Tag: Sanary-sur-Mer

  • Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    « La Fête de la Cride, c’est la rentrée des communistes de l’Ouest Var depuis plus de 35 ans. Elle a toujours été un instant de solidarité. Solidarité pour les victimes des incendies, mais aussi pour Cuba, pour Gaza. Notre solidarité n’est pas à géométrie variable. C’est une solidarité du cœur et de la raison », indique Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF Ouest Var et ex-conseiller municipal de Sanary-sur-Mer.

    Il se réjouit de la présence de nombreuses associations « à travers des stands accueillies sans condition, ici à la Cride ».

    Ravi d’avoir vu « plus de 250 personnes prendre part d’une manière ou d’une autre » à cette fête, le communiste se félicite d’un soutien à près de 90% des membres de sa section à la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle (lire par ailleurs).

    « L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas »

    Sur le podium, il est rejoint par Sylvie Vinceneux, secrétaire départementale du PCF. « Le Var a payé un lourd tribut aux incendies de cet été. Plus de 6 000 hectares partis en fumée. 70 habitations touchées, dont une vingtaine complètement détruites. Voilà les conséquences des politiques austéritaires et de la non-anticipation du dérèglement climatique », cingle-t-elle en dénonçant les manques de moyens « financiers, humains et en équipement pour les sapeurs-pompiers ».

    Pour elle, dans un « département obsédé par la sécurité, on voit bien que la première priorité, c’est la sécurité civile ». « Dans les mois à venir, le Parti communiste s’emploiera à faire des propositions pour corriger les suppressions de moyens faits à l’ONF et chez les pompiers et pour mettre en œuvre notre plan climat », annonce-t-elle, convaincue que « même les plus climatosceptiques ont constaté l’impérieuse nécessité de changer de modèle. L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas ».

    La communiste remet un chèque de 4 500 euros à Olivier Masini, le représentant du Secours populaire. « Dès le départ, nous avons organisé la solidarité avec les victimes des incendies avec le Secours populaire, qui porte avec nous les mêmes valeurs de solidarité. Des centaines de communistes, durant tout l’été, sont allés à la rencontre de la population pour présenter nos propositions, mais aussi pour collecter l’argent de la solidarité », se félicite-t-elle.

    Refusant le fatalisme, Sylvie Vinceneux considère que ces drames « doivent servir à réindustrialiser notre région et notamment le Var, où des projets existent, portés par la CGT de l’Atelier Industriel de l’Aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu pour développer sur la base, pour l’entretien et la décarbonation des bombardiers d’eau ».

    Présents avec un stand à la Fête de la Cride, les Amis de La Marseillaise ont relayé auprès des participants l’appel à la souscription pour permettre à notre journal de continuer à jouer son rôle dans un paysage médiatique toujours plus entre les mains des puissances d’argent et de l’extrême droite.

  • En place pour la Fête de la Cride

    En place pour la Fête de la Cride

    Bien que les militants soient parvenus cette année à faire exploser le nombre des inscriptions à la paella au menu de cette journée de fête et de débats, il reste encore beaucoup de place sous les pins de la Cride. L’invitation est donc encore ouverte à tous ceux qui partagent les valeurs de progrès social, de solidarité et d’égalité portées par les communistes pour venir avec eux échanger et bâtir préparer avec enthousiasme les prochaines bagarres électorales.

    Ils vous attendent pour cette 35e édition de la Fête de la Cride ce dimanche à l’espace Victorin-Blanc de 9h30 à 19h30.

    Appel à la résistance

    L’occasion tout au long de cette journée de venir débattre avec responsabilité de tous les enjeux qui nous attendent.

    Comme l’explique le secrétaire de section Jean-Pierre Meyer : « La France est malade et le monde n’est pas en meilleure santé. Le dérèglement n’est pas que climatique, il est aussi politique. Et au moment où tout devrait pousser au désespoir, à la désespérance, nous les communistes, comme dans les heures les plus sombres de l’Histoire, nous appelons à l’espoir, à la résistance. »

    Il en appelle donc « en cette année du 90e anniversaire du Front Populaire, à se redonner l’esprit et la force des conquêtes sociales et de vrais changements ».

    La musique sera également de la partie, avec, à 15h, Mosaïques, un duo d’artistes guitares et voix.

  • Le sens du projet communiste mis à l’honneur à la Fête de la Cride

    Le sens du projet communiste mis à l’honneur à la Fête de la Cride

    À quelques jours de la Fête de la Cride, le secrétaire de la section PCF de l’Ouest Var revient sur l’ambition portée par les communistes pour cette 35e édition plus que prometteuse, avec déjà ses 180 inscrits à la paella du midi. Un rendez-vous politique ouvert à toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes dans le prolongement de la bataille des municipales menées dans la diversité, sur un programme clair et avec les habitants. « À la Cride, on trouve plus de non encartés communistes que de militants adhérents », insiste-t-il, avec satisfaction.

    L’occasion tout au long de cette journée de réjouissances programmées de débattre des enjeux de la présidentielle, trop souvent réduite dans les médias, déplore le responsable du PCF, à un « casting », alors qu’« on a besoin de faire de la politique ».

    Il récuse également l’idée selon laquelle un simple rassemblement de la gauche autour du candidat susceptible de réaliser le meilleur score suffirait à battre l’extrême droite. Pour lui, la question essentielle doit être celle du contenu politique et des engagements pris.

    Et de poursuivre : « Rassembler la gauche, oui, bien sûr. Mais pour quoi faire, très concrètement ? Avec quels engagements ? »

    Jean-Pierre Meyer estime notamment indispensable de reconquérir les électeurs de gauche abstentionnistes ou encore ceux qui se sont égarés dans un vote contre leurs intérêts en faveur du Rassemblement national.

    Et pour cela, insiste-t-il, la candidature de Fabien Roussel, qui doit être confirmée par un vote des adhérents, porte une perspective de transformation sociale.

    « On y va parce qu’on veut mener les batailles d’idées. Porter des projets, des propositions concrètes. Et puis surtout, surtout, créer les conditions pour réconcilier les gens avec la politique », ajoute-t-il avec conviction.

    « On a besoin de faire

    de la politique »

    Rien à voir donc « comme certains le disent, avec une campagne de témoignages, mais bien de remettre au centre du débat les questions de fond et notamment la nécessité du changement de société, de la remise en cause du système capitaliste ».

    Le secrétaire de section a également répondu sans tabou aux rapprochements possibles avec les autres forces de gauche. Le seul préalable est que cela se fasse sur le fond c’est-à-dire sur un programme clair, afin d’éviter les erreurs du passé, et les désillusions.

    « L’ouverture est possible dans la mesure où on clarifie les contenus et qu’on débouche sur des engagements clairs, nets et précis », souligne-t-il.

    En tout cas, l’objectif revendiqué est de faire peser davantage le PCF dans le débat, non par volonté d’hégémonie partisane mais parce que, rappelle Jean-Pierre Meyer, « tous les grands changements qui ont pu se produire dans ce pays […] se sont produits quand le Parti communiste français pesait lourd ».

    Tout cela viendra enrichir la réflexion et le débat dimanche sous les pins de la Cride, toujours avec respect et bienveillance mais sans renier de ses valeurs. Le mot d’ordre étant de « redonner l’esprit et la force des conquêtes ».

    Une invitation à regarder l’histoire sociale non pas comme un album de souvenirs jauni, mais comme une source d’inspiration et d’espérance pour mener les combats présents et réfléchir à ceux à venir. C’est précisément autour de cette question que s’organisera le débat politique, programmé à 11h.

    La journée débutera dès 9h30, avec, après les inscriptions, le démarrage à 9h45, place du tournoi de pétanque « Bati Guigario », du nom du regretté camarade et serviteur du journal.

    Les enfants auront également, comme chaque année, leur espace, avec des jeux et un concours de dessin.

    Car l’une des particularités de la Fête de la Cride réside justement dans cette capacité à faire cohabiter les générations et la différence. Des échanges qui promettent d’être fructueux que ce soit bien sûr pendant le débat mais aussi à l’apéro au cours du repas. Et tout au long de la journée.

    La musique sera également de la partie, avec, à 15h, Mosaïques, un duo d’artistes guitares et voix, démontrant une fois encore à l’auditoire, si besoin était, qu’avec les communistes la lutte est joyeuse.

    Repas : 20 euros.
    Pour s’inscrire, contacter
    Katy Turcan
     : 06.32.33.23.24

  • [Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »

    [Entretien] Jean-Pierre Meyer : « La citoyenneté va être au cœur de la fête de la Cride à Sanary »

    La fête de la Cride se tiendra à l’espace Victorin Blanc, Pinède de la Cride, à Sanary avec une entrée gratuite et ouverte à toutes et tous.

    La Marseillaise : Quelle est la tonalité de cette 35e édition ?

    Jean-Pierre Meyer : C’est un événement qui symbolise la rentrée sociale et politique des communistes de l’ouest du Var. Et cette année, cela revêt une importance encore plus grande qu’à l’accoutumée : Après les élections municipales, le 40e congrès du PCF et avec devant nous de nouvelles échéances électorales, l’élection présidentielle et les législative. Forcément, il y a aussi le contexte où l’on mesure cruellement les effets dévastateurs de la politique libérale qui est conduite depuis des décennies dans le pays. On l’a vécu dans nos chairs, avec les incendies catastrophiques qui ont frappé le Var et qui ont mis en évidence le manque cruel de moyens. C’est un exemple, mais ce sont bien tous les services publics qui connaissent des difficultés inouïes de fonctionnement, indépendamment de la conscience professionnelle de ceux qui assurent le service public.

    C’est un moment de constats partagés mais aussi de réflexions pour l’avenir ?

    J.-P.M. : En tant que communiste, et ça s’est encore confirmé lors de notre dernière université d’été, nous voulons clairement nommer les responsabilités. Et c’est le système politique et économique, le capitalisme, dans lequel nous vivons qui est à l’origine de tous les problèmes que l’on rencontre. C’est à partir de cette position que nous déterminons ce qu’il nous appartient de faire dans la perspective de la présidentielle et des législatives. En clair, on se refuse d’entrer dans des dispositions de rassemblement comme cela a pu se faire dans le passé. Car malheureusement, quand la gauche a été au pouvoir, elle a été incapable de remettre en cause ce système, ce qui a eu comme conséquence le désaveu de la gauche tout entière. Ce sont ces sujets que nous allons aborder lors de cette fête, notamment avec le débat politique qui se déroule en fin de matinée. Nous souhaitons mettre la citoyenneté au cœur de notre démarche, au cœur de la fête de la Cride, car il faut construire une autre société.

    Il y a aussi des temps festifs
    et des stands divers…

    J.-P.M. : On va avoir un temps fort politique avec un débat à 11h. C’est un temps de rencontre et de débats avec les communistes. Si j’utilise le terme de « rencontre », c’est car cette fête est une fête ouverte, elle a la particularité de voir venir des citoyens qui ne sont pas au PCF. Peut-être même plus que des adhérents du PCF. Car notre objectif n’est pas de convaincre les convaincus. Mais justement de travailler à une dédiabolisation du PCF, de revenir aux questions de fond et de réhabiliter la politique. La question de la liberté de la presse est aussi au centre de la démarche, c’est pour cela qu’il y aura un stand de La Marseillaise, pour laquelle nous avons un attachement indéfectible.

  • À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies

    À Sanary, dernier jour pour la collecte pour les sinistrés des incendies

    Après un week-end de permanence assuré par les élus de la commune, la collecte se poursuit pour une dernière journée ce lundi 3 août, à la salle 35 de l’Espace Vie Associative 99 avenue Desmazure, de 8h à 16h30. Les dons collectés seront ensuite acheminés dans le cadre d’une organisation mutualisée à l’échelle de l’Agglomération Sud Sainte Baume.

  • Dans l’agglo Sud Sainte-Baume, la gauche mènera le combat de la pédagogie

    Dans l’agglo Sud Sainte-Baume, la gauche mènera le combat de la pédagogie

    Parmi les 49 élus de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume, aucun représentant de gauche. Pourtant, Sylvie Vinceneux, à Saint-Cyr, et Jean-Pierre Meyer, à Sanary, tous deux candidats (PCF) aux élections municipales 2026, étaient présents dans l’audience pour ce premier conseil. Et ils assisteront aux prochains avec assiduité, conscients de l’importance que revêt l’échelon communautaire pour le quotidien des habitants.

    « Nous sommes en contact avec les progressistes d’autres villes », soutiennent les deux candidats aux municipales 2026, bien décidés à « porter ce débat » dans leurs communes respectives, reprochant notamment à leurs maires sortants d’avoir « très peu parlé de la communauté d’agglomération. »

    Leur cheval de bataille : réaliser un « travail pédagogique » auprès des citoyens sur le rôle de la collectivité, ce qu’« aucun des trois candidats n’a mentionné dans son discours, alors que les plus grandes décisions s’y prennent », pointe Jean-Pierre Meyer. Avec des dossiers chauds : « Le plan local d’habitat, la mobilité, l’eau, l’enclavement de la zone économique de Signes », énumère Sylvie Vinceneux, qui insiste sur « la question de la dette du Grand Prix du Castellet [pour laquelle une aide de 184 000 euros a été votée par le conseil en octobre, Ndlr] : est-ce normal que l’habitant paye des sommes astronomiques pour quelque chose qui ne lui apporte rien ? Qu’une petite agglomération ait financé un événement qui est un trou sans fond ? »

    Des sujets pour lesquels le référendum d’initiative locale, qu’ils ont tout deux porté durant les élections, « prendrait tout son sens. » « L’Agglo éloigne les citoyens de la décision. Certains n’avaient pas conscience qu’ils votaient aussi pour le conseil communautaire lors des municipales. Il y a un travail civique à mener, et on a l’intention de le faire », ajoute Jean-Pierre-Meyer.

  • L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    L’association Surfrider a ramassé des kilos de déchets

    Quand on aime la nature, plus que quiconque, on tient à la préserver. Surfrider, association fondée en 1990 par des surfeurs amoureux de l’océan, en a fait son credo. Engagée dans la lutte contre la pollution par les déchets (particulièrement plastiques), la préservation des écosystèmes aquatiques, et la gestion des risques côtiers face au changement climatique, elle s’emploie à travers différents moyens d’action (science participative, lobbying, art, éducation, etc.), mais aussi la participation citoyenne.

    Projet Retrace ! : une collecte à but scientifique

    C’est à ce titre que Surfrider a lancé le projet « Retrace ! », qui vise à fédérer des acteurs locaux (associations, structures éducatives, citoyens, etc.) autour de campagnes de ramassage de déchets. Derrière l’objectif de dépollution d’espaces naturels, celui de retracer la provenance des déchets, analysés et catégorisés puis intégrés dans une base de données, les transformant ainsi en informations stratégiques pour comprendre les mécanismes des pollutions et les localiser. Cela, pour pouvoir « alimenter nos plaidoyers politiques et exiger des actions concrètes pour préserver nos océans », soutient l’association.

    Samedi, environ 120 personnes ont ainsi participé à deux collectes organisées au mont Faron (en partenariat avec l’association des Chercheurs en herbe) et à la plage de la Gorguette à Sanary. Des dizaines de kilos de déchets ont été ramassés. Certains (mégots, canettes, bouchons) seront par ailleurs recyclés et revalorisés par des associations partenaires. De nouvelles actions se tiendront bientôt dans le département, notamment le 2 mai à la Seyne et le 30 mai près de l’Eygoutier, dans le quartier de la Rode à Toulon.

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte ! » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).

  • [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    Jean-Pierre Meyer est pragmatique. Le candidat (PCF) de Renouveau pour Sanary sait qu’il lui sera difficile de l’emporter dans une commune acquise à la cause de la droite depuis 1971. Mais celui qui se considère comme « conseiller municipal de la minorité, pas de l’opposition », compte « défendre (son) programme, quel que soit le résultat des élections ». Mais aussi agir en responsabilité, et poursuivre, comme depuis 6 ans, « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune », milite-t-il.

    Car sa voix, en tant qu’unique conseiller municipal de gauche, aura compté. « Le bon sens l’a emporté », affirme-t-il, notamment à travers ses propositions liées à la nouvelle ligne de bus 83 entre la gare d’Ollioules/Sanary et Six-Fours. Et Renouveau pour Sanary espère davantage peser lors de la prochaine mandature, en envoyant un (ou des) candidat(s) supplémentaire(s) au conseil municipal, et en atteignant la barre des 15% pour obtenir un siège au conseil communautaire Sud-Sainte-Baume, « là où se prennent les décisions ».

    Mais il s’agira, aussi et surtout, dans nombre d’autres communes, de porter une voix humaniste et singulière au sein des conseils municipaux. Un ensemble de valeurs qui transparaît dans les programmes des candidats. Par exemple, sur la question du logement, priorité de Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr-sur-Mer. Une évidence pour la responsable de la commission nationale logement du PCF, tête de liste de Saint-Cyr à Gauche, dans une ville qui compte 45% de résidences secondaires. La candidate veut offrir « un logement digne et accessible à tous », en écho à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et même sans fauteuil de maire, elle se battra pour que la commune respecte les 25% de logements sociaux exigés par la loi SRU, et contre l’idée que ces derniers sont l’apanage de la délinquance, alors que plus de 70% des Varois y sont éligibles.

    Un combat primordial contre l’extrême droite

    À La Seyne, trois listes de gauche – qui avancent, malheureusement, chacune de leur côté – mènent le combat progressiste. Parmi elles, celle de Stéphane Sacco (GRS), qui mène la liste de rassemblement Uni.e.s à gauche pour La Seyne, et évidemment, le combat contre l’extrême droite, dont la menace pèse plus que jamais dans la deuxième ville du Var : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli », clame Stéphane Sacco.

    Même maux, même remède à Six-Fours, où Pascal Cabras et Six-Fours à Gauche veulent contrer « l’entente bilatérale entre droite extrême et extrême droite », dans une commune où 70% des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN. « Nous sommes la seule opposition, depuis 2020, qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale » affirme Pascal Cabras.

    L’écologie, valeur cardinale d’Ollioules Autrement, liste de rassemblement menée par Claudie Cartereau (LE). « Face aux crises qui pèsent sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir autrement », martèle celle qui veut faire d’Ollioules « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ». Énergie solaire, îlots de fraîcheur, et sobriété énergétique, autant d’idée qu’elle veillera à infuser dans le débat public. Tout en prônant, comme les autres listes progressistes, la démocratie participative.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    Pour sa dernière réunion publique avant les élections, Jean-Pierre Meyer recevait Léo Purguette, pour une séance de questions-réponses de près de deux heures vouée à présenter le candidat de Renouveau pour Sanary. « Cela ne compense pas le débat public que j’aurais souhaité, que tous les candidats sauf Philippe Heno ont décliné », relevait toutefois Jean-Pierre Meyer.

    Se présentant comme un candidat « au service des autres », il a justifié son choix d’afficher le soutien de partis politiques de gauche : « Sans partis, il n’y a pas de liste. Nous disons qui nous sommes, quand les quatre autres listes sont divers droite. C’est gênant, car quand on élit un maire, on élit un grand électeur, qui élit les sénateurs. »

    Vers un retour de l’eau

    en régie publique

    Le président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur le mandat qui touche à sa fin, marqué par la condamnation du maire Ferdinand Bernhard à 5 ans d’inéligibilité : « Dans le Var, on a créé des petits seigneurs avec des mandats de plus de 30 ans, qui donnent un sentiment de toute-puissance », a répondu Jean-Pierre Meyer, qui s’est dit en faveur d’une « limitation à deux mandats », mais aussi « du référendum d’initiative citoyenne » pour faire contrepoids et renforcer l’engagement citoyen. Sur un dossier qu’il connaît bien, le Centre de traitement obésité infantile Les Oiseaux, sa fermeture est selon lui « un grand gâchis, un scandale d’État ».

    Le candidat communiste s’est ensuite prononcé sur les services publics, déterminants dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat, incarnant selon lui l’un des rares leviers communaux. Le candidat propose ainsi, entre autres, la création d’un centre de santé communal : « Les médecins sont plus enclins à devenir salariés. Cela évite aussi la marchandisation de la santé et protège les valeurs fondamentales de la sécu : la santé pour tous et le tiers payant intégral », plaide-t-il.

    Sur l’important sujet de l’eau, il a évoqué sa prise en charge par la communauté d’agglomération, dont « certains candidats ne parlent pas, alors que c’est là que se prennent les décisions », a-t-il fustigé. Il affirme ainsi « envisager le retour à la régie publique, qui coûte moins cher que la DSP », tout en disant espérer que sa liste fera « au moins 15% pour avoir un siège à la communauté d’agglomération ».

    Sur les questions de vie quotidienne, Jean-Pierre Meyer milite en faveur de l’accession sociale à la propriété, du logement social et de la limitation des Airbnb. Avec le logement, la tranquillité publique, remise en cause par le narcotrafic. « S’attaquer aux dealers ne suffit pas, il faut que l’État remplisse sa mission régalienne », martèle-t-il. Un frein au vivre ensemble comme l’est le manque d’accès à la culture, dont « on a laissé croire qu’elle ne pouvait appartenir qu’à des classes sociales élevées », et que celui qui se présente comme un « élu de la minorité, pas de l’opposition » veut avant tout que sa liste soit « utile à l’intérêt commun » comme le proclament ses affiches.