Tag: relance

  • La Région accompagnerait le projet pour Fibre Excellence

    La Région accompagnerait le projet pour Fibre Excellence

    En Paca, la Région Sud ne s’est pas engagée financièrement, contrairement à la Région Occitanie, pour aider à redresser l’entreprise Fibre Excellence Provence, liquidée par le tribunal de commerce de Toulouse. « Ce n’est ni la même situation, ni le même format économique, ni les mêmes conditions et on ne sait même pas combien ça vaut, car le liquidateur ne nous a pas encore donné tous les documents », justifie Cyril Juglaret. Le président de la Commission d’appel d’offres de la Région Sud était cependant autour de la table avec Patrick Chauvin pour l’Agglo ACCM et Lucien Limousin, vice-président du Département, pour étudier le nouveau projet porté à Tarascon par les ex-salariés et l’UD CGT 13.

    Cette réunion « de suivi », qui fait suite à la liquidation de l’entreprise, au licenciement de ses 270 salariés, sans compter l’impact sur quelque 5 000 emplois induits dans la filière bois, avait été réclamée par le syndicat. Pour la Région, « la priorité serait évidemment d’essayer de retrouver une activité papetière ». Mais dans l’urgence, elle « ne peut pas se priver de chercher toutes les solutions pour garder une activité sur ses 35 ha inestimables ».

    Au-delà du papier

    Cette fois, le projet pique légèrement l’intérêt : « Il a évolué vers d’autres activités et pas uniquement l’industrie papetière, reconnaît Cyril Juglaret. On peut les accompagner, mais le projet économique leur appartient. » Un engagement qui reste a minima. Or, le temps presse et parallèlement, la Région « continue à prospecter pour la vente du site avec une trentaine de partenaires économiques mobilisés ».

  • [Entretien] Patrick Amico : « La lutte contre l’habitat indigne doit se poursuivre »

    [Entretien] Patrick Amico : « La lutte contre l’habitat indigne doit se poursuivre »

    La Marseillaise : Quel bilan tirez-vous de l’action du Printemps marseillais sur le logement ?

    Patrick Amico : Extrêmement positif. La situation était catastrophique après la rue d’Aubagne, il a fallu qu’on fasse le tri parmi les permis de construire. À partir de 2023, on s’est retrouvé en situation où on était menacé de carence [en matière de logement social] au titre de la loi SRU. Et avec tout le travail que l’on a effectué sur l’habitat indigne avec la création d’une direction passée de 4 à 130 personnes, le travail fait depuis 2023 avec Éric Méry [adjoint à l’urbanisme (Mad Mars)] sur les problématiques de relance, on est arrivé à dépasser les objectifs donnés par l’État. Avec le meilleur score en 2025 de création de logements sociaux depuis la création de la métropole. Notre bilan est reconnu par la profession, cela aussi bien fonctionné avec la métropole, malgré l’antagonisme politique, et avec l’État.

    Comment voyez-vous la suite ?

    P.A. : La lutte contre l’habitat indigne va prendre des décennies, elle est d’une complexité effarante, mais nécessaire. Ce que je souhaite, c’est que la majorité à laquelle j’appartiens continue à suivre politiquement les mêmes choses et valorise le travail fait. La tâche est immense au niveau municipal et métropolitain. Et c’est là tout l’enjeu avec cette loi PLM.

    Souhaiteriez-vous continuer à porter ce sujet au sein de la future municipalité ?

    P.A. : Si le maire me le demande, oui, ce sera avec grand plaisir. Sur certains dossiers, on travaille depuis 2022, je connais tous les rouages de cette problématique. Je représente aussi la composante GRS avec Sophie Camard, le souhait a toujours été de faire en sorte qu’elle fasse partie de la majorité et soutienne pleinement l’action du maire.