Tag: séniors

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Joue à trier tes déchets », indique une bannière. Ce mardi, une quarantaine d’enfants âgés de 7 à 12 ans ont troqué la baignade contre le tri sélectif, sur la plage de Corbières. Le mot d’ordre, « apprendre à protéger l’environnement de façon ludique », souligne Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté. Le dispositif est mis en place par la Ville, en collaboration avec les centres d’animation municipaux des 2e-3e et 15e-16e arrondissements.

    « Je viens souvent à la plage, c’est la deuxième fois que je fais un atelier sur le tri des déchets », explique Malik, 10 ans, habitué aux animations proposées à Corbières. Une familiarité qui n’est pas un hasard. « L’idée, c’est de sensibiliser les Marseillaises et les Marseillais dès le plus jeune âge », insiste l’adjoint au maire, convaincu que le message se propage dans l’entourage de la jeunesse. L’élu précise : « Moi, j’ai commencé à trier quand mes enfants me l’ont dit. Lorsqu’ils sont sensibilisés, ils sensibilisent leurs parents, leurs grands frères, leurs grandes sœurs, peut-être même leurs grands-parents ! »

    Sensibiliser

    tout en s’amusant

    Au programme de cet après-midi, un escape game en plein air, dédié au tri et à la lutte contre l’abandon des déchets. Une mystérieuse poubelle est verrouillée, accompagnée d’un « guide du tri » qui liste les différents déchets du quotidien. « Emballage de yaourt, sac-poubelle, mégot… », lisent les enfants à la recherche d’indices pour résoudre les énigmes et ainsi ouvrir la poubelle. « Avez-vous vu des déchets quelque part sur la poubelle ? », demande l’animatrice Claudia, qui tente de les mettre sur la bonne piste. Les sept jeunes participants réfléchissent ensemble dans le but de retrouver le trajet des déchets jetés en mer, en reliant les continents par les océans. « On a appris plein de choses ! Trier, c’est bon pour la santé, parce que quand on pollue l’océan, le plastique se retrouve dans ce qu’on mange », racontent Mehdi et Adam, 11 et 10 ans.

    À l’ombre sous la tonnelle, un autre atelier consiste à placer des magnets à l’effigie des déchets du quotidien sur les poubelles correspondantes. « Les enfants vont avoir un moyen mnémotechnique de retenir dans quelle poubelle mettre leurs déchets », explique l’adjoint délégué à la propreté. « Dans la poubelle jaune, il y a les emballages et le carton, dans la verte, il y a le verre, et dans la noire, il y a le reste », se rappelle Saïda, 12 ans, après l’activité.

    En fin d’après-midi, une boîte à goûter à l’effigie de la Ville de Marseille est distribuée aux enfants pour encourager « les pratiques de goûter zéro déchets ». « Quand je vais revenir à la plage, je vais l’utiliser », s’enthousiasme Mehdi.

    « Il n’y a rien de mieux que de miser sur la jeunesse »

    Lancé le 2 mai, le dispositif s’appuie sur les services propreté de la Ville et sur l’entreprise Citeo, engagée dans le tri et le recyclage des déchets. Hedi Ramdane annonce « 95 opérations au cours de l’été, sur 17 sites ». « On souhaite s’adresser à toute la population marseillaise, dans toutes les plages et tous les parcs. Les 5 000 Marseillais sensibilisés, aujourd’hui, parleront peut-être à 5 000 autres », projette l’élu.

    Une fois les jeux terminés, les enfants se dépêchent de retourner dans l’eau. L’opération est réussie aux yeux de Malik, 10 ans, qui affirme vouloir « faire passer le message » à sa famille et ses amis. À ses côtés, Maïssa, 12 ans, résume avec sagesse : « Si tu aimes la nature, tu auras besoin de la nature ; trier, c’est quelque chose à faire pour tout le monde. »

    Andréa Goyard-de Castro

    TEMPS DE DÉCOMPOSITION

    De 3 mois à 1 an

    En ce qui concerne les déchets organiques, les mouchoirs, le papier toilette et les tickets de métro, s’ils ne sont pas recouverts de plastique.

    De 3 à 5 ans

    Pour les chewing-gums et les mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau, même décomposé : ses substances persistent dans l’océan.

    Plus de 100 ans

    Au sujet des canettes en aluminium, sacs en plastique, pneus en caoutchouc, serviettes hygiéniques, filets de pêche, piles au mercure…

    4 000 ans

    Pour une seule bouteille en verre, en raison de sa composition en polymères résistants à la décomposition sous-marine.

  • Les collectivités au chevet des plus fragiles

    Les collectivités au chevet des plus fragiles

    Quand le thermomètre grimpe, la solidarité ne peut pas rester un slogan. Depuis le 1er juin, CCAS, écoles, crèches, piscines et médiathèques sont redevenus les avant-postes d’un service public de proximité que la canicule met à l’épreuve. Dans le Gard comme dans l’Hérault, les collectivités activent leurs plans de protection des plus vulnérables : personnes âgées isolées, enfants, habitants précaires, agents exposés. Héritiers de la loi de 2004, née après le drame sanitaire de 2003, les maires ont aussi une responsabilité concrète : repérer, prévenir, appeler, ouvrir des lieux de répit.

    À Nîmes, le CCAS s’appuie sur le dispositif Allô Seniors pour appeler les personnes inscrites au registre canicule, organiser des visites si nécessaire et distribuer près de 1 100 colis alimentaires en juillet-août. La Ville recense aussi ses îlots de fraîcheur sur son application : fontaines, jardins publics, lieux climatisés. En vigilance rouge, musées et piscines municipales peuvent devenir gratuits, tandis que les centres sociaux élargissent leurs horaires. Dans les écoles, 2 200 ventilateurs et 1 100 brumisateurs ont été déployés, faute d’un bâti partout adapté. Les crèches, elles, bénéficient d’une climatisation intégrale, quand certains groupes scolaires disposent déjà d’espaces rafraîchis.

    L’urgence faute d’anticipation

    Montpellier pousse plus loin la logique des lieux refuges : appels de courtoisie du CCAS, clubs seniors, médiathèques, piscines, musées, fontaines publiques, mais aussi 83 écoles déjà équipées d’une salle rafraîchie à 25°C. Les crèches disposent chacune d’une pièce refuge. À Béziers, le plan canicule cible les bénéficiaires de l’aide à domicile et du portage de repas, avec un espace senior climatisé. À Alès, le CCAS adapte ses horaires d’été et s’appuie sur le plan communal de sauvegarde. Même les préfectures ajustent les règles, comme dans l’Hérault, où les chantiers peuvent démarrer dès 6h en vigilance orange ou rouge pour épargner les ouvriers des heures les plus brûlantes.

    Reste le fond du problème : ces dispositifs reposent souvent sur l’inscription volontaire, laissant parfois hors radar les plus isolés. Et les collectivités bricolent avec des budgets contraints face à des bâtiments conçus pour l’hiver, pas pour l’été. « On a travaillé sur l’économie d’énergie l’hiver mais pas du tout l’été », résume Philippe Ribot, président des maires du Gard. Ventiler, appeler, ouvrir des salles : nécessaire. Mais sans rénovation thermique massive, débitumisation et végétalisation, la protection restera trop souvent une réponse d’urgence à une crise devenue permanente.

  • Orange et Médiance 13 unis contre l’illectronisme

    Orange et Médiance 13 unis contre l’illectronisme

    Le partenariat prévoit des ateliers gratuits pour les bénéficiaires de l’association, sur les thèmes suivants : « prévention des arnaques en ligne », « sécuriser son smartphone », « découvrir les réseaux sociaux ». L’accord instaure également un accès à l’offre « Coup de Pouce Internet » d’Orange, qui comprend un accès à internet et un ordinateur reconditionné à petit prix. L’initiative vise les personnes les plus éloignées du numérique, alors que 17 % des Français peinent à utiliser les outils numériques et que l’illectronisme touche plus d’un quart des seniors.

  • À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    Ils sont moins d’une dizaine à avoir bravé la canicule pour aller jusqu’au centre socioculturel la Rose des Vents. Organisé par le pôle infos seniors du CCAS, animé par le Creedat 13, association spécialisée dans l’adaptation et le réaménagement de logements, tenait un deuxième atelier permettant aux plus âgés, ou aidants, de réfléchir à des alternatives pour qu’un senior reste plus longtemps chez soi. Proposer d’autres options que l’Ehpad, ou l’emménagement chez un proche. « L’idée de la société en ce moment, c’est de favoriser le maintient à domicile le plus possible, rappelle Aline Baccon, responsable coordination du pôle infos seniors du CCAS. Il y a tout un panel de dispositifs qui permettent de rester à son domicile le plus longtemps possible. C’est un coût, mais il y a quand même beaucoup d’aides (….) ». Déjà le 17 juin dernier, le même atelier était organisé, au centre socioculturel La Provence.

    Des rencontres régulières

    Et sera réitéré dans les mois à venir. « On essaie d’en faire plusieurs par an sur différentes thématiques, poursuit Aline Baccon. L’intérêt de ces rencontres, c’est de faire de la prévention, d’anticiper et faire en sorte que les gens aient l’information au plus tôt pour éviter des situations dégradées, éviter les chutes, les risques… Mais aussi faire en sorte que les gens ne se disent pas que (rester chez soi) n’est pas une option, faute de moyens ». Au cours de l’atelier, Lucille Besson Papin, ergothérapeute au sein de la Creedat 13, animatrice de la rencontre pour la journée, expose les chiffres. Chez les personnes âgées, les chutes représentent 130 000 hospitalisations par an. 70% d’entre elles ont lieu au domicile, et 10 000 d’entre elles par an sont une cause de décès. « La population en France est vieillissante, vit de plus en plus longtemps, il y a donc de nouveaux besoins chez les seniors. Ici, on vient faire de la prévention pour lutter contre les risques de chute, d’aggravation des problématiques de santé, dans le but qu’on puisse intervenir avant même qu’il y ai des soucis au sein du logement des bénéficiaires », déroule Lucille Besson Papin. Parmi le petit groupe présent, les raisons de venues varient. « J’ai des amis qui ont eu des problèmes de santé, ça peut leur être utile », résume Réjane. « De mon côté, j’ai fait plusieurs chutes sur le dos, j’ai besoin de pouvoir aller mieux au quotidien. Il faut que je puisse adapter mon logement par rapport à cette pathologie. C’est une kinésithérapeute qui m’a envoyée ici », explique de son côté Marie-Laure. D’autres ateliers sont à venir, dans les centres sociaux.

  • À Avignon, un espace pour sortir les seniors de l’isolement

    À Avignon, un espace pour sortir les seniors de l’isolement

    Quoi de mieux qu’une foule pour inaugurer un lieu qui lutte contre la solitude des seniors ? C’est ce qu’il s’est passé ce lundi 8 juin à l’Escale, dans le quartier de la Croix des Oiseaux à Avignon.

    Bien qu’ouvert depuis début novembre, l’espace va permettre d’accueillir les anciens dans la journée afin de faire « une pause pour dire adieu à la solitude, à l’isolement », précise l’espace social et culturel de la Croix des Oiseaux (ESSC).

    Identifier 80 personnes

    à l’année

    Dans les faits, ils seront accueillis avec des cafés ou une petite collation, tandis que diverses activités seront organisées par les équipes sociales, notamment autour du tricot. Mais outre ces occupations manuelles, des interventions de professionnels de la santé sont aussi programmées dans ces anciens locaux du bailleur Grand Delta Habitat. Avec des actions de prévention autour des risques de chute ou encore de l’alimentation, de l’hydratation et des bons gestes à adopter lors des canicules.

    « Notre objectif est d’identifier 80 personnes à l’année sur le territoire avignonnais », clame fièrement Didier Despresles, chargé de développement pour Malakoff Humanis, mutuelle qui a financé la structure avec l’aide de son programme « Réseau de confiance ». Un travail qui est aussi effectué avec l’aide du centre social ainsi que du bailleur Grand Delta Habitat. « Tous ont notre contact et peuvent le faire passer si une personne semble se sentir seule. On sait que c’est parfois difficile, mais il ne faut vraiment pas hésiter », glisse la responsable Jessica Deschamps.

    Ouverture du lundi
    au vendredi. Horaires
    et programme précis sur esccroixdesoiseaux.org/lescale/

  • [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.

    Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.

    Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.

    Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.

    La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?

    Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.

    Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?

    J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.

    Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?

    J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.

    Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?

    J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.

    Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?

    J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.

  • [Série 2/3] La fragilité des séniors, la repérer et la prendre en compte

    [Série 2/3] La fragilité des séniors, la repérer et la prendre en compte

    Gériatre au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, le docteur Maud Cécile prend en charge les patients âgées atteints de cancer. La définition de la personne âgée est variable et dépend du contexte. En général la limite d’âge communément admise est de 75 ans. « Le rôle du gériatre dans un centre anti-cancéreux consiste à optimiser la prise en charge globale de ces patients, à tenir compte des maladies et conditions liées au vieillissement normal qui viennent s’ajouter à la problématique du cancer, à évaluer les besoins du quotidien, à ajuster les traitements et, à informer et soutenir le patient et ses aidants », explique la professionnelle. « Le gériatre apporte un éclairage aux équipes médicales et chirurgicales à travers la détection de fragilités potentielles du patient. »

    Pour information, un bilan gériatrique global n’intervient dans le processus de soins que parce qu’un praticien le demande s’il détecte une potentielle fragilité chez le patient. « Cette demande se fait soit au sens clinique parce que le professionnel de santé estime qu’il y en a besoin, soit suite à la réalisation de ce que l’on appelle le Score G8. Il permet de créer un score lors des consultations d’annonces. Si ce dernier est en dessous d’un certain seuil alors cela évoque un risque de fragilité », souligne le docteur Cécile. Le questionnaire G8 émane d’une vaste étude qui s’appelle l’étude oncodage. C’est un outil de dépistage gériatrique qui permet aux oncologues d’identifier, parmi les patients âgés atteints de cancer, ceux qui devraient bénéficier d’une évaluation gériatrique approfondie. « Ces tests ne sont pas faits pour avoir des chiffres et des scores mais pour ajuster, adapter et mettre en place des mesures correctives et anticipatoires », précise-t-elle.

    L’entourage joue un rôle important

    « Une fois la demande faite, le patient est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire qui comprend une infirmière formée à la détection des fragilités gériatriques, une assistante sociale, un coach d’activité physique adaptée, une diététicienne mais aussi un gériatre. Parfois, un psychologue ou un médecin de la douleur peuvent intervenir dans le processus », ajoute-t-elle. « La détection desdites fragilités se fait grâce à un test d’évaluation gériatrique standardisé que l’on évalue de façon systématique dans un certain nombre de domaines pour balayer tous les problèmes potentiels. » Au terme de cette consultation qui dure plusieurs heures et où l’on demande au patient d’être obligatoirement accompagné, un point est fait avec le praticien qui a demandé le bilan mais aussi le patient et son accompagnant. « Ce qui nous motive le plus dans le processus c’est de préserver au mieux la qualité de vie et l’autonomie fonctionnelle du patient tout en limitant le plus possible l’impact négatif des traitements qui, dans tous les cas vont avoir un impact négatif sur la qualité de vie du patient mais aussi sur son entourage et ça, c’est un facteur à ne pas négliger. »

  • La solitude invisible des personnes âgées à Montpellier

    La solitude invisible des personnes âgées à Montpellier

    Selon le baromètre des Petits Frères des Pauvres publié en septembre 2025, près de 750 000 seniors, soit 4 % des plus de 60 ans, vivent aujourd’hui en situation de « mort sociale » en France, sans aucun lien social. Un chiffre en hausse de 150% en huit ans, révélateur d’un isolement massif et durable. Montpellier, ville jeune et dynamique, souvent présentée comme une vitrine du « bien vieillir » méditerranéen, est elle aussi traversée par une solitude âgée invisible.

    Septième ville de France avec 310 240 habitants, elle compterait environ 55 000 seniors selon le CCAS. Pour Caroline Carbonne, responsable de l’agence Nos aimés à Montpellier, l’isolement des personnes âgées n’est ni marginal ni nouveau. « C’est un sujet complexe, qui tend à s’intensifier dans une société de plus en plus individualiste », observe-t-elle. Sur le terrain, la solitude n’est pas seulement un malaise social, elle devient un facteur aggravant de troubles médicaux. L’isolement se manifeste souvent de manière brutale, à la suite d’une maladie, d’un veuvage, ou de la perte du permis de conduire. Derrière la demande d’aide, il y a souvent une parole longtemps retenue. Des personnes âgées « dépitées », parfois à bout. « Ça m’est arrivé de me demander ce que je fais encore sur terre. J’aimerais être morte », lui confia l’une d’entre elles. Du côté des Petits Frères des Pauvres à Montpellier, l’isolement est d’abord difficile à faire émerger. « Beaucoup de personnes âgées ont honte de demander de l’aide. Pour elles, c’est reconnaître qu’elles ne sont plus rien », explique une travailleuse sociale.

    Initiatives locales

    Les signalements arrivent souvent par les voisins ou des auxiliaires de vie. Le milieu médical reste peu présent dans cette détection. « Il est très compliqué d’avoir des données précises sur l’isolement des seniors », reconnaît Nicole Marin-Khoury, adjointe au maire, déléguée aux seniors. Car, « les actions en faveur des seniors sont intégrées dans plusieurs politiques publiques », précise Alexia Léon, chargée de mission au CCAS.

    Conscients de ces angles morts, la Ville et le CCAS tentent d’adapter leurs modes d’action. À Croix d’Argent, un quartier solidaire pour les aînés a été mis en place, reposant sur un réseau de référents de proximité : voisins, pharmaciens, commerçants afin de repérer les situations de solitude avant qu’elles ne s’aggravent. Parmi les leviers mobilisés figurent les 17 clubs de l’âge d’or, qui touchent environ 10 000 seniors, ainsi que des dispositifs de colocation entre seniors et étudiants. « L’enjeu, c’est de garder les seniors actifs et visibles dans la cité », insiste Alexia Léon. « Ce type d’initiative permet de recréer du lien, tout en répondant à des besoins réciproques », ajoute Nicole Marin-Khoury. Pour les associations, le cœur du travail reste de redonner une place. « Notre rôle, c’est de leur montrer qu’ils ont encore une valeur sociale, qu’ils sont toujours des êtres humains  », rappelle l’une des travailleuses sociales rencontrées.

    Mais les moyens restent limités. Assistantes sociales débordées, manque de personnel, contrôles insuffisants dans certains secteurs de l’aide à domicile, les failles sont nombreuses. « On sait que l’on a du mal à trouver les personnes les plus invisibles, alors on met tout en place pour qu’elles ne le deviennent pas », résume Nicole Marin-Khoury. Une reconnaissance en creux car la prévention ne suffit pas toujours à rattraper ceux qui sont déjà tombés. Et la donne se complique. « On observe des phénomènes de précarisation des seniors qui n’existaient pas ou peu avant. À la question du vieillissement va se rajouter celle de la précarité », souligne Alexia Léon. Une population encore mal connue, alors même qu’un boom démographique se profile. « C’est difficile à mesurer, donc difficile à politiser », résume Caroline Carbonne, responsable de l’agence Nos aimés. L’isolement des personnes âgées relève à la fois de trajectoires individuelles et de choix collectifs. Entre invisibilité statistique et urgence sociale, le défi reste entier.

    Amélia Siapo

  • Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    À deux mois des municipales, Michaël Delafosse entre en campagne. Le maire PS sortant, candidat à sa réélection, vient de dévoiler les premières mesures de son programme, le 26 janvier dans son tout nouveau local de campagne dans le quartier Antigone.

    Dans le contexte austéritaire infligé par l’État, le maire socialiste veut agir en faveur du pouvoir d’achat des Montpelliérains. Des mesures qui s’inscrivent dans la lignée du mandat actuel, durant lequel a été mise en place la gratuité des transports dont bénéficient plus de 470 000 résidents de la métropole de Montpellier. « Nous allons amplifier ce bouclier social avec la création d’un office municipal du pouvoir d’achat, qui s’inspirera de la mutuelle communale que nous avons mise en place. Cet outil permet d’avoir une garantie santé moins chère que celles existantes. Il fonctionne bien, nous allons donc l’élargir à l’assurance habitation multirisque », soutient Michaël Delafosse.

    En résumé, la collectivité négociera directement avec les opérateurs pour réaliser une commande groupée, ce qui permettra de faire baisser la facture pour les habitants. Le même mécanisme sera à l’œuvre pour les alarmes, les ventilateurs ou encore les pompes à chaleur. L’énergie est également au cœur du programme de l’édile puisque ce dernier ambitionne de poursuivre le raccordement des logements au réseau de chaleur urbain. « Avec cet accès maîtrisé du prix de l’énergie, la facture sera moins chère de 10% », soutient Michaël Delafosse.

    Soutenir les centres de santé associatifs

    Après la gratuité des transports, c’est celle des médiathèques que le candidat veut instaurer. « L’immense défi de notre société est notre rapport au livre, à l’écriture. Les médiathèques sont une ressource pour le savoir et nous proposerons un accès universel au réseau des quinze médiathèques  », développe le socialiste.

    La lutte pour le pouvoir d’achat passe également par la santé. « Même si nous ne sommes pas un désert médical, il faut être vigilant sur l’accès aux soins en renforçant l’offre », fait valoir Michaël Delafosse. Ainsi, le maire sortant s’engage à soutenir les centres de santé associatifs déjà existants et à aider à la construction de maisons de santé de la Région Occitanie dans les quartiers prioritaires de la Ville. Tout comme l’implantation d’une antenne du CHU à la place de l’ancienne tour d’Assas, dans le quartier Mosson.

    Montpellier compte près de 46 000 habitants âgés de 65 ans et plus. Un plan de lutte contre leur isolement figure également en bonne place dans le programme. Il comprend la réinstallation de concierges dans le parc social, le développement d’une application « anti-chute », l’installation de bancs publics. Surtout, il prévoit le développement de résidences intergénérationnelles et la construction de quatre résidences sociales seniors – deux sont déjà engagées. Une manière de « prendre soin de nos aînés », insiste le maire-candidat.

    « De bonnes choses »

    Ces annonces sont bien accueillies par Claude Gaubert, responsable montpelliérain de l’UFC-Que Choisir. « Se regrouper pour obtenir de meilleurs prix est une bonne chose. D’autant que pour certains produits, comme les pompes à chaleur, le risque d’arnaque est non négligeable. Si cet office municipal du pouvoir d’achat peut apporter aussi de la sécurité, c’est mieux ». Des mesures qui devront être accompagnées d’une meilleure information : Claude Gaubert regrette le faible engouement actuel des consommateurs pour ces achats groupés.