Tag: rencontre

  • Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Le flamenco sera à l’honneur ce dimanche 28 juin à la salle Saint-Marceaux de La Ciotat. L’école Éveil Flamenco y Mas y présentera Paseo Flamenco, son spectacle de fin d’année, l’occasion pour les élèves de partager avec le public le travail réalisé tout au long de la saison. Le rendez-vous débutera à 18 heures, avec une ouverture des portes dès 17h30.

    Préparé depuis le mois de septembre, le spectacle est l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage et de répétitions. Sur scène, « les élèves, âgés de 5 à 70 ans, interpréteront différents styles de flamenco », présente Josy Delgado, la directrice de la structure, et ce à travers une succession de tableaux mêlant danse, musique et chant. Des plus jeunes débutants aux danseurs confirmés, chacun proposera une partie du travail accompli au cours de l’année.

    Pour cette représentation, les élèves seront accompagnés de musiciens professionnels, avec guitare, chant et violon.

    Les enfants et les élèves débutants sont formés par Josy Delgado, la directrice de l’école Éveil Flamenco y Mas, tandis que Teresa Deleria accompagne les danseurs les plus avancés. Les cours de guitare sont assurés par Paco Carmona.

    Des élèves de 5 à 70 ans sur scène

    Au-delà de la représentation artistique, Paseo Flamenco se veut un moment de rencontre et de convivialité. L’école souhaite faire de cette soirée une fête ouverte à tous, où familles, proches et amateurs de danse pourront découvrir l’évolution des élèves dans une ambiance chaleureuse. Une petite restauration sera proposée sur place avant et après le spectacle.

    Spectacle, dimanche 28 juin à 18h, salle Saint-Marceaux. Entrée : 10 euros, gratuit (- de 12 ans). Petite restauration et réservations sur HelloAsso ou au 06.62.68.05.41.

  • La victoire à tout prix pour un Brésil en manque d’inspiration

    La victoire à tout prix pour un Brésil en manque d’inspiration

    Privé de son ailier brésilien Raphinha, le Brésil devra s’imposer face à l’Écosse pour valider son billet pour les huitièmes de finale du Mondial. Une rencontre également attendue comme un possible tournant, tant la Seleção est critiquée depuis le début de la compétition pour un jeu jugé terne et sans relief.

    Le match nul contre le Maroc (1-1) a mis en lumière une équipe brésilienne en manque d’inspiration collective, malgré l’éclat individuel de Vinicius Jr. L’ailier madrilène, auteur de l’égalisation face aux Lions de l’Atlas, demeure l’un des rares à surnager. La large victoire contre Haïti a certes permis de relancer la dynamique, mais elle n’a pas totalement dissipé les doutes sur la capacité du Brésil à maîtriser ses rencontres.

    « Nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle équipe, que ce soit Haïti ou la France, nous avons la qualité pour le faire », a assuré Carlo Ancelotti après la rencontre. Dimanche, le sélectionneur a laissé au repos sept titulaires, dont Danilo, Douglas Santos, Marquinhos et Gabriel Magalhães, afin de préparer ce dernier match du groupe C. Mais l’absence de Raphinha, blessé face à Haïti et habituel dynamiteur du couloir droit, déséquilibre l’animation offensive, recentrée sur le côté gauche autour de Vinicius Jr.

    L’inconnue Neymar

    Ce troisième match de poule pourrait également marquer le retour de Neymar, appelé pour disputer sa quatrième et dernière Coupe du monde malgré une blessure au mollet droit qui l’a éloigné des terrains pendant plus d’un mois. À 34 ans, l’ancien numéro 10 du PSG a repris l’entraînement collectif en fin de semaine dernière, mais pourrait manquer de rythme pour débuter la rencontre. L’attaquant d’Arsenal Gabriel Martinelli s’est montré confiant : les joueurs sont prêts à consentir davantage d’efforts pour accompagner leurs leaders offensifs. « Nous pouvons courir 20, 30 fois plus pour mettre en valeur Ney ou Vini », a-t-il expliqué. « Nous avons cet objectif : gagner la Coupe du monde », lance le finaliste de la dernière Ligue des Champions.

    Parmi les options possibles pour remplacer Raphinha, Martinelli a souligné que Neymar avait retrouvé un « très haut niveau » malgré des blessures récurrentes qui l’ont écarté de la sélection depuis octobre 2023. « Nous avons fait un entraînement et nous avons pu voir sa qualité, on était cloués, a-t-il affirmé. Tout le monde connaît ses qualités mais aussi son intensité. Au vu de la manière dont il est revenu, nous voyons qu’il a très envie » de jouer.

    Pour le moment qualifiés pour les 16es de finale grâce à leur place de co-leaders du groupe, les Auriverde veulent assurer leur première place en s’imposant face aux Ecossais qu’ils affrontent pour la cinquième fois en Coupe du Monde.

    Victorieuse d’Haïti (1-0) puis battue par le Maroc sur le même score, l’Ecosse n’est pas assurée de faire partie des huit meilleurs troisièmes.

    1er : Brésil (4 points)

    2e : Maroc (4 points)

    3e : Ecosse (3 points)

    4e : Haïti (0 point)

    ET AUSSI

    Les Fennecs restent en course

    L’Algérie a renversé et éliminé la Jordanie (2-1) grâce à deux buts inscrits dans les vingt dernières minutes afin de se relancer dans le groupe J du Mondial-2026 lundi à Santa Clara près de San Francisco. La Jordanie, pour sa première Coupe du monde, était lancée vers un exploit grâce à Nizar Al-Rashdan (36e), mais l’Algérie, longtemps en panne d’efficacité, a finalement pu compter sur Nadhir Benbouali (69e) et Amine Gouiri (82e), pour un résultat qui offre la première place du groupe à l’Argentine.

    Truel entre serial-buteurs qualifiés

    La France, l’Argentine et la Norvège ont décroché lundi leur billet pour les 16es de finale du Mondial, à nouveau portées par le talent et les buts de Kylian Mbappé, Lionel Messi et Erling Haaland, tous auteurs d’un doublé. Au génie du capitaine argentin – désormais le seul meilleur goleador de l’histoire de la Coupe du monde avec 18 buts – la star du Real Madrid a répliqué en faisant deux fois trembler les filets pour sa centième sélection, lors d’un match qui restera dans les annales pour avoir été interrompu plus de deux heures en raison des orages grondant sur Philadelphie.

    Les Lions de l’Atlas ont faim

    Quand le Maroc affrontera Haïti, mercredi à Atlanta, tous les regards seront braqués sur Ismael Saibari, milieu de terrain au parcours chaotique qui n’était pas prédestiné à devenir le héros des Lions de l’Atlas, et encore moins l’une des révélations du Mondial. Avec quatre points au moment d’affronter des Grenadiers déjà éliminés, les Marocains ont déjà un pied en 16es de finale et sont en concurrence pour la première place avec le Brésil, en tête du groupe C à la différence de buts.

  • Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    L’enjeu, « c’est le vivre-ensemble » pour cette participante à la conférence donnée par la sociologue Sylviane Feuilladieu ce vendredi matin à la salle Dufy. C’est à l’invitation de l’Association pour la promotion et l’organisation d’un réseau de santé ouest étang de Berre (Aporsoeb) que l’enseignante-chercheuse à Aix-Marseille université est venue ouvrir le colloque d’une journée organisée par l’association autour du handicap et de « l’accueil de la différence de chaque enfant ».

    Outre le vivre-ensemble, l’enjeu est aussi d’ouvrir la réflexion des professionnels de santé, du social, de l’éducation et parents invités sur l’accessibilité réelle aux handicapés, au-delà de la simple compensation, et particulièrement en milieu scolaire. « Une situation inclusive peut être inégale, excluante, ségrégative ou non légitimisante » explique la chercheuse, mettant en situation : « si un élève handicapé est en classe avec son accompagnant [AESH, Ndlr] il est inclus avec les autres, et on rend les supports accessibles » pour compenser le handicap. Mais il y a un écueil : « Les interactions ne changent pas, la reconnaissance de l’institution non plus », affirme la sociologue.

    « La justice sociale c’est agir sur un système »

    Sylviane Feuilladieu pousse plus loin l’idée d’inclusion « de masse » des handicapés pour une « démocratisation » de l’inclusion, en considérant « les inégalités sociales d’accès et de participation » des concernés. Plus que l’égalité, ou l’équité, la sociologue en vient au terme de « justice sociale, soit agir sur la manière dont fonctionne le système » pour l’adapter à tous. « Travailler les pratiques inclusives, c’est faire une place à chacun en reconfigurant l’espace social » estime-t-elle, parlant d’« un travail collectif » pour éviter « de ne penser qu’à l’inclusion qui maintient dans l’inégalité d’accès et de participation », et permettre de renforcer « le vouloir agir et le pouvoir d’agir ».

    Mais cette vision suscite le débat. « Certains handicaps sont facilement compensables, mais on ne peut pas inclure tout le monde », estime Michel Roussel, de l’association la Chrysalide qui offre des services d’accompagnement. « Pour les autistes lourds ou les polyhandicapés, c’est un peu des foutaises pour nous, faut pas être des Bisounours », ose-t-il. « La sociologie démontre qu’il faut se donner les moyens de cette ambition », rétorque la chercheuse, indiquant qu’il y a certes « des écarts à la norme plus ou moins conséquents » mais que les sciences du langage étudient l’inclusion des personnes non-oralisantes, et d’autres « sur l’insertion professionnelle des travailleurs en Esat vers le milieu ordinaire ». Claire Burger, participante, considère qu’« on ne peut pas demander à des neurodivergents de penser comme nous, les neurotypiques ». « Ces personnes pensent différemment. C’est un fonctionnement qui n’est pas majoritaire mais qu’on handicape car ils ne rentrent pas dans la norme » précise-t-elle, en aparté.

    Créer cette rencontre est l’objectif de l’Aporsoeb. « Ce colloque permet de prendre du recul pour revenir au travail avec une position différente », indique la coordinatrice Maïté Robin.

  • Des animations pour valoriser la francophonie à Marseille

    Des animations pour valoriser la francophonie à Marseille

    La Maison de la Francophonie participe, ce vendredi 12 juin, à la Journée internationale de la Francophonie à l’Hôtel de Région, à Marseille. De 9h30 à 17h30, de nombreuses animations, rencontres et expositions, destinées à faire « découvrir la francophonie à Marseille et dans le monde », ponctueront cette journée.

    Rencontres et partage

    Parmi les temps forts, une dictée de la Francophonie, sur le thème « Le monde à venir », sera proposée à 10h (inscriptions ouvertes dès 9h30). À midi, le prix littéraire de la Francophonie sera remis à l’écrivaine Maria Larrea pour son roman Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (Grasset). Les lauréats de la dictée seront ensuite récompensés à 12h15.

    L’après-midi sera marquée par une table ronde sur le thème « Génération Paix ! Contribution de la jeunesse pour un monde plus apaisé ». Diplomates, universitaires, étudiants et représentants associatifs « échangeront sur le rôle que joue la francophonie dans la promotion du dialogue et de la paix », avec l’ambition de faire émerger des projets concrets.

    La journée se poursuivra à 16h30 avec le défilé des « Marseillaises venues d’ailleurs », vêtues des tenues traditionnelles de leurs pays d’origine.

    Un pot de l’amitié clôturera ensuite l’événement. Tout au long de la journée, un espace dédié aux écrivains francophones, une exposition des artistes peintres de l’association « Vertiges en Provence », ainsi que plusieurs ateliers ludiques autour de la francophonie seront accessibles aux visiteurs.

    Hôtel de Région – 27, place Jules-Guesde à Marseille (2e).
    Entrée libre.

  • À Marseille, les élèves sensibilisés aux dangers numériques

    À Marseille, les élèves sensibilisés aux dangers numériques

    Huit écoles élémentaires ont eu l’opportunité, du 1er au 5 juin, de participer à une semaine de rencontres dédiée à la découverte des médias audiovisuels et numériques, animée par des équipes de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique). Les élèves ont pu explorer les divers types de médias et ont été sensibilisés à l’usage des écrans, pour comprendre la signalétique jeunesse ou encore savoir comment réagir face à un contenu choquant. Au total, 991 élèves, du CP au CM2, ont été concernés par cette initiative portée en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Dans une classe de CE1 de l’école Convalescents (1er), la rencontre prend tout son sens. Sur 23 élèves, 9 possèdent déjà leur propre téléphone portable. Tous ont déjà regardé des films « déconseillés » à leur âge. Une grande partie a même déjà joué à « GTA », jeu vidéo dans lequel le joueur incarne des criminels dans un univers marqué par violence et activités illégales.

    Des chiffres qui ne surprennent pas Manon Conan, cheffe du département Éducation aux médias de l’Arcom, qui dirige l’atelier : « énormément de jeunes regardent des films d’horreur et d’autres contenus très violents. Ils ont l’impression que ça ne les impacte pas. Les thématiques abordées portaient donc surtout sur la manière de se protéger lorsqu’on est exposé à ce type de contenus. » Ce constat dépasse largement cette classe. « Les réseaux sociaux sont supposés être accessibles à 13 ans – peut-être 15 demain – et aujourd’hui, 50% des enfants de 12 ans ont un compte Snapchat ou TikTok », note le président de l’Arcom, Martin Adjani, présent pour clôturer la semaine.

    Pascaline Lécorché, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’éducation, confirme l’urgence : « Quand on discute avec le réseau de formation des professionnels de l’éducation, Canopé, ils nous disent qu’il y a une réelle demande de formation des enseignants. »

    La Ville a choisi d’agir tôt. « Depuis 2020, elle est un laboratoire innovant sur l’enseignement du numérique dans les écoles », explique Christophe Hugon, conseiller délégué aux relations avec les acteurs du numérique. Une démarche pensée sans culpabiliser les parents : « Ils sont souvent demandeurs d’outils pour que l’éducation de leurs enfants dans l’espace numérique se passe aussi bien que dans l’espace urbain. » L’Arcom envisage d’inscrire l’initiative dans la durée et de la déployer.

  • La Ciotat célèbre aussi le mois des fiertés

    La Ciotat célèbre aussi le mois des fiertés

    Cette année, le mois des fiertés à La Ciotat est organisé par le nouveau collectif La Ciotat LGBTQIA+ aussi connu sous le nom de l’Éventail, en collaboration avec la Collective féministe de La Ciotat, la Culture ça urge !, Amnesty International Aubagne, et le club Jazz Convergences.

    L’événement le plus attendu du mois est la Marche des fiertés : départ prévu à 19h à la Chaudronnerie, samedi 6 juin. « L’année dernière la Marche avait une texture particulière, elle reflétait comment on aimerait que la vie sonne, avec cette joie, cette intensité d’être et cet engagement », raconte Sarah Cassenti, membre du collectif. Le mois des fiertés n’a pas pour seul but de revendiquer l’égalité complète des droits et la protection contre les discriminations et violences pour les personnes LGBTQIA+, elle sert aussi « à ce qu’on se rencontre et qu’on commence à se soutenir », confie-t-elle. Les organisateurs mettent l’accent sur le côté humain du rendez-vous, entièrement porté par des associations et des acteurs ciotadens. « Dans certaines prides, qui sont subventionnées par plusieurs marques, on tend à perdre cette singularité au profit du capitalisme et d’une unique représentation de notre combat », estime Freddy De Angelis, membre du collectif Éventail. Et ce côté humain, il ne s’arrête pas au mois de juin, Michèle Philibert, membre du collectif et propriétaire du bar associatif Le Chaperon Rouge à Marseille, anciennement ouvert aux personnes atteintes du VIH, a initié, à La Ciotat, un dépôt de gerbes pour les personnes homosexuelles déportées, lors de la Seconde guerre mondiale. « Elle a fait le lien avec l’institutionnel », ajoute Freddy De Angelis, une histoire trop souvent oubliée. Ce lien il est aussi particulièrement présent avec la cause féministe, car « comme les femmes, on doit pas être nous, on doit pas être bruyants. Et puis 80% des participants sont des femmes… La convergence des luttes, c’est ça qui permet de faire avancer les pensées », conclut-il.

  • L’héritage de Marc Bloch mis en lumière aux Rotatives

    L’héritage de Marc Bloch mis en lumière aux Rotatives

    Les Rotatives de La Marseillaise ont accueilli, ce jeudi soir, une conférence-débat consacrée à Marc Bloch, figure majeure de l’historiographie française, dont la panthéonisation est prévue le 23 juin. Organisée par l’association Coudes-à-coudes, la rencontre a réuni universitaires, enseignants d’histoire-géographie et élus de la Ville de Marseille autour d’un homme dont l’œuvre et l’engagement demeurent indissociables.

    Historien engagé

    En ouverture, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, a rappelé la vocation du quotidien : « un rôle de combat » et non « le rôle d’un vestige ou témoin ». Évoquant Marc Bloch, il a salué « un très grand historien » qui mérite « la transmission de son œuvre, de sa vie, aux nouvelles générations ».

    Représentant le maire de Marseille, Azad Kazandjian, conseiller municipal délégué au patrimoine historique et cultuel, a insisté sur la portée contemporaine de l’auteur de L’Apologie pour l’histoire. « L’histoire n’est pas une arme au service des passions du moment, mais une école de l’humanité », a-t-il déclaré, appelant à « résister à l’ignorance ».

    Pour Michel Potoudis, président de l’association Coudes-à-coudes, la panthéonisation constitue l’occasion de remettre en lumière un homme qui fut « un intellectuel engagé au sens le plus noble du terme.(…) Il s’est battu contre le fascisme par les moyens intellectuels d’abord, par les moyens militaires ensuite ».

    Les historiens Julien Loiseau et Laure Verdon ont insisté sur la cohérence entre la vie et l’œuvre de Marc Bloch, enseignant, chercheur et résistant. Une exigence résumée par la phrase qu’il souhaitait voir inscrite sur sa tombe : « Il n’a chéri que la vérité. » Un héritage qui, plus de 80 ans après son exécution, continue d’éclairer le présent.

    Coline Le Bras

  • Les cheminots de la Blancarde décrochent des garanties

    Les cheminots de la Blancarde décrochent des garanties

    Alors qu’un préavis de grève avait été déposé pour le vendredi 5 juin par les cheminots du dépôt de la Blancarde (lire notre édition du 4/06), une rencontre a eu lieu, ce jeudi, entre la CGT Cheminots de Marseille et la direction régionale de la SNCF. Ces derniers exigeaient notamment la fin des externalisations et s’opposaient à la suppression de cinq postes dans la région.

    À l’issue de cette rencontre, la CGT se déclare satisfaite. « Ça s’est très bien passé », affirme Renaud Darbas, représentant du syndicat : « On a eu plusieurs garanties de la part de la direction, notamment concernant les suppressions de postes prévues, qui n’auront finalement pas lieu. Un calendrier de discussion a d’ailleurs été établi pour discuter des conditions de travail et de l’arrivée de la nouvelle filiale. »

    Renaud Darbas précise que le dialogue et les mesures prises par la direction suffisent aujourd’hui à temporiser la situation : « La direction a entendu les revendications locales des cheminots », un point essentiel selon lui. Contactée par La Marseillaise, la direction indique ne pas souhaiter faire de commentaire.

    Grève nationale le 10 juin

    La CGT Cheminots s’est également réunie, jeudi, en assemblée générale, pour discuter de la marche à suivre en vue de la levée de ce préavis. « Aujourd’hui, on suspend le préavis local, mais on rentre complètement dans la mobilisation du 10 juin », assure Renaud Darbas. Les cheminots de la Blancarde se joignent donc au mouvement de grève national de mercredi, lancé sur l’ensemble du territoire par Sud Rail, la CGT, l’Unsa et la CFDT.

    Maéna Guérin

  • Gisèle Pelicot « l’éveilleuse » de retour à Avignon

    Gisèle Pelicot « l’éveilleuse » de retour à Avignon

    De retour pour la première fois à Avignon depuis le procès qui l’opposait à 51 hommes reconnus coupables de l’avoir violée, Gisèle Pelicot a été accueillie en véritable héroïne par des centaines de personnes, en très grande majorité des femmes, à la Fabrica d’Avignon, ce lundi 1er juin.

    Venue présenter son livre Et la joie de vivre, en compagnie de la coécrivaine Judith Perrignon, c’est sous une pluie d’applaudissements, quelques larmes et avec une longue banderole « Merci Gisèle » qu’elle a été accueillie dans l’enceinte de 600 places.

    « Ouvert une brèche »

    C’est avant tout cette admiration envers celle qui a osé refuser le huis clos lors du procès « pour que la honte change de camp » qui est ressortie de cette rencontre. Durant plus d’une heure et demie, après des questions d’Aurélien Ficot, libraire à Youpi, et de Muriel Trichet, membre du collectif féministe NousToutes 84, ce fut au tour du public de pouvoir échanger avec Gisèle Pelicot. Suite à une question sur toutes les qualifications et superlatifs qui ont fleuri à son égard, la qualifiant de symbole ou d’icône, elle a rappelé qu’elle préfère le mot « éveilleuse » : « Car j’ai en quelque sorte, par mon action, éveillé la conscience collective. Je ne suis ni une icône, ni un symbole, mais une femme comme toutes les femmes. » Et de se réjouir d’avoir pu en inspirer d’autres, en écho à l’histoire de Laëtitia, victime d’actes de torture, de barbarie et de proxénétisme par son ex-mari, Guillaume Bucci, condamné à 25 ans de réclusion criminelle, à Digne. « Je n’ai pas énormément suivi l’affaire, mais je lui dis bravo. Ce fléau doit s’arrêter, je pense qu’on est sur la bonne voie », confie-t-elle. Puis ce fut à une dame dans le public de témoigner que cette histoire « a ouvert une brèche » en elle et a pu libérer la parole sur les viols conjugaux qu’elle a subis. « Je suis venue avec mon fils de 13 ans pour qu’il voie qu’on peut s’en sortir. Il s’est changé pour venir car vous êtes une star pour lui », a-t-elle lancé avec émotion.

  • Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Cette rencontre a eu lieu en présence de la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, pour promouvoir la transmission de la mémoire. Le Département propose chaque année à tous les collégiens du territoire la visite guidée de ce site de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.