Tag: sénatoriales

  • [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    [Sénatoriales] Dans le Vaucluse, Lucien Stanzione, fataliste mais combatif

    La marche était cette fois trop haute. Élu sénateur il y a six ans, Lucien Stanzione (PS) n’a pu renouveler son bail au Palais du Luxembourg, cédant son siège au RN, Thierry D’Aigremont. Avec 198 voix (15%), il se classe 3e d’un scrutin où la droite (501 v.) maintient deux sénateurs (Jean-Baptiste Blanc et Dominique Santoni). Lucien Stanzione recule de 86 suffrages par rapport 2020. « Les pertes d’Avignon et Carpentras [aux municipales] c’est moins 130 voix, le handicap était trop fort même si on peut considérer que sans ces communes, j’ai progressé de 50 voix », analyse, ce lundi, Lucien Stanzione.

    « On ne peut pas être satisfait, sur le plan personnel et politique, mais, avec mes colistiers, on ne s’est pas dérobé », estime-t-il dans un contexte électoral guère porteur pour la gauche avec la percée du RN et ses 8 communes. « Je tiens à saluer la responsabilité des partis de gauche qui ont accepté la stratégie d’ancrage territorial, sans attache partisane, et non comme il y a six ans où chaque formation désignait quelqu’un pour être sur la liste », souligne le premier fédéral du PS. La présence d’une liste LFI menée par Julien Gautier (30 v.), très critique sur le bilan du sénateur de gauche, n’a pas été de nature à faire trébucher Lucien Stanzione.

    Celui-ci n’envisage pas pour autant une retraite politique. « Il va falloir reprendre la bataille sur le terrain : trois rendez-vous arrivent, les législatives [a priori en juin], les départementales et les régionales [mars 2028]. Je n’exclus rien pour l’avenir, où mon expérience de sénateur peut servir sur ces scrutins locaux, mais pas aux législatives. On a aussi des jeunes qui émergent qu’il faut pousser pour assurer la relève », se projette Lucien Stanzione.

    Fédération du parti communiste, Vaucluse

    « Ce résultat est la conséquence directe des élections municipales où l’extrême droite a progressé soit par des listes directes soit en faisant élire des personnes avançant masquées sous couvert d’apolitisme. Cela n’entame en rien la volonté des communistes à continuer le combat contre les idées nauséabondes propagées par les parlementaires d’extrême droite. Nous tenons à féliciter les quatre sénateurs communistes sortants réélus au niveau national qui continueront de défendre les intérêts de l’ensemble des travailleurs de ce pays face aux forces réactionnaires ».

    Pierre Bressieux,

    président de la fédération

    des Républicains 84

    « La fédération félicite chaleureusement Jean-Baptiste Blanc pour sa réélection et Dominique Santoni pour son élection.
    Le parti salue le travail accompli par le sénateur sortant et l’engagement de Dominique Santoni au service du Vaucluse et des collectivités ».

    Réactions

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale affaiblie par un faible score

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale affaiblie par un faible score

    Le siège sénatorial des Alpes-de-Haute-Provence reste à gauche. Un succès pour Jean-Yves Roux, le parlementaire sortant apparenté Parti radical de gauche (PRG), qui marque aussi l’échec de sa principale adversaire, Stéphanie Colombero, candidate (DVD) de la majorité départementale. Bien en dessous des performances espérées, elle n’a finalement obtenu que 21,9% des voix, soit 122 voix contre 334 pour son adversaire élu. « Ce succès est aussi l’échec de la candidature de droite portée par la présidente du Conseil départemental [DVD], Éliane Bareille et par Camille Galtier, maire [DVD] de Manosque et président de Durance-Luberon-Verdon Agglomération, qui pensaient avec celle-ci contribuer à conforter la majorité sénatoriale (vraisemblablement fragilisée) de droite et du centre, partenaire du macronisme, au Palais du Luxembourg », note en ce sens Daniel Séjourné, responsable PRG des Alpes-de-Haute-Provence. Les communistes du département, qui assurent « saluer » cette réélection et l’accueillir comme un « soulagement (…) dans un contexte national et régional contrasté », disent aussi observer « un désaveu politique clair d’une partie importante des grands électeurs à l’égard des positions politiques portées ». « Nous y voyons notamment l’expression des difficultés et de la colère des élus locaux face aux politiques d’austérité qui frappent leurs collectivités, et dont cette candidate et certains de ses proches apparaissent comme l’un des relais », poursuit la fédération dans un communiqué. La présidente du Département s’est, elle, dispensée sur cette sous-performance : « Je félicite Jean-Yves Roux pour sa réélection et lui souhaite pleine réussite dans la poursuite de son mandat. Je salue le score de Stéphanie Colombero, qui arrive en deuxième position face à un candidat sortant très présent », a-t-elle sobrement commenté.

  • [Entretien exclusif] Jean-Louis Masson : « Je me réjouis qu’un Varois puisse présider la Région »

    [Entretien exclusif] Jean-Louis Masson : « Je me réjouis qu’un Varois puisse présider la Région »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des sénatoriales dans le Var et au-delà ?

    Jean-Louis Masson : C’est l’essence même du Sénat que d’être l’émanation des collectivités locales. Les sénatoriales sont donc le reflet des municipales. Le mode de scrutin est singulier puisqu’il n’est pas le même partout et qu’il est complexe lorsqu’il est à la proportionnelle. Dès lors au plan national comme au plan local, les résultats sont conformes à ce qui pouvait être attendu. La droite et le centre sont restés majoritaires dans les mairies. Ils le resteront donc au Sénat. Le RN et LFI qui ont connu quelques succès électoraux aux municipales vont voir un groupe pour le premier et deux sénateurs pour le second. Dans le Var, la liste LR remporte la victoire des suffrages avec 40% des voix. En tant que président de la fédération LR 83, je félicite nos deux élus : Françoise Dumont qui voit son mandat renouvelé et Christian Simon, un maire de premier plan, qui va enrichir le Sénat de son expérience importante d’élu local.

    Renaud Muselier a annoncé
    qu’à la suite de ce scrutin, il passerait la main à François de Canson. Vous vous étiez opposés par le passé, a-t-il votre soutien
     ?

    J.-L.M. : Nous avons plus souvent été ensemble qu’opposés. Je suis président du Département, le fait qu’un Varois puisse accéder à la présidence de la Région, je m’en réjouis.

    Après un été très douloureux dans le Var, vous appelez à sortir de la conception forêt-musée ? Qu’entendez-vous par là ?

    J.-L.M. : Je ne crois pas à la protection de l’environnement en y excluant l’activité humaine. La vision dogmatique de la protection environnementale a montré ses limites voire sa dangerosité cet été lors des incendies. Je revendique de pouvoir protéger les personnes et les massifs forestiers avec une autre approche. Je considère que nos forêts doivent être gérées, dans le respect de ce que nous connaissons de la nature certes, mais gérées. Cela veut dire par exemple que les procédures d’exception qui permettent de lutter plus efficacement contre un incendie doivent également être valables en tant que règles de prévention des incendies.

    Comment le Département peut-il aider à l’adaptation au changement climatique ?

    J.-L.M. : Pour ne pas faire un long catalogue, je retiens deux sujets. D’abord, nous lançons une démarche d’ampleur concernant les énergies renouvelables notamment solaire. Par ailleurs, s’agissant de la rénovation ou de la construction de nos bâtiments publics, nous mettons l’accent sur la sobriété énergétique.

    Au-delà des particuliers et des collégiens, les agriculteurs et notamment les viticulteurs sont également touchés.

    J.-L.M. : Ils sont parfaitement conscients des enjeux. Ils sont force de proposition. En matière de gestion de l’eau, leur approche est lucide et responsable. Au sujet de l’adaptation des cultures, il en va de même. Je me félicite régulièrement de la coopération des agriculteurs varois pour tous les sujets environnementaux.

    Le pouvoir d’achat des Français est durement comprimé par l’envolée des prix des carburants. Quel est votre message en direction de l’État et que peut un Département comme le Var pour rendre du pouvoir d’achat à ses habitants ?

    J.-L.M. : L’attention que nous portons à ce sujet est constante, pic des prix du carburant ou pas. C’est ainsi que nous avons choisi et que nous nous sommes tenus à la modération tarifaire en ce qui concerne la restauration scolaire.

    Vous avez récemment inauguré des « logements inclusifs » à destination des personnes handicapées. En quoi consistent-ils ?

    J.-L.M. : Il ne faut pas ajouter l’isolement au handicap, c’est pourquoi, ces lieux de vie proposent des espaces partagés qui invitent les résidents à plus de moments en commun.

    L’année prochaine a lieu l’élection présidentielle. La victoire de l’extrême droite est-elle inéluctable ? À droite et au centre, nombreux sont les candidats. Quel est le vôtre ?

    J.-L.M. : Je n’aime pas la politique-fiction ni ramener la politique aux spéculations qui relèvent du jeu de hasard. Nous savons tous qu’aucune campagne ne se déroule comme il est raisonnable de l’envisager plusieurs mois à l’avance. Dès lors aujourd’hui, rien n’est inéluctable. Nous ne connaissons même pas encore ni la totalité des candidats ni même ceux qui vont concourir jusqu’au bout. À date, mon parti a un candidat, par conséquent la question ne se pose pas à moi.

  • [Sénatoriales] Dans l’Hérault et le Gard, l’union de la gauche résiste

    [Sénatoriales] Dans l’Hérault et le Gard, l’union de la gauche résiste

    Dans le département du Gard, alors que la liste d’union de la gauche conduite par le sortant Denis Bouad (PS) pouvait remporter le troisième siège en lice et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position avec 32,16%, soit 596 voix. Elle fait moins bien qu’en 2020 et les 35,7% obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. La division aura été fatale avec notamment la candidature de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).

    C’est donc la liste d’union les Républicains avec le centre qui arrive en tête. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise 601 voix (36,19%) et est réélu. In fine, la candidature dissidente à gauche de Bergeri offre le troisième siège au RN. Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siégera donc au Palais du Luxembourg. Dans le département de l’Hérault, si le PS perd un siège par rapport à 2020, (là aussi à cause de la division avec les listes concurrentes de Laurence Brutus et Audrey Imbert), la liste d’union de la gauche arrive tout de même en tête avec près de 30% et le sénateur socialiste Hussein Bourgi est réélu. Sa colistière Julie Frêche va faire son entrée au Sénat. En revanche, la droite perd son unique siège avec la défaite de la liste conduite par Jean-Pierre Grand (Horizons). Ce troisième siège tombe dans l’escarcelle de l’homme d’affaires Joseph Francis. L’extrême droite RN rafle le 4e siège dans l’Hérault et sa représentante, Manon Bouquin, est élue.

  • [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    C’était le scénario redouté, mais qu’il semblait pratiquement impossible d’empêcher. Renforcée par les dernières élections municipales, la liste RN menée par Frank Giletti apparaissait en mesure d’obtenir deux sièges. Seule une dispersion des voix, eu égard à la présence de deux autres listes d’extrême droite, laissait espérer une issue différente, mais il n’en fut rien. Le (désormais ex) député de la 6e circonscription du Var et Carine Leroy, adjointe de David Rachline à Fréjus, accèdent au Palais du Luxembourg.

    Un de ces deux strapontins a été obtenu au détriment des Républicains. Arrivée en tête (39,6% des suffrages, contre 30,2 pour le RN), la liste conduite par la seule sortante à se représenter, Françoise Dumont, réélue en compagnie du maire de La Crau Christian Simon, perd un siège. « C’est un très beau score. Le contexte de 2026 n’est pas celui de 2020, avec 11 listes et le RN qui a remporté des communes », relativisait la cheffe de file LR, qui refuse de voir ce nouveau succès électoral du RN comme une bascule : « Absolument pas. Je considère qu’avec plus de 900 voix, on résiste quand même pas mal. »

    La gauche trop loin

    L’autre a été pris à la gauche, qui perd son seul siège. La liste d’union (Écologistes, PP, PS) de Michel Gros arrive 4e (8% des voix). Celles d’Aurélien Lacour (LFI, 0,9%) et de Sylvie Vinceneux (PCF, 0,8%) n’obtiennent que des miettes. « Une union n’aurait servi à rien », constate cette dernière, résignée : « C’était pareil aux législatives, même si on était moins loin. Le Var vire à l’extrême droite, il faut voir comment changer ça, arriver à parler aux gens. » La secrétaire départementale du PCF regrette toutefois que des élus « désemparés, en colère », se tournent vers le RN, « responsable d’un amendement qui prive les collectivités de 6 milliards d’euros. Ils vont avoir un groupe au Sénat, on s’appuiera sur ce qu’ils font pour montrer leur vrai visage. »

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche unie en tête, l’extrême droite s’installe

    Les résultats ne sont pas encore officiellement proclamés que déjà les applaudissements éclatent dans les escaliers d’honneur de la préfecture de région. Avec 1 008 voix et 27% des suffrages, la liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône, une première depuis 2008. Elle conserve ainsi les trois sièges des sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). « La gauche fait la démonstration qu’elle est le meilleur rempart contre l’extrême droite », réagit le sénateur communiste tête de liste de la gauche. Et d’insister : « Cela nous oblige pour la suite, nous devons parler à l’ensemble des maires des forces républicaines pour leur dire qu’il y a un danger réel dans ce département ». Avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales.

    « Je veux simplement retenir une leçon : l’unité de la gauche amène à la victoire, souligne lui aussi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan. Nous sommes dans un département où la droite et l’extrême droite poussent et où la gauche résiste et gagne ». Mais il aurait fallu à peine plus d’une centaine de voix supplémentaires pour que soit remporté un quatrième siège. « Ce soir, nous aurions une sénatrice de plus si certains n’avaient pas joué aux apprentis sorciers, si certains ne s’étaient pas adonnés à leur propre égo », charge l’édile marseillais. En ligne de mire, le maire du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot (PS) et ses 249 voix (6%), qui lui-même reconnaît que ce résultat « n’est pas ce que j’attendais ». La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve obtient, elle 168 voix (4%), la France insoumise, 77 voix (2%).

    En face, le RN célèbre bruyamment sa victoire, avec l’élection de deux sénateurs dans le département, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi. « C’est une première étape vers la présidentielle», se gargarise le député RN Franck Allisio qui annonce la constitution pour la première fois d’un groupe au Palais du Luxembourg. Les 685 voix obtenues (18%) placent même la liste d’extrême droite devant la liste d’union de la droite et du centre, de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Ren.).

    Le prix des divisions

    Le président de Région a malgré tout remporté son siège, à une quarantaine de voix près. Sa liste obtient seulement 16% des suffrages (581 voix). « Le total de nos voix est clair : unis, nous remportions ce quatrième siège », déplore-t-il dans un communiqué en pointant le prix de la division à droite, « un sénateur RN de plus ». Le pari de la sénatrice sortante LR Valérie Boyer a pourtant été payant. Elle conserve son siège en obtenant 395 voix (10%), et ne cachant pas son émotion face aux félicitations envoyées par l’ancien Premier ministre François Fillon. Le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier lui n’obtient finalement que 201 voix (5%). «Il faut accepter les résultats », glisse-t-il, inquiet pour la prochaine présidentielle. Quant à Stéphane Ravier (ex-RN), il quitte le Sénat avec ses outrances xénophobes et 265 voix (7%).

    « La gauche est le meilleur rempart contre l’extrême droite »

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour

    L’élection a été remportée haut la main par le sénateur sortant, Jean-Yves Roux, dès le premier tour avec 334 voix sur 557 suffrages exprimés. « On a gagné ! », s’exclamaient ses sympathisants en applaudissant à sa sortie de la préfecture. Maire du Brusquet, près de Digne, de 2001 à 2010, l’élu bénéficiait d’un fort ancrage local, et son bilan était salué par beaucoup de grands électeurs, de gauche comme de droite. Il a remercié « les élus de la majorité départementale qui ont voté pour lui » et désavoué l’appel de la présidente du département à voter pour la candidate LR, Stéphanie Colombero, qui a obtenu seulement 21,9% des suffrages. Fabrice Durnerin (UDR-RN) est à 8,26%, Marianne Mougey, (LFI), 6,64% ; et l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Stéphane Durbec, 3,23%.

  • [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    [Sénatoriales] La droite conserve ses deux sénateurs, l’extrême droite remplace la gauche dans le Vaucluse

    Au bout d’une longue soirée, où il a fallu patienter près de 2h30 après la clôture du scrutin pour officialiser les résultats, les 1 318 grands électeurs ont finalement été fidèles à la physionomie politique de Vaucluse post-municipales. Avec 501 voix (38%), la liste de droite glane deux sénateurs : le sortant LR Jean-Baptiste Blanc et la présidente LR du conseil départemental, Dominique Santoni. Derrière, le RN récolte 349 voix (27%) et empoche le 3e siège avec Thierry D’Aigremont.

    L’extrême droite ravit ce poste à la gauche du sénateur PS sortant, Lucien Stanzione. Bien que handicapé par les pertes de Carpentras et d’Avignon, le parlementaire socialiste « n’a pas démérité », glissait-on à droite, avec 198 voix (15%) soit 86 de moins qu’en 2020. En 4e position, la liste « Le bon sens des territoires », d’Anaïs Hausmann (DVD) recueille 173 voix (13%). « La graine est désormais plantée, réagit, par un communiqué, l’adjointe avignonnaise, propulsée dans cette campagne par son compagnon Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon. Le score pour cette toute première élection est une victoire et montre qu’il existe une place pour notre démarche et ouvre de belles perspectives pour l’avenir. » Notons toutefois que la candidate a préféré s’éclipser avant la proclamation des résultats.

    Plus loin derrière, la liste LFI de Julien Gautier recueille 30 voix (2%). «C’est un petit score mais en dynamique car on avait un socle de 15 grands électeurs », se contente l’élu de la Tour d’Aigues, qui voit « un département politiquement sinistré avec une droite qui va travailler avec l’extrême droite et une gauche dite raisonnable qui a abandonné ses idées et donc perd sans avoir besoin de nous. » Enfin Sylvie Viala (Modem) avec 19 voix et Jade Escoffier (div. EXD, 16 voix) ferment la marche.

    Au final, si la droite conserve ses deux sénateurs, elle est en recul de 260 voix en six ans. « L’ambiance était difficile, avec plus de listes et une liste avignonnaise qui a déployé beaucoup de moyens et nous a mordu les mollets », analyse Jean-Baptiste Blanc. Bien que quasi assuré de sa réélection, le Cavaillonnais avait le visage fermé pendant la soirée. « Cela prouve quand même qu’il y a une morale et que le travail de terrain paye », se félicite-t-il. Dans la même veine, Dominique Santoni abonde : « Les élus ont choisi l’expérience, la proximité et le bilan, ce soir, c’est le bon sens vauclusien qui a gagné. » Allusion au mouvement lancé par Olivier Galzi et dont cette campagne a fortement distendu les liens entre la majorité avignonnaise et le reste de la droite départementale. Dimanche soir encore, le calumet de la paix était loin d’être fumé entre les deux camps.

    Loin de ces dissensions, l’extrême droite a fait le plein, élisant là son premier sénateur. « Cinq des 8 parlementaires vauclusiens sont du RN », se délecte Thierry D’Aigremont. Le néo-sénateur, patron du RN 84, confirme aussi vouloir abandonner son poste de conseiller régional. « On était l’alternance, ça s’est concrétisé », acquiesce-t-il, « tendant la main » à ses homologues de droite « pour travailler ensemble pour le Vaucluse sur des sujets transpartisans ». « À condition qu’on ne parle pas de politique mais que des dossiers », pose Jean-Baptiste Blanc.

    L’accession au Sénat de Dominique Santoni provoque une autre élection en Vaucluse, celle au sein de l’hémicycle du Département. Sauf recours sous 10 jours, la présidente a un mois pour démissionner. Elle présidera la prochaine séance du 9 octobre. Dès ce lundi, une réunion de majorité devrait débattre d’un potentiel successeur. Ce pourrait être Christian Mounier, vice-président à l’eau et l’agriculture.

    « Ce soir, c’est
    le bon sens vauclusien
    qui a gagné »

  • Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège

    Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège

    Depuis 2020 dans l’Hérault, la gauche avait trois sénateurs (Hussein Bourgi, Henri Cabanel, Christian Bilhac) sur quatre (Jean-Pierre Grand). Au sortir des Sénatoriales 2026, ils ne sont plus que deux dans le camp progressiste.

    Et pourtant, la liste d’union de la gauche (PS, PCF, Place publique) a réussi son pari puisque outre le sortant Hussein Bourgi, la Montpelliéraine Julie Frêche, en seconde position sur la liste, siègera elle aussi au Palais du Luxembourg. Baptisée « Pour l’Hérault, pour la France », leur liste d’union l’emporte nettement avec 793 voix sur 2710 votants (sur 2730 inscrits) et 2694 suffrages exprimés. « Je vois dans cette victoire deux motifs : la rançon du travail accompli. Durant 6 ans, j’ai parcouru ce territoire héraultais dans toute sa diversité (…). Aux côtés de l’urbain, la ruralité a un avenir à construire », s’est félicité H. Bourgi rendant immédiatement hommage à Julie Frêche qui « entre dans l’Histoire comme la première femme socialiste élue au Sénat dans l’Hérault ».

    Et Julie Frêche d’abonder. « C’est le résultat du travail, de la rigueur, de la ténacité d’Hussein ». Les deux élus socialistes étant de Montpellier, elle rassure tout de suite. « Je serai la sénatrice de tous les territoires : urbains, ruraux, du littoral, de la montagne ». De son côté, Michaël Delafosse (PS), va devoir trouver un(e) autre vice-président(e) aux transports. Ce dimanche 27 septembre à l’annonce des résultats à la préfecture, le maire de Montpellier, grand sourire, a salué « la très belle dynamique de rassemblement de la gauche unie avec le PCF et Place Publique ».

    En seconde position, Joseph Francis crée la surprise. Habitué aux déceptions électorales sous la bannière UDI, l’entrepreneur montpelliérain partait cette fois en tant que candidat divers droite. Pari gagnant qui a convaincu 427 grands électeurs. « Une nouvelle page de la droite et du centre est en train d’être écrite. Ce n’est pas un aboutissement mais le début d’un chemin. Je serai le sénateur de la ruralité », s’est réjoui Joseph Francis.

    Mais ce que tous les démocrates redoutaient est arrivé. Avec 328 voix, la députée Manon Bouquin se hisse en troisième position du scrutin au record de listes (13 !). Suffisant pour que le RN rafle un siège de sénateur pour la première fois dans l’Hérault. Le résultat d’une « lepénisation des esprits » et de la conquête d’Agde, 4e ville de l’Hérault, aux élections municipales. À noter qu’à l’extrême droite, le vote utile a joué à plein puisque la liste Reconquête (Romain Arnoult) n’obtient que 7 voix.

    À droite, le grand perdant se nomme Jean-Pierre Grand. À 74 ans, cette l’indéboulonnable sénateur est tombé et pas qu’un peu. Récoltant à peine 145 suffrages, il est victime de la perte de son ancien fief Castelnau-le-Lez, de son départ des Républicains pour Horizons, de l’usure du pouvoir et de la division de son camp.

    Car à droite, les voix se sont éparpillées entre Malik Hamadache (Nouvelle énergie, 134 voix), Alain Berthet (Les Républicains, 129 voix) et Amaury Fretay (divers centre, 2 voix).

    Même phénomène à gauche où le PRG, qui disposait d’un sénateur sortant (Christian Bilhac), perd gros avec l’échec de la conseillère régionale Florence Brutus (139 voix). Déception également pour le conseiller départemental Aurélien Manenc (divers gauche), qui rate l’élection (4e avec 275 voix). Pour le président héraultais, Kléber Mesquida (La Convention), qui figurait sur sa liste, c’est un revers. L’élue héraultaise Audrey Imbert (DVG) n’en a pas profité (147 voix).

    Enfin, en dépit d’un faible nombre d’élus Insoumis, la liste LFI d’Alexia Laforge recueille 119 voix et celle de la piscénoise d’Agnès Gizard-Carlin (Les Écologistes) 49.

  • Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Jean-Baptiste Blanc, le sénateur sortant ainsi que la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni ont réussi a conserver les sièges de la Droite en arrivant en tête de ce scrutin avec 38,96% des suffrages exprimés. Le RN obtient quant à lui un siège pour Thierry D’Aigremont qui rafle 27,14% des votes. Au détriment du député socialiste Lucien Stanzione qui perd son siège au sénat en arrivant troisième (15,40%). Quant à Anaïs Haussann, propulsée par le maire (DVD) d’Avignon Olivier Galzi, pour ses élections, elle peine à réunir 13,45% des suffrages.