Tag: RCT

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »

    dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema,« pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Jaminet
    Aviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Forteresse imprenable la saison passée, Jean-Dauger, l’antre de l’Aviron Bayonnais, est beaucoup plus perméable cette année. Les Basques s’y sont déjà inclinés à trois reprises sur leurs quatre dernières réceptions, dont la dernière, il y a une semaine, corrigés par la Section Paloise (22-54). Peu en verve hors de ses bases (12e équipe du championnat, deux victoires), leur qualification historique pour les demi-finales du Top 14 semble désormais loin, au regard de leur 11e place.

    Presque logique pour leur manager, Laurent Travers, qui s’est exprimé cette semaine dans les colonnes de Sud Ouest : « Le club est ambitieux, mais ce n’est pas parce qu’on a réussi à être une fois dans les six en 40 ans qu’on va y être tous les ans. Il faut être lucide sur nos capacités. » Et s’il dit « ne pas croire au top 8 », il promet une réaction d’orgueil : « On est content d’aller à Mayol, on va faire ce qu’il faut. »

    Cette nouvelle fragilité à domicile a de quoi rappeler celle du RCT, défait lors de ses deux dernières réceptions en championnat. « Ce sont deux contextes complètement différents », réfute Pierre Mignoni, qui voit en l’adversaire du jour « une équipe blessée. On est passé par là, il n’y aura aucune surprise. Ce sera un match extrêmement difficile. » Il faudra donc être sur ses gardes et bien rentrer dans le match : « C’est une équipe qu’on connaît, qui va venir avec beaucoup de détermination. Dans les 20 premières minutes, notre comportement, notre jeu sans ballon, notre attitude au contact vont être très importants. »

  • Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Ils restaient sur cinq défaites consécutives en championnat, mais leur qualification pour les demi-finales de Champions Cup leur a fait repousser des ailes. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont retrouvé la victoire en Top 14, samedi après-midi sur la pelouse de Montauban, à l’occasion de la 21e journée (22-47). Grâce au bonus offensif, ce troisième succès consécutif, en tenant compte des deux récentes victoires en Champions Cup, leur permet de remonter à la neuvième place au classement national, à sept longueurs du top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Doublé inédit de Cowie

    « On a fait face à une très belle opposition, ils n’ont rien lâché, à l’image de leur saison », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On pouvait plier le match peut-être un peu plus tôt, mais ils se sont très bien accrochés. On manquait un peu d’efficacité par moments, mais bon, on ne s’est pas affolés et on est restés ensemble », poursuit celui qui a pu compter sur sept essais de ses protégés à Sapiac. Deux d’entre eux ont été inscrits par le jeune trois-quart centre tricolore Oliver Cowie, qui ouvre donc son compteur d’essais sous les couleurs rouges et noires. « Il a eu beaucoup de petits pépins physiques, lui aussi, pendant plusieurs semaines, donc on ne pouvait pas l’utiliser, il n’était pas à 100%. Aujourd’hui, ça lui fait du bien de commencer le match. C’est quelqu’un qui est en train de re-signer au club. Tout va bien ! », lance Mignoni, persuadé que le parcours en Champions Cup a un impact positif sur l’ensemble du groupe toulonnais. Avant de rêver d’une finale européenne au stade San Mamés à Bilbao, les Varois recevront le week-end prochain l’Aviron Bayonnais, sans Gabin Villière toutefois, blessé au genou droit contre Montauban. Une suspicion de rupture du ligament croisé antérieur est évoquée avant les examens ce lundi.

  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »

  • Toulon renverse Glasgow et poursuit son rêve européen

    Toulon renverse Glasgow et poursuit son rêve européen

    Capables du moindre exploit, même quand leur saison en Top 14 est plus qu’insuffisante. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont héroïquement qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup, après avoir battu les Écossais des Glasgow Warriors (19-22), samedi, dans leur antre. « On est très, très heureux. On savait que ça allait être un match très costaud et difficile. On les avait battus la saison dernière dans un autre contexte », rappelle Pierre Mignoni, le manager varois, fier de ses joueurs. « On a beaucoup souffert ces dernières semaines. La semaine dernière on a retrouvé notre équipe. Il y a beaucoup de gens qui ne croient pas en nous, mais ce qui est important c’est de croire en nous, croire en chacun, à notre solidarité. On a retrouvé notre groupe, ça fait plaisir », poursuit-il, conscient que la saison en cours est loin d’être une partie de plaisir, surtout en championnat, compte tenu des nombreux blessés de longue durée auxquels il a dû faire face ces derniers mois. « C’est énorme parce qu’on arrive de très loin, on s’est battus comme des diables », lance Baptiste Serin, l’un des grands revenants du groupe toulonnais. « Maintenant, il faut qu’on garde la tête froide. Il y a deux semaines, on était les plus grosses pipes du championnat et maintenant on va vouloir nous encenser. On va continuer à travailler et rester humbles. Il y a des choses à travailler mais ce qui est énorme c’est la solidarité. On était dans une phase compliquée et la victoire de la semaine dernière nous a remis sur le bon chemin. On est contents, on fait mieux que l’année dernière donc c’est très positif mais le chemin est encore long », souligne le demi-de-mêlée âgé de 31 ans.

    Exploits personnels

    Grâce à une défense de fer et des offensives rondement menées, avec des exploits personnels à l’instar des essais de Gaël Dréan (14e, 37e), Jean-Baptiste Gros (29e) et Ignacio Brex (60e). « On a fait une bonne entame de match même si on a été très indisciplinés en première mi-temps, moi le premier », reconnaît Charles Ollivon. « Ensuite on a réussi à prendre la mesure de ce match et de l’adversaire. On y a cru à 200%. En jouant avec la possession on a su scorer, c’est ce qui nous a réussi aujourd’hui, on a tenu le ballon. La qualification, c’est super franchement c’est que du plaisir et ça récompense à la fois nos efforts et les moments difficiles qu’on a eus dans la saison », ajoute l’international français. Les Rouge et Noir disputeront leur demi-finale sur la pelouse des Irlandais du Leinster, le week-end du 1er mai.

  • Les Écossais veulent poursuivre leur ascension

    Les Écossais veulent poursuivre leur ascension

    Deux défaites sur ces deux dernières années. Cette statistique effrayante démontre la suprématie des Écossais des Glasgow Warriors dans leur antre. Et dans leur florilège de victoires, on retrouve les plus grandes écuries européennes, comme le Stade Toulousain (défait 28-21, le 13 décembre 2025) ou le Leinster, cinq fois finaliste lors des huit dernières éditions de Champions Cup (défait 38-17, le 21 mars 2026). Mais sur le plan européen, leur montée en puissance n’a débuté qu’il y a deux saisons. Après un huitième de finale en 2024, puis un premier quart de finale l’année passée, les Guerriers veulent découvrir le dernier carré. Et pour cela, ils s’appuient sur les meilleurs internationaux du pays. « Les centres Sione Tuipulotu et Huw Jones peuvent mettre en difficulté n’importe quelle ligne de trois-quarts. Ce sont deux Lions britanniques qui, en attaque comme en défense, ont la capacité de produire plus que l’adversaire. Le premier domine les collisions, le second a toujours des courses tranchantes, intelligentes, et puis, il y a souvent un offload entre les deux », analyse Johnnie Beattie, ancien international écossais passé par Montpellier (2012-2014), à nos confrères de Var Matin. Parmi les Rouge et Noir, Ben White va retrouver ses partenaires de sélection. « Ils jouent très bien, surtout dans ce stade où c’est toujours difficile à jouer. On aura besoin de jouer à fond pendant 80 minutes si on veut se qualifier », lance le demi-de-mêlée aux 31 sélections avec les Chardons.

  • Cap au Nord pour Toulon

    Cap au Nord pour Toulon

    Le cap fatidique des quarts de finale. C’est à ce stade de la compétition que les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais avaient été sortis de Champions Cup, la saison passée, au terme d’une pénalité inscrite au dernier moment par le célèbre arrière toulousain Thomas Ramos. Un an plus tard, quasiment jour pour jour, les Varois ont parcouru le même chemin. Mais au lieu de recevoir un voisin à Mayol, ils se rendent à Glasgow, ce samedi, avec l’espoir de se qualifier pour le dernier carré de la plus prestigieuse compétition européenne. « On va en quelque sorte affronter l’Écosse », lance le manager du RCT, Pierre Mignoni, conscient que la grande majorité du XV des Warriors est composée d’internationaux du Chardon. Il s’inspire d’ailleurs de leur dernière confrontation face à l’équipe de France, le 7 mars, lors du Tournoi des Six Nations. « Ça va être un peu le même style de match. Les conditions seront forcément différentes, mais c’est une équipe favorite qui ressemble à son équipe nationale, actuellement première en Rugby Championship avec la meilleure attaque d’Europe », estime le technicien toulonnais.

    Jouer sans regrets

    En se qualifiant pour les quarts de finale, les Rouge et Noir ont atteint l’objectif fixé par le président Lemaitre en début de saison. « Je suis content d’y être parvenu, surtout quand on voit à quel point cette saison a été difficile pour nous », lâche Mignoni, jamais épargné par les longues blessures de ses protégés tout au long d’un lourd calendrier. « Il faut jouer avec un peu plus de légèreté, tout en apportant de l’énergie et de la détermination. Parce que si tu gagnes, tu fais une demi-finale », rappelle le manager de 49 ans, qui ne veut surtout pas connaître les mêmes regrets qu’il a connus à la suite de la défaite, l’année passée, face au Stade Toulousain. Et pour cela, il compte sur une stratégie « claire et comprise de tous ». Absent des 23 convoqués la semaine dernière face aux Sud-Africains des Stormers, Melvyn Jaminet sera un élément clé de la tactique varoise au poste d’arrière. Les retours tant attendus d’Esteban Abadie et Baptiste Serin vont également être déterminants pour que Toulon puisse repartir avec un succès inespéré. En cas de succès des Rouge et Noir, ces derniers disputeront leur demi-finale (le week-end du 1er mai) soit à Bordeaux, soit au Leinster, en fonction du résultat du club irlandais face aux Anglais de Sale.

  • David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    Dix-sept courses ballon en main, 100% de réussite au plaquage et une présence physique qui a épuisé la défense adverse. Le deuxième ligne international anglais, David Ribbans (30 ans), était l’homme de la situation, samedi au stade Mayol, au moment d’affronter son club formateur des Stormers du Cap, en Afrique du Sud. « C’est le leader de notre équipe, notre capitaine avec Charles Ollivon. Il a été énorme aujourd’hui. Que ce soit sur toutes les tâches obscures ou quand il a porté le ballon, on a eu un très grand David », a lancé le centre varois, Antoine Frisch. « C’est un joueur exemplaire. Il a emmené l’équipe. Son match d’aujourd’hui est probablement l’un de ses meilleurs depuis longtemps », a surenchéri le jeune deuxième ligne anglais, Junion Kpoku, conscient que Ribbans était moins performant ces dernières semaines, à l’image des performances de l’équipe toulonnaise.

    « David, ce n’a jamais été faute de vouloir. Il a eu des pépins, qui ne lui ont pas toujours permis de faire de belles performances. Maintenant, après les examens, il est rassuré. C’était important pour lui, et pour l’équipe », a confié Pierre Mignoni, le manager du RCT, persuadé que son capitaine tire l’ensemble du groupe vers le haut.

    « C’est une chance de l’avoir. Il fait avancer l’équipe, montre l’exemple. Il laisse tout sur le terrain pour le collectif. C’est un vrai leader, qui ne parle pas beaucoup », a souligné le deuxième ligne Corentin Mézou, qui prend énormément exemple sur son partenaire de jeu, dans un effectif où le grand blond compte déjà plus de 1 250 minutes de temps de jeu cette saison.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.