Tag: Romain Simmarano

  • La droite détaille son plan Condorcet pour les écoles

    La droite détaille son plan Condorcet pour les écoles

    Les écoles marseillaises consacrées honte de la République après deux décennies d’abandon étaient un gros point noir de la municipalité de droite sortante en 2020. Six ans plus tard, ses héritiers voient grand et font la leçon. Mardi, Robert Ciampi (HOR), proviseur de la cité scolaire Marseilleveyre et rédacteur du programme, présentait avec Romain Simmarano (Ren) et Laure-Agnès Caradec (LR), son projet pour les écoles de la ville. Un « plan Condorcet », inspiré du plan Charlemagne des collèges destiné à rattraper le retard. Il se décline en six axes et démarrera sur un audit mené avec les agents, parents et la DSDEN, pour établir un diagnostic de l’état du bâti, du matériel, des personnels et des besoins. Classique.

    Objectif ? « Dans tous les quartiers, une école sûre, entretenue, moderne, accessible et remplie de projets », glisse Robert Ciampi pour qui la rénovation constitue le pilier majeur « même si ne parler que du bâti, c’est se tromper ». Au-delà d’un « audit flash » de la SPEM, le programme table sur un Pôle de rénovation des écoles chargé de traiter 60 écoles par an. Mais pas que donc.

    Sur le plan pédagogique, la droite promet une hausse de 20% du budget par élève, des bibliothèques numériques et des études surveillées par des enseignants revalorisés. Le programme prévoit aussi un parcours éducatif adapté à chaque niveau – de l’initiation au goût en maternelle à l’apprentissage des premiers secours en CM2 -, une « maison médicale éducative », une « brigade d’infirmières », un plan DYS, ou la réhabilitation des conciergeries. Tout y est jusqu’à la création d’espace de répit pour les AESH. Pour l’encadrement des élèves en revanche, aucun chiffre n’est donné, si ce n’est celui d’une Atsem par classe de maternelle.

    Les abords des écoles seront sécurisés, avec contrôle d’accès vidéo et médiateurs. Enfin, côté restauration scolaire, Robert Ciampi promet de « travailler avec ceux qui ont le marché » sur des « assiettes de Provence » et d’œuvrer à trouver des cuisines centrales.

  • [Entretien] Romain Simmarano : « Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine »

    [Entretien] Romain Simmarano : « Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine »

    La Marseillaise : Vous avez accéléré la campagne, jusqu’à ce meeting de Martine Vassal ce mercredi. Quel message vous voulez faire passer ?

    Romain Simmarano : Marseille joue son son destin dans quatre jours, les Marseillais vont avoir à choisir entre plusieurs visions de l’avenir de leur ville. Il est plus que jamais temps de parler de programme, ce qu’on s’astreint à faire depuis deux semaines parce qu’aucun des autres candidats n’a voulu aller sur ce terrain. Le meeting arrive là comme la cerise sur le gâteau.

    Dans les 1-7, vous mettez l’accent sur l’insécurité quand la préfecture de police mettait en avant ses bons chiffres. L’État n’a pas assez agi ?

    R.S. : Le centre-ville n’a jamais été aussi violent : les chiffres de violences sur personne ont augmenté de 4% en une seule année. Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine en matière de sécurité, de propreté, de logement. Mais on ne peut pas s’en contenter, il faut pour nos quartiers une véritable vision économique, de développement culturel, une politique sportive.

    Vous voulez un poste de police, mais dans le 7e arrondissement… Vous serez seulement le maire du 7e ?

    R.S. : Je serai le maire des deux arrondissements, nous allons les piloter de la façon la plus équitable possible parce que chaque quartier a ses propres spécificités et besoins. La zone autour des Catalans, du mois de mai au mois d’octobre est surfréquentée et surcriminogène. Oui, nous assumons avoir besoin d’un poste de police rue Paul-Coddacioni, mais nous aussi avons besoin de la première police de proximité de France, une vidéoprotection à 100% sur l’ensemble de ce grand centre-ville, une politique économique bienveillante et événementielle vis-à-vis de nos commerçants : nous remettrons en place les dimanches de la Canebière et les nuits Sainte, nous ouvrirons la bibliothèque de l’Alcazar jusqu’à 21h avec une offre de soutien scolaire gratuit, nous rouvrirons la maison des nounous.

    L’enquête de la CCI montrait que le centre-ville était dynamique mais avec des évolutions très différentes d’un quartier à l’autre, comment recoudre tout ça ?

    R.S. : On va remettre de la vie, de la jeunesse. Nous proposons pour l’avenir des Galeries Lafayette un projet d’école de formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme, de préempter des logements vacants pour les jeunes, une maison de santé dédiée aux étudiants sur la Canebière. Il y a un énorme enjeu, que la jeunesse réinvestisse le centre-ville.

  • Avec le port, l’avenir du territoire en jeu

    Avec le port, l’avenir du territoire en jeu

    Avec ses 10 000 hectares de superficie et ses 42 600 emplois industriels et portuaires – dont 14 400 à Marseille – le Grand Port maritime de Marseille-Fos s’impose dans le paysage des municipales. Celui-ci en effet se trouve au carrefour d’une transition environnementale dont le calendrier a heurté celui du scrutin. En décembre dernier, la Métropole adoptait un projet partenarial d’aménagement pour la réindustrialisation du golfe de Fos, et le nouvel hémicycle qui sortira des urnes devra se pencher sur son financement et sa mise en œuvre.

    Pour les candidats des communes concernées, il s’agit d’accompagner cette réindustrialisation avec les services publics et infrastructures nécessaires. Ainsi à Martigues, le maire sortant (PCF) Gaby Charroux a-t-il dû longtemps batailler pour finalement obtenir le contournement autoroutier de sa commune et le renforcement de son hôpital. « Le député en place s’est approprié tout ça sans avoir rien fait. C’est moi qu’on a sollicité pour aller chercher les financements dans les collectivités et les communes alentour », rappelait-il sur Maritima ce mardi. À Port-de-Bouc, le maire sortant (PCF) Laurent Belsola avait de son côté déjà entamé des discussions avec le Port pour sécuriser le foncier à destination industrielle.

    À Marseille, c’est face aux appétits de la spéculation immobilière et de la tentation du tout balnéaire que les bassins Est ont longtemps dû faire face. La droite marseillaise, désormais, a fait son aggiornamento, et c’est à gauche qu’il a fallu convaincre de la nécessité de défendre l’emploi industriel, en le conciliant aux exigences environnementales. Après avoir lancé en 2022 une pétition contre la pollution maritime, le maire (DVG) Benoît Payan a fait voter en décembre 2024 une « stratégie pour une ville portuaire compétitive et durable ». « Notre activité portuaire doit perdurer, on ne peut pas la remplacer par du tertiaire, défendait-il lundi dans nos colonnes. Le port ne devra jamais devenir une marina. » Ainsi prévoit-il dans son programme de renforcer les liens de la municipalité avec le Grand Port maritime avec un contrat Ville-Port, pour renforcer la desserte ferroviaire et la connexion électrique, contribuer à créer un campus des métiers de la mer, moderniser les infrastructures de la réparation navale, de l’anse du Pharo à l’Estaque. En exigeant en contrepartie des espaces balnéaires à Corbières et contre la Digue du large ainsi que des mesures contre la pollution.

    Le RN menace 17 000 emplois

    « Il faut une école des métiers de la mer véritablement assumée », plaide aussi le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano (Ren.), qui insiste sur la poursuite de l’électrification à quai cofinancée par la Région et la défense du fret ferroviaire, « qui va nous permettre de décrocher plus de marchés à l’international ». Chez LFI aussi on assure défendre l’activité portuaire. « Il faut remettre en état les friches, nettoyer et rendre des locaux disponibles », défend le militant du POI Maxime Champion, visant l’implantation de petites entreprises tout en défendant le fret ferroviaire et une école des métiers de la mer. Quitte à aller à rebours du Toxic Tour organisé par les écologistes de Vaï, LFI et la députéé Alma Dufour qui dénonçaient l’activité portuaire et réclament la fin du croisiérisme. Toujours est-il que pour le candidat Delogu : « le port, il faudrait qu’il recule un peu sur ses terres », indique-t-il à made in Marseille… Quant au RN, il fait renaître les appétits spéculatifs en promettant une « marina du Nord de Marseille » avec restaurants, hôtels, centres des congrès. « Cette orientation menace directement l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité économique », avait alerté l’Union départementale CGT, rappelant que « le port de Marseille n’est pas un espace à privatiser ».

    Le projet de port fluvial de Fourques contesté

    La Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence (CCBTA) porte le projet de création d’un port de plaisance fluvial sur le petit Rhône à Fourques (Gard), d’une capacité de 314 anneaux. Une enquête publique s’est tenue à l’automne 2025. Ce projet suscite une levée de boucliers de la part d’associations (France Nature environnement, les Flamants roses du Trébon…). « Malgré seulement 19% d’avis positifs (…) et une faible participation, le commissaire-enquêteur a rendu un avis favorable au

    projet. (…) Nous rappelons qu’il s’agit de 11,5 M d’argent public. (…) À l’heure où le village de Fourques n’a plus de captage d’eau potable, il y a d’autres priorités que de

    réaliser un port qui saccagera l’environnement (…). Nous demandons aux candidats aux municipales de Fourques de se positionner », écrivent-ils dans un communiqué.

  • Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Les prétentions écologiques de la droite à Marseille

    Alors que les élections approchent à grands pas, les colistiers Christophe Madrolle et Anne Claudius-Petit, de la liste « Marseille je t’aime », ont exposés leurs engagements sur les thématiques de l’environnement et de l’écologie accompagnés de Romain Simmarano, deuxième de la liste. L’occasion pour ce dernier de critiquer le bilan du maire sortant, qu’il accuse « d’un énorme gâchis en matière environnementale les six dernières années ».

    « Capitale de l’écologie »

    Christophe Madrolle, écolo-centriste, a affirmé sans détour avoir « le seul projet vraiment écologique pour la ville », présentant des mesures destinées à faire de Marseille la « capitale de l’écologie ». Il propose par exemple un passage à 30% d’énergie photovoltaïque en cinq ans, contre 12% actuels, sans détailler le modèle d’action. Dans le même élan, Anne Claudius-Petit déclare : « L’écologie devait irriguer toutes les politiques publiques », exposant ses idées pour obtenir « des effets concrets pour les habitants ». Elle a notamment proposé de faire « pousser des haies sur les grandes avenues pour assurer la continuité écologique », et de végétaliser la ville, assurant que « la biodiversité doit aller le long des avenues et sur les places des noyaux villageois »…

    Romain Simmarano, qui a annoncé l’installation d’un
    « corridor vert » pour les navires Corsica Linea, d’ici 2031, a conclu de manière piquante, vantant la liste d’une politique environnementale « non dogmatique : on ne supprime pas les sapins de Noël, sans pour autant être dans l’inaction comme la mairie sortante ».

  • Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    L’extrême droite a-t-elle encore un plafond de verre ? Une enquête d’opinion réalisée par OpinionWay pour les médias de la sphère Bolloré CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche donne, pour la première fois, le candidat du RN Franck Allisio vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, au coude à coude cependant avec le maire sortant (DVG) Benoît Payan.

    Ce sondage, sur la base de 735 personnes sondées entre le 16 et le 23 février ayant la certitude d’aller voter, donne les deux premiers candidats, Benoît Payan et Franck Allisio, à égalité au premier tour avec 34% des suffrages. Le maire sortant obtiendrait trois points de plus que dans l’enquête d’opinion Elabe pour La Provence et BFMTV publiée le 18 février, le député RN de Marignane bondirait quant à lui de cinq points. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal ,est quant à elle sondée à 14%, un effondrement de sept points dans un contexte marqué par sa sortie de route lors du débat organisé par BFMTV, le 19 février, où elle a énuméré la devise pétainiste à l’antenne. Elle fait jeu égal avec le député LFI Sébastien Delogu (+2 points). Malgré son retrait annoncé le 18 février, Victor Hugo Espinosa (Écologie au centre) est sondé à 2%, autant que l’ex-directeur des relations internationales au Département, Erwan Davoux (DVD). Rémy Bazzali (LO) ferait moins de 1%.

    Unir les voix de gauche

    Avec quatre personnes passant la barre des 10% se profile une fois de plus la possibilité d’une quadrangulaire. Or, pour la première fois, le candidat RN en sortirait vainqueur avec 37% des suffrages, devant Benoît Payan (36%). Martine Vassal conserverait 14% des voix, Sébastien Delogu, 13%. En cas de retrait des insoumis, c’est cependant bien le maire sortant qui l’emporterait haut la main, crédité de 47% d’intentions de votes, loin devant Franck Allisio (38%) et Martine Vassal (15%).

    Face à cette rupture dans les pronostics sondagiers, le Printemps marseillais a appelé une fois de plus au rassemblement des électeurs de gauche par communiqué de presse. « Les aventures personnelles et les tentatives de divisions, notamment à gauche, font le jeu des extrêmes, réitère la majorité sortante. Face au risque réel de voir l’extrême droite raciste diriger notre ville, Marseille ne peut pas se permettre les divisions. » Une ligne tenue depuis le mois de janvier. « Tous les Marseillais d’où qu’ils viennent, attachés aux valeurs de notre ville et au vivre-ensemble doivent se mobiliser pour Marseille dès le premier tour autour de Benoît Payan », répète donc, encore une fois, le Printemps marseillais.

    « Décalage des sondages »

    « Les sondages se sont toujours trompés pour Marseille », élude le directeur de campagne de Sébastien Delogu, Hedi Bounouar. Mais, après les scores élevés du RN lors des derniers scrutins, il reconnaît : « On peut avoir des désaccords très profonds à gauche, l’adversaire fondamental, c’est l’extrême droite. S’il y a un risque, il faudra se réunir à gauche. » En rejetant la responsabilité sur le candidat qui, à gauche, sortira en tête. « Nous serons présents d’une manière ou d’une autre au second tour », annonce-t-il.

    En chute libre, la droite est plus circonspecte sur un sondage qui varie énormément des précédentes enquêtes d’opinion. « Lors des régionales, la dynamique était sans cesse contre, chaque sondage était pire que le précédent, rappelle le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano. Avoir vécu une telle expérience de décalage entre les sondages et la réalité des urnes permet d’avoir beaucoup de distance. » Alors que la campagne va entrer dans sa dernière ligne droite, il reste convaincu que la droite réussira à faire entendre ses propositions. « Tant pis s’il y a un cloud de polémiques, de disputes, de scandales : on n’est pas dans le cloud, on est les pieds sur terre », assure-t-il.

  • À Marseille, une pétition contre une halte soins addictions

    À Marseille, une pétition contre une halte soins addictions

    Près de trois ans après le sénateur d’extrême droite Stéphane Ravier, c’est cette fois la droite marseillaise qui lance, dès ce samedi, une pétition contre l’implantation d’une Halte soins addictions dans le centre-ville de Marseille. « C’est un combat politique, qu’importe ce qui a été fait par le passé », balaie d’emblée la tête de liste (Ren.) de la droite dans les 1-7 et porte-parole de la campagne, Romain Simmarano qui préfère souligner le travail de l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles pour faire échouer l’implantation prévue boulevard de la Libération. « Je suis surprise d’apprendre que Mme Camard [tête de liste du Printemps marseillais dans les 1-7, Ndlr.] souhaite faire une salle de shoot à Saint-Charles, nous y sommes complètement opposés », attaque de son côté la candidate de la droite, Martine Vassal.

    « Cette annonce est inacceptable au regard de l’état dans lequel ils ont laissé le centre-ville de Marseille », embraye son porte-parole. À son côté, le docteur Stéphane Pichon, président du conseil régional de l’ordre des pharmaciens, défend une implantation en milieu hospitalier. « Toutes les problématiques annexes vont pouvoir être prises en charge », argumente-t-il. Chacun rejette les arguments des associations qui plaident pour une implantation au plus près des lieux de consommation de drogue, qui serait quoi qu’il en soit accompagnée d’un suivi médical et social. Une solution défendue aujourd’hui par le maire (DVG) sortant Benoît Payan. « Ça s’est propagé partout », répond Romain Simmarano. « Marseille, ça devient crack cité bientôt », lance Martine Vassal. Mais ils s’engagent malgré tout à augmenter le soutien aux associations en première ligne face aux addictions.

  • L’appropriation de la croix de Lorraine par le RN contestée

    L’appropriation de la croix de Lorraine par le RN contestée

    En bas des affiches de Franck Allisio, tête de liste du RN pour les municipales à Marseille, un logo, celui du RPR, avec la croix de Lorraine. À rebours de l’Histoire, le candidat du parti héritier de l’OAS (Organisation armée secrète, organisation terroriste pro-Algérie française qui a tenté d’assassiner le général de Gaulle) fait figurer dans ses soutiens le sigle du parti gaulliste. Le parlementaire s’était en effet approprié le nom en 2023 pour en faire une antichambre du RN à destination des transfuges de droite (notre édition du 24/06/2023). Mais son utilisation est désormais ciblée par un recours du président (Ren.) de Région devant l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). « Renaud Muselier depuis longtemps combat cette utilisation, il est le petit-fils de l’amiral Muselier qui avait donné avec l’amiral d’Argenlieu la croix de Lorraine à la France libre », rappelle son directeur de cabinet Romain Simmarano, désormais porte-parole de la candidate de la droite Martine Vassal. Mais si le combat n’est pas nouveau, de nouveaux arguments juridiques ont convaincu de lancer une procédure de nullité des marques au mois d’octobre dernier. « On considère que c’est une utilisation mensongère du sigle RPR, qui correspondait à une période, à un courant d’idées », souligne Romain Simmarano. Franck Allisio cependant ne devrait pas avoir à le retirer de ses affiches : la décision de l’INPI est attendue en avril. « Le RN a fait traîner les choses », déplore le directeur de cabinet.

    « Cette procédure dure depuis des mois », balaie de son côté le porte-parole et directeur de campagne du RN, Olivier Rioult. Et d’appuyer : « Nous avons déjà gagné deux procédures à l’encontre de Monsieur Muselier à l’INPI. » Le 17 octobre puis le 7 novembre 2024, Franck Allisio avait en effet réussi à s’opposer aux dépôts de marque « RPR » par le président de Région. Piétinant l’histoire gaulliste.

  • À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

    À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

    La propreté a beau être une compétence métropolitaine, la droite marseillaise a rejeté la faute des problèmes de saleté dans la ville sur le maire sortant. Au lendemain de la présentation des propositions du Printemps marseillais en la matière (notre édition du 05/02), le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano, a dénoncé « un contre-feu soigneusement préparé en amont » à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi. « Benoît Payan a organisé une Marseille encore plus sale qu’il ne l’avait trouvée », accusait-il. Pour preuve, il dénonce « une police de la propreté qui a pour instruction de ne pas sanctionner », mais aussi l’état des parcs et jardins ou des plages, gérés par la municipalité, des promesses de campagne d’embauche d’agents pour la brigade de la propreté qui pour lui auraient dû être réalisées pour le mandat, les délégations confiées à deux adjointes marseillaises pour la voirie et la propreté. Faisant fi des collectes insuffisantes, de la gestion défaillante des déchets professionnels par la Métropole. Pour la droite, la solution passe par plus de décentralisation, la municipalité ayant refusé de récupérer la responsabilité de la propreté faute de moyens suffisants. « La propreté, la voirie doivent être gérés par les maires de secteurs », défend l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles. L’équipe de Martine Vassal défend aussi « une politique agressive de verbalisation pour l’extrême minorité qui salit Marseille », explique Romain Simmarano. Avec des embauches pour la seule police municipale. « Je ne pense pas qu’on ait besoin d’augmenter le nombre d‘effectifs de la propreté. Là, on est bien », juge Bruno Gilles.

  • La droite veut des explications sur la Société des écoles

    La droite veut des explications sur la Société des écoles

    Alors que la campagne de Martine Vassal (DVD) patine, Romain Simmarano, son porte-parole (Ren.) est venu, mardi, devant la presse dénoncer des « manœuvres et pratiques présumées illégales » à la Société publique des écoles de Marseille (Spem). L’enquête publiée la veille par Blast « change le visage de la campagne », estime celui-ci. Elle signale l’ouverture d’une enquête préliminaire, confirmée à La Marseillaise par le parquet sans en préciser le chef, suite à un signalement de Georges-François Leclerc, l’ex-préfet de région parti à l’Élysée, après l’achat sans mise en concurrence de bâtiments modulaires pour l’école Saint-André – la Castellane.

    Derrière la table où est soigneusement posé Le système Guérini, ouvrage signé Renaud Muselier (Ren.), Romain Simmarano demande au maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan qui préside la Spem, de « prendre ses responsabilités » : « Il a déclaré qu’il exclurait tout colistier condamné, mis en examen ou faisant l’objet d’une enquête préliminaire. S’appliquera-t-il la règle ? »

    Une question « démocratique essentielle » à ses yeux, même si Benoît Payan n’est pas directement ciblé, contrairement à sa candidate visée par une enquête pour « détournements de fonds publics », « trafic d’influence » et « corruption » au Département dont elle a la présidence. À ses côtés, Catherine Pila (LR) fustige « l’incompétence » et « l’amateurisme » de la majorité, quand Gérard Blanc, candidat (Ren.) sur les 15-16, déplore que des alertes internes sur un risque de favoritisme aient pu être ignorées. S’il assure ne demander « le retrait de personne », Romain Simmarano exige des explications rapides.

    Un coup de pression sur la justice à peine voilé : « Nous avons confiance en la justice, et nous souhaitons que ce soit par le biais de la justice, des médias ou quels que soient les moyens, avoir un maximum d’informations avant le premier tour. »

  • À Marseille, la Société des écoles visée par une enquête

    À Marseille, la Société des écoles visée par une enquête

    Chantier symbole du plan écoles, la rénovation du groupe scolaire Saint-André – la Castellane (16e) se transforme en un caillou gênant dans la botte du Printemps marseillais. Ce chantier est en effet au cœur d’un signalement de l’ancien préfet de région Georges-François Leclerc, désormais directeur de cabinet à l’Élysée, auprès du parquet daté du 15 septembre dernier mais révélé ce lundi par le site d’information Blast.

    Au cœur de cet « article 40 », une « acquisition sans mise en concurrence comme l’exigent les règles des marchés publics », pointe le courrier de « dénonciation de faits susceptibles d’être constitutifs d’infractions à loi pénale et notamment de délit de favoritisme ». En ligne de mire, l’achat en catastrophe le 8 juillet 2025 des bâtiments modulaires de l’école Vayssière tout juste rénovée pour accueillir les enfants de Saint-André – la Castellane, face aux défaillances de l’entreprise en charge du chantier Impresa Percassi, dont le marché avait finalement été résilié le 19 décembre 2024 (notre édition du 03/04/2025), le tribunal administratif rejetant ses demandes d’indemnisations. Or, le directeur du service juridique de la Société des écoles avait averti son secrétaire général, avec l’ensemble de la direction en copie : « Tu fais fi du délit de favoritisme. » Une alerte ignorée, et un achat de 1,4 million d’euros validé dans l’été.

    « Permettre aux enfants d’avoir un réfectoire »

    « Cette décision unanime a permis aux enfants de l’école d’avoir accès à un réfectoire et des repas chauds dès la rentrée de septembre 2025 », se défend la municipalité. Tandis que le signalement pointe aussi le nombre élevé d’attributaires différents pour les rénovations, la Ville rappelle que la responsabilité est partagée avec l’État. « Le maire de Marseille s’étonne que son co-actionnaire, le préfet de l’époque, n’ait pas informé l’ensemble du conseil d’administration et des actionnaires du signalement », cingle-t-elle dans un communiqué. Indiquant saisir aussi le parquet. Interrogé, celui-ci n’a pas donné suite.

    Mais en pleine campagne, c’est du pain béni pour ses opposants. « Benoît Payan doit s’expliquer », exige Sébastien Delogu (LFI). « Le candidat Payan avait annoncé exclure de sa liste tous les colistiers faisant l’objet d’une enquête, va-t-il donc se retirer ? » interroge le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano.