Tag: Roberto De Zerbi

  • Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Une page pourrait se tourner dans l’histoire moderne de l’OM. Le défenseur international argentin Leonardo Balerdi vivrait ses derniers mois sous le maillot phocéen. Les deux parties se seraient mises d’accord pour acter un départ en fin de saison, alors que le contrat de l’Argentin court jusqu’en 2028, selon Foot Mercato. Le joueur avait déjà exprimé son souhait de quitter le club la saison passée.

    Débarqué dans la cité phocéenne à l’été 2020, avec le statut de jeune défenseur très prometteur après deux saisons sous les couleurs du Borussia Dortmund, en Bundesliga, le natif de Villa Mercedes, au centre de la terre d’argent, a rapidement été mis à contribution dans la charnière centrale provençale. Sous les ordres d’André Villas-Boas, coach qui a repéré l’Argentin en 2018, lors de ses débuts professionnels avec le grand club sud-américain de Boca Juniors, et qui avait fait de lui l’une des priorités du mercato estival, « Leo » a notamment démontré des qualités d’anticipation, de relance et de contrôle de la profondeur. Le technicien portugais voyait même en lui « l’un des meilleurs défenseurs centraux d’Europe dans les années à venir ».

    Mais le dernier joyau de la collection marseillaise a progressivement perdu de son éclat. Son irrégularité, accentuée par de multiples passages à vide, ont par moments eu raison de lui. L’arrivée d’Igor Tudor à la tête de la formation olympienne, en 2022, lui permettra d’accéder au statut de titulaire indiscutable. La succession de différents entraîneurs, jusqu’à Habib Beye aujourd’hui, n’a jamais eu d’impact sur son temps de jeu. Il est même devenu capitaine sous la mandature de Roberto De Zerbi, dès la première journée de l’exercice 2024-2025. Une responsabilité parfois trop lourde à porter, compte tenu des enjeux et de la pression exercée au sein du microcosme olympien.

    Affaire juteuse

    Plus ancien joueur de l’effectif aujourd’hui, à seulement 27 ans, Leonardo Balerdi n’a jamais pleinement confirmé son potentiel. En plus d’une blessure au mollet en octobre dernier, l’international de l’Albiceleste s’est vu retirer son brassard de capitaine, au profit du milieu danois Pierre-Emile Højbjerg. Le début d’une descente aux enfers et les prémices de la fin d’un cycle. Cela ne l’empêcherait toutefois pas d’avoir de nombreux prétendants en Europe, notamment l’AS Rome. Sur ce dossier, l’actuel quatrième de Ligue 1 aimerait récupérer l’équivalent de 30 millions d’euros. Une potentielle belle opération financière qui ferait les affaires de Stéphane Richard, prochain président de l’OM, à partir du 2 juillet, qui aura comme mission primordiale, dans un premier temps, de redresser économiquement le club marseillais, qui déplore un déficit de 104,78 millions d’euros.

    Le jeu en vaudrait la chandelle. Surtout que le défenseur argentin pourrait également voir sa cote monter en flèche s’il venait à briller avec l’Argentine lors de la Coupe du monde, à partir du mois de juin.

  • L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    L’OM avance sans vrai cap pour la saison prochaine

    Avec Alban Juster à la présidence par intérim après la démission de Pablo Longoria, Medhi Benatia pour le moment dans le rôle de directeur sportif et Habib Beye sur le banc, en remplacement de Roberto De Zerbi, l’OM tient, à court terme, son trio décisionnaire. Mais comme toute institution, le club phocéen doit également se projeter sur le long terme, notamment à l’approche de la saison prochaine. Or, à ce stade, l’OM n’a aucune certitude quant à la stabilité de sa gouvernance, que ce soit à la présidence ou à la direction sportive, deux postes clés pour impulser une nouvelle dynamique.

    Dans un entretien accordé à nos confrères du JDD, le propriétaire américain Frank McCourt a néanmoins esquissé le profil recherché pour succéder à Pablo Longoria. « Ma préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille, je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La personne doit être un manager d’envergure et expérimenté. J’espère qu’on l’annoncera avant la fin de la saison », lance l’homme d’affaires bostonien.

    Depuis, les rumeurs se multiplient. L’une d’elles est alimentée par la sortie, lundi, de l’éditorialiste de RMC Sport, Daniel Riolo : « Le nom qui circule le plus, c’est celui de Mohamed Bouhafsi. Un profil que moi, je trouve excellent pour ce poste. D’un point de vue du sport, de la politique ou de la société marseillaise, il coche toutes les cases. Il connaît Frank McCourt, il connaît Medhi Benatia qui va partir, il connaît Habib Beye si celui-ci doit rester, les joueurs, les agents… Son carnet d’adresses dans le foot et ses réseaux sont très importants. »

    Fan de l’OM et régulièrement présent au Vélodrome, Mohamed Bouhafsi ne dispose toutefois pas, à première vue, de l’expérience attendue pour répondre pleinement aux critères évoqués par McCourt, samedi dernier. Dirigeant au sein du groupe Mediawan, le natif d’Oran n’aurait cependant pas besoin d’un tel vécu selon Daniel Riolo. Le journaliste de RMC va même plus loin, affirmant que Mohamed Bouhafsi serait séduit à l’idée de prendre les rênes de l’OM : « Je sais que ça l’intéresse, que c’est l’un des objectifs de sa vie. Nous, on l’a connu très jeune, mais c’était il y a quinze ans, il a fait son parcours. Je répète qu’au niveau du sportif, de la politique, de la ville de Marseille, de la société marseillaise dans son ensemble, il colle parfaitement. »

    Un ex-dirigeant de Puma ?

    Richard Teyssier, ex-directeur marketing et marque monde de Puma, figurerait dans la short-list pour devenir président, selon Foot Mercato. Ce quinquagénaire avait participé à la signature du partenariat entre l’OM et Puma, en 2018, lorsqu’il était directeur de l’équipementier pour la France.

    Le poste de directeur sportif reste également en suspens, d’autant plus que Frank McCourt a confirmé le prochain départ de Medhi Benatia, à la demande du dirigeant marocain. Selon le journaliste Adrien Pittore, de premiers contacts auraient même été établis avec Dimitri Payet et Steve Mandanda, qui disposeraient de clauses liées à une future fonction au sein de l’organigramme olympien.

  • Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Les supporters de l’OM fatalistes face à une nouvelle « cassure »

    Sur le Vieux-Port, mercredi, les Marseillais avaient mauvaise mine. Ils ont pu apprendre la nouvelle survenue dans la nuit de mardi à mercredi : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Rien ne se passe jamais comme prévu dans ce club », réagit Paul, en lisant le journal sur la terrasse du restaurant O’Quinze. « On n’arrive pas à garder des entraîneurs sur le long terme. Comment voulez-vous que ça marche ? », poursuit-il, affichant une vision pessimiste pour la suite de la saison, où l’OM est loin d’avoir acquis sa qualification en Ligue des Champions et, surtout, est toujours en lice en Coupe de France au stade des quarts de finale.

    « Pour moi, c’est une erreur d’enlever un entraîneur en plein milieu de la saison, soutient Hocine, fidèle supporter membre des South Winners. Je n’arrive pas à comprendre, surtout quand on voit son bilan. Au niveau des victoires, c’est l’un des meilleurs entraîneurs passés à l’OM. » Au XXIe siècle, Roberto De Zerbi est en effet l’entraîneur qui a, en moyenne, le plus gagné sous les couleurs bleues et blanches. Avec 57% de victoires, 39 succès, l’Italien devance ainsi ses prédécesseurs Igor Tudor (56%) et Jorge Sampaoli (54%), ainsi que les plus marquants Marcelo Bielsa (51%) et Didier Deschamps (50%).

    Sentiment de « fracture »

    Mais, au-delà des résultats, les supporters déplorent un mauvais timing. « Je pense qu’on aurait pu le faire en fin de saison, voire les choses jusqu’à la fin de saison », souligne Hocine, conscient du cruel manque de stabilité à l’Olympique de Marseille. « Ce qui est dommage, c’est que ça crée une cassure qui a deux conséquences possibles : soit un effet positif et on repart sur de bonnes bases, soit ça peut tout casser. »

    Mais une majorité des supporters interrogés voient le départ de l’Italien comme une bonne chose. « On sent qu’il y avait une fracture », martèle Lionel, serveur au bistrot de l’Horloge, qui a vivement débattu de la situation avec ses collègues et ses clients. « Quand tu vois un gardien comme (Geronimo) Rulli qui ne joue plus, (Leonardo) Balerdi qui est contesté depuis toujours et revient à son plus mauvais niveau depuis qu’il est à Marseille… Je pense qu’à un moment donné, le message ne passait plus », estime-t-il. « Quelque chose s’est cassé dans ce groupe », surenchérit Kaï, persuadé que le fiasco face au PSG a été celui de trop. « Il faudrait lancer une opération “stade vide” pour le prochain match face à Strasbourg », lance Alain, qui attend une vive réaction olympienne face à un tel électrochoc.

  • L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    L’OM et Roberto De Zerbi, la fin d’une idylle

    Roberto De Zerbi ne sera pas le Diego Simeone de l’OM.

    Deux semaines après avoir déclaré, dans les pages du Telegraph, qu’il souhaitait ancrer la mission de l’Italien dans la durée sur le banc de l’OM, sur le modèle de Diego Simeone à l’Atlético de Madrid, Pablo Longoria s’est dédit. En signifiant la fin de sa mission à l’ancien entraîneur de Brighton, le président marseillais alimente l’idée d’un club instable. Incapable de gérer une crise.

    Celle déclenchée par l’humiliation au Parc des Princes, dimanche dernier, aura été celle de trop. La défaite historique concédée face au PSG (5-0) a donc scellé l’histoire d’amour entre le gamin des rues de Brescia et un club qui continue de vivre sur son glorieux passé. Et perd au fil des ans les dorures de son blason.

    L’OM demeure bien un club unique en son genre. Mais en cultivant le passé, il en oublie que, depuis 1993, le football a changé. Et avec lui la recette pour rester un grand d’Europe. Tel ces généraux romains portés en triomphe au Capitole et qui finissaient au pied de la roche Tarpéïenne pour avoir abusé de leurs privilèges.

    à son arrivée, Roberto De Zerbi était vu comme celui qui devait ramener une certaine stabilité. « Je signe comme si j’allais rester dix ans. L’idée est de remettre Marseille à sa place et lutter pour le titre », confiait-il, lors de sa première prise de parole officielle, le 9 juillet 2024.

    Si les premières semaines furent idylliques, la première sortie de route, contre Auxerre au Vélodrome le 8 novembre, a valu une mise au point de sa part. L’OM venait d’être puni (1-3) au Vélodrome. Et l’entraîneur de dire, « si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir. Rompre mon contrat et partir sans argent ! »

    Il parviendra à sortir indemne de sa première tempête. Après une retraite à Mallemort et une série de bons résultats. Jusqu’à ce qu’une autre rouste, à Reims, n’entraîne de nouveaux propos forts, alors que ses joueurs avaient boycotté l’entraînement. « Je passe pour un criminel, un délinquant. Mais je ne suis pas ça », lâchait-il. Avant de poser la question : « Pourquoi un entraîneur ne dure pas plus de deux ans à Marseille ? »

    Retraite romaine

    Dans la foulée, une seconde retraite, cette fois dans la banlieue de Rome, lui permettait de remobiliser ses hoplites. à la clé, une fin de saison qui, si elle ne permettait pas à l’OM d’aller chercher le PSG, le voyait terminer deuxième. Avec un billet pour la phase de poule de la Ligue des Champions.

    Les clignotants étaient au vert à l’orée de la nouvelle saison. Après une victoire de prestige contre Aston Villa au Vélodrome (3-1), les Olympiens étaient prêts à chasser le titre. Mais, dès la sortie à Rennes
    (1ère journée), la crise est revenue. Une bagarre entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot dans le vestiaire entraînait le départ des deux hommes et un affolement de dernière minute dans le mercato d’été.

    L’OM a pourtant retrouvé un équilibre et entretenu l’illusion d’être un candidat crédible à la succession du PSG, grâce au succès du Vélodrome contre les Parisiens (1-0) et un Trophée de Champions qu’ils ont failli ramener du Koweït. Jusqu’aux deux dernières journées de la Ligue des Champions, où Roberto De Zerbi va toucher du doigt les limites de ses plans de jeu.

    En concédant deux défaites 3-0 contre Liverpool et Bruges, l’OM a été renvoyé à ses chères études. Entre les deux matches, et une victoire face à Lens au Vélodrome, Roberto De Zerbi martelait : « Je suis lié à Marseille. C’est un endroit spécial où beaucoup peuvent critiquer, se sentir le patron. Mon seul patron, c’est Frank McCourt. »

    Après l’improbable élimination de Bruges, il était encore optimiste. « J’étais l’entraîneur de Marseille et je le reste. Je pense encore rester cinq ou six ans parce que j’aime ça. Les joueurs me suivent », disait-il, alors que la rumeur de sa démission courrait. Avant de « demander pardon aux supporters », après la déroute au Parc des Princes, dimanche.

    Il ne pourra pas se racheter une nouvelle fois. Il quitte ses fonctions au petit matin d’un triste mercredi, tel un condamné à la peine capitale. Son adjoint Pancho Abardonado, épaulé par Romain Ferrier, entraîneur de la Pro 2, va relever le gant. Ce départ peut-il en amener d’autres ? En disant « dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place », au soir du Trophée des Champions, Medhi Benatia a suscité les doutes.

    « Si le problème, c’est moi, je suis prêt à partir, rompre mon contrat
    et partir sans argent ! »

  • Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’OM

    Même si plus rien ne nous étonne avec l’Olympique de Marseille, on s’attendait au moins à ce que Roberto De Zerbi aille jusqu’au bout de sa deuxième saison. Mais la cruelle élimination en Ligue des Champions, additionnée à la fessée subie dimanche sur la pelouse du Paris Saint-Germain aura finalement eu raison de lui.

    L’entraîneur italien de 46 ans, qui avait rejoint le club phocéen à l’été 2024, n’est désormais plus à la tête de la formation olympienne. Après de nombreux échanges en interne, son départ a été acté dans la nuit de mardi à mercredi au travers d’un communiqué, où l’OM a annoncé « la fin de leur collaboration d’un commun accord ». Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur le futur occupant du banc olympien.

  • PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    C’est triste d’avoir une telle réflexion envers un international français et ex-champion du monde, mais, mis à part lors des rencontres en Coupe de France, quand est-ce que Benjamin Pavard a gratifié le peuple marseillais d’une bonne prestation depuis le début d’année 2026 ? Une question qui est remise sur la table, dimanche soir, après sa prestation plutôt chaotique face aux Parisiens.

    Censé être l’un des éléments forts de la charnière centrale, compte tenu de son expérience et du talent qu’il a pu démontrer au Bayern Munich et à l’Inter Milan, le défenseur de 29 ans montre de réelles difficultés à tenir son rôle de rempart aux côtés de Leonardo Balerdi et Facundo Medina. Certes, ses coéquipiers ne sont pas parfaits – et ne l’ont d’ailleurs clairement pas été sur la pelouse des champions d’Europe en titre – mais, eux, n’ont au moins pas rechigné à la tâche. Clairement en retard au marquage sur Nuno Mendes dans l’action qui a mené à l’ouverture du score francilienne, Pavard a tenté à plusieurs reprises d’évoluer très haut sur le terrain. Mais comme Timothy Weah agit dans ce même registre, les deux hommes du couloir droit se sont souvent tirés dans les pattes. Son seul fait d’armes positif reste le marquage individuel qu’il a appliqué en tout début de match sur Senny Mayulu, puis Ousmane Dembélé, afin de limiter l’impact technique de ces prodiges. Malheureusement pour les Olympiens, cette prise d’initiative fut trop éphémère.

    Théorie confirmée

    Face au festival du dernier Ballon d’Or, Benjamin Pavard, à l’image de ses collègues défensifs humiliés lors du deuxième but de l’international français, a semblé être totalement impuissant. Il n’a d’ailleurs même pas essayé de faire obstacle entre le génie Dembélé et Jeffrey de Lange. En seconde période, le tandem Mendes-Barcola lui a mené la vie dure, malgré quelques interventions maîtrisées. Et c’est justement ce qui rend la pilule difficile à digérer avec Pavard. Toutes proportions gardées, compte tenu du niveau actuel du PSG, la théorie qu’a lancé Roberto De Zerbi après la victoire face au Stade Rennais, mardi dernier, s’est avérée plutôt juste. « C’est une équipe étrange, qu’on a du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends trois buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir… », avait-il souligné. Il en a eu une nouvelle fois la preuve au Parc des Princes.

    Nkoulou tire sa révérence

    Il a connu quelques Classiques durant ses cinq saisons passées dans la cité phocéenne. Le défenseur international camerounais, Nicolas Nkoulou (81 sélections), a annoncé prendre sa retraite de footballeur à l’âge de 35 ans. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2012 avec l’Olympique de Marseille et d’une Coupe d’Afrique des nations avec le Cameroun en 2017, Nkoulou a également évolué dans le championnat de France sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais et de l’AS Monaco.

  • Un dernier jour de mercato mouvementé à Marseille

    Un dernier jour de mercato mouvementé à Marseille

    Les périodes de mercato se suivent et se ressemblent côté olympien. L’état-major marseillais s’est activé dans les dernières heures avant la clôture définitive, prévue lundi à 20h, pour réaliser quelques retouches dans l’effectif.

    Attendu depuis quelques semaines, le club phocéen a officialisé lundi matin les arrivées de l’Angevin Himad Abdelli (3,5 millions d’euros, bonus compris), milieu offensif international algérien âgé de 30 ans, puis celle de Tochukwu Nnadi, milieu central international nigérian de 22 ans, en provenance de l’écurie belge du Zulte Waregem (6 millions d’euros). Si le nom d’Abdelli est plus parlant, en raison de ses trois saisons et demie passées en Anjou et de sa présence dans le groupe algérien lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, celui d’Nnadi est très estimé hors de nos frontières. « Joueur très physique », « aspirateur de ballons » et « rugueux », comme on peut le lire chez nos confrères belges et nigérians qui critiquent également sa capacité à prendre trop de cartons, la recrue surprise possède de solides atouts.

    Dégraissage massif

    « Je suis content d’être ici. C’est mon premier jour en France. Je suis ici pour jouer au football et me battre pour l’équipe. C’est mon ambition », a-t-il déclaré lors de son arrivée à l’aéroport de Marignane. Pour ne pas accumuler pas trop de milieux de terrain inutilement, l’OM a décidé de se séparer d’Angel Gomes, Matt O’Riley et Darryl Bakola. Le Britannique fait son retour en Premier League en rejoignant Wolverhampton sous la forme d’un prêt payant estimé à environ un million d’euros, assorti d’une option d’achat fixée autour de sept millions d’euros. Le Danois retourne à Brighton, après que les Seagulls ait décidé de casser le prêt en cours. Et le jeune français de 18 ans file à Sassuolo pour la somme de dix millions d’euros. Bakola n’a pas fait le voyage en Italie seul. Le défenseur latéral gauche suisse Ulisses Garcia a également fait ses valises pour rejoindre les Neroverdi sous la forme d’un prêt avec une option d’achat à quatre millions d’euros. Toujours à Sassuolo, le club italien a décidé de lever l’option d’achat d’Ismaël Koné, ce qui permet à l’OM d’encaisser 13 millions d’euros supplémentaires. Dans le même temps, Keyliane Abdallah, vainqueur de la Coupe Gambardella 2024, quitte temporairement la cité phocéenne. Le neveu de Toifilou Maoulida va découvrir le football espagnol, où il a été prêté au Nastic Tarragona, partenaire de la maison olympienne.

  • Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Au milieu du calendrier chargé de l’OM entre la Ligue 1, la Coupe de France et la Ligue des Champions, un homme a récemment cristallisé l’attention : Roberto De Zerbi. L’entraîneur italien s’est exprimé à de nombreuses reprises ces derniers jours sur divers sujets hors terrain, musclant quelque peu sa communication, tant à l’égard des journalistes que sur son envie de poursuivre l’aventure marseillaise.

    En effet, l’ancien coach de Brighton figure parmi les techniciens marseillais à avoir pleinement compris l’environnement dans lequel il a mis les pieds. L’an passé, il décrivait Marseille comme « une ville excessive, radicale, tranchée. Elle correspond à mon tempérament et à mon histoire ».

    Un tempérament que l’on peut qualifier d’imprévisible, parfois, de volcanique aussi, comme le stade qui accueille son équipe. Finalement, un personnage à l’image de la cité phocéenne. Pierre-Emile Hojbjerg, mardi dernier, n’a pas hésité à comparer la passion de son entraîneur à celle d’Antonio Conte, autre transalpin actif sur un banc de touche.

    L’OM met les choses

    au clair

    Ces dernières semaines, des rumeurs venues d’outre-Manche reliaient De Zerbi à Manchester United. Rien de concret et une information balayée très rapidement par le principal intéressé, lors de la conférence de presse avant la réception de Liverpool. « Non, il n’y a rien du tout. Je suis à 100% concentré sur l’OM », disait-il simplement. Lors d’une interview de 21 minutes accordée à la BBC, le natif de Brescia a confirmé sa confiance envers le club olympien : « Je suis très heureux à Marseille et je veux garder mon poste jusqu’à je ne sais quand ».

    Jusqu’à maintenant, Roberto De Zerbi ne s’était pas tellement attardé sur les critiques à son égard. Mais, ces sept derniers jours, il s’est donc montré plus virulent, jouant avec la presse et disant clairement le fond de sa pensée. « Personne ne parle de mes choix avant les matches, mais, vous les journalistes, vous ne faites que critiquer après les matches », lançait-il avant la rencontre face à Liverpool, sourire en coin. Concentré sur ses idées et sur le football, le coach italien a également expliqué qu’il n’avait « le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien ».

    Un communiqué de l’OM est venu appuyer les propos de son technicien, dimanche soir, mettant notamment en avant le fait que « l’Olympique de Marseille ne pratique ni boycott ni censure à l’égard des médias. Les décisions prises relèvent exclusivement de choix stratégiques du club, fondés sur l’analyse des contextes, des traitements observés et du respect de l’institution ». Le club fait également comprendre qu’il serait offensif s’il jugeait que des propos seraient diffamatoires à l’attention de l’OM. Une question d’image donc, celle que le duo Longoria-Benatia construit depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône.

    Par ailleurs, Pierre Sage, toujours dans le juste sur le plan humain, a salué l’attitude des dirigeants marseillais. L’entraîneur du RC Lens a été particulièrement bien accueilli lorsqu’il s’est déplacé au stade Vélodrome, mercredi. En effet, il avait été invité pour observer l’équipe olympienne lors de son match de Ligue des Champions face aux Reds. « Être présent dans le stade permet de voir des choses qu’on peine parfois à percevoir derrière un écran. Je tiens à remercier l’Olympique de Marseille, parce qu’ils nous ont très bien accueillis, ils ont été très classes », a souligné l’ex-entraîneur de l’OL. Ce dernier et Roberto De Zerbi ont également échangé après la rencontre parfaitement maîtrisée par l’OM samedi soir contre Lens (3-1). Les deux hommes ont promis de s’appeler dans la semaine et le Lensois a également salué le comportement de son homologue envers lui.

    Beaucoup d’agitation donc ces derniers jours, alors que les événements s’enchaînent pour l’OM. Mercredi soir, à l’issue du match à Bruges, les Phocéens y verront plus clair quant à leur calendrier printanier. Avant d’enchaîner contre les deux clubs parisiens puis de recevoir Rennes pour un huitième de finale de Coupe de France qui s’annonce électrique.

    Mmadi officiellement prolongé

    L’Olympique de Marseille a annoncé, ce lundi, la prolongation de contrat jusqu’en 2029 de Tadjidine Mmadi. Le jeune marseillais d’origine comorienne a effectué ses débuts professionnels cette saison et a même marqué son premier but, en Coupe de France, à Bourg-en-Bresse.

    Autre nouvelle avec le communiqué de l’OM à propos de l’interdiction de déplacement des supporters au Paris FC. Le club s’indigne de cette mesure et rappelle que les fans du PFC ont pu se rendre au Vélodrome, pour suivre leur équipe, en août dernier.

  • L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    Compte tenu de la récente forme des Reds en Premier League, l’espoir d’une victoire, pour les plus optimistes, ou simplement d’un point pris, pour les plus modérés, était permis. Mais Liverpool, club mythique, a prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer aussi facilement. Dominateurs, malgré quelques actions subies, les Anglais n’ont fait qu’une bouchée d’une équipe olympienne impuissante. Et même trop tendre vis-à-vis du niveau. « On a mal joué, on a pris un but bête, le premier », a noté Roberto De Zerbi, conscient que la terrible faute de son capitaine (Leonardo Balerdi) a mis un premier coup de massue sur la tête des Olympiens.

    « La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes », a-t-il poursuivi en mettant en lumière les mauvaises relances d’une défense particulièrement aux abois, notamment Benjamin Pavard, dépassé par les déplacements furtifs d’Hugo Ekitiké. « C’est dur, à la maison, c’est dur », a insisté l’Argentin Leonardo Balerdi. « On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec des occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer. On va gagner contre Bruges, on va se qualifier », a-t-il martelé.

    Manque de constance

    Si l’OM a eu effectivement des occasions en première période, le retour des vestiaires a également été celui du retour à la réalité. « Le match s’est un peu ouvert et, quand tu donnes de l’espace aux joueurs de Liverpool, c’est évident que tu vas souffrir », a reconnu le technicien italien, persuadé que ses protégés manquent cruellement de constance. « C’est une défaite difficile », a reconnu le piston droit Timothy Weah. « Nous voulions gagner ce match, mais Liverpool a été supérieur, tout simplement. Nous devons continuer à travailler. Nous avons réalisé un bon début de seconde période, mais ce deuxième but a clairement changé la physionomie du match. Désormais, il est essentiel que l’équipe se concentre sur les prochaines échéances, face au RC Lens puis contre Bruges, en poursuivant notre travail à l’entraînement », a enchaîné l’international américain.

    « Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer », a estimé De Zerbi, lucide sur la qualité de jeu produit par ses joueurs à une semaine du déplacement crucial et décisif en Belgique. « Ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille », a-t-il lancé.

  • L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    L’OM rêve d’un hold-up contre Liverpool

    Après le Real Madrid au mois de septembre, l’OM s’apprête à défier une autre grande institution du football européen. Le mythique club de Liverpool, champion d’Angleterre en titre, débarque au stade Vélodrome, ce mercredi soir à 21h, lors de la 7e et avant-dernière journée de la Ligue des champions.

    Une rencontre qui vaut son pesant d’or, puisqu’en cas de match nul seulement, les Phocéens se rapprocheraient très fortement d’une qualification pour les barrages de la compétition, a minima. « La préparation footballistique est plus difficile quand tu affrontes Liverpool, contrairement à la préparation mentale », estime Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien. « C’est la progression que l’on doit avoir de notre côté. On doit penser que tous les matches doivent être préparés de la même manière, car notre histoire prouve qu’on peut gagner contre tout le monde. Ce match peut changer la saison en Ligue des champions. Je ne pense pas qu’il faille penser à un résultat pour changer une saison. Le plus important est la façon dont on joue le match. Même une défaite, comme au Trophée des champions, peut nous booster », poursuit le technicien italien

    Ce dernier est encore traumatisé par la cruelle défaite face au PSG, au Koweït. « Dans le football, il y a deux équipes : une gagne et l’autre perd. Si tu arrives à mener juste avant la fin et que tu perds, pour moi, ce n’est pas vraiment une défaite. Contre le PSG au Trophée des champions, c’est une défaite qui va rester ancrée en moi, je ne vais pas l’oublier et vais y penser jusqu’à la fin de mes jours. Mais je ne me sens pas défait. On sait là où on pourrait mieux faire, mais on doit donner le maximum. On essaye de gagner des trophées », ajoute De Zerbi, présent aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, dont il reconnaît très volontiers et de manière répétée son importance au sein de l’effectif.

    « Il a le niveau élevé qui permet aux joueurs plus jeunes d’apprendre. Il a une forte personnalité et ce genre de joueurs est indispensable pour l’équipe. […] Si tu as un joueur comme Højbjerg, le niveau s’élève du point de vue du football et de la personnalité », souligne De Zerbi. Son milieu de terrain danois, parfois capitaine de la formation olympienne, va fêter ses retrouvailles avec les Reds, après avoir évolué durant neuf saisons en Premier League.

    « Quand tu les joues, tu sais qu’il faut être au plus haut niveau, avec la tête, les jambes et la bonne mentalité. On joue au Vélodrome et on va essayer de tout faire pour prendre les points », lance l’ancien cadre de Tottenham et de Southampton, club dans lequel il a côtoyé Virgil Van Djik, capitaine des Scousers, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de la planète. « Il a tout gagné et continue à être constamment un joueur de top niveau. C’est un leader dans son équipe et son pays. Beaucoup de jeunes veulent faire comme lui. Quand j’ai joué avec lui, cela se voyait que c’était un joueur de très très haut niveau », témoigne le milieu âgé de 30 ans, conscient de l’armada de « joueurs fantastiques » à la disposition d’Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool. « Nous devrons jouer un bon match, mais on a de l’ambition. On travaille tous les jours pour ça. Ce sera un match très difficile », prévient le soldat Højbjerg, toujours sur ses gardes.

    Les Reds ne prennent pas le match à la légère

    Au bord du top 8, à la lisière d’être éligible pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, les célèbres Reds de Liverpool débarquent dans la cité phocéenne en faisant de cette rencontre européenne « une priorité », comme l’a indiqué Milos Kerkez, l’arrière gauche hongrois. Mais aussi avec la ferme intention de mettre fin à une série de quatre matches sans victoire dans leur championnat. « Je comprends parfaitement la frustration des supporters. Ils ont le droit à la liberté d’expression, mais nous sommes nous aussi déçus. Nous devons rester unis dans les moments difficiles », souligne le défenseur de 22 ans, conscient que cette confrontation face aux Olympiens sera « difficile ». Une opinion partagée par son entraîneur, Arne Slot. « L’OM est un grand club actuellement », reconnaît le technicien néerlandais, qui voue une grande admiration pour Roberto De Zerbi. « Je le considère comme l’un des meilleurs au monde. […] Je ne suis pas responsable du recrutement des entraîneurs, mais si c’était le cas, De Zerbi figurerait parmi mes premiers choix », poursuit Slot. Il compte sur l’expérience de son capitaine Virgil Van Djik, qui s’apprête à disputer son 350e match avec Liverpool, pour canaliser les offensives marseillaises.

    C.K.