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  • Renouveau pour Sanary en pleine campagne

    Renouveau pour Sanary en pleine campagne

    Nous continuons à assumer les responsabilités qui nous ont été données en 2020, en restant force de proposition et en privilégiant le débat respectueux afin d’aller dans le sens de l’intérêt général », commence Jean-Pierre Meyer (PCF), seul élu de la liste Renouveau pour Sanary.

    C’est dans ce cadre qu’est annoncée la prochaine réunion publique* qui a pour ambition de mettre en avant la défense des biens communs. Comme l’eau pour commencer.

    Le conseiller municipal d’opposition constate que depuis fort longtemps un certain nombre de communes ont renoncé au principe des régies autonomes, c’est-à-dire, une gestion de ce bien commun par elles-mêmes, voire, par la communauté d’agglomération.

    Et de poursuivre : « On veut débattre avec les citoyens de ces situations où tout le monde est mis devant un fait accompli, en partant du principe qu’il faut que ce soit géré par des entreprises privées. » Or, précise-t-il, ces sociétés privées sont là pour réaliser des profits et payer leurs actionnaires. « Donc, forcément, ça coûte plus cher », insiste Jean-Pierre Meyer, en proposant de mettre en débat ces choix qui engagent l’avenir.

    Pour « le vivre tous ensemble »

    Autre sujet qui est au centre de la réflexion au cours de la soirée mais aussi tout au long de la campagne, celui des mobilités. D’autant qu’une enquête publique est lancée par la communauté d’agglomération. « Il est important que les gens s’expriment parce qu’on est, pour commencer, en pénurie en matière de transports publics », souligne-t-il, en insistant sur le fait qu’il est possible de créer une offre capable de répondre à la demande de la population, comme la métropole de Montpellier qui en plus, elle, a mis en place la gratuité.

    « Ça mérite d’avoir une vraie discussion », ajoute celui qui va très probablement conduire à nouveau la liste en 2026. Et de rappeler : « L’intérêt de la politique, c’est de pouvoir échanger tout en n’étant pas d’accord sur tout, avec pour objectif, le bien-être de l’ensemble de la population. »

    La question du logement mais aussi celle de la petite enfance seront également sur la table pendant cette rencontre, et au-delà jusqu’au mois de mars. Avec l’urgence là encore de répondre aux besoins. D’autant que la commune, insiste-t-il, a une population à 60% âgée de plus de 60 ans « avec un extraordinaire enflement de la pyramide sur les plus de 70 ans, et en particulier 80-90 ans ».

    Une pénurie de jeunes à Sanary du fait de l’impossibilité pour eux d’arriver à se loger, explique l’élu d’opposition. D’où l’intérêt de multiplier intelligemment dans le cadre de la mixité le logement social, et l’accession sociale à la propriété.

    « Le but de cette réunion, c’est de poser tout cela, et d’admettre bien évidemment que ça ne se réglera pas d’un coup de baguette magique, que ça va demander du travail, du temps et de la ténacité », explique-t-il, en appelant les habitants qui partagent les valeurs de progrès et de solidarité à rejoindre Renouveau pour Sanary. Les 33 personnes de la liste n’ayant pas encore été désignées. À condition pour cela de « préférer le dialogue constructif à l’invective permanente, qui en réalité ne débouche donc sur rien du tout ».

    « L’objectif est de redonner goût à ceux qui se sont détournés de l’action politique mais qui ont envie, d’apporter une contribution active à la vie et au fonctionnement de notre commune », ajoute Jean-François Rey (Les Écologistes). « De s’occuper de la politique au sens des affaires de la ville », confirme Christian Godmet (non encarté). D’œuvrer « pour le vivre tous ensemble », conclut Jean-Pierre Meyer.

    * À 18h, salle Marie-Mauron, médiathèque de Sanary

  • L’urgence des luttes en débat à la Cride

    L’urgence des luttes en débat à la Cride

    Il faut canaliser ces colères et leur donner un contenu. Notre boulot, c’est ça ! » Durant les échanges, dimanche matin, sous l’ombre agréable des pins du parc Victorin-Blanc, quartier de la Cride, Pierre Daspre, secrétaire de la fédération PCF du Var, termine ainsi son intervention. Quelques instants auparavant, Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF ouest Var et élu au conseil national du PCF, avait planté le décor : « Cette fête se situe dans une période de toutes les préoccupations. C’est une situation ouverte sur toutes les possibilités, les meilleures comme les pires. Le 8 septembre, un certain Premier ministre va devoir rendre ses affaires, puis il y aura les 10 et 18 septembre », présente-t-il.

    Certains dans le public, comme Amaryllis, ne voient pas d’un bon œil le fait de rallier le mouvement du 10 septembre, cette nébuleuse. Sylvie Vinceneux, membre du conseil national du PCF, déclare : « Vous avez vu cet été que la pétition contre la loi Duplomb a rassemblé 2 millions de signatures. C’est pour ça qu’on ne peut pas rejeter le 10 septembre en disant “c’est tous des fachos”. Le problème principal aujourd’hui, c’est que le travail ne paie plus, les salariés ne peuvent plus se loger, partir en vacances… » Présent dimanche à la fête, Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, rappelle la position de son parti : « Nous pensons que nous devons être de toutes les mobilisations qui participent à la construction du progrès social. Je crois que l’heure est venue de la convergence de toutes celles et de tous ceux qui veulent plus de justice et d’égalité, encartés ou non dans une organisation. » Sur la dette et la manière de renflouer le bateau France, le sénateur communiste a une vision radicalement opposée à celle de François Bayrou. « On n’a pas un problème de dépenses, qui sert pour lui à justifier de devoir faire 44 milliards d’économies, en ciblant les services publics et les collectivités, mais un problème de recettes », pose-t-il. « Le patrimoine des 500 familles les plus riches en France atteint 1 300 milliards, l’équivalent de 40% de la dette française qui s’élève à 3 000 milliards. » Pour le PCF, il faut « réformer la fiscalité, pour faire payer moins d’impôts aux classes populaires et moyennes, et mettre davantage à contribution les plus hauts revenus ».

  • Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister

    Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister

    Face à « une situation nationale et internationale qui ne fait que se dégrader », l’heure est plus que jamais à la mobilisation. C’est en ces termes que le secrétaire de section du PCF de l’Ouest Var Jean-Pierre Meyer, a ouvert lundi matin la conférence de presse. Et annoncer la rentrée politique des communistes de ce territoire dimanche prochain à La Cride. Un espace de convivialité et de fraternité pour faire la fête mais aussi construire, par le débat, l’indispensable rassemblement. Seule manière de rendre possible le changement.

    Avec parmi les priorités à mettre en avant l’exigence de paix. Une urgence humanitaire, éthique mais aussi économique, ajoute-t-il. Le responsable politique fustige « l’économie de guerre que l’on veut nous imposer, et qui a pour conséquence de mobiliser des milliards pour l’armement au détriment des conquis sociaux, des services publics et des collectivités locales ». Lesquelles, précise Jean-Pierre Meyer, voient de plus en plus leur budget se réduire sur injonction de l’État qui leur abandonne ses prérogatives sans moyens supplémentaires.

    L’actualité politique et sociale sera également au centre des débats, dont le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre et la chute de son gouvernement d’ores et déjà annoncée. Et ses conséquences directes, comme la désignation d’un nouveau Premier ministre ou « le nouveau possible recours du président de la République à la dissolution de l’Assemblée nationale », ce qui supposerait un retour aux urnes pour de nouvelles élections législatives.

    Changer la vie

    « Comment accorder la confiance à un Premier ministre qui explique à la grande masse du peuple qu’il faut qu’il accepte de nouveaux sacrifices pour combler les déficits qui ont été créés par ceux qui dirigent la France depuis des années ? », interroge Jean-Pierre Meyer. Impossible. La seule alternative est donc de mettre en branle tous les leviers de résistance et d’action. Avec, entre autres, « la perspective de la mobilisation citoyenne du 10 septembre, et la mobilisation intersyndicale d’appel à la grève et aux manifestations du 18 septembre ».

    « Nous nous inscrivons dans une démarche de soutien plein et entier, mais aussi respectueux des organisations ou des mouvements à l’origine de ces appels », précise le membre du conseil national du PCF.

    L’objectif étant de créer les conditions de la réussite de ces mobilisations mais aussi « faire grandir les idées en convergence pour être en mesure d’apporter des solutions pour changer la vie des Français et des Françaises ». Et ce aussi bien à l’échelle nationale que locale. C’est pourquoi les prochaines élections municipales qui arrivent à grand pas vont être aussi au centre des réflexions menées ce dimanche sous les pins de La Cride.

    Avec des projets et propositions « qui peuvent s’inscrire en contrepoids des politiques nationales », poursuit le conseiller municipal d’opposition de gauche de Sanary. Il en va de la gratuité des transports en commun ou de l’accès au logement, par exemple. « Notre liste était la seule qui portait dans son projet communal la réalisation de programmes d’accession sociale à la propriété », ajoute-t-il, en montrant que, chemin faisant, le conseil municipal a voté un projet de cette nature à l’unanimité. « Grâce à nos interventions et à la volonté de dialogue qui est la nôtre », tient-il à souligner

    Des discussions et des échanges que les communistes espèrent bien poursuivre dimanche avec des citoyens ouverts sur la rencontre et le débat d’idées. Le secrétaire de section précise à ce propos : « Plus de 50% des gens qui se rendent à La Cride ne sont pas engagés politiquement, mais savent qu’ils sont venus discuter avec les communistes. Et c’est ça qui nous donne tous les espoirs. Toute l’énergie dont on a bien besoin pour mener nos actions militantes. » De quoi réconcilier les citoyens avec la politique, en leur proposant de se rassembler pour changer la vie.