lutter efficacement contre la dénutrition et la perte d’autonomie. « Améliorer l’alimentation des personnes âgées, peut-on lire, c’est s’intéresser non seulement au contenu de l’assiette mais aussi à tout ce qui est autour du repas et qui en fait un moment agréable ».

    Par Nicolas Wallon- Corse Matin

  • [EQDD Journal de la Haute-Marne] L’Ehpad Pougny a son bistrot et c’est le quotidien qui va bien

    [EQDD Journal de la Haute-Marne] L’Ehpad Pougny a son bistrot et c’est le quotidien qui va bien

    Imaginé par leur directeur commun, Florent Étienne, ce bistrot de maison de retraite ravive un symbole rural disparu et rouvre les résidents sur le monde extérieur : le lieu est aussi accessible aux habitants du village. Deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, le café devient un repère social et un objectif, offrant aux pensionnaires l’occasion de retrouver les gestes d’autrefois, de bavarder librement et de recréer du lien. Né dans l’ancien hall d’entrée, transformé et décoré par l’équipe de l’Ehpad, l’endroit respire la convivialité. Entre bénévoles, soignants et animatrice, le Ô Convivial accueille jeux, dégustations et lotos : autant d’instants simples qui insufflent chaleur, rythme et fierté à la vie quotidienne des résidents.

    Par Fabienne Ausserre- Journal de la Haute-Marne