Tag: Renaud Muselier

  • Bruno Genzana se lance dans la campagne

    Bruno Genzana se lance dans la campagne

    À six mois des élections, Bruno Genzana entre dans la campagne des élections municipales 2026 avec cette mesure et ce bon sens républicain qui caractérisent son parcours depuis des décennies. « On connaît désormais les règles du jeu qui, depuis 1983, faisaient que pour élire le conseil municipal, il fallait gagner un certain nombre de secteurs. ça a changé et j’y étais favorable, même si je regrette que la loi n’ait pas porté une réflexion plus profonde sur la répartition des compétences », apprécie le chef de file Les Centristes des Bouches-du-Rhône.

    Derrière Martine Vassal

    L’ancien conseiller départemental défend sans surprise une liste d’union entre le centre et la droite républicaine. Comme l’indique son courrier adressé aux habitants de la deuxième ville de France pour expliquer sa démarche, il se range derrière Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole et du Département, dont il est membre du cabinet.

    « Je trouve qu’elle a acquis une notoriété que personne d’autre n’a. Comme Renaud Muselier (Ren.) a clairement dit qu’il n’était pas candidat, on se tourne tous vers elle », justifie celui qui est membre aussi de la majorité de droite au conseil régional. « à la fois en termes d’autorité, d’efficacité de gestion et de vision pour ce territoire, j’espère très sérieusement qu’elle sera notre cheffe de file. »

    La démarche qu’il engage à travers des consultations citoyennes de terrain, des carrefours-rencontres et un questionnaire en ligne se veut « modeste » et « sincère ». L’objectif : contribuer à l’élaboration d’une vision collective plus large pour la droite. « Une vision claire », reprend Bruno Genzana. « Pour cela, quoi de mieux que de donner la parole aux Marseillais ? Dans mon réseau, pour que les gens qui ont ou ont eu une activité liée au centre puissent s’exprimer, mais plus largement en allant rencontrer les habitants. »

    La démarche se veut à la fois pragmatique et ouverte : « J’ai une responsabilité : faire entendre la voix de celles et ceux qui attendent des propositions innovantes et réalistes. » Pour cela, Bruno Genzana mise donc sur la proximité, les rencontres de terrain et un questionnaire volontairement simple reprenant plusieurs thématiques sur la sécurité, l’économie, le centre-ville… « C’est une porte d’entrée… On commence par là et puis un dialogue peut s’engager. »

    Il vise « la liste de la mairie centrale »

    Candidat en 2014 à Aix puis en 2020 à Plan-de-Cuques, l’homme se sent désormais « 100% Marseillais » et se présentera à Marseille. Dans les 6-8 où il habite ? « On me demande souvent où ? L’élection par secteur va être importante dans cette bataille, mais il faut que nous raisonnions en liste municipale. Une liste d’union où il y aura des gens de tous les quartiers et toutes les sensibilités, répond le centriste. Donc je souhaite être candidat sur la liste de la mairie centrale, ce qui m’intéresse, c’est la vision globale de Marseille. »

    Mais le discours très à droite de certains élus Les Républicains, marchant dans les pas de l’extrême droite, ne l’effraie pas : « Je suis un vrai républicain, ceux qui ont suivi ma vie politique n’ont aucun doute là-dessus. Mais je préfère, dans une démocratie moderne, qu’une droite assume des valeurs qui ne sont pas 100% les miennes, sur des thématiques qui leur sont propres, plutôt que de laisser le champ libre à l’extrême droite. »

  • Inéligibilité et démission d’office pour l’ex-maire de Rognac

    Inéligibilité et démission d’office pour l’ex-maire de Rognac

    Saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, après avoir constaté par décision du 23 juin 2025 le dépôt hors délai du compte de campagne de Sylvie Miceli-Houdais (UDI), le tribunal administratif de Marseille a condamné l’ex maire de Rognac au non-remboursement de ses dépenses électorales par l’État et déclaré « inéligible pour une durée de six mois » et « démissionnaire d’office ». Ses comptes ont été déposés le 7 mars 2025 plus de trois mois après le délai prescrit.

    Nouveau camouflet

    Si le président du tribunal a considéré que la candidate n’a pas justifié « avoir pris les dispositions pour déposer son compte de campagne en temps utiles, ni avoir été confrontée à des difficultés particulières pour ce faire », celui-ci a pris en compte le fait qu’il s’agissait de sa première campagne électorale en qualité de tête de liste et le montant limité des sommes en cause, et l’absence d’autres irrégularités relevées par la CNCCFP.

    Lors des municipales anticipées tenues les 17 et 24 novembre 2024 après des démissions en cascades au conseil municipal, la liste de la maire sortante, qui avait pris la succession de Stéphane Le Rudulier (LR) devenu sénateur, n’avait convaincu que 13,84% des votants, arrivant en troisième position, loin derrière celles de Willy Nicollet (DVD), son ancien adjoint à la sécurité (34,65%), et du candidat d’extrême droite, Christophe Gonzalez (RN) arrivé en tête avec 38,24% des suffrages.

    Ce désaveu des citoyens était le fruit des scandales qui ont éclaboussé la gestion de Sylvie Miceli-Houdais et celle de son prédécesseur. Un rapport de la Chambre régionale des comptes rendu public cet été, a dépeint cette gestion municipale à la dérive, de 2019 à 2024. Les magistrats y pointaient un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services vacant durant de deux ans, un cabinet du maire pléthorique, des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux, ou bien encore des frais de mission comportant l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat…

    Cette décision du tribunal administratif de Marseille est un camouflet de plus à porter au crédit de la représentante de la droite locale même si ces deux chefs de file, Martine Vassal (DVD) et Renaud Muselier (Ren) ont soutenu la candidature de Willy Nicollet (DVD), au second tour. Dans un jugement rendu le même jour, le tribunal administratif a d’ailleurs été plus clément avec ce dernier qui avait lui aussi déposé son compte de campagne hors délais. Il n’a été condamné qu’au nom remboursement de ses frais par l’État.