Tag: Sécurité publique

  • À Avignon, un arrêté contesté contre l’occupation de l’espace public

    À Avignon, un arrêté contesté contre l’occupation de l’espace public

    Le maire d’Avignon Olivier Galzi a, dans un arrêté signé vendredi 31 juillet, décidé d’interdire, sous conditions, « l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques » dans une trentaine de rues du centre-ville.

    De façon plus détaillée, le document, sur lequel aucune communication n’a été faite pour l’heure par la municipalité hors publication sur la page web listant les actes administratifs, vise l’occupation de l’espace public « lorsqu’elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, à porter atteinte à la sécurité publique, à la salubrité publique, notamment lorsqu’elle s’accompagne de nuisances sonores ». Mais aussi, dans un deuxième article, les « regroupements de plusieurs chiens en stationnement prolongé ou continu sur la voie publique, même accompagnés de leurs maîtres ou tenus en laisse ». Et ce globalement dans les mêmes conditions que les individus, à savoir s’ils « portent atteinte à la sûreté ou à la commodité de passage sur les voies pour une entrave à la libre circulation des autres usagers », s’ils sont « accompagnés d’un comportement agressif de nature à présenter un danger avéré pour les usagers ou les autres animaux » ou encore s’ils « sont accompagnés d’aboiements intempestifs de nature à troubler la quiétude et la tranquillité du voisinage ».

    Une interdiction limitée à la période « touristique et estivale », soit du 1er mai au 31 octobre, du lundi au samedi de 11h à 23h, ainsi que les jours fériés. Et dans un périmètre, comme évoqué précédemment, lui aussi limité à une trentaine de rues et places de l’intra-muros. Comme par exemple la rue de la République, la place Pie, la rue Carnot, la rue Bonneterie, la place de l’Horloge, le parvis de la cité administrative ou encore le square Agricol Perdiguier. Un recours est possible dans les deux mois suivant la publication de l’arrêté.

    « Pas de public visé »

    À quel besoin répond ici Olivier Galzi, lui qui qualifiait par exemple, durant la campagne, la rue de la République, concernée par l’arrêté, de « cour des miracles » ? Contactée par La Marseillaise, la municipalité assure qu’il fait suite « à des constats des forces de l’ordre, à des signalements de riverains, d’usagers et de commerçants, ainsi qu’à des actions préalables de prévention et de médiation ». Et que « dans sa mission première au service des Avignonnais, la Ville a la responsabilité de garantir à chacun un usage serein de l’espace public ». Tout en assurant que « l’arrêté réglemente des comportements susceptibles de constituer un trouble à l’ordre public » et « qu’il ne vise pas une catégorie particulière de population ».

    Une décision qui ne passe pas du côté de Rémy Blanc, élu d’opposition (PCF) du groupe Nouvelle Avignon Populaire. Auprès de La Marseillaise, il estime que « c’est bien un arrêté anti-mendicité » dont « la limitation dans le temps le rendrait malheureusement légal ». « Ce qui interpelle, c’est l’aspect répressif sans que derrière, rien ne soit mis dans la balance concernant la fragilité des personnes. Nombreuses sont celles en rupture de soins, touchées par des addictions. Certes, la mairie ne peut pas tout faire, mais elle doit apparaître comme volontariste en renforçant des dispositifs, en travaillant avec l’ARS ou en s’attelant à la question de la crise du logement. Et non pas déplacer ou cacher le problème », poursuit le conseiller municipal. Qui pointe également une atteinte « aux libertés fondamentales ». Des discussions sont en cours pour le dépôt d’un recours contre le texte.

    Pour la Ville d’Avignon, l’arrêté « ne se substitue pas à l’action sociale ». La mairie évoque le travail mené avec le CCAS, le SIAO, les maraudes, ou encore les médiateurs municipaux. Le tout coordonné par le Plan local des Solidarités. Et rappelle que « chaque année, environ 2 000 personnes bénéficient de la domiciliation auprès du CCAS, plus de 400 personnes d’un accompagnement social global et près de 250 ménages sont accompagnés dans le cadre du dispositif « Logement d’abord », notamment pour prévenir les expulsions. »

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • Les services de l’État font part de leurs priorités pour l’été dans le Var

    Les services de l’État font part de leurs priorités pour l’été dans le Var

    Police et gendarmerie, des renforts annoncés

    Avec de nombreuses festivités (14 juillet, 15 août, festivals, concerts…) et une population multipliée en moyenne par deux dans l’aire toulonnaise, 150 policiers, deux compagnies de CRS et 11 maîtres-nageurs sauveteurs sont mobilisés en renfort. L’opération « tranquillité vacances », qui a connu 748 déclarations l’été dernier, « a bien fonctionné, avec aucun incident à déplorer », indique le DIPN, qui appelle « davantage de personnes à se déclarer car il y a tout de même un certain nombre de cambriolages ». Sur les trois zones gendarmerie, deux brigades nautiques seront déployées aux lacs de Saint-Cassien et de Sainte-Croix, notamment pour lutter contre le camping sauvage, facteur de risque d’incendie. Un renfort de 50 gendarmes mobiles et d’unités équestres (12 personnes ) est également attendu.

    Attention particulière sur les noyades

    La totalité des postes de secours sont ouverts avec 189 personnes mobilisées. Face aux 55 noyades déplorées en France en 2026, dont plusieurs dans le Var, le Sdis mise sur la prévention et le respect des zones de baignade en plus de la surveillance. Le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) annonce aussi des contrôles sur la surveillance des piscines et des parcs aquatiques, ainsi qu’une vigilance sur la plongée sous-marine.

    Les leçons de Crans Montana sur les ERP

    Après le drame de Crans Montana cet hiver, la Direction départementale de protection des populations (DDPP) a réalisé des contrôles incendie dans 3500 établissements recevant du public (ERP). Sur les 210 qui avaient reçu un avis défavorable en début d’année, 182 le sont encore. Parmi eux, des lieux festifs (1), de sommeil (80) et des campings (14, contre 45 en 2023). Des prescriptions ont été faites aux 153 maires varois.

    Les structures sanitaires en alerte

    Même si le Var reste pour l’instant plutôt épargné par les conséquences de la canicule, avec un nombre commun d’appels au SAMU et de passages aux urgences (1 000 à 1 050), les acteurs médico-sociaux restent en alerte, avec un suivi très fin des indicateurs d’activité tels que le nombre de passages aux urgences, dont ceux imputables à la chaleur. Un plan de gestion de crise a par ailleurs été établi dans les Ehpad.

    Chasse au travail illégal, un arrêté pour le BTP

    L’Inspection du travail annonce une intensification de la lutte contre le travail illégal, notamment dans le secteur touristique. Un arrêté préfectoral a par ailleurs été pris concernant les travaux en BTP, qui peuvent se dérouler entre 6h et 21h (22h dans certains cas), contre 8h à 19h d’ordinaire, pour laisser plus de latitude dans l’organisation et travailler dans de meilleures conditions.

  • Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Dans la petite salle du commissariat du 12e arrondissement, c’est un peu l’effervescence ce mercredi matin. C’est là que tous les 15 jours se tient le « GPO » pour Groupe de Partenariat Opérationnel. Représentants des CIQ, des collectivités, de l’Éducation nationale, de la RTM et bien sûr police nationale et municipale se retrouvent pour évoquer les problèmes du quotidien rue par rue. Depuis la mise en place en 2018 de ces structures dans les Bouches-du-Rhône, pas moins de 7 600 réunions de ce type se sont tenues. « C’est un des départements qui fonctionnent le mieux », se félicite la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Après une visite de terrain à la Viste (15e), elle est venue prendre la température dans les quartiers Est de la ville. Là encore, l’objectif reste le même : aller chercher l’information à la source, détecter les « signaux faibles » précise la préfète pour agir en conséquence sur la tranquillité et la sécurité publique.

    Cambriolages en baisse de 31%, nuisances sonores, stationnement plus qu’approximatif, jets de cailloux sur une école, dépôts de poubelles, barbecues nocturnes… On ne peut pas dire que le secteur soit franchement impacté par la délinquance reconnaît le responsable du commissariat qui mène les débats de main de maître. Mais cette approche microscopique trouve justement tout son intérêt dans la capacité à faire en sorte que tout le monde vive ensemble.

    « S’ils le pouvaient les gens iraient avec leur voiture dans la salle de sport ou sur le terrain de boules mais c’est vrai qu’en même temps se garer dans cette ville est devenu insoluble », commente un président de CIQ. Plus de ronde de la police municipale, PV dressés avec « discernement » sont autant de solutions évoquées.

    Éteindre le feu qui couve aussi. Quand un autre représentant des habitants signale l’installation d’un nouveau point de deal, le patron du commissariat prend de minutieuses notes. « Poursuivez ce travail de fourmi », incite la préfète, soulignant les bienfaits de toutes ces « interactions. »

  • Tranquillité publique : la préfète de police fait dans la dentelle

    Tranquillité publique : la préfète de police fait dans la dentelle

    « Si vous saviez ce radar, j’ai bataillé ! Mais on l’a eu, j’en avais marre de faire des massages [cardiaques] à des enfants. » Intarissable, Anissa Cheurfa, présidente du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de la Viste, emmène cet après-midi-là la préfète de police déléguée, Corinne Simon, son directeur adjoint, Pierre Gilardeau et le commandant Jean-Christophe Roux, chef du bureau de la prévention de la délinquance, pour une visite express de la Viste (15e). Objectif : « devancer les difficultés avant qu’elles arrivent », en matière de sécurité publique résume la préfète, qui souhaite prendre le temps d’écouter les habitants, au plus près de leurs préoccupations. « C’est vous qui savez ce qui se passe, quelles sont les problématiques », martèle-t-elle, rappelant que le répressif va avec le préventif.

    Avoir des magasins utiles

    Du parc Brégante au collège Jean Moulin, le long de l’avenue de la Viste, le noyau villageois représente 6 800 habitants nous explique Anissa. « Deux mondes », avec celui des cités, qui coexistent tant bien que mal. Délinquance, stationnement anarchique qui empêche le ramassage des poubelles, potelets arrachés, tags… Les troubles à la tranquillité publique sont nombreux. « On subit de grosses bagarres depuis ce week-end avec 20 à 25 personnes qui se frappent, au niveau du 68 et 75, jusqu’à 2h du matin, trois policiers de la Bac sont venus pour désamorcer mais c’est récurrent l’été », raconte Jean-Marc, un riverain. En cause visiblement, la boisson qui échauffe les esprits. « Il faudrait peut-être plus contrôler les terrasses », propose-t-il tandis que le directeur adjoint note scrupuleusement.

    D’une manière générale, les habitants regrettent le temps où l’avenue était commerçante. La Poste a fermé, les magasins ont tiré petit à petit le rideau, sous l’effet de l’insécurité assurent-ils. Ils imaginent bien le retour d’une « boucherie, une papeterie, je vais chercher le journal à l’Estaque », se désole Anissa. Snack et chichas, « c’est bon on en a assez, on veut des magasins utiles », complète Jean-Marc. La chargée de mission au centre social Del Rio, point sensible du quartier, est venue aussi témoigner d’une certaine amélioration. « Chaque fois qu’on appelle on est entendu », se félicite-t-elle précisant qu’un tournoi de foot avec enfants et policiers doit avoir lieu le samedi.

    Un radar efficace

    Sur l’étroit trottoir de l’avenue de la Viste, entre trous dans le bitume et bacs à poubelles, Anissa tient également à montrer le fameux radar dont elle a demandé l’installation pour limiter la vitesse à 30 kilomètres heure sur cet axe très passant. Et c’est efficace avec une diminution du nombre d’accidents note le commandant Roux. De 5 dont un mortel en 2025 sur les six premiers mois de l’année avant le radar, « nous sommes passés à 2 blessés légers dont un piéton », indique-t-il.

    Poursuivant son cheminement, la petite troupe passe devant la piste pédagogique routière, abandonnée depuis des années, dont on devine les panneaux dans les herbes folles. « Dites-lui à Samia Ghali et aussi au maire de secteur Jean-Marc Coppola, qu’il faut faire quelque chose », nous intime Anissa. Au bout de l’impasse, tout à côté des 30 parcelles du jardin partagé, le belvédère offre une vue imprenable sur la rade marseillaise, surplombant les grandes lettres « Marseille » devenues emblématiques. Un tableau gâché par les multiples canettes de bière en verre au sol, et une bouteille de protoxyde d’azote. « C’est là que les gens viennent le soir consommer de l’alcool, de la drogue et deviennent agressifs », dénonce Jean-Marc. « Bon les jeunes, il faut aussi savoir leur parler », tempère Anissa.

    Même si, côté point de deal, les opérations policières se multiplient avance le commandant Roux, 31 depuis le début de l’année, autant que toute l’année dernière réunie, les prises passant de 46 kg d’herbe de cannabis en 2024 à 2 kg en 2025. « Parce que vous nous avez alertés, on a mis les moyens », rappelle-t-il. Pierre Gilardeau a de son côté noirci deux pages de carnet. CIQ, collectifs sont une source précieuse pour agir de manière coordonnée avec les autres acteurs concernés comme les collectivités estime la préfète. « On a cette capacité à mettre tout le monde autour de la table », insiste Corinne Simon qui veut faire du « cousu main ». Quand parfois changer le sens d’une rue ou mettre un banc résout le problème…

  • Un bar continue d’exploiter un rooftop illégal à Malmousque

    Un bar continue d’exploiter un rooftop illégal à Malmousque

    Le bar Pigment au 237, corniche Kennedy (7e) persiste depuis septembre dernier à ouvrir un rooftop non autorisé mais très médiatisé sur les réseaux sociaux à l’approche de la saison estivale. Une dizaine de copropriétaires et riverains ont saisi la justice et les élus sur la persistance de cette exploitation illicite.

    Les plaintes s’amoncellent auprès des élus et des services et jusqu’au procureur de la République. « La clientèle et le personnel empruntent les parties communes, couloir et les escaliers de la copropriété. On a vu des clients pénétrer dans nos cours et jardins. Un week-end, plus de 40 personnes occupaient simultanément le rooftop », dénonce le collectif. Au-delà des nuisances engendrées, les enjeux de sécurité publique sont prégnants : quid de la résistance d’un toit non conçu pour supporter les charges d’un public important, l’absence d’issues de secours signalées, de dispositifs anti-incendie et ce « service de douches » proposé à la clientèle ?

    « On a toutes les autorisations nécessaires de la Ville et de la Préfecture sinon vous vous doutez bien qu’on n’ouvrirait pas », répond crânement Benjamin Honnorat, le gérant joint vendredi. « Je montre tous les documents à la police municipale quand elle est appelée chaque semaine par les voisins et ça se passe très bien. Il n’y a aucun sujet », coupe-t-il.

    « L’accueil de public est strictement interdit »

    L’exploitant, locataire du bar au rez-de-chaussée, n’a en réalité demandé aucune autorisation d’urbanisme pour démolir deux cabanons sur le toit, retirer deux puits de lumière, poser des garde-corps et procéder à un changement d’usage privatif en exploitation commerciale. Dès l’ouverture en septembre, le service de l’urbanisme a dressé un PV d’infraction et saisi le Parquet. Le bar « Pigment » n’a pas davantage d’autorisation de la commission communale de sécurité pour utiliser ce toit en extension du bar. Il a été mis en demeure par la Ville dès le 25 septembre 2025 qui lui a signifié « l’interdiction d’accueillir du public sur le toit-terrasse ». Après un avis défavorable le 9 décembre à sa demande de mise en conformité « en raison d’un défaut d’accessibilité », le bar a déposé une nouvelle demande qui est à l’instruction. « L’accueil de public sur le toit-terrasse est strictement interdit », lui a signifié en caractère gras et souligné la conseillère municipale déléguée à la commission communale de sécurité et des périls, Laure Rovera, dans un courrier du 5 mai notifié par la police municipale cette semaine. Il fait suite à une nouvelle alerte de la maire de secteur Sophie Camard inquiète d’un « effet d’entraînement » sur d’autres exploitants. « L’exploitant engage sa responsabilité pénale en cas d’ouverture au public » a nous a précisé hier la Ville.

    « C’est une terrasse privée d’appartement ouverte au grand public sans autorisation. L’accès se fait par les parties communes d’un immeuble d’habitation bourgeoise. Le règlement de copropriété n’autorise pas d’activités commerciales ou professionnelles dans les étages », résume l’avocate du syndicat des copropriétaires, Me Hinde Kalai qui affute une assignation en référé.

  • La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic reste la priorité numéro 1

    La lutte contre le narcotrafic, qui a marqué le Vaucluse en 2025 avec plusieurs fusillades mortelles notamment à Avignon, restera en 2026, comme en 2025, « la priorité numéro 1 », assure le préfet Thierry Suquet, lors d’une conférence de presse pour faire le bilan de l’activité des services de sécurité publique au cours de l’exercice.

    Entouré des représentants des forces de police, de gendarmerie et des parquets d’Avignon et de Carpentras, le préfet chiffre cette lutte sur 2025 et entend la poursuivre. La préfecture affirme que 11 points de deal ont été fermés en un an. Il en resterait 19 sur le territoire, contre 30 en 2024 et 66 en 2022. Mais aussi 364 armes saisies, soit 11,7 % de plus qu’en 2024. Dans le même temps, 4 653 infractions à la législation sur les stupéfiants ont été constatées en zone police et gendarmerie. Une progression liée notamment à la loi contre le narcotrafic de juin 2025. Celle-ci a notamment permis 4 fermetures administratives de commerces dont le lien avec des activités illégales avait été constaté. « Quand c’est lié à la délinquance, ces fermetures sont très importantes car cela permet de taper dans le porte-monnaie. Les saisies, cela fait parfois plus mal aux délinquants que d’aller en prison », glisse le colonel de gendarmerie William Mialon.

    Du côté de la procureure d’Avignon, Stéphanie Aouine, qui affirme que le Vaucluse « s’est approprié très rapidement les nouveaux dispositifs », on se réjouit également d’une collaboration plus poussée entre les services dans ce combat. « C’est une stratégie qui paye. Il n’y a pas un jour où on ne travaille pas un dossier en lien avec le narcotrafic. Il faut être cohérent et coordonné sur ce sujet », ajoute-t-elle. « Les trafics et la délinquance s’adaptent. Ces dossiers nécessitent plus de technicité », ajoute Hélène Mourges, procureure de Carpentras, qui assure que sa juridiction a deux fois plus de dossiers liés au trafic de stupéfiants que d’autres de taille similaire. D’autant que le nombre de tentatives d’homicide a également augmenté de 28 % avec 45 faits en 2025. Et que « bon nombre de ces faits ont un lien, direct ou indirect, avec des réseaux criminels impliqués dans le narcotrafic », assure la préfecture.

    Violences familiales

    « Les stupéfiants, et les addictions en général, y compris à l’alcool, sont aussi présents dans énormément de dossiers de violences par exemple, notamment intrafamiliales », poursuit Hélène Mourges.

    La lutte contre les violences intrafamiliales est d’ailleurs pointée comme la deuxième priorité des forces de sécurité. Car celles-ci ont nettement augmenté sur le département avec une hausse de 32,5 % des interventions de la police et de la gendarmerie, avec 1 946 actes. Mais surtout quatre homicides en contexte familial.

    Mais aussi la lutte contre les violences faites aux femmes, dans un territoire qui a été le théâtre du procès des viols de Mazan. En 2025, il y a eu 3 842 plaintes de femmes majeures enregistrées, soit une augmentation de 7,2%. Et souligne qu’en 2025, il y a eu moitié plus de peines d’emprisonnement dans des affaires liées à ces violences. Tout en restant vigilants sur d’autres facteurs comme la sécurité routière ou encore les atteintes aux biens.

  • Face à la crise, une sécu du logement comme solution

    Face à la crise, une sécu du logement comme solution

    La Confédération nationale du logement (CNL) de Vaucluse tenait ce vendredi un forum en Cité des Papes, au cours duquel a été abordée une proposition qu’elle porte fièrement : la sécurité sociale du logement.

    Devant quelques élus de la ville et du Département, tous de gauche, ainsi que des habitants, le président national de l’organisation, Eddie Jacquemart, présentait cette proposition comme une solution alors que « tous les voyants sont au rouge », expose-t-il. Il évoque 3 millions de personnes qui attendent un logement social et 10 millions de personnes « mal logées », pour « seulement » 80 000 logements sociaux construits en 2025.

    Face à cette situation, la CNL présente depuis l’an dernier une proposition de « sécurité sociale du logement » pour « donner espoir aux habitants car cela ne doit pas continuer comme ça », explique Eddie Jacquemart. Une mesure qui permettrait à toute personne « qui a eu un accident de la vie, comme le décès d’un proche, un divorce ou la perte d’un travail » de bénéficier d’une « indemnité de sécurité locative jusqu’à 24 mois, de façon dégressive », ainsi que « du droit au maintien dans les lieux inconditionnel pour tous les ménages et de loyers accessibles, encadrés et ajustés aux revenus ». Le tout serait suivi d’un accompagnement social. « Il y a plus de 80 ans, on a réussi à mettre en place la sécurité sociale alors que le pays était en ruine. On doit pouvoir y arriver aussi. On est le 7e pays le plus riche au monde et on continue de jeter des gens dans la rue, comme au Moyen Âge. Il faut que ça cesse ! », appuie-t-il. Pour assurer une autonomie financière du système, la CNL imagine plusieurs possibilités, comme une réaffectation de fonds existants, tels que la garantie Visale, le Fonds de solidarité pour le logement ou l’impôt sur la fortune immobilière ; la mutualisation des dépôts de garantie ; ou encore une cotisation des bailleurs sur les loyers perçus, entre 1% et 2%. Le tout est décrit dans « Le manifeste pour la sécurité sociale du logement », à retrouver sur le site de la CNL.

    Criminalisation

    C’était également l’occasion d’interpeller les municipalités, ainsi que les candidats aux élections, sur les leviers qu’ils peuvent actionner. L’organisation a ainsi proposé ses « 25 orientations » à l’attention des listes en lice, comme par exemple encourager la construction de logements sociaux sur leur territoire, imposer des standards de qualité, encadrer les loyers et maîtriser les prix du foncier. Ou encore rendre obligatoire la mise à disposition de locaux collectifs résidentiels, favoriser l’information pour prévenir les expulsions locatives ou garantir la sécurité publique dans un cadre apaisé, par exemple en favorisant la présence de la police municipale et de travailleurs sociaux.

    « Chaque jour, la crise est plus aiguë, avec une extrême saturation des logements sociaux et la criminalisation des locataires les plus fragiles », insiste Michel Mus, président de la CNL de Vaucluse. Dans le public, Claude Nahoum, actuel 1er adjoint (Place publique) au maire d’Avignon, s’exprime, lui, sur « la difficulté de l’entretien du logement social », tout en insistant sur « l’exemplarité d’Avignon avec 35% de logements sociaux ».

  • Pour Noël et la Saint-Sylvestre, les marins pompiers au taquet

    Pour Noël et la Saint-Sylvestre, les marins pompiers au taquet

    Dix minutes chrono. C’est le temps que se donnent les marins pompiers pour intervenir, du coup de fil à l’arrivée des secours sur place. Dans le centre de traitement des appels, à l’état major du BMPM, boulevard de Strasbourg (3e), ils sont 15 à se relayer sur 24 heures. Des hommes et des femmes expérimentés, capables d’évaluer rapidement la situation, même si le numérique leur vient en aide explique le capitaine de frégate Bruno. Un logiciel paramétré par leur soin permet aux marins pompiers de savoir exactement la topographie des lieux, si des travaux sont en cours… Histoire de ne pas engager un gros camion là où il ne pourra pas passer précise ce dernier.

    Sur l’écran géant, une carte de la ville avec des étiquettes pour figurer les équipes engagées. Un code couleur permet à deux opérateurs de suivre les interventions en cours et d’ajuster : « Orange, ils sont à l’hôpital, en jaune en train de revenir, en vert disponible et en rouge en intervention », détaille-t-il.

    Depuis début décembre, des moyens supplémentaires ont été engagées « afin de faire face à la demande de secours sur le centre-ville ville et à proximité de Grand Littoral et de La Valentine, les magasins sont ouverts, les gens font leurs courses et aussi samedi dernier autour du Vieux-Port pour le feu d’artifice et le spectacle de drones », précise le capitaine de frégate.

    Plus de technicité

    Pour la nuit du 31 décembre, bien moins agitée que celle du 14 juillet, jusqu’à 350 personnes sont mobilisées pour porter secours. Une vingtaine de marins sont dédiés aux ambulances uniquement, « c’est 15% de plus », précise le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. « On décale l’armement de nos engins pour avoir plus de personnel la nuit, jusqu’à 3h du matin », ajoute le capitaine de frégate Bruno.

    Si la nuit de Noël devrait être plutôt calme, ils redoutent « les accidents de la circulation notamment avec les trottinettes (+56% cette année), bref les comportement à risque. L’invulnérabilité n’existe pas », martèle le vice-amiral.

    Tout au long de l’année, le bataillon a pu constater une hausse des appels, à raison de 4% par rapport à 2024, soit 126 000 en 2025, pour 346 interventions par jour, indique-t-il, sans être vraiment en mesure d’analyser cette tendance. « Je pense que c’est la même chose pour le 17, nous sommes peut être dans un sentiment global anxiogène, où on a besoin d’être rassuré et à Marseille ce qui rassure c’est le bataillon », constate Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille, en charge de la sécurité publique et du BMPM.

    Pour autant l’augmentation des effectifs n’est pas à l’ordre du jour. L’idée étant plutôt pour le vice amiral de gagner en efficacité avec plus de technicité. Plus d’officiers ont été engagés, la Ville et la Marine financent une école qui devrait voir le jour sur la friche Louis Armand (12e) en 2030.

  • Orange décide de fermer Saint-Mauront quinze jours

    Orange décide de fermer Saint-Mauront quinze jours

    Nouvel incident, ce jeudi 27 novembre, sur le site d’Orange à Saint-Mauront (3e). Pour le troisième jour consécutif, les salariés ont été appelés à se confiner suite à des affrontements au niveau de la station de métro National toute proche. Certains évoquant même des tirs. Mardi, la direction de l’entreprise de télécommunications leur avait demandé de ne pas quitter le site durant une demi-heure, le temps que la bagarre, visiblement à coups de club de golf, se calme. Ces « événements répétés » et la « montée des tensions dans le quartier », l’ont finalement conduit à fermer le site, dès ce vendredi, « pour une durée temporaire jusqu’à mi-décembre, le temps d’un retour à une situation apaisée ».

    « Les salariés auront la possibilité de se rendre sur d’autres sites ou d’utiliser le télétravail », précise-t-elle, assurant que leur « sécurité et bien être » restaient sa « priorité ». Concrètement, pour récupérer matériel ou véhicule, dans le cadre d’un « plan de continuité de l’activité » déjà mis en place durant l’épidémie de Covid, il leur faudra prendre rendez-vous.

    Dès mardi, la CGT Télécoms 13 avait déposé un droit d’alerte pour « danger grave et imminent », indique le syndicat dans un communiqué. Déplorant « l’absence de politique publique et les baisses constantes des budgets de la fonction publique », qui conduisent « à ce genre de décisions prises dans l’urgence », avec des salariés mis « devant le fait accompli », il rappelle que les habitants sont les premiers concernés « par les enjeux de sécurité publique ».

    Des risques connus

    Et de dénoncer l’attitude d’une direction qui n’a eu que « le souci économique », en fermant il y a deux ans des dizaines de sites sur Marseille et sa périphérie pour réaliser son projet à Saint-Mauront.

    « Les risques sont connus de longue date par l’employeur et par les pouvoirs publics. C’est d’ailleurs pour cela que la CGT revendique les bonifications pour l’ensemble des personnels travaillant en Quartiers Prioritaires de la Ville », précise la CGT au passage. Elle estime que « la seule fermeture du site sans plan clair ne constitue pas une réponse à la hauteur » et exige des mesures durables avec notamment « le renforcement de moyens humains et matériels », une « coordination avec les services de l’État pour sécuriser le périmètre autour du site ». Pour la CGT, hors de question d’abandonner un lieu qui « doit vivre ».

    La CFE-CGC a aussi déposé un droit d’alerte, indique Laurent, son représentant local, et a fait remonter l’affaire au niveau national. Dans un communiqué, Sébastien Crozier, président du syndicat chez Orange, évoque des personnels « terrorisés », et des « réponses de la DRH (…) laconiques ». Le syndicat « a sollicité un rendez-vous au ministre de l’Intérieur pour (…) protéger les personnels et ce site de télécommunication critique pour la ville de Marseille », poursuit-il, appelant « la puissance publique » à « rétablir l’ordre républicain ».