Tag: Sausset-les-Pins

  • Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    L’aventure rovenaine en Coupe Gambardella est passée tout près d’une prolongation.

    Car, après avoir éliminé l’USPEG et Dijon en 32e et 16e de finale, les protégés de Didier Gallego semblaient en mesure de refaire le coup, cette fois face à Troyes. Le vainqueur de 2018 a eu chaud. Surtout lorsque Marc Kepdep a arraché l’égalisation des « sang et or », alors que le match approchait de sa fin. Jusque-là, le petit Poucet avait fait mieux que se défendre. Se procurant les meilleures occasions d’un match que les Aubois ont eu du mal à contrôler.

    Les réflexes de Cladec

    S’ils menaient à la pause, sur la seule frappe cadrée de la première période, c’est avant tout parce qu’ils ont su profiter du désarroi qui a fait perdre le fil aux coéquipiers du malheureux Noah Lucchesi. Mais après le repos, sans les réflexes de Christopher Cladec, face à Habibi Dridi ou Luca Perret, Le Rove aurait pu s’inviter en quart de finale.

    Malheureusement, l’égalisation est survenue trop tard pour profiter d’un collectif troyen en difficulté. Mais qui arrachait la séance de tirs au but. Poussés par près de 3 000 supporters qui garnissaient la petite tribune du stade Michel Hidalgo, et qui avaient également pris d’assaut les collines encadrant l’enceinte saussétoise, les Rovenains avaient déjà réussi l’exploit. Mais cette fois, ils ne devaient pas valider leur billet. Malgré deux arrêts de Janis Djouhri.

    Car son homologue champenois a repoussé un tir au but de plus. Ce qui permet à Troyes de passer par un trou de souris. Et au Rove de quitter la Gambardella la tête haute. Sans avoir à rougir d’une élimination qui s’est décidée sur un coup de dés. Des dés qui ont été favorables aux favoris.

    Les Rovenains vont désormais se concentrer sur leur championnat et surfer sur la dynamique gagnée en coupe.

    LE ROVE 1 (0)

    TROYES 1 (1)

    8e de finale Coupe Gambardella

    Troyes qualifié aux tirs au but (4 – 3).

    Stade Michel Hidalgo
    (3000 spectateurs)

    Arbitre : S. Decitre

    Buts : Kepdep (87) pour Le Rove, Batola (32) pour Troyes.

    Avertissements : Bosio (31), Bourse (35), Kepdep (45+3), Picchi (57), Dridi (70) au Rove, Batola (27), Louis (87), à Troyes,

    LE ROVE : Djouhri – Bourse (Padovani, 78), Dridi, Bosio, Reiner – Picchi (Mattei, 78), Perret ( c ), Kepdep – Santiago (Mendy, 64), Boughanmi, Lucchesi (Pedrero, 21).

    Entraîneur : D. Gallego.

    TROYES : Cladec – Bourlard, Ounissi, Konaté, Ehola – Coquard ( c ), Soukouna (Kharbouch, 64), Laffet – Guimba (Louis, 64), Batola, Nguéouya (Koné, 59).

    Entraîneur : N. Munda.

    Les malheurs de Noah Lucchesi

    Pour le petit Poucet rovenain, l’entame de la rencontre a été un véritable cauchemar.

    Sur une action anodine, Noah Lucchesi plante son pied gauche dans la pelouse synthétique du stade Michel Hidalgo. Son genou vrille, le feu follet de l’attaque « sang et or » s’effondre, en hurlant de douleur. Les secouristes interviennent et constatent que la blessure est sérieuse.

    Le numéro 11 rovenain sera finalement évacué sur civière. Le match reprendra après près de 20 minutes d’arrêt.

  • Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Rendez-vous dès ce dimanche sur le port de Sausset-les-Pins puis les deux dimanches suivants, à l’occasion du lancement des Fêtes de la mer dans la région. Au programme dès 10h vous pourrez profiter en famille de dégustations de coquillages et fruits de mer sans oublier la traditionnelle et emblématique oursine aux huîtres.

    Un marché artisanal
    et provençal

    Organisées et coordonnées par la municipalité, les commerçants et les pêcheurs, la fête investira le môle du port et le port Est avec, au cœur de l’événement, un marché provençal pour accueillir professionnels et passionnés. Paella, truffes, calamars, seiches en persillades et sardines à la plancha seront à l’honneur. Du côté des restaurants, une carte spéciale sera proposée pour l’événement. Quant à l’artisanat, il sera lui aussi mis en avant avec des créations de bijoux, de savon de Marseille et des décorations uniques.

    Une ambiance conviviale

    En ce qui concerne les plus gourmands et donc adeptes du sucré, ils auront aussi de quoi régaler leurs papilles puisqu’ils pourront se délecter de macarons, smoothies, calissons ou encore miels de Provence et pâtes de fruits.

    De quoi prendre un bol d’air frais, respirer l’air marin et goûter aux richesses de la Méditerranée. Le tout dans une ambiance festive, conviviale et musicale qui vous fera vibrer jusqu’à 18h. Et, pour se rendre sur site facilement, des navettes gratuites effectueront des roulements entre le parking du collège et le port.

    Dimanche de 10h à 18h.
    Accès libre

  • Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Le score parle de lui-même. Une victoire 5-0 aux dépens de la Rhétie, classée sélection numéro 2 mondiale au sein de la CONIFA, association organisatrice des compétitions réservées aux micro-nations, et voilà la sélection du Rouet-Provence, représentant la principauté du Rouet, qualifiée pour la phase finale de l’Euro, qui aura lieu début juin 2026, en Sicile.

    Dans un stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins plein comme un œuf, malgré un mistral glacial, les hommes de Lucien Jaselme n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires venue des Grisons suisses. Moins de dix minutes auront suffi aux joueur au maillot jaune pour prendre la mesure du match. Qu’ils ont finalement gagné sur le score sans appel de 5-0.

    «Je suis fier de l’équipe, du fair-play montré et de ce que nous sommes arrivés à faire en moins de dix mois », confie le capitaine Jérôme Simonis, après avoir reçu le trophée des Calanquais qui était mis en jeu. Alors que la voix de Régine Pascal entonnant « Jésus est né en Provence », l’hymne rouégasque, retentit dans la nuit saussétoise.

  • L’un des plus grands vinaigriers de France est à Sausset-les-Pins

    L’un des plus grands vinaigriers de France est à Sausset-les-Pins

    En 2019, il installe ses premiers fûts dans son garage. En 2025, il travaille avec les plus grands. Son vinaigre est à la table du meilleur ouvrier de France Philippe Mille, du restaurant Mirazur – élu meilleur établissement du monde en 2019 – ou encore du Grand-Hôtel du Cap-Ferrat. Laurent Boyer a pour le moins réussi sa reconversion.

    À l’aune de ses 50 ans, le directeur commercial décide de changer de vie. « Je voulais travailler dans la gastronomie », explique-t-il simplement. Issu d’une lignée de vignerons, le Saussetois d’adoption avait « toujours vu (s)a grand-mère et (s)es parents faire leur vinaigre de manière artisanale ». C’est donc tout naturellement qu’il s’est dirigé vers ce produit, ressuscitant une tradition familiale.

    « C’est un savoir-faire qui s’est perdu, affirme-t-il. On est une poignée en France à travailler comme ça. » Et pour cause : quand un artisan met 15 à 20 mois à produire un fût de vinaigre, l’industrie, elle, prend une journée à grand renfort d’injection d’oxygène et de ferment acétique.

    À la recherche d’un local

    Mais à la fin, le résultat est bluffant. La gamme de Laurent Boyer compte dix bouteilles différentes, toutes produites à partir de vins naturels biodynamiques. Certaines ont un goût de miel, d’autres une fine acidité, d’autres encore un fond de nèfle. Pour celles qui sont macérées, le fruit ressort remarquablement en bouche. Pas étonnant que les grands chefs adoubent le Saussetois.

    Face à un carnet de commandes grandissant, Laurent Boyer se retrouve vite à l’étroit dans son garage. En 2023, la mairie débloque la situation en lui louant la cave de l’ancienne ferme du château de Sausset, à 200 mètres de chez lui. Après une rénovation express, ce nouveau lieu permet au quinquagénaire de tripler sa production, pour atteindre les 12 000 bouteilles par an. Et « chaque année, c’est mieux », affirme-t-il.

    Alors, Laurent Boyer cherche encore à agrandir. « Je suis à un tournant de mon activité, poursuit-il. Je suis connu et reconnu, maintenant, il faut voir si j’arrive à poursuivre mon expansion ou si je reste comme ça. » Lui veut relever le défi, même si, en autofinancement et avec des investissements gelés sur 18 mois, le risque est réel.

    « J’aimerais trouver un local d’au moins 100 m2 sur la Côte Bleue, car la mer a une influence sur le vinaigre. Dans l’idéal, j’aimerais y installer une boutique pour pouvoir faire de la vente directe. » Vu la pression immobilière sur le secteur, ce n’est pas une mince affaire. Mais Laurent Boyer a des atouts, au premier rang desquels sa volonté.

  • Trois dimanches pour faire le plein d’iode à la Fête de la mer de Sausset-les-Pins

    Trois dimanches pour faire le plein d’iode à la Fête de la mer de Sausset-les-Pins

    Avis aux amateurs de fruits de mer : la Fête de la mer revient les dimanches 11, 18 et 25 janvier. Voilà bientôt trente ans que cette tradition prospère à Sausset-les-Pins, qui se pare de couleurs vives et d’effluves marins pour célébrer la Méditerranée et l’identité provençale.

    Une cinquantaine de pêcheurs, d’associations et de commerçants animeront les étals pour ces trois jours de fête. Paella, truffe, calamars, seiches en persillade, moules, huîtres, oursins… Il y en aura pour tous les goûts, même pour les enfants ! « Cette année, on a essayé de satisfaire les plus petits qui n’aiment pas toujours les coquillages avec des stands plus classiques, des jeux et des manèges », révèle Anthony Bicchierai, adjoint aux animations et au marché local.

    Raréfaction des oursins

    Les habitués se souviennent de cette grande fête populaire sous le nom d’oursinades. Il y a quelques années, la Ville a choisi de renommer l’événement pour sensibiliser à la raréfaction des oursins, « due au réchauffement des eaux, à la pollution et au braconnage », explique Anthony Bicchierai. « L’idée, c’est de se diversifier sur les produits de la mer. »

    La pêche à l’oursin est autorisée entre le 15 décembre et le 28 février, mais elle est strictement encadrée : chaque particulier ne peut récolter que deux douzaines d’oursins par jour. Pour les professionnels, la pêche est soumise à quotas fixés par le comité régional des pêches et à une autorisation spécifique. Sur la Côte Bleue, en l’espace de 16 ans, la densité de population est passée de 4 oursins par mètre carré en moyenne à moins d’un oursin par m2 selon les comptages d’avril 2023 du conseil scientifique du parc marin.

  • L’équipe du Rouet à un match d’une qualification historique

    L’équipe du Rouet à un match d’une qualification historique

    Certains ont cru à une farce, lorsqu’elle a été créée en septembre.

    Or, depuis qu’elle s’est engagée dans les éliminatoires de l’Euro de la Conifa, équivalent de l’UEFA chez les micro-nations, le parcours de la sélection nationale de la Principauté du Rouet a gagné ses lettres de noblesses. « Il n’y a pas de champion chez nous. Juste quelques vétérans du FC Côte Bleue qui ont toujours envie de taper dans le ballon » indique Jérôme Baboulet.

    Si la sélection rouégasque a pris le train en marche des qualifications pour le prochain Euro des micro-nations, « notre arrivée a été saluée par la Conifa, car il manquait un représentant de la Provence dans ses compétition » poursuit-il.

    Trois exploits à la suite

    C’est pourquoi cette sélection joue sous le nom de Rouet – Provence. Régulièrement, ils sont 90 à prendre part aux entraînements, sous la houlette de Lucien Jaserne, qui s’est pris au jeu et assume le rôle de sélectionneur national. Et lorsqu’est venue la première sortie officielle, avec un match de qualification à Locarno face aux Suisses du Tessin, les hommes au maillot jeune et bleu ont frappé fort. « Nous avons joué sans complexe, juste pour le plaisir. Et, à la clef, nous avons battu 5 – 2, dans son fief, une des sélections les plus expérimentées. Nous étions 65 à faire le voyage, et je vous laisse imaginer l’ambiance qu’il y avait au retour » se souvient -il.

    Depuis l’équipe du Rouet – Provence a enchaîné deux autres déplacements, en Italie. Avec autant de succès. Sur le terrain de la Basilicate (3 – 0) et dans la région de Naples, contre le duché des Deux Sicile (4 – 2), numéro 1 du classement de la Conifa.

    Ces trois victoires offrent des perspectives intéressantes aux Rouégasques. « Elles nous ont permis de nous mêler la course pour une place dans le tournoi final de l’Euro 2026 » remarque Jérôme Baboulet. « Nous sommes encore 17 à pouvoir y aller, et il n’y aura que 10 sélections qualifiées pour le tournoi final, qui se déroulera au Cilento, près de Naples, du 6 au 13 juin » précise-t-il.

    Le Rouet est au coude-à-coude avec le Groenland et la Laponie dans cette course à la qualification. Et les joueurs de la Côte Bleue espèrent que, pour leur premier match à domicile, samedi sur le stade Michel Hidalgo, ils termineront le travail. « La tâche est difficile, car nous accueillons la Rhétie, qui est numéro 2 mondiale » prévient Jérôme Baboulet. Mais, avec cette fois le soutien de supporters qui devraient bien remplir les travées de l’enceinte de Sausset-lès-Pins, le dirigeant rouégasque voit bien son équipe réitérer l’exploit du Tessin, face à un adversaire qui vient lui aussi de Suisse.

    Rouet-Provence – Rhétie.

    Samedi stade Michel Hidalgo. Coup d’envoi à partir de 15h30. Entrée gratuite.

  • [Municipales] Éric Diard : « Je vois le retour de la bétonisation »

    [Municipales] Éric Diard : « Je vois le retour de la bétonisation »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous déclarer de nouveau candidat ?

    Éric Diard : Sausset est ma commune de toujours. Je me suis toujours intéressé à la vie de la commune, même quand je n’étais plus élu. Malheureusement, nous sommes dans un pays en crise permanente et les communes ne sont pas épargnées. Je pense qu’il faudra être fort et expérimenté pour faire face aux défis qui attendent notre commune.

    Quel regard portez-vous sur
    le travail réalisé par Maxime Marchand ?

    E.D. : Depuis 2016, Martine Vassal a ouvert les vannes du financement sur les projets, et la commune en profite. Il y a des projets qui ont été bien faits, comme le théâtre de Verdure, la piste d’athlétisme. Mais, quand on a autant d’argent, il faut faire des projets pour durer. L’école a été refaite, mais la cour est trop petite pour les 290 élèves qui ne peuvent pas sortir en même temps ! On a refait aussi le sol du gymnase, un an après, il est en train de se dégrader… Là où le bât blesse, pour la sécurité, nous avions 12 policiers municipaux, il n’y en a plus que 9. Je mettais en place des patrouilles en première partie de nuit, elles sont devenues très occasionnelles, c’est dommage. La commune a aussi décidé de supprimer l’éclairage entre 1h et 5h, ce n’est pas raisonnable. Nous sommes aussi passés à la collecte au porte-à-porte, mais seulement deux fois par semaine, c’est nettement insuffisant, les poubelles débordent. Le maire doit reprendre l’ascendant sur la Métropole et être un maire de proximité.

    Quelles seraient vos premières priorités ?

    E.D. : Ma première priorité, ce serait de lutter contre la bétonisation. Lorsque j’ai été maire, j’ai toujours défendu la qualité de vie et les espaces verts, ma première mission a été d’écarter un projet de 400 logements. Et aujourd’hui, je vois le retour de la bétonisation, parce que Sausset, par sa situation géographique, est une ville qui suscite beaucoup d’appétits immobiliers.

  • [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    [Municipales] Maxime Marchand brigue un second mandat à Sausset-les-Pins

    Il attendait une bonne nouvelle de ses médecins pour officialiser sa candidature. C’est désormais chose faite. En rémission de son cancer, le maire écologiste de Sausset-les-Pins, Maxime Marchand, repart pour viser un second mandat en 2026. « Comme je suis guéri, que je retrouve mon énergie et mon temps pour la commune, j’ai envie de continuer ce que j’ai commencé », affirme-t-il.

    L’édile souhaite achever le « projet école », débuté avec la réhabilitation de l’école Victor-Hugo livrée en juin 2024, en poursuivant la rénovation de l’école Jules-Ferry « qui a déjà commencé et qui est dans une phase de marché ». Il entend aussi mener un travail sur les bâtiments culturels du centre-ville que sont la salle des Arts et les espaces annexes.

    Alors qu’il s’était retrouvé propulsé à la mairie grâce à la fusion de trois listes en 2020, cette fois, Maxime Marchand a l’entière liberté de la composition de son équipe. « On est sur un renouvellement très important puisque plus de la moitié des conseillers municipaux vont changer, par contre, il y a une vraie stabilité : l’ensemble des adjoints restent à mes côtés », dévoile-t-il. Le maire souhaite mener une liste sans étiquette, avec des gens « de gauche, du centre et de la droite qui travaillent tous ensemble ». La seule condition pour l’intégrer : « Aimer Sausset et avoir une vision Sausset centrée. »

    Un citoyen au service

    des Saussetois

    Maxime Marchand refuse de politiser le débat : « Je ne pense pas que la mairie soit un outil pour lutter contre l’extrême droite. La mairie est au service de tous les Saussetois, peu importent leurs opinions. Ça me semble important de rester loin de toutes ces polémiques qui divisent. »

    Face à lui, deux candidats déclarés : l’ancien député de la 12e circonscription et maire de Sausset-les-Pins de 2001 à 2017 Éric Diard (LR), et l’ancien directeur de la police municipale de la commune, qui occupe désormais ce poste à Châteauneuf-les-Martigues, Jean-Charles Vargas (RN). À noter que c’est la première fois que le parti d’extrême droite présente un candidat aux municipales à Sausset. « Le RN est dans une dynamique nationale qu’il essaye de propulser au niveau local, mais la réalité, c’est que Jean-Charles Vargas n’habite pas et ne connaît pas la ville. Je suis assez surpris que le parti choisisse cette personne, alors qu’il avait des locaux qui souhaitaient le représenter sur la commune », analyse Maxime Marchand.

    Quant au retour d’Éric Diard, il réagit : « Je ne suis pas un professionnel de la politique comme lui, je suis un citoyen qui s’est mis au service des Saussetois et j’espère qu’ils me renouvelleront leur confiance. Si ce n’est pas le cas, je retournerai travailler comme tout le monde. »

    Le maire organise une première réunion publique de campagne, le 28 novembre, pour présenter le bilan de son premier mandat à la population. « On a listé plus de 120 réalisations qu’on va promouvoir dans 40 pages et des vidéos », détaille-t-il.

  • Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Des centaines d’arbres replantés avec Écosia

    Qui a dit qu’il n’était pas possible de planter des arbres grâce à quelques clics sur internet ? À l’entrée du sentier du grand Valat, dans la partie ouest de Sausset-les-Pins, une cinquantaine de bénévoles viennent prouver que c’est faisable.

    L’association Replanter notre forêt provençale est à l’initiative ce dimanche matin, soutenue par l’entreprise Écosia qui héberge le moteur de recherche du même nom. Les services de la Ville, de leur côté, ont préalablement creusé les trous qui accueillent les arbres.

    Dans une palette à disposition des bénévoles, plusieurs essences d’arbrisseaux en pot sont à disposition. Le président de l’association, Julien Altero, pompier professionnel, indique qu’« il y a une centaine d’arbres pour aujourd’hui, avec 80% d’oliviers, des chênes kermès, des arbousiers et quelques amandiers ». Des espèces résistantes au feu. « Même s’il y a un feu, les arbres repoussent », affirme Julien Altero.

    « Il faut un suivi »

    Pour cette opération, Julien Altero indique qu’« Écosia finance à 100% le projet à hauteur de 10 000 euros ». Dès lors, « il faut faire le suivi de ce qu’on a planté. La zone est sèche l’été, particulièrement avec la canicule, mais on a très peu de pertes d’oliviers après plantation », se satisfait le président.

    Pelles en main, parents et enfants se prêtent au jeu. Il a été prévu un arbre par famille. Valentine, Saussetoise de 12 ans, est l’une des premières à avoir commencé. Elle s’affaire consciencieusement depuis le début de l’opération avec son olivier. « C’est bien pour la nature de faire ça, parce que ça fait de la peine de voir qu’il y a plus d’arbres », considère l’écolière.

    Elle n’a pas de souvenir de l’incendie de 2020. « Le feu, c’est impressionnant. Je l’ai pas vu celui de 2020 mais je sais qu’il s’est arrêté juste à côté de Sausset », se rappelle-t-elle, d’où son avis qu’il est « important de refaire la végétation ». Son père, à ses côtés, indique qu’il a « vu le rendez-vous sur les réseaux sociaux ». « Ce terrain fait partie de notre balade dominicale, on pourra voir s’il pousse bien », projette-t-il.

    La Ville étant co-organisatrice, le maire écologiste Maxime Marchand présent sur place estime qu’il faut « redonner à cette forêt ce qu’elle nous a donné ». Pour l’édile, « tous ces enfants qui plantent créent un attachement à la forêt. Ils n’ont pas besoin de nous pour prendre conscience de l’importance qu’elle a, cette génération qui aime la nature et la chérie au quotidien procure un vrai bonheur. »

    Au-delà des seuls enfants, les riverains ne sont « pas là par hasard », selon Maxime Marchand, « car ce moment crée un sentiment d’appartenance entre ceux qui habitent à proximité de la forêt, il faut qu’ils en soient des acteurs de la gestion quotidienne ». In fine, cette matinée a presque « une visée thérapeutique pour se réapproprier le lieu », dans l’œil du maire de Sausset-les-Pins.

    Avec plus de 1 000 hectares ravagés en 2020 et le dernier incendie de Martigues en juillet, le rapport à la forêt et à sa préciosité évolue manifestement.