Tag: sécurité

  • Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Le couple Macron-Merz parle d’une seule et même voix

    Dans un contexte international très tendu et avec un des deux gouvernements en sursis, le couple franco-allemand a tenu à montrer vendredi, au terme d’un Conseil des ministres commun qui s’est déroulé dans le salon de la résidence du préfet maritime, une image d’unité. Seul l’avenir nous dira, assez vite d’ailleurs, si elle n’était que de façade ou si la machine vient réellement de redémarrer.

    Pour booster cette image, la volonté exprimée a été celle de bâtir de concert une vingtaine de projets phares. Une stratégie présentée comme profitable, bien sûr, aux deux économies. Et cela autant au niveau de l’industrie, de la recherche que de la défense.

    En matière d’énergie, par exemple, il a été en mis en avant « une avancée majeure ». Avec pour ambition de « diminuer les coûts, garantir la sécurité d’approvisionnement et atteindre nos objectifs climatiques ».

    La paix à l’agenda

    Emmanuel Macron a également mis en avant, au cours de cette conférence de presse, les efforts pour « parvenir à une paix juste et durable » en Ukraine, au cœur de l’agenda commun.

    « Je le dis avec autant de force et de solidarité après ces derniers jours, où les attaques ont repris avec force et où, à nouveau, des civils ukrainiens ont été touchées », a-t-il insisté, pointant l’écart qu’il existe entre les positions prises, avec les autres dirigeants dans les sommets internationaux, par le Président Poutine et la réalité sur le terrain. Et de poursuivre, au cas où les engagements du président russe ne seraient pas tenus : « Nous continuerons d’exercer des pressions pour que des sanctions supplémentaires soient prises par nous-mêmes ainsi que par les États-Unis d’Amérique. »

    Concernant la situation au Proche-Orient, le chef de l’État a condamné « le désastre humain dans la bande de Gaza » qualifié d’« intolérable ». « L’état de famine qui a été déclaré par les Nations unies est très clairement le résultat du blocage de l’aide humanitaire », a-t-il souligné, en appelant en urgence à l’arrêt des combats et à l’ouverture des accès humanitaires et de l’aide aux populations civiles. Mais, aussi, à construire « un chemin de paix, un chemin politique de discussion avec toutes les parties ». Une solution politique, insiste-t-il, « pour une paix durable pour les Israéliens comme pour les Palestiniens ». Bien sûr dans le cadre d’une solution à deux états.

    Parmi les solutions à court terme, il a salué « la décision très courageuse du chancelier de cesser toute exportation d’armements susceptibles d’être utilisées à Gaza ».

    Au sujet des solutions « pour augmenter la compétitivité de l’Europe », ambition partagée par Emmanuel Macron et Friedrich Merz, les recettes apportées, sans surprise, reposent une nouvelle fois sur une baisse des charges pour les entreprises, ainsi que sur une « synchronisation de l’agenda économique et social », une notion encore floue dans ses applications concrètes.

    Pas de démission

    Interrogé sur la barre franchie des 3 millions de chômeurs en Allemagne, le chancelier a brandi le sempiternel remède libéral : « Il faut réformer le marché du travail ». Sur ce point aussi, les deux dirigeants parlent d’une même voix, au risque d’inquiéter les syndicats et les salariés des deux côtés du Rhin.

    Titillé sur la crise politique que traverse notre pays et sur la chute annoncée du gouvernement, le Président français a affirmé que, quoi qu’il advienne, il ne démissionnerait pas. Un mandat qu’il entend « exercer jusqu’à son terme ».

  • Carole Drucker-Godard fait sa rentrée

    Carole Drucker-Godard fait sa rentrée

    Après quatre mois comme nouvelle rectrice
    de l’académie de Montpellier, Carole Drucker-Godard s’apprête à vivre sa toute première rentrée occitane. Et va notamment inaugurer deux écoles -à Montpellier- ainsi que deux collèges (Juvignac et Maraussan). « Tous les recteurs doivent m’envier car la démographie française fait que nous sommes plutôt en train de fermer des écoles mais pas ici, dans l’académie de Montpellier », s’enthousiasme Carole Drucker-Godard. En effet, l’académie compte pas moins de 532 000 élèves et apprentis, un chiffre en légère baisse par rapport à l’année dernière.

    Hormis ces inaugurations en cascade, la rectrice affiche trois priorités pour cette rentrée. « Une école qui fait réussir tous ses élèves, qui protège et qui permet de se projeter », liste-t-elle. La réussite pour tous passe notamment par « un personnel mieux formé » grâce à la réforme de la formation des professeurs permettant de passer le concours à partir de la licence. Une manière d’attirer dans une profession qui connaît une crise de la vocation.

    Pour faire réussir leurs élèves, les professeurs du premier degré devront composer avec un nouveau programme en français et en maths. Côté second degré, le fiasco des groupes de niveaux ou besoins -porté par l’éphémère ministre de l’Éducation d’alors Gabriel Attal et décrié par l’ensemble des professionnels- se poursuit. « Le rapport de l’Inspection générale sur les groupes de niveaux a des points positifs et négatifs. Parfois l’organisation des groupes de besoins dans certains établissements a été très bénéfique, les professeurs le disent. Dans d’autres cas, cette organisation a été tellement complexe qu’on ne voit pas réellement le bénéfice. Auquel cas, les principaux de collège pourront réajuster la manière et la composition de ces groupes », souligne Carole Drucker-Godard. Ou comment reconnaître à demi-mot l’échec d’une mesure.

    Qui dit tous les élèves dit école inclusive. En ce sens, cinq classes Ulis et cinq Pôles d’appui à la scolarité (PAS, ex-Pial, structure pour accompagner les élèves en situation de handicap) ouvriront à la rentrée.

    Sécurité et orientation

    De plus, l’initiative « mixité excellence » devrait permettre de favoriser la mixité sociale. Ce label sera décerné aux établissements respectant certains critères, à savoir : un projet porté par une collectivité, une « coloration » du périscolaire (par exemple le périscolaire en langue étrangère) et le renforcement de l’indice de position sociale. À Montpellier, l’école primaire Hypathie – qui ouvre cette année – est le premier établissement « mixité excellence ».

    L’autre priorité de Carole Drucker-Godard est la sécurité. « Tolérance zéro face aux atteintes à la laïcité, aux valeurs de la République, toute contestation des enseignements », martèle-t-elle. Les opérations de contrôle des sacs des élèves -dont l’efficacité reste encore à prouver- seront amplifiées. « On a beaucoup parlé de sécurité l’an dernier et on va malheureusement continuer. Nous avons mis en place un service défense et sécurité académique qui est piloté par le directeur de cabinet avec trois pôles : sécurité, sûreté et prévention ; tranquillité scolaire. Grâce à ce service, les interlocuteurs du rectorat vont être directement au contact des personnels dont la sécurité serait mise à mal », insiste la rectrice.

    Enfin, en ce qui concerne l’orientation des enfants, « on va continuer à ouvrir les élèves à la culture, au monde, à l’esprit critique », fait valoir Carole Drucker-Godard. Notamment via l’éducation artistique et culturelle ou encore l’éducation aux médias. « Aussi, à partir de la 5e, il est prévu un programme d’éducation à l’orientation qui sera mis en place sur le temps de classe, à savoir quatre demi-journées dans l’année obligatoires. On va apprendre aux élèves comment s’informer, comment réfléchir à l’orientation avec des visites d’entreprises, des découvertes de métiers… »

  • La défense européenne, thématique principale du 28e conseil des ministres franco-allemand ce vendredi

    La défense européenne, thématique principale du 28e conseil des ministres franco-allemand ce vendredi

    Pour son premier Conseil des ministres franco-allemand depuis son élection, le 6 mai, le chancelier Friedrich Merz va avoir droit à un baptême du feu. Et pour cause : dans un contexte international particulièrement explosif depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, le sentiment de menace pesant sur l’Europe ne cesse de croître. D’autant plus qu’un trublion est venu complexifier ce grand jeu de positions et remettre en question les allégeances historiques stabilisatrices : Donald Trump. Revenu à la Maison Blanche en janvier, il ne cesse depuis d’ébranler les certitudes géopolitiques au gré de ses déclarations et décisions à brûle-pourpoint.

    L’Union européenne va donc devoir revoir sa stratégie. Car ses relations avec son allié historique sont soumises à la versatilité du magnat de l’immobilier, notamment sur la question russe, qu’il estime tantôt pouvoir régler par voie diplomatique, tantôt par le biais de sanctions économiques, promises au Kremlin mardi, s’il ne conclut pas d’accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine. Si cela va dans le sens des Vingt-Sept, ceux-ci ne sont pas pour autant exemptés des pressions américaines, notamment sur la question des tarifs douaniers. Mais aussi en matière de défense, Trump ayant obtenu de l’Otan une augmentation des budgets militaires à 3,5% des PIB respectifs d’ici 2035, dont 1,5% supplémentaires dédiés aux infrastructures.

    La coordination

    comme ligne directrice

    Il est donc venu le temps de reconstruire des certitudes à long terme. Pour cela, si satisfaire les exigences de l’Otan reste une priorité affichée, il va d’abord falloir compter sur soi-même. Le propos principal de ce Conseil des ministres franco-allemand sera ainsi celui de la constitution d’une défense européenne plus indépendante, à laquelle l’Élysée et le Bundestag, en tant que leaders de l’Union européenne, souhaitent donner un élan significatif, déjà lancé lors de la tribune conjointe des deux chefs d’États, le 7 mai. Même s’il ne s’agit pas du seul ressort, Paris et Londres ayant conclu des accords de rapprochements sur leurs doctrines nucléaires, en juillet.

    Au-delà des enjeux, la relance du couple franco-allemand tient « à la nécessité de convergence sur les enjeux de réarmement technologique, stratégique et militaire. Il faut une Europe plus efficace, capable d’être dans la compétition internationale via l’allègement des contraintes normatives », appuie l’Élysée. Après un dîner à Brégançon entre Emmanuel Macron et Friedrich Merz jeudi, ce thème sera au cœur de la première des trois sessions plénières prévues vendredi, auxquelles participeront dix ministres de part et d’autre, chacun sur ses sujets respectifs.

    Les projets industriels et politiques de sécurité seront discutés, avec comme mots d’ordre la coordination, l’efficacité et la complémentarité dans une logique dite du « meilleur athlète » : diminuer le nombre de systèmes d’armes au sein de l’Union, pour se concentrer sur l’efficience. Les agendas des États membres en matière de commerce, d’énergie, de numérique, d’intelligence artificielle, d’espace et d’industrie seront à l’ordre du jour, sous le prisme de la souveraineté.

    Après la rencontre des partenaires sociaux franco-allemands à Berlin, le 1er juillet, la seconde session visera, d’après les objectifs affichés, à synchroniser et faire converger réformes économiques et sociales respectives. « On travaille sur les sujets de productivité, de marché du travail, d’emploi des jeunes et des seniors », détaille l’Élysée, qui précise qu’un point sera fait « sur la coopération bilatérale en matière de migration, protection civile, culture et coopération transfrontalière ».

    La dernière session, en format « 3+3 » (les chefs d’États avec les ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Économie), portera directement sur les sujets de sécurité et de défense, suivant la logique des deux dirigeants. Avec en filigrane la guerre en Ukraine (cessez-le-feu et garanties de sécurité), mais aussi les questions liées au nucléaire iranien (possible réinstauration des sanctions qui doit être décidée d’ici octobre) et de la Palestine (cessez-le-feu et de solution à deux États). L’occasion de traiter ensemble les sujets industriels et stratégiques.

    Ces trois sessions auront pour base les documents de travail résultant de la tribune de mai dernier. à leur issue, chaque ministre présentera « des plans d’actions et projets concrets sur les sujets évoqués », explique l’Élysée, sans que ne soit prévue de déclaration conjointe.

    Ce rendez-vous sur la scène internationale représente un enjeu majeur pour Emmanuel Macron, une nouvelle fois confronté à une instabilité politique dans le pays. La chute du gouvernement est attendue après l’annonce par le Premier ministre, François Bayrou, d’un vote de confiance à l’Assemblée, le 8 septembre.

    « Il faut une Europe plus efficace, capable d’être dans la compétition internationale
    via l’allègement des contraintes normatives. »

  • « Sur le nucléaire, tout se joue entre l’Iran et les États-Unis »

    « Sur le nucléaire, tout se joue entre l’Iran et les États-Unis »

    La Marseillaise : Téhéran dit négocier « de toutes ces forces » pour empêcher le rétablissement des sanctions prévues par l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. C’est l’enjeu de ces pourparlers à Genève ?

    Thierry Coville : Il est question d’une clause de l’accord sur le nucléaire de 2015. Celle-ci prévoit que si l’Iran ne respecte pas cet accord, il est possible pour les autres parties prenantes de rétablir toutes les sanctions des Nations unies qui ont été levées à la suite de cette signature. Les Européens menacent l’Iran. Ils disent que si l’Iran ne négocie pas sur le nucléaire, ne reprend pas ses relations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et ne fait pas la lumière sur les 400 kg d’uranium enrichis à 60 %, ils demanderont le rétablissement desdites sanctions onusiennes. Cette procédure est spéciale : le Conseil de sécurité de l’ONU ne peut pas mettre son veto, donc c’est quasiment automatique. C’est ça l’enjeu. Les Européens utilisent cela parce qu’ils sont un peu hors-jeu sur la question du nucléaire iranien. Cette clause de l’accord de 2015 leur donne les moyens d’être acteurs sur ce dossier. Tout se joue, en réalité, entre l’Iran et les États-Unis.

    Comment envisager des négociations avec Washington, qui s’est retiré de l’accord ?

    T.C. : Quand Joe Biden a été élu, l’Iran a négocié avec les États-Unis pour qu’ils reviennent, ça ne s’est pas fait pour un certain nombre de raisons. Quand Donald Trump a été réélu, il y a eu cinq séances de négociations. Une sixième était prévue et Israël a attaqué l’Iran. Tout le monde sait que la clé, ce sont les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Trump est un peu embêté, car il a quand même dit que tout le problème du nucléaire iranien était détruit. Or, on sait que ce n’est pas le cas. Les bombardements américains ont endommagé les installations d’enrichissement d’uranium, mais ils ne les ont pas détruites. Les Iraniens pourraient les reconstruire, même si cela prendra quelques années. Cela pose donc des problèmes pour Trump en termes de communication. Il ne peut pas négocier quelque chose qui n’existe plus. On peut aussi penser que les Américains adoptent une stratégie attentiste vis-à-vis de ces fameuses sanctions de l’ONU. Avec l’idée que la situation économique en Iran s’aggrave encore plus et que cela mette davantage de pression sur l’Iran pour faciliter les négociations. Car, dans le pays, il y a un gros mécontentement économique et social avec une inflation à 40 %, des pénuries d’électricité et d’eau. C’est aussi et en partie lié à la guerre. L’autre éventualité est la tenue de négociations secrètes entre Téhéran et Washington. Impossible de le savoir.

    L’ayatollah Khamenei a accusé, dimanche, Washington de vouloir « soumettre » son pays et appelé à l’« unité nationale ». Comment analyser ce message ?

    T.C. : Suite à la guerre, un gros débat a éclaté en Iran sur la politique étrangère. D’un côté, il y a ceux qui disent qu’on n’a pas le choix, qu’il faut changer de direction et avoir une politique plus modérée vis-à-vis des Occidentaux. Cela passerait par des négociations avec les Américains. Une partie de ceux qu’on appelle les réformateurs ont publié une déclaration, il y a quelques jours, en disant qu’il faut réformer complètement la politique intérieure et extérieure en montrant beaucoup plus de souplesse dans les relations avec les États-Unis. Ils ont été accusés par les plus durs d’être des soutiens d’Israël. Car de l’autre, il y a ceux qui mettent en avant le cessez-le-feu et disent qu’Israël peut attaquer quand il veut : on est dans une situation de quasi-guerre. Au-delà de l’antiaméricanisme qui est dans l’ADN de la Révolution iranienne, il y a l’idée qu’on ne peut pas négocier avec un pays qui nous a mis un coup de poignard dans le dos et qui a même sans doute participé à l’attaque israélienne. Khamenei ne refuse pas les négociations, mais il y a toujours une attitude de défiance de sa part et des gens qui le soutiennent.

    Comment se positionne l’opinion publique depuis le cessez-le-feu dans cette guerre avec Israël ?

    T.C. : Une minorité, en Iran, soutient le gouvernement quoi qu’il fasse. À l’autre bout, une minorité le déteste de la même façon. Au milieu, il y a la classe moyenne, notamment urbaine et plutôt éduquée. Pendant cette guerre, contrairement à ce qu’attendait Netanyahu ils ont soutenu le gouvernement, considérant que le pays était attaqué. Il y a eu un nationalisme iranien qui n’est pas un soutien à la République islamique d’Iran, mais un soutien au gouvernement durant une attaque. Il y a une grande crainte en Iran que la guerre reprenne. Des négociations sont en cours avec la Chine pour renforcer leur système de défense antiaérien. Il n’y a pas eu de réponse politique à ce nationalisme, ce sont les militaires qui ont le dernier mot en ce moment.

    *Aux éditions Eyrolles

    De nouveaux pourparlers se sont ouverts, mardi à Genève, sur la question du nucléaire iranien. Les Européens pourraient rétablir des sanctions internationales prévues par l’accord de 2015. « Il est grand temps que les E3 (Allemagne, France, Royaume-Uni) et le Conseil de sécurité des Nations unies fassent le bon choix et donnent du temps et de l’espace à la diplomatie », a estimé sur X le vice-ministre iranien des Affaire étrangères, Kazem Gharibabadi. En l’absence de solution négociée, les E3 menacent de déclencher à l’automne le « snapback ». mécanisme qui permet de réimposer les sanctions prévues par l’ONU.

  • Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    La Rade vivra un moment d’histoire, vendredi, avec l’organisation du 26e Conseil des ministres franco-allemand. Après une réunion privée avec le chancelier allemand Friedrich Merz, jeudi soir à Brégançon, le Président Emmanuel Macron recevra son hôte, vendredi à la Préfecture maritime, en compagnie de dix ministres de part et d’autre, qui contribueront aux réunions selon les sujets.

    Le point central sera la nécessité de renforcer le couple franco-allemand dans l’optique d’une défense européenne forte. Premier pilier : le besoin de convergence sur les enjeux technologiques, stratégiques et militaires, pour être dans la compétition internationale via l’allègement des contraintes normatives. Second pilier : des projets industriels et politiques coordonnés, pour une Europe plus crédible et efficace. Seront abordés la gestion des frontières et de l’économie, pour que Bruxelles dispose des outils budgétaires nécessaires.

    Les discussions seront organisées en trois sessions plénières, qui aborderont d’abord la stratégie industrielle et la souveraineté sur des sujets liés au numérique et à l’espace notamment (tels que l’IA). La seconde session aura pour but de faire converger les réformes économiques et sociales. Sur les bases de ces échanges, les sujets de sécurité et de défense seront, ensuite, développés, avec, en filigrane, les grands sujets internationaux (Ukraine, Iran et Palestine en tête).

  • La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La Ville interdit la baignade sur l’ensemble de ses plages (Grande Plage, Saint-Gervais et Cavaou…) par un arrêté municipal. Une décision a prise suite à la détection d’une nappe d’hydrocarbures, estimée à environ 1 000 m², en début de matinée par le poste de secours.

    La police municipale, les sapeurs-pompiers et la cellule Risques majeurs ainsi que les agents municipaux sont mobilisés afin d’assurer la sécurité des usagers et le processus de dépollution.

    Des analyses sont en cours pour déterminer l’origine et la nature exacte de cette nappe. La municipalité a d’ores et déjà déposé une plainte contre X « afin que toute la lumière soit faite sur cet incident», annonce-t-elle.