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  • [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    Il attendait une bonne nouvelle de ses médecins pour officialiser sa candidature. C’est désormais chose faite. En rémission de son cancer, le maire écologiste de Sausset-les-Pins, Maxime Marchand, repart pour viser un second mandat en 2026. « Comme je suis guéri, que je retrouve mon énergie et mon temps pour la commune, j’ai envie de continuer ce que j’ai commencé », affirme-t-il.

    L’édile souhaite achever le « projet école », débuté avec la réhabilitation de l’école Victor-Hugo livrée en juin 2024, en poursuivant la rénovation de l’école Jules-Ferry « qui a déjà commencé et qui est dans une phase de marché ». Il entend aussi mener un travail sur les bâtiments culturels du centre-ville que sont la salle des Arts et les espaces annexes.

    Alors qu’il s’était retrouvé propulsé à la mairie grâce à la fusion de trois listes en 2020, cette fois, Maxime Marchand a l’entière liberté de la composition de son équipe. « On est sur un renouvellement très important puisque plus de la moitié des conseillers municipaux vont changer, par contre, il y a une vraie stabilité : l’ensemble des adjoints restent à mes côtés », dévoile-t-il. Le maire souhaite mener une liste sans étiquette, avec des gens « de gauche, du centre et de la droite qui travaillent tous ensemble ». La seule condition pour l’intégrer : « Aimer Sausset et avoir une vision Sausset centrée. »

    Un citoyen au service

    des Saussetois

    Maxime Marchand refuse de politiser le débat : « Je ne pense pas que la mairie soit un outil pour lutter contre l’extrême droite. La mairie est au service de tous les Saussetois, peu importent leurs opinions. Ça me semble important de rester loin de toutes ces polémiques qui divisent. »

    Face à lui, deux candidats déclarés : l’ancien député de la 12e circonscription et maire de Sausset-les-Pins de 2001 à 2017 Éric Diard (LR), et l’ancien directeur de la police municipale de la commune, qui occupe désormais ce poste à Châteauneuf-les-Martigues, Jean-Charles Vargas (RN). À noter que c’est la première fois que le parti d’extrême droite présente un candidat aux municipales à Sausset. « Le RN est dans une dynamique nationale qu’il essaye de propulser au niveau local, mais la réalité, c’est que Jean-Charles Vargas n’habite pas et ne connaît pas la ville. Je suis assez surpris que le parti choisisse cette personne, alors qu’il avait des locaux qui souhaitaient le représenter sur la commune », analyse Maxime Marchand.

    Quant au retour d’Éric Diard, il réagit : « Je ne suis pas un professionnel de la politique comme lui, je suis un citoyen qui s’est mis au service des Saussetois et j’espère qu’ils me renouvelleront leur confiance. Si ce n’est pas le cas, je retournerai travailler comme tout le monde. »

    Le maire organise une première réunion publique de campagne, le 28 novembre, pour présenter le bilan de son premier mandat à la population. « On a listé plus de 120 réalisations qu’on va promouvoir dans 40 pages et des vidéos », détaille-t-il.

  • Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Qui a dit qu’il n’était pas possible de planter des arbres grâce à quelques clics sur internet ? À l’entrée du sentier du grand Valat, dans la partie ouest de Sausset-les-Pins, une cinquantaine de bénévoles viennent prouver que c’est faisable.

    L’association Replanter notre forêt provençale est à l’initiative ce dimanche matin, soutenue par l’entreprise Écosia qui héberge le moteur de recherche du même nom. Les services de la Ville, de leur côté, ont préalablement creusé les trous qui accueillent les arbres.

    Dans une palette à disposition des bénévoles, plusieurs essences d’arbrisseaux en pot sont à disposition. Le président de l’association, Julien Altero, pompier professionnel, indique qu’« il y a une centaine d’arbres pour aujourd’hui, avec 80% d’oliviers, des chênes kermès, des arbousiers et quelques amandiers ». Des espèces résistantes au feu. « Même s’il y a un feu, les arbres repoussent », affirme Julien Altero.

    « Il faut un suivi »

    Pour cette opération, Julien Altero indique qu’« Écosia finance à 100% le projet à hauteur de 10 000 euros ». Dès lors, « il faut faire le suivi de ce qu’on a planté. La zone est sèche l’été, particulièrement avec la canicule, mais on a très peu de pertes d’oliviers après plantation », se satisfait le président.

    Pelles en main, parents et enfants se prêtent au jeu. Il a été prévu un arbre par famille. Valentine, Saussetoise de 12 ans, est l’une des premières à avoir commencé. Elle s’affaire consciencieusement depuis le début de l’opération avec son olivier. « C’est bien pour la nature de faire ça, parce que ça fait de la peine de voir qu’il y a plus d’arbres », considère l’écolière.

    Elle n’a pas de souvenir de l’incendie de 2020. « Le feu, c’est impressionnant. Je l’ai pas vu celui de 2020 mais je sais qu’il s’est arrêté juste à côté de Sausset », se rappelle-t-elle, d’où son avis qu’il est « important de refaire la végétation ». Son père, à ses côtés, indique qu’il a « vu le rendez-vous sur les réseaux sociaux ». « Ce terrain fait partie de notre balade dominicale, on pourra voir s’il pousse bien », projette-t-il.

    La Ville étant co-organisatrice, le maire écologiste Maxime Marchand présent sur place estime qu’il faut « redonner à cette forêt ce qu’elle nous a donné ». Pour l’édile, « tous ces enfants qui plantent créent un attachement à la forêt. Ils n’ont pas besoin de nous pour prendre conscience de l’importance qu’elle a, cette génération qui aime la nature et la chérie au quotidien procure un vrai bonheur. »

    Au-delà des seuls enfants, les riverains ne sont « pas là par hasard », selon Maxime Marchand, « car ce moment crée un sentiment d’appartenance entre ceux qui habitent à proximité de la forêt, il faut qu’ils en soient des acteurs de la gestion quotidienne ». In fine, cette matinée a presque « une visée thérapeutique pour se réapproprier le lieu », dans l’œil du maire de Sausset-les-Pins.

    Avec plus de 1 000 hectares ravagés en 2020 et le dernier incendie de Martigues en juillet, le rapport à la forêt et à sa préciosité évolue manifestement.