Tag: Salon-de-Provence

  • Autonomie

    Autonomie

    Pas de programmes militaires ou civils sans technologie, ni de technologie sans recherche : c’est la philosophie qui, dans la France exsangue d’après-guerre, a motivé le ministre communiste de l’Armement Charles Tillon à créer par décret en mai 1946 l’Office national d’études et de recherches aérospatiales : l’ONERA, le bras armé technologique de l’État en matière aérospatial.

    Aujourd’hui, acteur incontournable de la décarbonation de l’aviation, il mêle une recherche à la fois civile et militaire et affiche des jolis succès dans de nombreux domaines et dispose de moyens d’essais uniques au monde qui lui ont permis d’être au cœur de la filière aéronautique française, européenne et internationale. Des succès reconnus qui lui valent régulièrement d’être qualifié de « pépite » même si ses laboratoires sont assez peu connus du grand public.

    Bataille pour les financements publics

    Et pourtant. Son quotidien est celui de bataille pour ses financements publics. Certes, son budget est élevé et dépasse les 330 millions d’euros mais pour moitié seulement de crédits publics. Crédits publics qui comme pour l’ensemble de la recherche sont passés sous les fourches caudines de la réforme générale des politiques publiques. D’autant que, domaine oblige où sévissent les industriels (Safran, Thales, Airbus), l’organisme public de recherche est incité à développer la recherche… de ressources propres via des contrats passés avec le privé. Ce en quoi il excelle. Une bonne nouvelle ? N’est-ce pas les fonds publics qui permettent de lancer des initiatives précieuses à l’heure où les menaces sur la paix invitent notre pays à s’assurer de capacité de protection et de décision en toute autonomie ?

  • La liaison Fos-Salon intégrée à une concession ?

    La liaison Fos-Salon intégrée à une concession ?

    Encore un serpent de mer. La liaison Fos-Salon entre dans sa 5e année de concertation publique. Ce lundi 22 juin, la troisième séquence consacrée au choix des variantes et aux modalités de financement s’est ouverte après avoir été reportée de deux ans à la demande du comité des élus. Mais alors, où en est ce projet d’infrastructure routière, dont le coût est aujourd’hui estimé à 566 millions d’euros ?

    L’hypothèse d’un financement public à hauteur de 50% de la liaison avait d’abord été confirmée par le Conseil d’orientation des infrastructures en 2023, avant d’être repensé lors de la conférence « Ambition France Transports ». Son rapport, remis en juillet 2025, établit que les ressources publiques sont insuffisantes et identifie « l’opportunité offerte par le renouvellement des concessions autoroutières historiques », qui s’étaleront entre 2031 et 2036. La possibilité d’une concession autonome avait au départ été étudiée, mais elle « conduisait à des péages très importants », assure Nadia Fabre, responsable du service transport infrastructure et mobilité de la Dreal.

    À l’heure actuelle, deux scénarios sont envisagés : celui d’un péage complet du nord au sud de cette deux fois deux voies de 25km, pour un tarif de 9,6 centimes par km pour les véhicules légers et 28,8 centimes pour les poids lourds ; ou celui d’un péage uniquement sur les sections nord et sud, pour un tarif de 25 centimes par km pour les véhicules légers et de 74 centimes pour les poids lourds.

    Dans la salle, les habitants ont le « sentiment d’une concertation bâclée ». « Et on comprend pourquoi : vous êtes dans l’urgence », dénonce Christian, du collectif Cistude. La Dreal a présenté un calendrier prévisionnel « impératif » comprenant une finalisation du dossier préalable à la déclaration d’utilité publique à la fin de l’année, pour une enquête publique ouverte en 2028 et une désignation du concessionnaire en 2031.

    D’ici là, d’autres projets sont inscrits dans le contrat de plan État-Région signé fin 2025 : la dénivellation du giratoire de la fossette (14 millions d’euros) ; le réaménagement du giratoire de toupiguières pour améliorer la desserte de Clesud (3,5 millions d’euros) et le réaménagement du giratoire des Bellons (21 millions d’euros de la Métropole).

  • Nicolas Isnard affiche un front uni métropolitain

    Nicolas Isnard affiche un front uni métropolitain

    Comme un symbole, c’est depuis son fief salonais, dans l’ancien siège du conseil de territoire, que le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, a donné ce mercredi la réplique au préfet de région. La veille, au moment d’arrêter le budget de l’intercommunalité placée sous tutelle depuis le début du mois d’avril, celui-ci avait en effet renvoyé la balle aux élus métropolitains en leur demandant d’arbitrer eux-mêmes les coupes entre les différentes communes. De quoi prendre de court la plupart d’entre eux, qui imaginaient le préfet reprendre entièrement la copie rendue le jeudi précédent par la chambre régionale des comptes (notre édition du 17/06). 

    « La messe était quasiment dite, jusqu’à ce que le préfet choisisse une autre orientation », déplore Nicolas Isnard. Et tandis que le représentant de l’État exonérait l’austérité gouvernementale de toute responsabilité dans les difficultés métropolitaines, l’édile salonais s’irrite : « Nous n’aurions pas eu ce pataquès si l’État n’avait pas baissé ses dotations. Qu’il vienne par la voix du préfet chercher à semer la zizanie, peu importe : le socle de l’unité des maires fera face. »

    Budget changé avant l’été

    Cette unité, pourtant, est tout sauf évidente. L’option prônée par la chambre régionale des comptes de sabrer dans la dotation de solidarité communautaire (DSC), versée par la Métropole pour corriger les inégalités entre communes, pénalisait surtout la Ville de Marseille. Celle du préfet, de toucher aux attributions de compensation (AC), l’argent reversé aux municipalités sur la base de l’ancienne taxe professionnelle dont une partie est considérée comme « indue » par les magistrats financiers, met en première ligne les villes industrielles de l’étang de Berre. « C’est de la chinoiserie technocratique », balaie le président de la Métropole. « L’État essaie par tous les moyens en envoyant son soldat régional de dresser les bénéficiaires de l’AC contre ceux de la DSC, ces tentatives n’ont pas marché, nous sommes rassemblés et déterminés », assure-t-il, au lendemain d’une visioconférence lors de laquelle il prônait le choix de sacrifier la dotation de solidarité communautaire. « Je ne suis que le porte-parole d’un collectif, pas un empereur qui décide pour les autres », répond l’édile salonais. Et d’illustrer : « Que ce soit le bras droit ou le bras gauche, nous allons devoir nous amputer de nos ressources. » Même s’il convient qu’il faudra rééquilibrer les reversements métropolitains aux communes, basés sur un calcul vieux de trente ans. Un chantier de taille pour la conférence métropolitaine fiscale et financière qui doit se tenir à l’automne.

    Quoi qu’il en soit, la Métropole reprendra la copie préfectorale, ne serait-ce que parce qu’elle la juge fragile techniquement et juridiquement, à travers une décision budgétaire modificative. « Nous allons discuter d’ici mercredi », indique son président, qui espère modifier le budget préfectoral « avant l’été ». Une seule option est d’emblée rejetée, celle présentée par le maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, de lever de nouveaux impôts. « Plus on évite les impôts, mieux on se porte », balaie Nicolas Isnard. À l’inverse, il souligne que le refus de voter le budget a empêché une forte hausse d’une taxe foncière métropolitaine qui concerne surtout les entreprises. Mais il n’insiste pas moins pour réclamer un déplafonnement du versement mobilité qu’elles paient afin de financer le développement des transports au-delà des sacrifices de l’année en cours. « Les modèles métropolitains ne sont plus viables, il faut que l’État entende le message », répète-t-il.

  • L’échangeur nord est enfin complet et mis en service

    L’échangeur nord est enfin complet et mis en service

    Après 20 mois de travaux et 20 millions d’euros d’investissements, l’échangeur « Salon Nord » est enfin complet ! Les premières voitures ont pu emprunter le complément de l’aménagement historique, attendu depuis près de 50 ans, ce jeudi à 17h30.

    Le président de la Métropole et maire de la commune Nicolas Isnard (LR) réagit : « Ce qui se passe a beaucoup de signification : c’est rendre possible ce qui a longtemps été impossible et inimaginable dans cette ville, réparer une ineptie vieille d’un demi-siècle. (…) C’est ce que nous attendions tous pour évacuer un certain nombre de nuisances qui s’étaient accumulées avec le temps (…) et qui faisaient courir aux habitants des risques, des gênes sonores et de la pollution. »

    Jusqu’ici, le demi-échangeur ne permettait d’accéder à l’A7 que vers le nord, en direction d’Avignon et de Lyon, obligeant de nombreux automobilistes à traverser Salon-de-Provence pour se diriger vers le sud. Avec la création de deux nouvelles bretelles – une entrée vers Aix-en-Provence/Marseille et une sortie depuis le sud vers Salon – les échanges seront désormais possibles dans les deux sens de circulation.

    Un projet de territoire

    Situé sur l’un des axes majeurs du sud de la France, emprunté quotidiennement par jusqu’à 135 000 véhicules en période estivale, cet aménagement va donc désengorger la commune de 44 500 habitants. « C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour la mobilité quotidienne en Pays salonais, avec des bénéfices très concrets, se félicite Sabine Granger, directrice générale de Vinci Autoroutes et d’ASF. Grâce à cette nouvelle infrastructure, le trafic de transit dans le centre-ville va se réduire d’environ 4 000 véhicules par jour et surtout le trafic de poids lourd va diminuer de 50%. » La société concessionnaire estime également que les temps de trajets pourraient être divisés par deux le matin en direction du sud. Nicolas Isnard insiste : ce projet dépasse sa seule ville. Selon lui, il concernerait 70 000 à 80 000 habitants.

    Le préfet de région Jacques Witkowski donne sa vision sur ces aménagements de mobilité : « Je suis plutôt un bétonneur (…) parce qu’on a besoin de ces équipements pour ne pas thromboser un certain nombre d’activités. On a d’autres projets routiers importants sur la Métropole : en partant d’ici pour aller vers le Grand Port maritime, un contournement de Martigues qui est en route et puis peut-être un contournement d’Arles dont je dis qu’il faut qu’il se fasse. »

  • La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    Le projet de liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence entre dans une nouvelle étape. La préfecture de région a annoncé lundi par communiqué l’organisation d’une nouvelle phase de concertation d’un mois sur le projet de liaison Fos-Salon, entre le 15 juin et le 15 juillet. Cette concertation menée par la Dreal Paca porte sur « le choix des variantes préférentielles sur les trois sections du projet » et sur « les modalités de financement envisagées pour la réalisation de l’infrastructure », tel que l’annonce la préfecture de région. En clair : où on passe, et qui paye.

    Le dossier de concertation sera accessible sur le registre numérique dédié à partir de lundi prochain, le 15 juin. Dans le même temps, quatre réunions publiques sont organisées par les services de l’État, dont la première pour la présentation du projet et de premiers échanges qui se tiendra salle Colomb à Miramas, lundi 22 juin à 18h30. Cette réunion sera suivie de trois ateliers dédiés aux trois tronçons de l’aménagement, soit le 1er juillet à 18h30 à la salle la Grange d’Istres pour la section centrale, entre Toupiguières et l’échangeur de Rassuen, le 7 juillet à la même heure à la salle des fêtes de Grans pour la section Nord entre l’échangeur de l’A57 et Toupiguières, pour finir mercredi 8 juillet à 18h30 à la Maison de la mer de Fos-sur-Mer concernant la section sud, entre les ronds-points de Rassuen et de la Fossette.

    Les variantes d’itinéraires présentés par l’État concernent la section nord, à choisir entre l’aménagement d’une portion de la RN569 ou de la D69. Au sud, à Fos-sur-Mer, il s’agit de choisir entre l’aménagement de l’actuelle RN569, ou d’une nouvelle route à proximité immédiate de la voie ferrée des Coussoul, au nord sur l’actuelle route du Ventillon ou au sud de celle-ci sur une nouvelle voie.

    Pas de contournement ?

    La concertation n’inclura pas de contournement de Fos-sur-Mer par le prolongement de celui de Martigues-Port-de-Bouc, devant déboucher à l’ancienne station-service près de la cimenterie Imerys. Cette absence est pointée par le président de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF) Daniel Moutet, dans un courrier adressé au préfet de Région le 1er juin dernier. En référence au projet de contournement de Fos-sur-Mer parallèle à la voie ferrée, longeant les étangs d’Engrenier et de Lavalduc, « si le scénario du barreau des étangs avait été réalisé, l’accident du 27 mai dernier entre Fos et Port-de-Bouc n’aurait pas affecté les usagers, ni les populations, ni les secours », estime le président.

    Et insiste : « Les enjeux de mobilité sont très présents dans cette concertation et ressortent comme un des freins à l’acceptabilité nouveaux projets industriels par les populations. »

  • La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    Au cœur du Salon des agricultures de Provence, c’est un petit stand. Mais à l’échelle du Département, il s’agit d’une grande avancée. Depuis 2025, la collectivité présidée par Martine Vassal (DVD) a décidé de se lancer dans la commande de fruits et légumes dans le cadre de la centrale d’achat qu’elle a créée, en 2023, permettant de « franchir une étape décisive pour concilier qualité et proximité ».

    L’objectif premier :
    « Garantir à nos collégiens une alimentation saine, équilibrée et accessible », affirme l’élue. Chaque jour, près de 58 500 élèves déjeunent à la cantine dans les Bouches-du-Rhône, pour la somme de 3 euros, ou d’1,20 euro pour les boursiers. Parmi eux, 20 000 mangent des fruits et légumes locaux et de saison issus du marché de la centrale d’achat. En un an, environ 23 tonnes de ces produits végétaux ont été servies dans les 61 établissements adhérents. « 25% des fruits et légumes consommés dans les collèges du département sont locaux », précise Laurence Angeletti, conseillère départementale déléguée au bien-être et à la santé alimentaire des collégiens.

    La centrale d’achat gère aussi un marché épicerie (69 collèges partenaires) et un marché beurre, œufs et fromage (68 collèges partenaires). Au total, 131 des 132 établissements du département sont adhérents à la centrale d’achat.

    La part de bio consommée par les élèves atteint 10%. Pour rappel, la loi Egalim fixe notamment un objectif d’au moins 20% de produits bio en valeur d’achat, au 1er janvier 2022, pour les cantines de France métropolitaine. « La difficulté, c’est le prix des denrées, poursuit l’élue. On privilégie toujours le raisonné au conventionnel en augmentant la part de bio, tout en respectant le budget des collèges et des ménages. »

    Sécuriser les débouchés des exploitants

    Au-delà de cette « montée en gamme dans les repas des élèves » que salue Mickael Mangos, chef cuistot à la cantine du collège Pierre-Matraja de Sausset-les-Pins, la centrale d’achat répond à l’ambition du Département de soutenir l’économie agricole des Bouches-du-Rhône, de structurer les filières locales et de renforcer les circuits courts. « Il faut assurer des débouchés aux exploitants et prendre en charge la logistique qu’il y a autour », affirme Laurence Angeletti. Cette logistique est organisée par le plus grand hub alimentaire du Sud de la France, le Grand marché de Provence et sa plateforme de 7 hectares implantée à Châteaurenard.

    À l’heure actuelle, 27 exploitants locaux ont rejoint le marché fruits et légumes de la centrale d’achat, dont Sébastien, producteur de poires et de pommes à Saint-Andiol. Lui estime que cette démarche est importante à « trois égards » : « Elle permet de rapprocher les jeunes du territoire de notre agriculture, ce qui nous permet de faire de la pédagogie, d’expliquer la saisonnalité des produits etc. La 2e raison, c’est de valoriser notre agriculture régionale, qui est de grande qualité, mais qui est consommée à 90% en dehors de notre territoire. Aujourd’hui, 100% des pommes consommées par les collégiens viennent de la région depuis le démarrage de ce partenariat. Enfin, les producteurs ont une vraie place autour de la table pour discuter de la rémunération, des coûts de production, ce ne sont pas les distributeurs qui se chargent de ça. Et puis, ça nous sécurise des débouchés, c’est beaucoup moins volatil parce qu’on s’engage sur la durée. »

  • Un pacte pour aider les travailleurs pauvres du monde agricole

    Un pacte pour aider les travailleurs pauvres du monde agricole

    Le constat est sans appel : dans le Pays d’Arles, « 20 à 23% des exploitants agricoles sont sous le taux de pauvreté », affirme Yolande Eskenazi, commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « En même temps, on a du dynamisme dans ce secteur, avec 1 600 entreprises, 10 000 salariés permanents…, poursuit-elle. Il y a une richesse, mais il ne faut pas qu’elle masque des situations de précarité. » Alors, devant la volonté des acteurs et collectivités du territoire, la Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, en partenariat avec la FNSEA et la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA), a lancé le Pacte des solidarités du Pays d’Arles.

    « Le chiffre 13 porte-bonheur : 13 signataires dans le département 13 », se réjouit Anne Rubinstein, en charge de la mission gouvernementale, qui rappelle : « Aucun acteur n’a la réponse à lui seul, nous sommes obligés de travailler ensemble. »

    Concrètement, ce Pacte a pour objectif de faciliter l’accès aux droits et de lutter contre le non-recours, de repérer les situations de fragilité et d’isolement grâce au travail de terrain de la MSA et du réseau des Sentinelles agricoles, mais aussi d’accompagner la viabilité des exploitations avec la mise en place d’un diagnostic économique et technique proposé par la Chambre d’agriculture, pour une dizaine de concernés. « On passe aussi par la formation pour sécuriser les trajectoires professionnelles des salariés en mutualisant les dispositifs et en créant une offre pour la poly-activité », détaille Yolande Eskenazi. Ce pacte met aussi en place de nouveaux espaces de dialogue pour le secteur et expérimente des solutions de logement adaptées aux besoins des salariés saisonniers.

  • « Il est encore possible de prendre du plaisir en regardant du foot »

    « Il est encore possible de prendre du plaisir en regardant du foot »

    La Marseillaise : Quel bilan tirer de ces quatre jours de finales ?

    Franck Kodjabachian : Je pense que nous pouvons dire que c’est une grande réussite. L’accompagnement de la Ville de Salon-de-Provence a été prépondérant car elle a mis les moyens dont nous avions besoin à notre disposition. Je souligne aussi l’engagement de l’ensemble des forces vives du District, ses dirigeants et bénévoles qui ont permis cette belle réussite. Ces quatre jours sont le point final d’une saison où nous avons organisé 30 000 rencontres et montrent qu’il est encore possible de prendre du plaisir à regarder du foot. Que notre sport permet la réunion des gens de toutes origines, de toutes classes. Et que les violences restent à la marge, même si pour moi il y en a toujours trop.

    Pourtant, la saison avait débuté par des mauvaises nouvelles ?

    F.K. : C’est vrai, avec ce qui est arrivé au FC Martigues et à Marignane/Gignac a dû être géré un peu dans l’urgence. Mais nous sommes arrivés à tout réorganiser nos championnats, sans trop de casse, et mis en place des soutiens pour aider ces clubs à se reconstruire. Heureusement, il y a eu de bonnes nouvelles sportives, avec Aubagne, qui va intégrer la Ligue 3. Et Berre qui monte en Nationale 2.

    Comment se passent les relations avec les clubs phares que sont l’OM et maintenant Aubagne ?

    F.K. : Pour notre District, qui est le cinquième de France en nombre de licenciés, avoir un club comme l’OM et un atout. Ses dirigeants ont compris qu’ils avaient intérêt à s’associer à nos actions, afin d’alimenter une dynamique réciproque. La machine a été mise en route, et chacun va y gagner. Pour Aubagne, nous allons aider ses dirigeants parce que la dynamique mise en place dans cette partie du territoire perdure. Il y a de quoi faire quelque chose de bien.

    Et du côté du football féminin ?

    F.K. : Les territoires jouent enfin le jeu. Les clubs ont aussi compris l’importance de créer des sections féminines. Et le fait que l’OM donne des moyens à ses féminines est un sacré booster. Le football féminin est en train de se faire sa place. Il lui faudrait maintenant que l’équipe nationale décroche un titre pour franchir un nouveau palier.

    Au niveau du District, comment cela se passe pour l’accompagnement du football féminin ?

    F.K. : Nous travaillons à la mise en place de référents dans toutes les équipes. Ce sont des femmes dont le rôle est de servir de relais entre le vestiaire et les entraîneurs. Chacun restera dans sa zone, pour éviter toute ambiguïté.

    Le District que vous présidez a connu des turbulences. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    F.K. : Nous sommes arrivés à insuffler une nouvelle dynamique, après trois ans d’efforts pour tout reconstruire. Nous sommes repartis de zéro. Il fallait recréer une structure saine, réorganiser les commissions, restaurer les relations et le dialogue avec les clubs qui avaient été perdues. Nous avons travaillé en symbiose avec les territoires. En nous appuyant sur les bases, en collaboration directe avec tous ceux qui vont vivre le football dans le département. Ce qui nous permet d’envisager sereinement une réforme du territoire pour la saison prochaine.

    Les malheurs du FC Martigues, contraint de s’exiler au Vélodrome, puis à Gueugnon, ont mis en lumière un problème de structures dans le département des Bouches-du-Rhône ?

    F.K. : Malheureusement, le District n’a pas de pouvoir en ce qui concerne la définition des normes dans les stades. Nous pouvons conseiller, mais ce sont les municipalités qui ont le dernier mot. Maintenant, il serait de bon ton d’anticiper les résultats des équipes susceptibles de gravir les échelons, pour leur faciliter les choses lors d’une montée en Régional, voire en National.

    Attendez-vous quelque chose
    de la Coupe du Monde
     ?

    F.K. : Oui ! Nous avons besoin de ce rendez-vous mondial. Et surtout, d’une équipe de France qui y soit performante. Cela nous permettrait de ramener une certaine dynamique, car ces dernières saisons, au niveau national, il y a eu une perte chez les jeunes. Notre District a plutôt bien résisté. Mais d’autres ont plus de mal.

  • À Salon, carton plein pour les Bucco-Rhodaniens

    À Salon, carton plein pour les Bucco-Rhodaniens

    À la table de l’organisation, les dirigeants de la ligue autour de Cyntia Cantiget, Michel Garrigos et Emmanuelle Goffoz.

    À l’arbitrage, trois régionaux : Éric Mancuso pour les Minimes, Michel Allari pour les Cadets et Gilles Régent pour les juniors accompagné de Christian Rutigliano.

    Sur le plan de l’intendance, la direction de la Boule de l’Élysée autour de sa présidente Cécile Roulant-Masse et ses dévoués bénévoles, tout fut vraiment parfait. Sur le plan sportif, sur des terrains bien sélectifs, les joueurs ont pu montrer leur talent et exposer leur savoir-faire. Nous avons pu suivre des parties tout aussi attractives qu’indécises.

    À la lecture des résultats, force est de reconnaître que le contingent des « treizistes » s’est taillé la part du lion, réalisant un véritable carton plein, sous la présence du président Patrick Fara.

    Le président qui en quittant l’Élysée, devant l’ampleur du résultat de ses favoris, devait se demander quel charter il allait affréter pour se rendre dans le Tarn car avec trois équipes en Juniors et Minimes, et deux en Cadets, avec les éducateurs, les délégués et les parents, il va devoir envisager plutôt un Boeing pour aller à Blaye-les-Mines…

    Minimes

    Quarts de finale

    1) Anthony Bajolle – Tyron Sbrega –
    Esaïe Cortes (B. Barquaise) 13

    Valentin Roussel – Kaïs Raschella – Dario Papa (Gattieres Pétanque 06) 1

    2) Louis Giraud-Navarro – Lenzo Gèrent – Slown Delaurie (Gap Alpes Pet.05) 9

    Jules Trupheme – Tony Lombardo, Ethan Arnaud (Petite B. Laragnaise 05) 13

    3) Meysson Herlemann – Enzo Milito – Santiago Gomez (B. Barquaise) 12

    Mathieu Sacha – Milenzo Gonzales – Gabriel Verdoïa (Boul. Barquaise) 13

    4) Jean Navarro – Vincent Llinares – Clément Rigaud (B. Batarelloise) 13

    Lorenza Gleisse – Lana Thiboud – César Camacho (A. B. C. Draguignan) 3

    Demi-finales

    Navarro bat Mathieu 13 -3 et Barjolle
    bat Trupheme 13 – 2

    Finale

    Jean Navarro – Vincent Llinares – Clement Rigaud battent Anthony Barjolle – Tyron Sbrega – Esaie Cortes
    13 -12

    Cadets

    Quarts de finale

    1) Liam Conti – Antonio Albert- Anthony Vierjon (B. La Batarelle) 13

    Axel Estingoy – Louise Guilloux -, Timéo Dominoni (B. Joyeuse Mazan) 4

    2) Stella Bonillo – Leowen Plouzenec -, Lucas Berenger (É. B. Tourves) 9

    Mohamed Saissi – Tony Martin – Jordan Lagrénee (JBAG Carpentras) 13

    3) Yoan Ghio – Bastian Blanc – Lorenzo Sales (La Pét. Bollenoise) 13

    Bastien Bouchite – Esteban Narcisse – Tyrone Magit (Gattieres Pétanque) 2

    4) Loni Szczotkowski – Mylan Terryn – Ezekiel Cortes (B. Aixoise) 13

    Mathéo Quilibrano – Tom Lamotte – Tom Serre (Union Boul. Salernes). 7

    Demi-finales

    Liam Conti – Mohamed Saissi 6 – 13 et Loni Szczotkowski – Vigneron 13 – 1 

    Finale

    Loni Szczotkowski – Mylan Terryn – Ezekiel Cortes battent Mohamed Saissi – Tony Martin – Jordan Lagrenée 13-8

    Juniors

    Quarts de finale

    1) Jean-Masson Deslys -Dawson Herlemann – Kalvin Lacroix
    (B. Barquaise) 13

    Lilio Pascal – Lohan Dumas -Diego Tarifa (Le K’RO Gapençais) 2

    2) Fabio Marco – Gianni Seignouret – Tylan Kapfer (B. Barquaise) 13

    Mathéo Cavagna – Aline Royer – Fiée – Corentin Gennesson (B. Du Marot. Visan) 6

    3) Wesley Laborde -, Duncan Pascucci – Duban Régis (Boule du Château) 1

    Kylian Vinterstein – Lohan Fourmann – Mayron Oinne (U. S. Boule Entraigoise) 13

    4) Kameron Quittet -, Winterstein Romdhani – Leyven Vinterstein (E.S.V.L.) 3

    Dylan Rayne -Langlade – Joseph Torrens- Enzo Alazay (B. Barquaise) 13

    Demi-finales

    Jean -Masson Deslys – Dylan-Rayne-Langlade 13 -12 et Marco Fabio – Kylian Vinterstein 13 – 2

    Finale

    Marco Fabio – Gianni Seignouret – Tylan Kapfer battent Jean-Masson Deslys – Dawson Herlemann – Kalvin Lacroix 13-2

  • Une journée d’hommages à la Résistance

    Une journée d’hommages à la Résistance

    Cette journée a été instaurée en souvenir de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) du 27 mai 1943 à Paris, réunissant Jean Moulin, représentant du Général de Gaulle, les représentants des huit grands mouvements de résistance français et les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République. Une rencontre fondatrice, qui avait pour but d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même mouvement.

    Bouches-du-Rhône

    À Salon-de-Provence, à 9h30, au Mémorial Jean-Moulin, sur la route nationale 583.

    À Aix-en-Provence, à 11h30, au Wagon du Souvenir au camp des Milles, chemin des déportés.

    À Martigues, à 18h, au monument aux Morts sur la place du 8 mai 1945.

    À Aubagne, à 17h, au Parc Jean-Moulin.

    À La Ciotat, à 11h, au cimetière Sainte-Croix.

    Var

    À Toulon, à 10h, sur la place Gabriel-Péri.

    À Draguignan, à 18h30, au Monument de la Résistance, sur la place de la Paix.

    À Six-Fours, le collectif Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne organise à 10h, au rond-point Jean-Moulin, une cérémonie en réponse à la « cérémonie patriotique » programmée par la mairie d’extrême droite de Frédéric Boccaletti, afin de rappeler que les racines de son parti n’étaient pas du côté de la Résistance. Et de dénoncer : « Une entreprise de récupération et de falsification de l’Histoire, salissant la mémoire des résistantes », selon le collectif.

    Vaucluse

    À Avignon, à 10h, à l’angle du boulevard de la première DB et de l’avenue Pierre-Semard, une cérémonie commémorative se tiendra à l’occasion du 82e anniversaire des bombardements de la ville d’Avignon, et à 10h45, au Monument aux Morts, place
    1ère armée d’Afrique, se tiendra la cérémonie commémorative de la Journée nationale de la Résistance.

    À Carpentras, à 11h, au Monument aux Morts du cimetière.

    À Cavaillon, à 17h, sous le péristyle de l’hôtel de ville.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, à 18h, au Monument aux Morts, bd Élimir-Bourges, organisée par l’association Anacr.