Tag: santé publique

  • Le centre dentaire Santéa autorisé à rouvrir

    Le centre dentaire Santéa autorisé à rouvrir

    La suspension totale de l’activité du centre de santé dentaire Santéa à Avignon a été levée par l’Agence régionale de santé (ARS) de Paca ce jeudi 22 janvier, après plus de trois mois d’arrêt.

    Dans l’arrêté portant sur cette réouverture, l’ARS estime qu’après une visite de contrôle effectuée le mardi 23 décembre dernier dans l’établissement par deux inspecteurs de santé publique et de l’action sanitaire et sociale, et des documents complémentaires fournis le 31 décembre, « les divers manquements portant atteinte à la qualité et à la sécurité des patients ont totalement cessé ». La suspension avait été maintenue une première fois le 17 novembre dernier par le directeur général de l’ARS Paca.

    Une décision qui peut faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

    Graves manquements

    La fermeture du site faisait suite à une inspection menée le 23 septembre dernier par des agents de l’ARS. Dans l’arrêté publié alors par l’organisme de santé, on faisait état d’une « absence de respect des règles de bonnes pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques », ainsi que d’une « absence de respect des règles d’hygiène élémentaires lors des soins dentaires ». Dans le détail, étaient évoqués des porte-instruments rotatifs « susceptibles d’engendrer des contaminations croisées entre deux patients », l’absence « de preuve de maintenance interne et externe des équipements de la salle de stérilisation » et une « salle de stérilisation inadaptée à l’activité de préparation des dispositifs stériles du fait de sa configuration et de ses équipements ». Ce qui expose la patientèle à « un risque de contamination bactérienne et virale (VHC, VHB, VIH) ».

  • Marseille écologie veut faire la différence

    Marseille écologie veut faire la différence

    Un « lanceur d’alerte » engagé depuis 30 ans sur les questions d’environnement avec notamment son réseau associatif Ecoforum. Ses priorités :la santé publique, la mobilité,le traitement des déchets… Avec une ligne rouge pour l’émigré chilien qui a connu la dictature : un refus de l’extrême droite. Pour le reste, « pas d’états d’âme » assume Jean-Marc Governatori, estimant avoir contribué à l’élection de Renaud Muselier en 2021 en lui apportant son soutien face au RN aux régionales. M.R. Photo M.R.

  • Thau : l’interdiction des huîtres, un scandale d’assainissement

    Thau : l’interdiction des huîtres, un scandale d’assainissement

    On a beaucoup parlé d’huîtres « contaminées ». Pas assez de ce qui les contamine. Fin décembre 2025, la préfecture de l’Hérault suspend la récolte et la commercialisation des huîtres, moules et palourdes de l’étang de Thau, après des cas d’infection et un lien épidémiologique avec des norovirus. Pour les conchyliculteurs, c’est un coup de massue à la veille du Nouvel An. Pour les habitants, c’est un rappel brutal : cette crise n’est pas seulement économique. Elle est d’abord sanitaire.

    C’est l’angle que martèle Henri Loison, président du Comité des usagers du bassin de Thau du cycle de l’eau. « On inverse tout. On présente les ostréiculteurs comme responsables, alors qu’ils sont au milieu. La base, c’est une crise sanitaire : mise en danger de la vie d’autrui. » Selon lui, le norovirus n’est pas un « mystère naturel » : il renvoie à une réalité très concrète, celle des rejets d’eaux usées. Son comité avait d’ailleurs adressé une lettre ouverte le 27 décembre, avant même l’arrêté d’interdiction du 30 décembre, à l’ensemble des autorités et élus du territoire, pour alerter sur la répétition des pollutions et demander une enquête publique.

    « L’huître a bon dos »

    Au cœur du dossier, une question obsédante : comment une pluie « banale » peut-elle suffire à faire déborder le système  ? Fabrice Grillon, directeur du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée, racontait déjà sa « stupéfaction  » : « Comment des réseaux, avec une pluie faible, vingt millimètres, ont débordé et entraîné des contaminations du milieu ? » Il pointe une inquiétude de fond : les investissements passés n’ont pas « blindé » le bassin contre le risque virologique.

    Henri Loison va plus loin et vise des choix structurels. Il rappelle que la nouvelle station d’épuration des Eaux-Blanches à Sète, mise en service en septembre 2022, a coûté 72 millions d’euros environ, sans empêcher une crise sanitaire en décembre 2022, en 2023 et en 2025. Dans la lettre, un autre chiffre revient comme un symbole : la concession du service d’assainissement attribuée à Suez/Thau Maritima pour 20 ans et 277 millions d’euros, avec des résultats jugés « peu probants » au regard des pollutions répétées. Les usagers et professionnels pointent notamment les 40 km de réseaux unitaires à Sète, les postes de relevage fragiles, et même un émissaire en mer décrit comme défaillant sur une portion significative, limitant les efforts consentis. Le constat partagé par les acteurs du bassin, qui documentent la situation depuis des années, est criant : la bétonisation aggrave les ruissellements, fragilise l’assainissement et finit par entamer la confiance sanitaire. « Mais l’huître a meilleur dos », plaisante Loison.

    Face à l’urgence sociale, l’État et les collectivités annoncent des mesures : exonération de la redevance portuaire envisagée par le Département (environ 120 000 euros), année blanche sur la redevance de traitement des déchets conchylicoles proposée par Sète Agglopôle (environ 1 M), possibilités d’étalements fiscaux et sociaux, recours à la médiation du crédit, aménagements bancaires, ainsi que l’ouverture d’un guichet d’indemnisation lié à la malaïgue. Des pansements nécessaires. Mais insuffisants si l’on ne traite pas la plaie : l’origine des rejets.

    « Car tant que les responsabilités resteront diluées entre les pluies, la lagune ou la fatalité, la crise recommencera », explique Loison. Interdire la vente était indispensable pour protéger la population. Mais le risque demeure : une nouvelle analyse défavorable pourrait prolonger l’interdiction de plusieurs semaines et aggraver encore la situation. « Et ça peut durer comme cela jusqu’à avril-mai », s’inquiète le président. Protéger durablement suppose désormais autre chose : transparence, enquête publique et plan massif sur les réseaux, pas seulement sur les vitrines technologiques. À Thau, l’huître n’a pas à porter seule le poids d’un système qui déborde.

    * Sauf nouvelle alerte d’ici là, les coquillages de l’étang de Thau devraient être de retour sur les étals à partir du 21 janvier, selon le Comité régional de conchyliculture de Méditerranée (CRCM).

  • Déserts médicaux : 3 400 signatures pour l’accueil de médecins cubains en Cévennes, l’Élysée s’en mêle…

    Déserts médicaux : 3 400 signatures pour l’accueil de médecins cubains en Cévennes, l’Élysée s’en mêle…

    « La santé est une préoccupation prioritaire pour le Grand Alès » a insisté Paul Planque élu municipal à Alès et tête de liste du printemps alésien aux prochaines municipales. En précisant que « 16 000 habitants d’Alès Agglomération n’ont pas de médecin traitant [soit 12% de la population, Ndlr.] ? ». « Cela atteint des niveaux insupportables », il pointe du doigt une situation qui n’échappe à personne et qui occupe de plus en plus les conversations. C’est de cette réalité que s’est emparé depuis le début de l’année le Comité de défense et de promotion d’hôpital et de la santé dans le bassin cévenol présidé par docteur Leyssenne pour dégager des solutions visant à remédier à cette carence. Le recours à des personnels venus de pays hors UE a déjà lieu. Il s’avère insuffisant. La possibilité de requérir à l’expérience des médecins cubains, comme c’est encore le cas notamment en Italie (lire ci-contre) s’est alors imposée comme une évidence. Comme le rappelle Sylvain André maire de Cendras et président des maires ruraux du Gard, très impliqué sur ce dossier « d’un côté nous avons une population en manque de médecins et de l’autre Cuba dispose d’une grande ressource de praticiens compétents et disponibles. C’est une solution transitoire que nous n’avons pas le droit d’écarter », ajoute l’élu communiste.

    En janvier à l’Élysée

    Comme nous l’avions relaté la semaine dernière, accompagnée d’André Chassaigne ancien député et chargé de mission par l’Assemblée Nationale sur la question des Caraïbes, une délégation du comité de défense a été récemment reçue au ministère de la Santé « où nous avons rencontré la ministre Stéphanie Rist qui avait une excellente connaissance du dossier et semblait très favorable à cette proposition », a relaté Jean-Michel Suau membre du comité.

    Maintenant, il convient de franchir l’écueil diplomatique qui dépend en grande partie de la présidence de la République. L’espoir est permis. En effet, début janvier, rendez-vous a été fixé avec un conseiller de l’Élysée pour travailler cette question. « Il ne s’agit pas seulement de reconnaître une faiblesse mais uniquement de permettre de franchir le gué du manque de médecins né du numérus clausus dont les effets se feront ressentir encore une dizaine d’années malgré l’abandon récent de ce dernier » a expliqué Jean-Michel Suau.

    Le soutien de l’hôpital d’Alès prêt à accueillir ces médecins et même mettre des structures locales à disposition, l’appui de Filiéris, mutuelle de l’ancien régime minier également favorable à cette mesure pragmatique et transitoire cimentent cette ambition au point qu’Alès a rejoint Guingamp et les Hautes-Alpes pour servir de territoire pilote pour cette expérience.

    Mardi 16 décembre, une délégation d’élus et du comité de santé a remis au sous-préfet d’Alès Emile Soumbo, 3 400 signatures recueillies sur une pétition réclamant la venue des médecins cubains sur le territoire cévenol. La mobilisation ne devrait pas faiblir.

    Trois questions à Sylvain André maire de Cendras

    L’élu a conduit une délégation d’élus et de citoyens à déposer 3 400 signatures d’une pétition en faveur de l’accueil des médecins cubains en Cévennes

    La Marseillaise : Pourquoi vous êtes-vous inscrit dans ce mouvement revendicatif ?

    Sylvain André : Il me suffisait d’écouter les Cendrasiens qui avaient du mal à obtenir un rendez-vous chez un médecin quand ils en trouvaient un, pour mesurer l’ampleur du problème. Cette situation anxiogène pour nos administrés ne peut pas perdurer plus longtemps. Même transitoire, cette solution faisant appel à des médecins cubains me paraît la mieux adaptée.

    Comment les maires peuvent-ils intervenir ?

    S.A. : Nous avons su nous réunir à 36 maires mais aussi 3 conseillers départementaux, un conseiller régional et l’association des Maires ruraux du Gard pour nous mobiliser et mobiliser nos populations sur ce dossier capital.

    Et maintenant ?

    S.A. : Nous allons poursuivre la mobilisation avec les collectifs et le centre hospitalier pour rendre l’accueil des médecins cubains possible mais nous devrons aussi constituer un maillage homogène pour que leur action soit la plus efficace possible le plus vite possible.

  • Un nouvel éthylotest détecte l’usage de protoxyde d’azote

    Un nouvel éthylotest détecte l’usage de protoxyde d’azote

    Alors que les accidents de la route causés par la consommation de protoxyde d’azote ne cessent d’augmenter, l’entreprise aixoise Olythe a développé un outil pour le détecter dans le souffle. Ce gaz, utilisé initialement pour les siphons à chantilly, est de plus en plus détourné, principalement chez les collégiens, lycéens et jeunes adultes, pour ses effets euphoriques et de perte de contrôle. Bien qu’interdit pour les mineurs depuis 2022, aucune loi ne l’interdit pour les majeurs.

    Situé à Aix la Duranne, Olythe est une entreprise spécialisée, depuis 2013, dans la fabrication d’éthylotests. « On a commencé à travailler sur le projet de détecteur de protoxyde d’azote il y a un an et demi, explique Guillaume Nesa, cofondateur et président de l’entreprise. On a voulu répondre à la demande de nos clients qui en avait besoin. » Le détecteur, nommé OCIN2O, ressemble à une cigarette électronique et permet, en soufflant, de mesurer la consommation de ce gaz. Testé en Belgique et au Danemark au printemps, l’éthylotest est déjà au point et est à pour vocation première des tests routiers, où le problème de l’usage ne cesse de s’accentuer.

    En effet, d’après une étude Ipsos paru en juillet 2025, sur les 14% de jeunes de 18 à 24 ans ayant déjà consommé ce produit, la moitié l’aurait fait au volant. Son inhalation entraîne pourtant une perte de contrôle d’environ une minute et peut causer des vertiges et des trous noirs jusqu’à 45 minutes après sa prise. Son inhalation n’est pour le moment interdit que pour les mineurs, suite à une loi de 2021.

    Le manque de réglementation sur sa consommation au volant pousse le cofondateur à voir son outil comme une dissuasion. « On espère que savoir que cet outil existe pourra faire un peu peur aux jeunes et les empêchera de conduire sous influence de drogue », confie Guillaume Nesa.

    Problème sanitaire

    Un problème qui va au-delà de la question de sécurité routière, selon le président d’Olythe : « D’un point de vue santé, c’est une catastrophe aussi. » Santé publique France indique que l’inhalation de ce gaz peut causer des asphyxies, pertes de connaissance et des troubles neurologiques, psychiques ou cardiaques dans le cas de consommations répétées ou à forte dose.

    « Il faudrait que le ministère s’empare de ce sujet, interpelle Guillaume Nesa, pour mettre un pied dans la fourmilière. » Localement, certaines institutions tentent de réagir. Le préfet du Vaucluse a par exemple interdit la consommation et le transport du protoxyde d’azote pour tous de 19h à 7h jusqu’en mai 2026. À Marseille, la mairie a interdit sa consommation sur la voie publique.

  • Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Pour les écolos, l’incinérateur est inadapté aux polluants éternels

    Un incinérateur qui ne chauffe pas assez fort pour détruire les Pfas. Entendre les composés « per » et « polyfluoroalkylés », présents notamment dans les textiles, emballages alimentaires, mousses anti-incendie ou encore les revêtements antiadhésifs. Pour Sébastien Barles, conseiller communautaire écologiste, responsable du collectif écolo-citoyen Vaï Marseille, et Paul Poulain, ingénieur prévention, le centre Évéré, basé depuis 15 ans à Fos-sur-Mer, n’est pas adapté à l’élimination de certains déchets devenus omniprésents dans les ordures ménagères.

    « En chauffant à 850 degrés, il ne prend pas en compte la résistance au feu des Pfas qui, pour être détruits, doivent brûler entre 1 100 et 1 400 degrés », pose Paul Poulain. De quoi garantir une minéralisation de ce genre de déchets, précise une étude de l’Ineris parue en 2023.

    L’ingénieur prévention dans les assurances et auteur de Tout peut exploser, Enquête sur les risques et les impacts industriels (Fayard), insiste sur la dangerosité de ce polluant méconnu. « 4 700 substances au total listées par l’OCDE », précise-t-il, citant une étude de 2018, mise à jour en février 2025. Si un plan d’action interministériel sur les Pfas a été mis en place en 2024, la réglementation au niveau national et européen de ces substances reste embryonnaire.

    Des bases de données limitées

    Paul Poulain entend alerter et sensibiliser le grand public aux risques sanitaires de ce genre d’installation et au-delà des émissions des zones industrielles. « Ce n’est pas comme si on avait des doutes », considère-t-il, se basant sur une étude de Santé publique France, parue ce 4 décembre, sur l’état de santé des populations autour des grands bassins industriels où la zone de Berre, Fos et Marseille a été prise en compte. Les conclusions de l’établissement public ne sont pas aussi tranchées. Ce dernier indiquant que « des résultats ont montré une association entre une exposition liée à des industries (…) et des surrisques pour certains indicateurs de santé », mais qu’ils sont à « mettre en perspectives, au vu des limites identifiées des bases de données utilisées et du design même de l’étude, qui ne permet pas d’établir de lien causal entre l’exposition industrielle et l’apparition des pathologies étudiées ». Il souligne néanmoins « l’importance de maintenir et renforcer la surveillance environnementale des installations industrielles ».

    Concrètement, « nous avons écrit au préfet de région sur la question du contrôle et de l’accès à l’information », indique Sébastien Barles, pour qui cette question s’inscrit également dans un contexte électoral. « Ce sera un sujet de l’élection métropolitaine, niveau auquel nous comptons organiser des états généraux des déchets », espère l’élu. Paul Poulain ne cache pas non plus ses ambitions. « Je vais rejoindre Vaï pour les municipales, je serai sur la liste dans les 15e et 16e arrondissements, secteur de Marseille le plus impacté » par la pollution estime-t-il, dénonçant au passage une « inégalité territoriale ».

  • Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Il y a des rendez-vous qu’on préférerait voir disparaître. C’est le cas de la semaine dédiée à l’élimination des violences faites aux femmes, qui marque chaque année la fin du mois de novembre dans les communes membres du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) – Martigues, Port-de-Bouc Châteauneuf-les-Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts.

    Car les chiffres sont alarmants. L’an passé, le nombre de féminicides a augmenté de 11%, passant de 96 victimes en 2023 à 107 en 2024. La région Sud, avec 20 féminicides recensés dont 6 dans les Bouches-du-Rhône, demeure la plus touchée. « Et notre commune, Martigues a elle-même été marquée par un tel drame cette année », rappelle le maire (PCF) Gaby Charroux. En effet, dimanche 3 août dernier, Sylvia Iannello, rouée de coups par son compagnon, décédait à son domicile à l’âge de 43 ans.

    Ce fléau n’est pas « inéluctable », affirme l’édile, qui pointe la responsabilité de l’État, des institutions et des collectivités territoriales, mais aussi la responsabilité citoyenne. Pour donner de la visibilité aux actions menées au quotidien par les associations et les acteurs locaux, la Ville et ses partenaires du CISPD ont construit un programme riche et ambitieux.

    Aller vers

    Jeudi, le van Nina Simone du CIDFF PACA sera stationné au marché de Jonquières puis devant le centre social du Mas de Pouane pour aller au-devant de celles qui n’osent pas franchir une porte ou demander de l’aide. Rebecca Guyot-Kaboré, la conductrice du véhicule, explique : « Ma mission est de sillonner le territoire pour sensibiliser les publics à l’égalité entre les femmes et les hommes et d’orienter les victimes vers les partenaires adaptés si elles se présentent à moi. La lutte contre les violences faites aux femmes est vraiment un enjeu sociétal et de santé publique. L’aller vers est indispensable. »

    Des actions de sensibilisation auprès des jeunes, des temps d’échanges et des expositions sont également proposées. Le film Black box diaries sera par exemple projeté ce mardi à La Cascade devant des lycéens. La population pourra se retrouver vendredi soir à 19h au centre social Jacques Meli pour discuter. Une exposition conçue comme un outil pour comprendre les mécanismes de violence au sein du couple est également visible au sein de l’hôtel de ville jusqu’au 28 novembre. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Relancer la vaccination pour les personnes à risque en Vaucluse

    Relancer la vaccination pour les personnes à risque en Vaucluse

    Le retour du froid est synonyme de retour des pathologies hivernales telles que la grippe ou la bronchiolite. Face à ça, comme le rappelle l’ARS de Vaucluse, la vaccination permet de protéger les plus fragiles. Mais le message ne passe pas forcément.

    « Il y a eu une baisse de 49% de vaccinations pour la population à risque », déplore ainsi Loïc Souriau, directeur départemental de l’ARS Vaucluse, ce mercredi 19 novembre depuis ses bureaux à Avignon. Le taux étant descendu en dessous des 50% en 2024 pour les catégories à risque, à savoir les plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes atteintes d’affections de longue durée et de maladies graves. Tout en précisant que l’idéal pour réellement freiner serait un taux de 75% pour ces populations. Un geste qui a toute son importance en termes d’impact sur la santé publique. En effet, toujours d’après l’organisme de santé, deux tiers des personnes admises en réanimation à cause de ces maladies hivernales n’étaient pas vaccinées. Tout en rappelant que le spectre du Covid plane toujours au-dessus de nos têtes et qu’il est possible de se vacciner simultanément pour les deux maladies, et d’ainsi éviter de surcharger le personnel de santé.

    Pourquoi ce recul ? « Il y a malheureusement des croyances erronées à ce propos. Les fake news ont la vie dure. Alors qu’on se pose beaucoup moins de questions lorsque l’on prend un Doliprane et des antibiotiques, alors qu’il y a un risque hépatique pour l’un et que cela crée des bactéries résistantes pour l’autre », embraye le directeur de l’ARS. Pour y remédier, la campagne a démarré plus tôt, soit avant le 14 octobre cette année. Tout en insistant sur les gestes barrières, notamment à l’approche des fêtes et l’inévitable brassage de la population.

    Papillomavirus

    Autre vaccin pour lequel l’ARS est mobilisée : celui contre le papillomavirus, en particulier dans les collèges du territoire. Depuis trois ans désormais, l’organisation s’associe avec le centre hospitalier d’Avignon afin d’organiser une campagne dans les établissements pour les élèves de 5e, avec deux doses nécessaires données à plusieurs mois d’écart. Mais souvent, très peu de jeunes sont vaccinés « alors que c’est une question de santé majeure », regrette Loïc Souriau, le virus pouvant dégénérer en cancer de l’utérus, de la gorge, des testicules ou encore de l’anus. Et surtout pour les jeunes hommes, pour lesquels le taux de vaccination ne dépasse pas encore les 20%. Le directeur de l’ARS prend exemple sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande où « la dynamique très engagée a permis une disparition des lésions précancéreuses pouvant dégénérer », assure le responsable. Pour rappel, d’après une étude publiée en 2023, près d’un tiers (31%) des hommes de plus de 15 ans serait atteint par au moins l’un des variants du virus.

    Hôpital d’Apt et médecins volontaires

    Loïc Souriau a également confirmé l’arrêt de la chirurgie à Apt, assurant que l’hôpital a besoin « d’un nouvel élan » et que les équipes de Cavaillon « sont prêtes depuis des années » à accueillir l’activité. Concernant l’accueil de médecins volontaires sur les zones en manque, les débuts « restent timides », mais confie que de nouvelles permanences ont été ou vont être assurées à Lapalud, Sault et Valréas ces prochaines semaines.

  • Une plainte inédite contre l’amiante dans le bâti scolaire

    Une plainte inédite contre l’amiante dans le bâti scolaire

    « L’omerta, le déni et les mensonges, ne peuvent plus durer. » Devant le palais de justice de Marseille, Nathalie Laclau, présidence de l’Avalé 13 (Association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation des Bouches-du-Rhône) tire la sonnette d’alarme sur un « scandale sanitaire » dans le bâti scolaire. Entourée de représentants syndicaux d’enseignants, d’agents territoriaux, d’association de parents d’élèves, elle dénonce : « Il n’y a jamais eu de politique d’éradication de l’amiante dans les locaux scolaires depuis son interdiction. Mais le bâti s’est usé et libère immanquablement des fibres d’amiante. »

    D’où un dépôt de plainte inédit, contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, auprès du procureur de la République du pôle santé publique de Marseille, ce mercredi par la dizaine d’organisations et les plusieurs dizaines de parties civiles réunies sous la même bannière pour cette action. L’objectif affiché est simple : « Demander justice et faire la lumière sur les responsabilités politiques et institutionnelles. Que plus personne ne puisse se défiler sans rendre des comptes », résume Arnaud Dupleix pour la FCPE 13. Pour les travailleurs des établissements scolaires comme les parents d’élèves, la présence d’amiante et leur exposition ne font aucun doute. « Il y a eu des droits de retrait et des mobilisations d’ampleur dans plusieurs établissements sur la question », rappelle Laurence Rouvière, pour le Snudi-FO. « L’éducation et les collectivités territoriales refusent de se confronter à l’ampleur du phénomène », abonde Sébastien Fournier, pour la FSU-SNUipp.

    « Des expositions passives et actives »

    Et s’ils posent la question de la responsabilité, c’est car le collectif fait face à un labyrinthe institutionnel où se mêlent l’intervention de l’Éducation nationale et les compétences des collectivités territoriales sur le bâti scolaire : les écoles dépendent des communes, les collèges du Département et les lycées de la Région. « On a 12 exemples : des écoles maternelles et élémentaires, des collèges et un lycée dans les Bouches-du-Rhône où il y a une défaillance dans la production et la communication des diagnostics techniques amiantes. Ils sont parfois inexistants, parfois incomplets », précise Me Julie Andreu qui porte le dossier. Avant de conclure : « Il y a des expositions actives et passives : quand on est enseignant et qu’on perce un mur, on peut être exposé à l’amiante. Quand on est élève et qu’on dort dans une salle où il y a des dalles de plafond dégradées et amiantées, on n’est pas informé.»

  • Repenser ensemble les politiques autour de la drogue

    Repenser ensemble les politiques autour de la drogue

    Alors qu’il y a moins d’un mois, le procès du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, rappelait la violence, l’ampleur et la professionnalisation du trafic de drogue, la LDH de Vaucluse organise ce samedi 15 novembre une journée de débats afin de « repenser les politiques des drogues », de 8h30 à 17h30, à La Scierie à Avignon.

    « Force est de constater que la France continue de traiter les conséquences visibles du trafic de drogue sans s’attaquer à ses causes profondes, alors que la France figure parmi les plus gros consommateurs de cannabis », précise Fabienne Haloui, vice-présidente de la section LDH Avignon Orange Carpentras et membre du comité national de la LDH, lors de la présentation de cette journée. Localement, il y a eu en 2025 quinze fusillades liées au trafic, qui ont causé la mort de huit personnes.

    Une journée qui sera partagée en 4 tables rondes animées par des intervenants de tous milieux. Comme par exemple Anthony Caille, secrétaire général de la CGT Intérieur et enquêteur à la Police judiciaire de Paris, Christian Ben Lakhdar, professeur d’économie à l’université de Lille et spécialiste de l’économie des drogues et des conduites addictives, ou encore Michel Antoni, médecin addictologue. « Nous voulons traiter le sujet dans sa globalité », précise Fabienne Haloui. La LDH avance ainsi plusieurs propositions sur le sujet : concentrer les moyens répressifs sur le haut du spectre de la criminalité ou en ouvrant le débat sur la légalisation encadrée du cannabis.

    Inscription souhaitée mais non obligatoire sur urlr.me/xUTPdE. la Scierie 15 boulevard
    Saint-Lazare, Avignon.