Tag: Rugby

  • Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    La donne était simple pour le RC Toulon : une victoire ce samedi après-midi face à la Rochelle lui permettait de prendre la deuxième place du Top 14, face à une équipe qui, elle, pouvait même prendre la tête en cas de victoire bonifiée. Un défi périlleux eu égard à l’historique récent entre les deux équipes, les coéquipiers de Dillyn Leyds s’étant imposés lors de cinq des dix dernières confrontations à Mayol.

    D’entrée, le match est très engagé, les mauls se succédant au détriment du jeu au pied. Et à ce jeu-là, ce sont les Varois qui se mettent en évidence les premiers. Sur une touche à quelques mètres de l’en-but, le groupé pénétrant du RCT est conclu par Ollivon, mais l’arbitre refuse l’essai pour un écran sur le maul, sanctionnant néanmoins une faute préalable de Skelton. Mêlée introduction toulonnaise à venir, on écarte vers l’aile, et Jaminet conclut, cette fois, sans contestation (5-0, 9e).

    Alors en supériorité numérique, Favre écopant d’un carton jaune pour accumulation de fautes rochelaise, les hommes de Mignoni, comme trop souvent, n’en profitent pas, Jaminet relâchant une balle de doublé à quelques mètres de la ligne (19e), après une pénalité manquée par Hastoy (17e). Mais quelques minutes après le retour de Favre, le break est fait grâce au quatrième essai en trois matches de l’homme en forme du RCT, Mathis Ferté, trouvé en bout de ligne (12-0, 21e).

    Les Rouge et noir paraissent prendre l’ascendant. Et alors qu’on semble proche d’un troisième essai, les Maritimes reviennent dans le match grâce à Cancoriet, en force, après un 50-22 gagné par Hastoy (12-7, 29e). De quoi installer le doute dans les têtes des coéquipiers de Charles Ollivon, qui plient à nouveau quatre minutes plus tard, mais l’essai est refusé pour une obstruction de Lavault. Cet avertissement sans frais passé, Toulon se remet en ordre de bataille. Et sur la sirène, Ribbans s’infiltre et inscrit un nouvel essai qui permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec un peu plus de sérénité (17-7, 40e).

    Toulon fait mieux que résister
    Dès l’entame du second acte, et après avoir manqué deux de ses trois coups de pieds en première période, Jaminet offre trois points supplémentaires au RCT (20-7, 45e). L’ancien toulousain est en feu, et fait parler sa vitesse, dans la foulée, pour aller conclure, de justesse, un coup de pied à suivre de Smaïli (27-7, 47e).
    Le bonus offensif provisoirement en poche, Mayol est surchauffé. Et dans ces conditions, les joueurs de la Rade semblent désormais intouchables. Ils font à nouveau parler la puissance sur une touche menée au bout par Priso (34-7, 59e). Touché mais pas coulé, les hommes de Ronan O’Gara réagissent par Leyds (34-14, 68e).
    Il reste alors 13 minutes à tenir pour conserver le bonus offensif. Et les choses se compliquent lorsque Nonu écope d’un carton jaune (75e). L’air, si doux il y a quelques minutes, devient irrespirable. Mais à 14, le RC Toulon fait mieux que résister. Et a l’envi, Dréan, en bout de ligne, porte l’estocade (39-14, 80e). Mayol exulte. Mission réussie pour le RCT, désormais dauphin d’un Stade Toulousain qui ne le devance qu’à la différence de points.
    RC Toulon 39 – 14 Stade Rochelais (MT : 17-7)
    3e journée de Top 14 (match en retard du 21 septembre)
    Samedi 8 novembre, 16h30
    Stade Félix-Mayol, Toulon, 16 749 spectateurs
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points RCT : 6E Jaminet (9e, 47e), Ferté (21e), Ribbans (40e), Priso (59e), Dréan (80e) ; 3T Jaminet (21e, 47e, 59e) ; 1P Jaminet (45e)
    Points la Rochelle : 2E Cancoriet (29e), Leyds (68e) ; 2T Hastoy (29e, 68e)
    Cartons jaunes : Favre (9e) pour la Rochelle ; Nonu (75e) pour Toulon
    RC TOULON : Brennan (Priso, 41e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Ametlla, 69e) ; Ribbans, Alainu’uese (Javakhia, 64e) ; Ludlam (Mercer, 56e), Abadie, Ollivon (c) (Ludlam, 76e) ; Serin (Le Bail, 72e), Garcia ; Ferté, Sinzelle, Smaïli (Cowie, 61e), Dréan ; Jaminet (Nonu, 64e)
    LA ROCHELLE : Kaddouri (Luaki, 68e), Lespiaucq (Sutidze, 58e), Sorin (Kuntelia, 45e) ; Lavault, Skelton (Kante-Samba, 61e) ; Cancoriet (Haddad, 61e), Andjisseramatchi (Botia, 48e), Haddad ; Berjon, Hastoy ; Lagivala (Bosmorin, 50e), Daunivucu, Favre, Nowell ; Leyds (c)
  • Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Un mois et demi après sa date initiale*, le troisième round de ce championnat entre le RC Toulon et le Stade Rochelais va enfin avoir lieu. Et ce, malgré la menace d’un forfait maritime, qui n’était finalement qu’un coup de bluff de Ronan O’Garra, dimanche dernier, au sortir de la victoire face au Racing (33-6) : « On devait avoir 15 jours de vacances. Est-ce qu’on les prend dès demain ? Je vais demander à mon vestiaire. On peut juste accepter la défaite et prendre deux semaines de vacances. » Il n’en sera rien et les doubles champions d’Europe 2022-2023 seront bien à Mayol, ce samedi après-midi.

    Des déclarations qui crispent côté toulonnais, Pierre Mignoni se fendant d’un « je n’en pense rien du tout », peinant à masquer son agacement. Esteban Abadie, lui, se montre beaucoup plus cash : « Soit tu fais du cinéma comme certains, soit tu comprends ce qu’il s’est passé, c’est-à-dire des aléas météo, et heureusement qu’on n’a pas joué, car ça aurait pu être dangereux. Je pense que (ces déclarations) étaient plus un levier de motivation pour ses joueurs qu’autre chose. » Et accepte sans sourciller les conséquences de ce report : « On a une semaine de moins, mais ce n’est pas grave, on s’est préparés comme si c’était prévu. On doit absolument gagner ce match avant de couper un peu, surtout devant notre public. »

    Gagner pour intégrer le top 2. Actuellement 7e, les Rouge et Noir peuvent faire un bond au classement et se hisser, après neuf journées, à hauteur de leur objectif de demi-finales. De quoi mettre davantage de pression sur leurs épaules ? « Non, tous les week-ends, c’est comme ça. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat ou le top 2, mais sur ce qu’on doit faire », martèle Pierre Mignoni. « Non, même si évidemment, on regarde le classement, reconnaît Esteban Abadie. On a pour objectif de finir cette première phase le plus haut possible. On a plutôt bien réussi ce bloc, on se doit de le terminer au mieux. Il nous reste peut-être la plus grosse marche depuis le début de saison. »

    14 absents à Toulon,

    12 à La Rochelle

    Pour la franchir, le RCT sera privé de près de 14 joueurs, entre les blessés et les six sélectionnés en équipe nationale (Gros, Brex, White, Garbisi, Gigashvili, Tuicuvu), contre douze côté rochelais (lire ci-dessous). Pas la meilleure situation pour préparer une rencontre importante, mais la donne est similaire pour les deux équipes : « On joue avec des équipes avec lesquelles on ne s’entraîne pas forcément la semaine. On a récupéré Charles et Gaël, qui ne se sont pas entraînés avec nous. Mais on a appris à le gérer saison après saison, on s’entraîne avec les espoirs qui font du bon boulot. Merci à eux, on s’entraîne bien depuis deux semaines grâce à ça », salue Esteban Abadie.

    * Rencontre initialement prévue le 21 septembre et reportée en raison d’un violent orage

  • Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Un déplacement chez un poids lourd, oui, mais une épreuve pas si insurmontable. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse de Colomiers, actuel dauphin de Vannes au sommet de la Pro D2. Un défi, un choc, face à une équipe parfaitement huilée, montrant avec réussite une philosophie de jeu intéressante. La ville située dans la banlieue de Toulouse propose sans doute son meilleur rugby depuis le début de la décennie et se positionne clairement en candidat à une finale de promotion. Joris Cazenave a effectué cinq saisons dans ce club, avant de jouer pour Nevers puis Aix-en-Provence. Le demi de mêlée évoque son ancienne formation : « C’est une équipe complète. Je pense qu’on va, ce week-end, chez un prétendant au top 2. C’est un test, mais comme chaque semaine. La densité du championnat est exceptionnelle, je pense que personne n’attendait Valence-Romans 4e. »

    Julien Dupuy confirme les propos de son joueur. L’entraîneur des arrières est impressionné par l’adversaire du jour. « C’est ce qui se fait de mieux en Pro D2 en ce moment. Offensivement et défensivement, ils sont performants. On sent que c’est une équipe qui aime jouer ensemble, ils ont eu un passage à vide contre Vannes mais on s’attend à un gros match. » Surtout que Provence Rugby se doit une petite revanche avec cette rencontre à Oyonnax, qui laisse une amertume en bouche. Un sentiment d’inachevé. « Au-delà de l’équipe adverse, c’est aussi à nous de voir si l’on veut évoluer et bien faire les choses dans le contenu. Je trouve qu’on est passé à travers à Oyonnax. Sur les 10 dernières minutes, on n’a rien fait alors qu’il y avait quelque chose à aller chercher », rembobine Julien Dupuy.

    Une charnière remaniée

    Les Aixois réalisent ce déplacement avec encore quelques absents. Guillaume Piazzoli et le capitaine Teimana Harrison sont toujours suspendus et Arthur Coville souffre de sa cuisse. Caleb Muntz va croiser la route du XV de France la semaine prochaine puisqu’il a été appelé pour jouer avec les Îles Fidji. Ce qui amène quelques problèmes à la charnière. Joris Cazenave est donc titulaire, aux côtés de Thomas Salles, mais avec peu d’options sur le banc.

    Colomiers – Provence

    10e journée de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (19h)

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    COLOMIERS : Delpy – Osadzuk, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Giral, Seguela – Timu, Bechu, Parpagiola – Edxwards, Adelaide – Bellemand, Lachaud, Tartas

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapegue, Galletier, Finau, Bituniyata – Salles, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Zafra, Rodda – Yemsi, Sauveterre, Wegrzyn

  • Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    La réaction d’orgueil attendue après la claque toulousaine a bien eu lieu. Avec 54 points et 8 essais inscrits, le contrat est rempli. « C’était nécessaire après en avoir pris 50. On était vexé », ressassait Daniel Brennan. Une victoire qui n’a pas tardé à se dessiner, malgré l’ouverture du score lyonnaise sur pénalité par Jackson (4e). Trois minutes plus tard, Priso inscrivait le premier essai de la partie, bénéficiant au début de l’action d’une délicieuse feinte signature d’un Serin buteur du jour en l’absence de Jaminet et Domon, et élu homme du match. « On l’a pris au pied levé pour lui dire qu’il devait reprendre ça. Ça fait deux ans qu’il s’entraîne bien, chaque fois qu’il a cette charge, il assure », se réjouissait Maxime Petitjean, entraîneur adjoint en charge du jeu au pied.

    Un secteur particulièrement satisfaisant samedi, qui a permis de construire une assise territoriale, et aux avants de briller en première période, Alainu’uese (25e) et Baubigny (39e) venant compléter un tableau de marque 100% première et deuxième ligne : « Ça faisait partie de notre stratégie de taper en touche quand on était dans nos 22 pour essayer de les contrer. Ça a été plutôt bien fait par les avants. On leur vole au moins quatre ou cinq ballons », expliquait Maxime Petitjean.

    Des avants qui ont bénéficié du soutien des centres, Brex et Nonu apportant une supériorité sur des mauls portés à dix joueurs, qui ont permis de mettre le RCT dans l’avancée et d’inscrire plusieurs essais (ceux d’Alainu’uese et Priso, mais aussi les deux essais de pénalité). « On a essayé de mettre l’accent là-dessus. On avait plusieurs lancements qui partaient de ça, et ça a été super positif », se satisfaisait l’entraîneur du jeu au pied. « Les trois-quarts sont avec nous sur les séances de touche. On a la chance d’avoir des centres très costauds. On a pris trois essais sur ballon porté à Toulouse, on a redoublé de travail là-dessus », plussoyait Daniel Brennan. « Je n’aurais pas pensé me retrouver en mêlée aux côtés de Ma’a Nonu. Il était à fond dans son rôle, bouillant », s’amusait Charles Ollivon, qui a lui aussi participé à la fête avec son premier essai depuis son retour.

    Une supériorité encore mal gérée

    Un capitaine qui a débuté en troisième ligne, avant d’alterner avec la deuxième. Et qui semble revenir à son meilleur niveau : « Je ne suis pas au top, mais stable sur mon genou. Il reste du travail pour me retrouver », tempérait l’intéressé, « content de retrouver Marcoussis » pour les tests matches de novembre. Même si, sur la Rade, on espère voir le joueur libéré pour la réception de la Rochelle.

    Au milieu de cet océan de positivité demeurent encore quelques points à corriger. Car si l’essai de Wainiqolo n’avait pas été refusé pour un hors-jeu de l’ancien ailier toulonnais
    – qui a écopé d’un carton jaune sur l’action et tout de même signé son retour d’un essai, applaudi par Mayol -, le RCT se serait retrouvé mené à la 24e minute. En supériorité, Toulon a marqué sur la mêlée qui suivit, mais a ensuite, comme trop souvent, vu son adversaire revenir grâce à deux pénalités.

    « C’est un petit peu de la faute de nos leaders. On n’a pas toujours annoncé les bonnes choses au bon moment. Lyon avait un ailier en moins, on aurait dû plus jouer dans les couloirs. À l’inverse on a été sur les largeurs, on s’est un peu trompé là-dessus. C’est un axe de progression, car on ne peut pas être en supériorité et prendre des points aussi facilement », analyse Maxime Petitjean.

    Désormais, place à une seconde réception de suite face à La Rochelle. Un match en retard de la 3e journée qui peut permettre au RCT de retrouver le podium : « Les points positifs ne nous donnent aucun avantage pour la semaine prochaine », prévenait Charles Ollivon. « Quand on reçoit, on a des ambitions, beaucoup d’envie. Mais on connaît La Rochelle, leurs qualités, leurs ambitions. Il va falloir attaquer cette semaine avec de l’envie pour être sérieux, appliqués, et aborder ce match dans de bonnes dispositions. »

  • Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Lourdement battu à Toulouse la semaine dernière (59-24), le RCT se devait de réagir face au LOU, pour la première de ses deux réceptions en une semaine, avant la venue de la Rochelle à Mayol, samedi 8 novembre en match en retard de la 3e journée de Top 14.

    C’est le LOU qui ouvrait les hostilités sur une pénalité de Jackson (0-3, 4e). Mais le RCT ne tardait pas à réagir. Sur une des feintes de passes dont il a le secret, Serin prenait la défense lyonnaise à revers, était rattrapé juste avant l’en-but, mais Priso parvenait à finir le travail (7-3, 7e).

    Les hommes de Mignoni gardaient la maîtrise du jeu et continuaient de mettre la pression sur la défense adverse. Au prix de quelques transmissions risquées, sur une desquelles Wainiqolo interceptait le ballon à 10 mètres de son en-but, remontait tout le terrain pour aller inscrire un essai dans son style caractéristique, au bon souvenir du jardin dans lequel il a brillé ces quatre dernières années. Mais l’ailier fidjien était signalé hors-jeu, écopant au passage d’un carton jaune, et l’essai justement annulé (24e). Le RCT obtenait une mêlée, qu’il menait à bon port, grâce à Alainu’uese (14-3, 25e).

    Les Toulonnais ne profitaient cependant pas davantage de leur supériorité, faute à leur si fâcheuse indiscipline, que les Lyonnais sanctionnaient pour réduire la marque sur deux nouvelles pénalités de Jackson (30e) et Laure (14-9, 33e). Visiblement plus à l’aise à égalité numérique, les coéquipiers de Charles Ollivon se redonnaient un peu d’air grâce à la force de leurs avants, juste avant la pause, sur une touche à 5 mètres de la ligne conclue par Baubigny (21-9, 39e).

    Le RCT déroule après la pause, le clin d’oeil de Wainiqolo

    Le RCT ne relâchait pas l’étreinte après la pause, et inscrivait logiquement un quatrième essai de pénalité, sur lequel l’infortuné Moukoro, entré en jeu sur l’arrêt précédent, recevait un carton jaune (28-9, 48e). Et enchaînait immédiatement par Tuicuvu, sur une passe au pied de Serin, que s’emmenait à son tour l’ailier fidjien, façon footballeur (35-9, 52e).

    Après avoir résisté sans plier aux coups de butoirs lyonnais, les Toulonnais reprenaient leur marche en avant, avec le premier essai de Charles Ollivon depuis son retour, bien servi par Garbisi à cinq mètres de l’en-but (42-9, 62e). Les hommes de Karim Ghezal n’abandonnaient pas, malgré le score, et finissaient par être récompensés par Wainiqolo, dont l’essai était cette fois validé, et applaudi par un stade Mayol pas ingrat ni amnésique (42-14, 70e).

    Mais les Rouge et noir n’étaient pas rassasiés, et l’intensité restait la même en fin de rencontre. Suite à une belle action collective, Ferté envoyait un petit rasant pour lui-même, et inscrivait son troisième essai en deux rencontres (47-14, 73e). Dumortier sauvait à nouveau l’honneur lyonnais dans la foulée (47-21, 75e). Mais un nouvel essai de pénalité était accordé aux Varois (54-21, 78e), pour clore un récital toulonnais à confirmer dès la semaine prochaine face au Stade Rochelais.

    RC TOULON 54-21 LYON OU (MT : 21-9)
    9ᵉ journée de Top 14.
    Samedi 1ᵉʳ novembre, 14h30.

    Stade Félix-Mayol, Toulon. 15 310 spectateurs.

    Arbitre : Jérémy Rozier.

    Points RCT : 8E Priso (6e), Alainu’uese (25e), Baubigny (39e), Pénalité (48e, 78e), Tuicuvu (52e), Ollivon (62e), Ferté (72e) ; 5T Serin (7e, 25e, 39e, 52e), Garbisi (62e).

    Points LOU : 3P Jackson (4e, 30e), Laure (33e) ; 2E Wainiqolo (70e), Dumortier (75e) ; 1T Meliandre (75e).

    Cartons jaunes : Wainiqolo (24e), Moukoro (48e), Millet (78e) pour le LOU ; Coulon (66e) pour le RCT.

    RCT : Priso (Brennan, 48e), Baubigny (Damond, 48e), Gigashvili (Sinckler, 48e) ; Ribbans (Rebbadj, 56e), Alainu’uese (Coulon, 56e) ; Ludlam (Alainu’uese, 73e), Abadie (Nonu, 78e), Ollivon (c) ; Serin (White, 54e), Garbisi (Garcia, 62e) ; Tuicuvu, Nonu (Smaïli, 62e), Brex, Dréan ; Ferté. Entraîneur : Pierre Mignoni.

    LOU : Rey (Moukoro, 47e), Chat (Marchand, 52e), Ainsley (Aptsiauri, 52e) ; William, Roux ; Dliance, Saginadze (c) (Shvangiradze, 47e), Simmonds (Botha, 47e) ; Gonzalez, Jackson (Meliande, 58e) ; Dumortier (Rey, 50e ; Dumortier, 59e), Millet, Maraku (Regard, 58e), Wainiqolo ; Laure (Tchptchet, 50e). Entraîneur : Karim Ghezal.

  • Baptiste Erdocio en première ligne

    Baptiste Erdocio en première ligne

    Ils gravitent autour des Bleus. Autour de l’une des plus belles générations de l’équipe de France. Depuis quelques étés, ils interpellent le sélectionneur Fabien Galthié, toujours en éveil sur le renouvellement du quinze de France à deux ans de la Coupe du monde en Australie (1er octobre-13 novembre 2027).

    La relève de Montpellier formée du 3e ligne Lenni Nouchi et du pilier gauche Baptiste Erdocio se greffe à un groupe appelé à disputer les trois tests de l’automne devant l’Afrique du Sud, les Fidji et l’Australie. Pour l’heure, le premier, champion du monde U20, patiente en salle d’attente après une lésion à une cuisse. Sans savoir s’il peut revenir à temps, en sachant que la concurrence à son poste est vive.

    Le second, lui, avance sans bruit, s’approche même d’un premier test devant les rugueux Sud-afs. Selon les premiers entraînements effectués lors de la semaine de préparation à Marcoussis, Erdocio est pressenti pour débuter aux dépens du Toulonnais Jean-Bapiste Gros (37 sélections) pour affronter les champions du monde à l’occasion de la revanche d’un quart de finale du Mondial en France.

    Baptiste Erdocio (25 ans, deux sélections) vient d’une terre de rugby. Ou plutôt d’une terre de piliers, où l’on cultive le goût de la force. Tout comme l’ex-pilier international Fabien Barcella, son modèle, Pierre Dospital, la figure d’Espelette, Pascal Ondarts et tant d’autres…, il est un produit du Pays basque. Né à Bidart à l’aube du siècle, il s’éprend très vite du ballon ovale et du défi de la mêlée, au cœur d’une famille passionnée de rugby.

    À l’âge de 14 ans, il suit presque une progression linéaire et rejoint le BO (Biarritz Olympique). Même si le club magnifié par Serge Blanco vit des heures sombres, dans l’ombre de Bayonne et avant la mainmise nébuleuse de Pierre-Edouard Stérin, il fait son chemin. Intègre le centre de formation à l’âge de 18 ans, avant de jouer en Pro D2, presque naturellement.

    « C’est le bon équipier »

    À l’été 2023, Baptiste Erdocio débarque à Montpellier. Dans une équipe qui flirte avec la relégation en Pro D2, va de tempête en tempête, il se fait sa place aux dépens du Catalan Enzo Forletta. Depuis plus d’un an, sous l’autorité de Didier Bès, il fait de la mêlée du MHR l’une de ses armes secrètes et l’une des plus redoutées du Top 14. « C’est le bon équipier, qui a du caractère, qui est dur au mal. Il n’est jamais blessé. Et, en mêlée, il est vraiment très intéressant. Et surtout, il adore ça », assure le manager du MHR Joan Caudullo, ancien talonneur.

    Avec son profil râblé (1,75 m, 115 kg), le pilier basque met souvent au supplice son adversaire, provoque des pénalités et se complaît dans ce rôle obscur. Et séduit l’exigeant staff des Bleus et notamment Fabien Galthié.

    Cet été, pendant que Lenni Nouchi rumine sur son canapé en raison d’une blessure de fin de saison, Erdocio file en Nouvelle-Zélande pour participer à une tournée controversée. Au bout du monde, malgré l’agacement des All Blacks, il saisit une fois encore sa chance pour être titulaire lors des deux principaux tests. Et se fait une place dans le groupe par sa bonne humeur, sa jovialité, les parties de carte, les chants basques…

    Au retour de la Nouvelle-Zélande, après seulement trois semaines de vacances, Baptiste Erdocio a anticipé son retour à l’entraînement au sein de l’effectif de Montpellier. Pour être prêt pour la reprise et notamment un déplacement à Bayonne. Pour marquer les esprits au plus vite.

    Pendant que les Bleus compilent les blessures au bout de saisons usantes et traumatiques, pendant que William Servat, entraîneur en charge des avants, cherche des alternatives à ses deux têtes de pont Uini Atonio, pilier droit rochelais incontournable, et le Toulousain Cyril Baille, référence à son poste, Baptiste Erdocio pointe son nez au bon moment.

    Une porte s’ouvre. Si le Toulonnais Jean-Baptiste Gros, tout aussi discret, prend le relais de Baille, les autres candidats comme Reda Wardi ou Dany Priso semblent aujourd’hui en retrait et laissent une ouverture au jeune Toulousain Benjamin Bertrand et donc à Baptiste Erdocio. À ce poste de pilier, quand on est parmi les vingt-trois appelés, même si on ne débute pas, on sait que l’on aura du temps de jeu. Quand on est pressenti pour être titulaire face à l’Afrique du Sud et ses piliers de fer, c’est une nouvelle vie qui se dessine.

  • Victoire bonifiée pour Provence rugby face à Brive

    Victoire bonifiée pour Provence rugby face à Brive

    Quand deux équipes en quête de confiance s’affrontent, le spectacle n’est pas toujours au rendez-vous. C’est ce qu’a été la première période du duel Provence-Brive, mettant aux prises des protagonistes encore marqués par leur échec lors de la journée précédente. Les Aixois avaient raté le coche à Oyonnax, tandis que les Corréziens avaient été domptés à domicile par Soyaux-Angoulême.

    En première période, pour voir un peu de jeu, il fallait attendre la demi-heure de jeu, après que les Brivistes ont récupéré leurs punis du premier quart d’heure. À deux de plus, les Aixois avaient eu du mal à prendre le score, avec seulement deux essais, alors que la logique aurait voulu qu’ils profitent de l’aubaine pour creuser l’écart.

    Le retour à 15 des visiteurs ramenait un certain équilibre. Sans que le jeu prenne du relief. Ce qui se remarquait, c’étaient essentiellement les ballons tombés, de part et d’autre.

    Après les citrons, le jeu devenait un peu plus intéressant. Avec des Corréziens qui tentaient au large, face à des Aixois plus présents dans le petit périmètre. Une tactique qui usait la défense visiteuse, qui devait céder une troisième fois après l’heure de jeu. Le bonus offensif était alors acquis. Même si le succès aurait pu être plus large, un quatrième essai provençal étant refusé à Malohi Suta en fin de match.

    Provence – Brive 25 – 3 (15 – 3)
    9ᵉ journée de Pro D2
    Stade Maurice David (8200 spectateurs).
    Arbitre : P. Bru.

    PROVENCE : 3 essais Latterrade (22), Tuisue (25), Piféléti (64), 2 transformations (22, 64) et 2 pénalités (7, 58) Muntz.

    BRIVE : 1 pénalité Shillcock (29). Cartons ; jaune : Herbst (13), Affane (77) ; orange : Gué (3).

  • RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    Avec Toulon, c’est toujours la même histoire. Performants à domicile, en étant invaincus au stade Mayol depuis le début de la saison, les hommes de Pierre Mignoni perdent aussitôt leur visage conquérant lorsqu’ils partent à la conquête d’un succès à l’extérieur. Ces résultats en dents de scie leur coûtent à l’aube de cette 9e journée de championnat une place sur le podium.

    Avec la réception des rugbymen lyonnais, douzièmes du championnat avec un bilan de quatre victoires et quatre défaites, les Varois, neuvièmes avec un match à rattraper face à La Rochelle, ont l’occasion, en cas de victoire, de remonter au classement du Top 14.

    Au-delà de l’international anglais David Ribbans, Juan Ignacio Brex, Paolo Garbisi, Baptiste Serin et Oliver Cowie font leur grand retour dans le groupe toulonnais. Le nouveau deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, débarqué dans la rade il y a quelques jours comme joker médical, en provenance de Grenoble, devrait faire ses premiers pas sous les couleurs toulonnaises.

    Parmi les absents, le pilier gauche Jean-Baptiste Gros est retenu avec le XV de France. Melvyn Jaminet et Marius Domon ne sont pas encore remis de leurs blessures contre le Stade Toulousain. Les deux arrières s’ajoutent à la liste des blessés, qui comptait Gianmarco Lucchesi, Gabin Villière, Matthias Halagahu et Antoine Frisch. Jérémy Sinzelle et Mickael Ivaldi n’ont pas été retenus par Pierre Mignoni pour cette rencontre face au LOU.

    * Ma’a Nonu convoqué par la commission de discipline

    Suite à un plaquage dangereux effectué à la 59ᵉ minute de jeu face aux Toulousains, qui lui a d’ailleurs valu un carton jaune, le trois-quarts centre Ma’a Nonu est convoqué le 5 novembre devant la Commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby. L’international néo-zélandais pourrait écoper de plusieurs semaines de suspension si l’instance estime que son acte méritait plutôt un carton rouge.

    ————————————————————————————

    RC TOULON vs LYON OU

    9ᵉ journée de Top 14. Samedi 1er novembre, à 14h30. Au stade Félix-Mayol, à Toulon. Arbitre : Jérémy Rozier.

    Groupe RCT : Esteban Abadie, Brian Alainu’uese, Léo Ametlla, Teddy Baubigny, Daniel Brennan, Jules Coulon, Pierre Damond, Beka Gigashvili, Giorgi Javakhia, Lewis Ludlam, Charles Ollivon, Dany Priso, Joé Quere-Karaba, Swan Rebbadj, David Ribbans, Kyle Sinckler (avants) ; Juan Ignacio Brex, Oliver Cowie, Gaël Dréan, Mathis Ferté, Paolo Garbisi, Matéo Garcia, Clovis Le Bail, Ma’a Nonu, Baptiste Serin, Mathieu Smaïli, Setariki Tuicuvu, Ben White (arrières).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Provence rugby prêt à relever le défi de brivistes ambitieux

    Provence rugby prêt à relever le défi de brivistes ambitieux

    La semaine dernière, Provence rugby et Brive ont connu un destin croisé. Les Aixois ont mordu la poussière à Oyonnax, en offrant littéralement les munitions du succès à leurs adversaires. « Nous avons été défaillants dans les touches, ce qui a offert des opportunités à nos adversaires. Si nous voulons être à la hauteur de nos ambitions, il nous faut être plus rigoureux », reconnaît Romain Latterrade.

    Tout au long de la semaine, le staff a donc fait répéter ses fondamentaux dans les lancements du jeu à un collectif qui a conscience d’avoir manqué quelque chose dans l’Ain. Et qui compte bien se racheter sur ses terres face à un adversaire qui est un peu son baromètre depuis quelques saisons.

    « Brive, c’est un ogre », souligne le talonneur provençal. « Nous savons ce qui nous attend. Ce sera dur et serré, face à un gros pack. »

    Sébastien Fouassier est d’accord avec son joueur. « C’est un rendez-vous important qui nous attend, après un match où nous sommes restés sur notre faim », explique l’entraîneur des avants.

    Trouver la référence

    De son côté, Brive aura aussi besoin de se remonter le moral, après avoir été surpris par Soyaux-Angoulême dans son fief. « Ce qui donne à ce match toutes les caractéristiques d’un piège qu’il nous faudra éviter », poursuit le stratège.

    Parti tel un diesel, Provence rugby connaît encore quelques ratés. « Nous avons besoin d’un match référence. Brive peut être ce déclic pour lancer notre dynamique », admet Sébastien Fouassier. La période serait idéale, alors que le championnat arrive à son premier tiers, dans un bloc important et dont la dynamique peut donner le ton pour la suite.

    Le duel de ce soir, c’est avant tout le sixième qui reçoit le septième. Avec l’opportunité pour Provence de repousser un rival dangereux à cinq, voire six points en cas de bonus offensif. Sébastien Fouassier croit en la capacité de ses ouailles à sortir le grand jeu. « Il y a eu du bon travail tout au long de la semaine et je sens que le groupe monte en régime. J’attends le rendu en match. »

    9e journée de Pro D2

    21h, stade Maurice-David

    Arbitre : Pierre Bru

    PROVENCE : Vareiro – Lapègue, Lenoir, Finbau, Biuniyata – Muntz (o), Coville (m) – Gambini, Jalagonia, Tuisue – Zafra, Roda – Taofifenua, Latterrade, Francis.

    BRIVE : Krone – Tuivaka, Tapuai, Olding, Zénon – Shillcock ( o ), Cooney (m) – Lawes, Sadrugu, Gué – Herbst, Coletta – Chavac, Boudou, van der Merwe.