Tag: Services publics

  • Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Elle avait été élue maire de Saint-Chamas par le conseil municipal le 5 juillet, suite à la démission de Didier Khelfa, en place depuis 2014. Une première, pour une femme, dans cette commune de moins de 9 000 habitants. C’est avec son soutien et celui de la majorité que Magali Ramos se présente aux municipales, à la tête de la liste « Naturellement Saint-Chamas », dans un esprit de « continuité responsable et d’ouverture vers de nouveaux projets ». Parmi ses priorités figurent le cadre de vie et l’accès aux services publics. « On s’est réapproprié le littoral, détaille-t-elle. On va rentrer dans la 4e phase avec la réhabilitation de la zone autour du port de Pertuis et la place de la Sente. Un autre projet structurant consiste à s’occuper des voiries, notamment des axes structurants de la commune avec une meilleure accessibilité et des voies vertes, ou encore le rapatriement des services publics, qui sont un peu dispersés à l’heure actuelle, et d’associations dans le nouveau pôle socio-culturel qui devrait bientôt être terminé. On pense aussi à créer une annexe pour faciliter la vie aux administrés et mieux les accompagner. »

    Pour le moment, Magali Ramos est la seule candidate à s’être déclarée. Elle mènera une liste à moitié renouvelée et sans étiquette. « Ce que je veux, c’est des personnes qui apportent des idées, affirme celle qui, en 2020, figurait sur la liste Vivre Saint-Chamas classée DVD. On ne parle pas de politique entre nous, on parle surtout de Saint-Chamas. »

  • La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité n’est pas une compétence obligatoire pour une municipalité mais elle traduit « le premier engagement du Printemps marseillais pour une ville plus juste » et constitue un « fil rouge » qui irriguera l’ensemble du programme. Lundi, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille en charge des affaires sociales, inaugurait la séquence programmatique de la campagne de la majorité sortante, en présentant son premier volet consacré à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

    Un domaine dans lequel la municipalité s’est montrée en première ligne ces six années écoulées avec les signatures avec l’État du premier Plan pauvreté municipal et du contrat territorial d’accueil de France, la création de 525 places d’hébergement d’urgence, la hausse de 50% du budget dédié à la solidarité, la création de douches municipales, ou la mise sur orbite d’un Ehpad municipal.

    Plus étoffé qu’en 2020, l’axe solidarité du nouveau programme s’articule autour de vingt mesures ciblées pour lutter contre toutes les formes de précarité. « Avec une méthode, la concertation ; un outil, le service public ; et une constante, l’accès aux droits et aux besoins fondamentaux », explique Audrey Garino, accompagnée de Cécile Suffren, directrice générale d’Habitat alternatif social.

    Régie publique de l’eau

    En la matière, le printemps marseillais ambitionne d’étendre le dispositif Territoire zéro non-recours, déjà expérimenté, à l’ensemble de la ville, et de créer un baromètre local du non-recours aux droits, ainsi qu’un « Pass solidarité » pour ramasser l’offre municipale et faciliter l’accès aux équipements et services publics.

    Pour accompagner les seniors, la municipalité de gauche propose la création d’un service public local d’aide au maintien à domicile et une 5e résidence autonomie sur le site de l’Entraide au Roy d’Espagne. Face au sans-abrisme, elle entend créer 1 000 nouvelles places d’hébergement d’urgence, doubler les fontaines d’eau et toilettes publiques, et pousser la mise en place d’un plan national de résorption des squats et bidonvilles.

    Parmi les grands chantiers figure le retour en régie publique de la gestion de l’eau, dont la délégation de service public confiée à la Société des Eaux de Marseille arrive à échéance en 2029. Objectif ? Garantir la gratuité des premiers mètres cubes. Autre gros dossier, la création d’une Mutuelle municipale visant à lever les freins dans l’accès aux soins. Dans le viseur, les étudiants, retraités, chômeurs, travailleurs indépendants et précaires.

    Le pouvoir d’achat fait aussi l’objet de mesures fortes avec des tarifs sociaux renforcés et une cantine gratuite étendue à 15 000 enfants, la hausse du kit de rentrée scolaire à 150 euros et le doublement du nombre de repas gratuits pour les étudiants. Le programme prévoit aussi des actions spécifiques pour les jeunes mineurs non-accompagnés en recours, ainsi « qu’une solidarité inconditionnelle » envers les migrants et « un soutien renforcé à SOS Méditerranée » conclut, offensive, Audrey Garino.

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    À peine un an et demi sépare le début du premier mandat de Séverine Dellanegra des élections municipales de 2026. La maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau, candidate déclarée à sa succession, a inauguré sa permanence électorale, vendredi matin, en centre-ville.

    « Aujourd’hui, la stabilité est revenue, la sérénité aussi, et le dialogue est renoué. Les projets avancent et la ville a retrouvé sa voix », affirme la candidate, élue dans un contexte politique local déstabilisé.

    Séverine Dellanegra considère que « Saint-Martin-de-Crau est une ville avec une identité forte, un patrimoine à défendre, des traditions à préserver et un monde agricole auquel nous sommes profondément attachés ». « C’est une ville qui doit continuer à investir pour améliorer ses services publics, son environnement, sa qualité de vie », avance la candidate, pour qui « une ville doit écouter protéger rassemblés dans un esprit de solidarité et de respect ».

    « Un projet sérieux »

    Séverine Dellanegra annonce plusieurs réunions dans le cadre de la campagne « sur la santé, la solidarité, la sécurité, l’environnement, l’agriculture, les services publics, la culture, le sport et la vie associative ». « Ces rencontres ne sont pas des promesses, mais une méthode », affirme la candidate, pour « construire un projet municipal avec sérieux, sans clientélisme ni promesse irréaliste ».

    Élue avec 41% des voix au second tour des municipales partielles de novembre 2024, avec une abstention de 43%, l’actuelle maire pourrait faire face à Tania Teixier (SE), qui pourrait annoncer sa candidature prochainement.

  • L’état annonce le sauvetage de quatre copropriétés dégradées à Marseille

    L’état annonce le sauvetage de quatre copropriétés dégradées à Marseille

    Le ministre du logement, Vincent Jeanbrun, est allé, vendredi, à la rencontre des habitants de la cité en péril de la Maurelette (15e), dont il a arpenté les allées de commerces fermés, contemplant les parkings souterrains transformés en poubelle géante. Il venait donner le coup d’envoi au sauvetage de 4 copropriétés privées dégradées de Marseille. La publication à Noël des décrets a ouvert la voie à ces opérations attendues de requalification pour les trois autres sites du Mail (14e), des Rosiers/Super Belvédère (14e) et de Consolat (15e). Le planning diffusé vendredi pour ces 4 Orcod-In s’étale jusqu’en 2039, sur 15 années, des études à la maîtrise foncière, des aménagements jusqu’aux relogements.

    « Ces 4 ORCOD-In sont une grande chance parce qu’on voit bien que le niveau de dégradation, dans lequel est arrivé la copropriété, nécessite une intervention des services publics. On ne peut pas vous laisser seul face à toutes ces difficultés », a expliqué le ministre, devant une trentaine d’habitants d’autres cités aussi qui ont raconté le calvaire des ascenseurs en panne, des charges qui explosent, des syndics qui s’engraissent. « À un moment donné, ça suffit. Au plus haut niveau de l’État, le président de la République a dit qu’on ne peut pas laisser la deuxième ville de France souffrir comme elle souffre. Marseille en grand a l’ambition de redonner à Marseille sa grandeur », entonne le ministre devant son auditoire.

    « Marseille, laboratoire des bonnes pratiques »

    Avec ces ORCOD-IN, l’État « promet de mettre les moyens et d’y aller le plus vite possible, même si ça se compte en années pour remonter la pente » avec la Ville, la Métropole et l’établissement public foncier. Le budget est estimé à ce stade entre 577 et 613 millions d’euros. « Nous voulons faire de Marseille le laboratoire des bonnes pratiques et des bonnes idées », a ajouté le ministre au cœur de cet ensemble de 765 logements.

    La Maurelette ce sont 65 barres et 5 tours construites dans les années 60 sur 10 ha et qui s’enfonce dans la misère bâtimentaire et sociale. L’ensemble, placé depuis un an sous administration judiciaire, cumule 3,9 millions d’euros d’impayés de copropriétaires, 1,9 million d’euros de dettes aux fournisseurs. Un plan de sauvegarde et pour près de 19 millions d’euros de travaux d’urgence doivent permettre de lever l’arrêté de péril de 2019 qui suspend toujours la perception des loyers. « Y en a plein qui payent encore, les propriétaires les forcent », dit une habitante. Les marchands de sommeil s’engraissent même si l’un d’eux a écopé de trois ans de prison dont un ferme, l’an dernier.

    « Ici monsieur, c’est pas la peine d’aller voir les films, vous avez tout : trafic de drogue, de mineurs, prostitution. Depuis 20 ans que j’y suis, j’ai tout vu », explique Fathia Mazouzi, présidente de l’association Les Ailes bleues pour l’aide aux devoirs, la distribution d’aides alimentaires en urgence aux familles que la crise frappe de plein fouet. « Il faut que cela redevienne a minima vivable pour nos enfants, supplie-t-elle, il faut mettre de l’argent dans l’éducation, la santé, la sécurité, les bâtiments bien sûr. Il faut donner à nos enfants un futur. Ils sont l’avenir de la France. »

    « Ici tout est en panne »

    « Les ORCOD-IN sont essentielles », se réjouit la maire adjointe de Marseille, Samia Ghali (DVG), qui demande d’étendre l’outil « aux autres copropriétés qui sont au point de bascule, au bord du gouffre ». Elle décrit au ministre le lent déclin de La Maurelette plongée dans la vétusté, la pauvreté, la délinquance. « Il faut étendre complètement le permis de louer sans cela on ne s’en sortira pas », prescrit-elle. « Ce n’est pas normal de pouvoir louer des appartements indignes. On est saturé de demande de logements sociaux parce que le logement privé n’arrive plus à jouer son rôle. C’est important d’avoir du logement privé de qualité pour permettre d’attribuer des logements sociaux à des gens qui en ont vraiment besoin. Et ici tout est en panne. L’ascenseur est en panne au propre comme au figuré. »

    47 grandes copropriétés représentant 11 000 logements sont en difficulté à Marseille. Appelée à la rescousse, la SPLA-IN Aix Marseille Provence doit dresser un diagnostic complet livrable au premier trimestre 2026 des 30 ensembles les plus dégradées.

  • Dans un contexte « inquiétant », la Ville comme stabilité

    Dans un contexte « inquiétant », la Ville comme stabilité

    Campagne électorale oblige, Gaby Charroux (PCF) a opté pour la « retenue » lors de ses vœux à la population. Pas d’évocation de programme ni d’attaque à l’encontre de ses adversaires, présents dans la salle, donc. C’est au sein d’une Halle de Martigues comble que le maire, qui brigue un 4e mandat, a fait part de ses craintes quant à l’état du monde, en cette nouvelle année qui s’est ouverte sur l’attaque de Donald Trump à l’encontre du Venezuela, en violation du droit international.

    « Oui je suis inquiet quand une grande puissance s’improvise gendarme du monde en ne respectant pas, au passage, ses propres lois, assume-t-il. Inquiet des menaces proférées, par cette même grande puissance, à l’endroit, notamment, d’un pays européen. Inquiet de la docilité de nos dirigeants. »

    Alors que les conflits se multiplient, Gaby Charroux l’assure : « Parler de paix n’est pas un caprice. (…) C’est refuser la tentation de la division pour privilégier la voie de l’unité, de la concorde et de l’amitié entre les peuples. »

    Des repères et du lien

    Au milieu de cette instabilité, tant de l’ordre international que de « nos institutions nationales », et de l’incertitude qu’elle engendre pour la population, le maire-candidat rappelle : « Les collectivités territoriales, et plus spécifiquement les communes, ont été des espaces de stabilité », fustigeant le gouvernement Bayrou d’avoir amputé leur budget faisant perdre, « pour près de 2 000 communes, plus de 250 millions d’euros » avec le dispositif Dilico, dont 2 millions à la Ville de Martigues en 2025.

    « Les communes offrent des repères, créent du lien (…) répondent présentes à chaque étape de la vie de nos administrés » affirme celui qui veut repartir afin de poursuivre les actions menées lors des derniers mandats.

    « Je suis content d’entendre les soutiens apportés à cette politique municipale, même si elle n’est pas parfaite, consent Gaby Charroux. On a besoin de batailler encore pour un certain nombre de dossiers difficiles dont nous avons perdu la compétence, je pense à la collecte des ordures ménagères qui agite chacun d’entre nous. Mais on a besoin de ces pôles solides que sont les collectivités territoriales, qui ne bougent pas dans la tempête malgré des budgets amputés. Ce sont grâce à elles que les habitants ont accès à des services publics de qualité et de proximité, qui sont d’intérêt général. »

  • Les vœux de proximité et de solidarité de Sophie Camard

    Les vœux de proximité et de solidarité de Sophie Camard

    La cérémonie officielle des vœux de la mairie des 1er et 7e arrondissements s’est déroulée jeudi soir en grande pompe dans le palais du Pharo (7e). Empêchés par leur devoir de réserve à l’approche des municipales, les élus n’ont pas pu évoquer les projets prévus pour 2026, se contentant donc d’aborder « par une forme brève et succincte », comme le veut la loi, les actions menées en 2025. Une vidéo a dans un premier temps énuméré une dizaine d’initiatives municipales de l’année passée, parmi lesquelles : l’inauguration de l’école Baya (1er), du centre sportif Pape Diouf (1er) et du Jardin Saint-Nicolas (7e). Trois projets que Sophie Camard a rappelé dans son discours car, selon elle, représentatifs « de la volonté [de la Ville, Ndlr] de maintenir des espaces de rencontre, de dialogue et de vie collective, dans un contexte où notre quotidien numérique est souvent marqué par la rapidité et la distance ».

    « Rompre la peur »

    L’élue glissera un mot pour Noailles, quartier du 1er arrondissement, où un pôle d’équipement associatif pour la mairie de secteur est en cours d’installation. Il comprendra deux espaces, « un lieu de mémoire et de ressources au 63 rue d’Aubagne, choisi avec les familles des victimes de l’effondrement des immeubles, et un immeuble en réhabilitation au 44 rue d’Aubagne, pour accueillir des activités sociales et associatives ». La maire aura aussi une pensée pour Belsunce, « marqué récemment encore par l’actualité tragique du narcotrafic ». « Néanmoins, l’action conjointe des services publics, des forces de sécurité, du tissu associatif, de la régie de quartier, des collectifs d’habitants s’est poursuivie sans relâche. Nous avons besoin de cette solidarité dans un monde angoissant qui marche à la guerre. La proximité permet de se parler. Parler, c’est rompre la peur et l’isolement », a-t-elle déclaré dans la foulée.

    Dans son intervention, Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, a lui proposé une sorte d’ode à l’amour, une forme de résistance « dans ce monde où tout est basculé, où les politiques internationales nous montrent que des destins changent en quelques mois, à des moments où le président des États-Unis d’Amérique veut s’emparer d’une partie de l’Europe comme d’une proie et (..) où celle et ceux qui n’acceptent plus les différences se lèvent sans complexe ». Et de conclure : « Vous [Sophie Camard, Ndlr] avez donc compris que je n’ai pas pu dire, à quel point votre secteur est formidable. »

  • [Entretien] Saoussen Boussahel : « Nous soutenons la majorité de Gaby Charroux »

    [Entretien] Saoussen Boussahel : « Nous soutenons la majorité de Gaby Charroux »

    La Marseillaise : Comment le PS se positionne-t-il dans la campagne municipale de Martigues ?

    Saoussen Boussahel : Nos instances nationales et départementales ont acté le soutien des listes de gauche sortantes ainsi que l’union de la gauche là où elle peut gagner les élections. À Martigues, cela nous conduit à soutenir la majorité de Gaby Charroux, on va travailler et constituer notre liste ensemble comme nous le faisons depuis 60 ans.

    Quel est le projet socialiste au sein de cette union de la gauche ?

    S.B. : Nous défendons la justice sociale, pour cela nous voulons perpétuer le modèle martégal. C’est-à-dire des services publics puissants qui répondent aux attentes de tous les Martégaux, peu importe l’âge, le quartier, ou la situation financière. Tout en préservant notre patrimoine historique, environnemental et culturel, c’est important dans la recherche de développement durable. Nous devons aussi veiller à la mixité sociale dans notre ville, pour que personne n’ait peur de l’autre. Nous misons également sur cette jeunesse qui nous dirigera plus tard. Il faut leur construire un avenir avec des perspectives, les accompagner dans leurs études et leur permettre de trouver du boulot après une formation qualitative.

    Quels « défis » dont parle Gaby Charroux vous préoccupent ?

    S.B. : Nous allons entrer dans la phase concrète du contournement autoroutier, attendu depuis 50 ans. C’est un axe important de nouvelles mobilités et un moyen de soutenir l’activité industrielle en pleine décarbonation du golfe de Fos. C’est un enjeu hyper important, avec en perspective de nombreux emplois nouveaux, amenant des familles que nous devrons accompagner et pour lesquelles il faudra adapter l’offre de service public. Cela inclut la modernisation et l’extension de l’hôpital qui est en difficulté. Il y a du travail qui nous attend pour assurer le droit fondamental à la santé pour tous.

    Quelle place à la lutte contre l’extrême droite ?

    S.B. : Une place prioritaire. Les idées fausses de l’extrême droite se basent sur la haine des gens. Le député en place a été élu, ça montre que la bataille est importante pour sauver l’idée républicaine. Ce que j’explique au quotidien, c’est que l’immigration n’est pas là pour nous mettre en difficulté, mais pour en sortir. Je rappelle aussi que les immigrés consomment, travaillent et deviennent des citoyens français. On ne peut pas laisser les racistes et les fascistes lutter contre ce modèle. Il faut le dire aux municipales et aux prochaines échéances.

  • [Entretien] Olivia Fortin et Éric Méry : « On a ouvert les portes et les fenêtres de la Ville »

    [Entretien] Olivia Fortin et Éric Méry : « On a ouvert les portes et les fenêtres de la Ville »

    La Marseillaise : Mad Mars est né en 2018 en réaction à un système municipal verrouillé. Huit ans après, que reste-t-il de la promesse ?

    Olivia Fortin : En juin 2018 lorsqu’on crée Mad Mars, on est animé par une colère contre l’état de la ville, et l’espoir de faire les choses autrement. On savait qu’il y avait plein de compétences au sein des partis de gauche et écologistes, des acteurs associatifs et syndicaux, et ont avait deux mantras encore d’actualité : « S’unir ou subir » parce que la ville était alors donnée à la droite et qu’on se devait d’initier ce large rassemblement qui a amené au Printemps marseillais, et « Soyons fous, croyons à la politique ».

    Éric Méry : Et on a un bilan politique avec plus d’une quinzaine d’élus de secteur, une maire de secteur, et cinq élus dans la majorité sur des délégations assez structurantes. Chacun a essayé dans le Printemps marseillais d’apporter ce qu’il cherchait à Mad Mars : travailler avec les habitants et mettre l’outil politique à leur service. Pierre Marie Ganozzi sur les écoles, par exemple, a toujours rencontré les associations de parents d’élèves, le corps enseignant…

    O.F. : J’ai été durant trois ans adjointe au maire, aux ressources humaines et au dialogue social pour redonner à notre administration sa pleine capacité d’agir, persuadée qu’il fallait commencer là. Aujourd’hui on reçoit 75 000 CV par an, on a restauré l’image d’employeur de la Ville, des gens de toute la France postulent pour participer au projet. C’est valorisant une fonction publique qui attire à nouveau. En tant que maire de secteur je suis désormais sur l’échelon de proximité qui est extraordinaire pour produire avec les habitants des politiques répondant à des besoins concrets. Nos élus de secteur contribuent à fabriquer de l’action publique avec cette conscience collective. On a réussi avec Benoît Payan et la majorité, on a vraiment ouvert les portes et les fenêtres de la Ville.

    Qu’est-ce qui distingue encore Mad Mars des partis traditionnels ?

    O.F. : Mad Mars n’est pas un parti politique au sens juridique. Ce qui nous rassemble, c’est Marseille, sa métropole. On a une palette très large de sensibilités de gauche, c’est l’image du Printemps marseillais dans sa composante citoyenne et c’est ce qui donne à Mad Mars une fonction de passerelle d’engagement vers la politique pour faire progresser la société de manière radicale. En 2020, quand notre collectif a atteint son objectif, il aurait pu exploser, ça arrive en général. Une partie d’entre nous a pris des responsabilités d’élu, au cabinet du maire, dans les services, pour transformer concrètement leur engagement. D’autres ne l’ont pas fait par choix ou parce que ça n’a pas été possible. Ça a créé des manières différentes de voir et on a mis du temps à retrouver un objectif commun et donner du sens à cet engagement citoyen.

    C’est l’objet du Bonheur intérieur brut que Mad Mars travaille ?

    O.F. : Si restaurer les conditions d’une vie digne doit être une priorité, nous considérons que chaque citoyen à le droit, en plus des services publics, de vivre dans des conditions satisfaisantes et propres à amener son bonheur. Cinq groupes de travail thématiques se réunissent depuis deux ans et demi pour élaborer les conditions du bonheur. Cela peut nous amener à porter un contre récit face à tout ce qui nous est proposé dans une société qui agite les peurs et les souffrances. Il en ressort deux choses : un indicateur pour mesurer si les Marseillais vivent bien et des propositions qui ont été faites au Printemps marseillais pour notre programme commun.

    La promesse de 2018 est tenue ?

    O.F. : On a des élus qui sont engagés, des citoyens qui agissent, réfléchissent, contribuent et trouvent une passerelle vers l’engagement politique. Donc oui, on continuer à croire à la politique.

    Il y a quand même des gens qui ont le sentiment que depuis 2020 ce n’est pas allé assez loin ?

    E.M. : Il faut qu’on soit honnêtes, quand on est arrivé, on n’était pas nombreux à avoir de l’expérience, il y avait une administration à réformer, et les finances de la Ville n’étaient pas florissantes, il a fallu résorber la dette, tout en continuant à investir. Quand aujourd’hui on préempte un lieu comme la résidence du Roy d’Espagne, c’est de l’investissement.

    O.F. : Aujourd’hui, inaugurer une école primaire par semaine, des parcs et des jardins, des commissariats, c’est le fruit de ce qu’on a semé. Mais le quotidien des Marseillais est géré dans une situation institutionnelle particulière. Quand on ouvre sa porte, on voit le travail de la Métropole : la propreté, les déchets, la voirie, les transports, le logement, le travail, l’attractivité, sont des compétences métropolitaines. Et en effet sur ces aspects, les Marseillais pourraient considérer que les choses n’ont pas assez changé. On est les premiers à le déplorer.

    Vous soutenez Benoît Payan, avec quelle marge de manœuvre ?

    O.F. : Le Printemps marseillais est un lieu de liberté. En tant qu’adjointe au maire, puis maire de secteur, j’ai eu toute la latitude de proposition et d’action. C’est dans ce cadre coopératif et de confiance au service des Marseillaises et des Marseillais qu’on entend continuer. On s’est créé une culture commune depuis 2018, on n’est pas un rassemblement électoraliste opportuniste. Nos priorités sont les mêmes que l’ensemble de la majorité municipale, sur les services publics, le logement, les écoles, les espaces verts, la fraternité.

    E.M. : Mad Mars, contrairement à d’autres collectifs citoyens qui se montent encore, a toujours misé sur la complémentarité et eu la volonté de travailler avec les partis. Ce fondamental est conforté en 2026, puisque le Printemps marseillais s’est élargi avec les écologistes, Place publique, Debout ! En 2020, on a fait tomber les drapeaux pour partir derrière celui du Printemps marseillais.

    En 2020, après la rue d’Aubagne, la droite était divisée, aujourd’hui, elle se présente unie, vous avez un bilan et face à vous LFI ?

    E.M. : Sur le bilan, on n’a peut-être pas tout fait et bien mais les gens qu’on rencontre ne nous reprochent pas de ne pas avoir mené une politique de gauche. Les logements sociaux, les places d’hébergement, les services publics, l’été marseillais, les activités et musées gratuits… ils en ont conscience.

    O.F. : Ce qui motive, c’est le projet qu’on va proposer, on se concentre dessus, on est en démocratie. Après on regarde, comme tout le monde, les sondages avec une extrême droite très haute, et une droite républicaine, si on peut dire, qui s’effondre. Ce n’est pas dans cette société que je veux habiter. Nous, on croit à ce qu’on fait, on est déterminé.

    « On s’est créé une culture commune depuis 2018.
    On n’est pas un rassemblement opportuniste »

  • Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Alors qu’« aux quatre coins du globe, l’impérialisme guerrier et les atteintes populistes de l’extrême droite resurgissent », la section port-de-boucaine du PCF place ses vœux sous le signe « de l’espoir, de la solidarité, de l’amitié entre les peuples et de la fraternité », affirme l’un des membres de l’exécutif, Mathias Escalante.

    Sur le plan international, les conflits se multiplient, en Ukraine, en Palestine ou au Nigeria. La récente violation du droit international de Donald Trump est une tentative de « piller les richesses notamment pétrolières du [Venezuela] (…) et poursuivre la droitisation de l’Amérique Latine ». « Ces conflits, alimentés par la complaisance des marchands d’armes et des États-Unis (…) font monter chaque jour d’un cran les tensions géopolitiques qui menacent l’équilibre de nos sociétés », affirme le représentant de la section.

    Au niveau national, le RN « poursuit son entreprise de dédiabolisation », et les gouvernements successifs « tentent d’imposer une cure d’austérité sans précédent », cassant « les services publics ».

    Dans ce « chaos », la section renouvelle sa confiance à Laurent Belsola, maire sortant et candidat à sa succession. « On se rend bien compte de l’importance des élus locaux pour protéger les habitants. Avoir des élus de proximité, comme Laurent et son équipe, ayant fait leurs preuves et ayant la capacité de porter des projets malgré les baisses de dotation de l’État et de la Métropole, c’est quand même quelque chose de très rassurant. » Ce soutien, la section l’appuie sur un bilan « solide » et un « travail rigoureux » ayant mené, point d’orgue du mandat, à l’obtention du contournement autoroutier.