Tag: Randonnée

  • En milieu périlleux, mieux vaut prévenir que guérir

    En milieu périlleux, mieux vaut prévenir que guérir

    Entre son histoire liée aux contrebandiers de la Révolution française et les paysages de la Côte Bleue qu’il offre à voir, le sentier des Douaniers ne manque pas de succès. Dans la calanque du Grand Méjean, à Ensuès-la-Redonne, il slalome de l’ombre au soleil entre les pins, à proximité de l’eau translucide. L’île de Planier découpe l’horizon. « C’est paradisiaque, mais ça peut vite se transformer en environnement hostile pour une victime », prévient le commandant de l’équipe de secours en milieu périlleux et montagne (SMPM), Gilles Agapian.

    La preuve en image : un homme, qui a chuté sur les pierres, est coincé à flanc de falaise. Son bras semble blessé. C’est en tout cas le scénario de la manœuvre des pompiers, qui s’entraînent en conditions réelles. Après avoir déployé une tyrolienne au-dessus de l’accidenté, ils descendent lui procurer les premiers soins avant de l’installer dans une civière qui s’élèvera ensuite dans les airs pour rejoindre un lieu sécurisé.

    Chaque année, cette équipe départementale SMPM, composée de 90 hommes et femmes, réalise 260 opérations de sauvetage. « Dans les Bouches-du-Rhône, on a tous les risques sauf le risque avalanche », souligne Richard Mallié, président du Sdis 13.

    « Souvent, ce qui pèche, c’est le niveau de préparation, explique Gilles Agapian. Il ne faut pas se surestimer, regarder la météo, dire à ses proches où on se trouve et toujours avoir le nécessaire avec soi : de l’eau, un téléphone chargé et un sifflet. »

    À Ensuès-la-Redonne, le maire (DVG) Michel Illac voit souvent partir des personnes « mal équipées, en tongs », ce qui a le don de le mettre en colère. Mais il estime tout de même avoir une responsabilité : « On aménage des sentiers qui attirent du monde, notre rôle d’élu c’est de prévenir. Il faut qu’on soit vigilants dans notre communication. Ce n’est pas que beau, c’est aussi dangereux. »

  • Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    C’est un projet qu’il mûrit depuis 2017. L’artisan Nicolas Friedli rêvait depuis longtemps de créer un lieu dédié à la randonnée, sur le modèle des Cafés Rando flamands. Le 1er mai, il ouvrira donc les portes de son établissement juste au-dessus de l’office de tourisme, à Saint-Jean-du-Gard. Un lieu idéal puisque la commune est située au carrefour de deux itinéraires culturels européens (« Le Chemin de Stevenson » et « Sur les pas des Huguenots »), et d’un itinéraire de Grande Randonnée, le Chemin Urbain V.

    Le Café Rando accueillera un espace de restauration en circuit court, une boutique, mais aussi un espace d’échange et d’accueil touristique, pour s’informer sur les randonnées et activités de pleine nature, ou participer à des ateliers et à des événements culturels. « Nous organiserons notamment des
    départs de randonnée toute
    l’année
    , précise Nicolas Friedli.L’historienne Nelly Duret, spécialiste de la région, emmènera par exemple des petits groupes pour parler du patrimoine local, des résistantes ou des filatures. » Le Café Rando accueillera aussi du public du 22 au 25 mai à l’occasion du FIRA, le Festival de l’Itinérance, de la Randonnée et des Activités de pleine nature.

    Soutenu, entre autres, par la commune et par l’agence de développement Alès Myriapolis, le Café Rando a vocation à devenir un véritable café de Pays. Un aspect qui tient à cœur à son créateur : « Cela signifie que le lieu n’est pas réservé uniquement aux randonneurs, c’est aussi un lieu de vie pour les Saint-Jeannais, avec une cuisine locale, simple et en service continu. Il sera d’ailleurs ouvert toute l’année. » Et ce n’est peut-être que le début de l’aventure : le Café Rando a pour ambition de devenir une Maison de la Randonnée.

    96, Grand Rue à Saint-
    Jean-du-Gard.

  • Le sentier de Niolon à l’Erevine sécurisé et rouvert au public

    Le sentier de Niolon à l’Erevine sécurisé et rouvert au public

    La réception officielle des travaux s’est tenue en présence des représentants du Conservatoire du littoral, des entreprises mobilisées, ainsi que du maire du Rove, Paul Sabatino (PCF). Engagé le 3 novembre 2025, ce chantier visait à sécuriser, nettoyer et requalifier cet itinéraire emblématique de la Côte Bleue, fortement fréquenté et fragilisé par l’érosion et l’usage intensif.

    Les aménagements ont permis de consolider les portions les plus exposées, améliorer les conditions de circulation et préserver le caractère naturel exceptionnel du site. La signalétique d’entrée et les panneaux directionnels sont en cours de finalisation et seront prochainement installés. La municipalité appelle les visiteurs à un comportement respectueux et vigilant afin de préserver ce « véritable joyau du littoral rovenain ».

    En parallèle, le maire du Rove a réuni en mairie les acteurs concernés par la gestion et la sécurisation des calanques de La Vesse et de Niolon : gendarmerie, sapeurs-pompiers, police municipale, UCPA, comités des calanquais et élus municipaux. Cette réunion de coordination visait à anticiper l’afflux de visiteurs à l’approche de la saison estivale et à prévenir les risques.

    Dès le 1er mai, un dispositif de filtrage des accès sera mis en place les week-ends et jours fériés, de 10h à 20h. Une vigilance particulière est prévue lors des périodes de forte affluence, notamment le pont de l’Ascension et le 14 juillet. Les patrouilles de la police municipale et de la gendarmerie seront renforcées, avec une attention spécifique portée au stationnement anarchique, incivilités et comportements dangereux. Des renforts significatifs de gendarmerie sont également annoncés pour l’été. Par ailleurs, un projet de vidéoprotection est à l’étude. « Nous devons être à la hauteur des enjeux que représente la fréquentation de ces sites exceptionnels », a souligné le maire, rappelant que « la tranquillité publique est l’une de nos priorités » et insistant sur la nécessité d’une coordination sans faille entre tous les acteurs.

  • [Portrait] Abigäel Lordon, chemin d’un éveil féministe

    [Portrait] Abigäel Lordon, chemin d’un éveil féministe

    Dans sa tente, installée dans un coin du Vallon de la Barasse, en bordure de Marseille, Abigaël Lordon est tétanisée. Des crissements de feuilles se font entendre autour d’elle. « Des bruits de pas, pour sûr ». Moyen de défense ? « Aucun », constate la jeune fille d’alors 30 ans, après un rapide état des lieux. « Mon frère a fait du Judo lui, mais moi, avec mes restes de danses et de gymnastique, je ne sais rien faire. » Hurler puis courir ? « Mauvaise stratégie », s’avise-t-elle. Puis elle rit : « Des sangliers. J’ai compris plus tard qu’il s’agissait de sangliers, et ça m’a beaucoup rassurée. »

    Cette nuit, c’est la première qu’Abigaël Lordon passe sur le GR2013, chemin de randonnée périurbain de 365km dans les Bouches-du-Rhône, en août 2014. Douze ans plus tard, elle s’apprête à sortir une bande dessinée sur cette aventure de presque un mois, qu’elle est l’une des seules à avoir accomplie d’une traite. Une révolution par les pieds – titre de son roman – qu’elle raconte, au crayon et à la plume, comme un éveil féministe.

    Raconter l’irracontable

    Dans la maison des Berthoins à Divajeu (Drôme), où vit désormais Abigaël, aux côtés de sa fille, son conjoint, et 7 autres colocataires, la table du salon accueille quelques-uns des innombrables croquis qui ont permis de composer sa bande dessinée. À l’origine de ce travail : un petit carnet de voyage, déjà recouvert de plans et d’illustrations, tous élaborés en 2014, au fil de son aventure sur le GR2013. Certains, plus ou moins modifiés, apparaissent dans son projet final, publié le 20 mars aux éditions Wild Project. « Je me suis rendue compte en revenant de cette expérience qu’elle était, en un certain sens, irracontable. L’idée d’en faire un objet que je pourrais potentiellement publier a progressivement émergé », retrace la jeune maman. Un objet qu’elle prendra donc plus de 10 ans à construire, parce qu’Abigaël « aime raconter une globalité à partir des détails ». Et sa BD l’illustre à la perfection. Plus de 130 pages entièrement confectionnées par ses soins, composées de milliers d’éléments méticuleusement imaginés, dessinés puis, un par un, scannés. Sur la table de son salon, les cinq brouillons (presque identiques) de sa page 96, qui raconte « l’épaisseur du paysage », sont un témoin de ce titanesque travail de fourmi.

    L’éveil féministe

    De ce voyage, Abigaël tire une grande conclusion : la prééminence des inégalités hommes-femmes dans l’espace public. « Mais c’est dangereux toute seule ! », « Mais vous n’avez pas peur toute seule ? », « Moi, je ne le ferais pas à votre place », voilà un échantillon des remarques faites à Abigaël à l’annonce de son projet, en partie répertoriées dans les premières pages de sa BD. « Je suis sidérée d’être à 99% considérée comme, au mieux, une originale et au pire une femme (nue) et/ou un enfant », écrit-elle. « Je crois que j’étais jusque-là un peu naïve. Et soudain la conscience de la vulnérabilité des femmes dans l’espace public m’est apparue. »

    Du temps
    pour comprendre

    Elle se souvient d’un épisode marquant, qu’elle raconte aussi dans son livre. « Il y a eu ces vieilles dames, installées près d’un cimetière, à qui j’avais demandé ma route, démarre-t-elle, agacée. Leur seule réponse a été de me dire que ce chemin était beaucoup trop dangereux, qu’il ne fallait pas y aller. Et alors quoi ? L’espace public ne nous appartient plus ? Le chemin disparaît de nos représentations et devient de plus en plus hostile, car déserté par les femmes… »

    Un éveil féministe qu’Abigaël poursuivra tout au long de sa rédaction, en partie au contact d’Edith Hallauer, son amie et éditrice. « Ce qui est très intéressant dans son travail, c’est qu’elle a mis beaucoup de temps à qualifier vraiment ce qu’il s’était passé, aussi parce qu’elle était encore elle-même en train de vivre une transformation », s’enthousiasme-t-elle. De ces échanges naîtront des réflexions de plus grande échelle sur les femmes et la marche, et sur la force d’indépendance qu’incarne cette pratique. Edith et Abigaël partageront leurs lectures et apprendront des récits de Lucie Azema, Annabel Abbs et Lauren Bastide, trois figures féministes intéressées par le rapport des femmes au voyage. À la question « Que diriez-vous aux gens pour les convaincre d’acheter votre BD ? » Abigaël prendra, comme elle aime à le faire, le temps de la réflexion. Sa réponse viendra une semaine plus tard, par e-mail : « Ils y trouveront un témoignage inspirant, de la beauté, de la curiosité, de la sincérité, de la liberté, sûrement des résonances avec eux-mêmes… une invitation au voyage intérieur. »

    Une révolution par les pieds

    Éditions Wild Project

    20 euros

    En librairie à partir
    du 20
     mars

  • La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    Allauch, terre du sport en pleine nature, va encore vivre au rythme du VTT.

    Avec le retour des rendez-vous Off-road, dont ce sera dimanche la troisième édition, une belle journée s’annonce sur des tracés préparés par les bénévoles de l’Amicale cycliste Marseille Est (ACME), avec le concours de la Ville d’Allauch.

    Six parcours, trois pour les amateurs de randonnée et trois pour les adeptes de raid, traverseront le magnifique parc départemental de Pichauris. La labellisation Off-road garantit un véritable savoir-faire.

    Coupe de la Région Sud

    « Ce label a été lancé dans les années 1990 pour valoriser des épreuves sur des parcours novateurs, sortant des sentiers battus, où la part belle est faite à l’improvisation, le pilotage et l’exploration large d’un territoire », explique Pierre Dupuis. à l’occasion de la présentation de la troisième édition, mercredi à l’auditorium du pôle culturel de l’Usine électrique d’Allauch, le président de l’ACME a également remercié la Ville d’Allauch et le conseil départemental pour l’aide apportée. Notamment la mise à disposition du site de Pichauris.

    Pour la troisième année, Allauch propose de redécouvrir un format qui a été délaissé au profit de compétitions concentrées dans des périmètres plus limités, susceptibles d’intégrer les Jeux Olympiques. Et l’Off-road allaudien est intégré au calendrier officiel de la Fédération française de cyclisme, qui en fait le support de la coupe Région Sud de VTT chez les jeunes.

    Deux formats sont au programme. Le premier est une compétition de VTT chronométrée, avec trois parcours différents. Le grand, de 56 kilomètres, sera également l’épreuve phare de la catégorie, ouvertes aux U23 et plus. Une boucle de 31 kilomètres pour les juniors hommes (U19). Une troisième de 26 kilomètres pour les cadets et cadettes (U17) et les juniors femmes (U19). Le départ sera donné à 9 heures. Le second format est une compétition de randonnée familiale, sur les traces du raid, ouverte à tous à partir de 10 ans. Trois boucles sont également proposées : 41, 26 et 11 kilomètres, afin que chacun puisse choisir l’itinéraire le mieux adapté à sa condition physique. Ces trois parcours seront ouverts aux VTT à assistance électrique. Le départ sera donné à 9h10.

    Forte du savoir-faire des deux précédentes éditions, l’ACME a conservé les meilleurs spots traversés lors de deux éditions antérieures. Les boucles s’articulent autour des itinéraires permanents mis en place par le Département sur le site du parc de Pichauris.

    Des tracés qui permettront aux engagés de découvrir les paysages de deux massifs emblématiques des Bouches-du-Rhône. à savoir le Garlaban et l’étoile. Le départ sera donné depuis la route des Thermes, à Allauch.

    Une fois les épreuves terminées, les participants auront droit à une « burger party ».

    Pour en savoir plus : www.marseille-est-cyclisme.com

    « Ce label valorise
    les parcours novateurs »

  • De Menton à Marseille contre le cancer par le GR51

    De Menton à Marseille contre le cancer par le GR51

    Son arrivée est prévue le 14 février, à la plage de la Pointe Rouge. Adrien s’est lancé le défi de parcourir les 439 kilomètres de ce parcours mythique en moins de 4 jours et 6 heures (record actuel avec assistance) tout en collectant des fonds pour le comité 06 de la Ligue contre le cancer. Ce projet « courir pour la vie », est un hommage à son père décédé d’un cancer du cerveau et une « preuve que la résilience peut se transformer en action concrète », pour soi et pour les autres.

  • Bessèges, l’origine d’une étoile qui continue de scintiller

    Bessèges, l’origine d’une étoile qui continue de scintiller

    En 1971, un cycliste amateur, débarqué de Moselle depuis peu pour rejoindre un de ses amis rencontré à l’armée, a l’idée folle de créer une course à Bessèges. Le dénommé Roland Fangille, 32 ans, lance, avec l’appui de son beau-père René Rambaud, alors président de l’Union cycliste bességeoise, une course d’un jour : le Grand Prix de Bessèges est né. Deux ans après, la course s’enrichit de deux étapes supplémentaires, puis de deux autres en 1974. Toutes partent alors de Bessèges, formant une étoile, comme le conçoit son président et fondateur.

    55 ans après, l’Étoile arpente désormais plus en profondeur le département du Gard, avec de nombreuses villes étapes (Alès, Saint-Gilles, Bellegarde…). Mais Bessèges reste le cœur de la course. Et chaque année, la 3e étape lui fait la part belle avec le Grand Prix de Bessèges, dont l’arrivée et le départ se font dans la commune.

    Ancienne ville minière au cœur des Cévennes

    Particulièrement animée lors du passage de la petite reine et célèbre pour cette spécificité, Bessèges n’a pas toujours été connue pour cela. À l’origine, « Béou-Cèze » était un hameau de la paroisse de Saint-Andéol-de-Robiac. La commune naît par décret impérial en 1858. Autrefois cité minière et industrielle, elle est postée sur les bords de la Cèze, qui favorisait son activité économique. Elle connut à ce titre un drame, lorsque le ruisseau du Long, autre cours d’eau de la commune, s’engouffra dans les galeries minières, tuant 110 des 139 mineurs présents. Quatre furent retrouvés plusieurs jours après. Cet événement important de la mémoire communale est connu sous le nom de « Catastrophe des Mines de Lalle ».

    Aujourd’hui, la commune continue d’exister au-delà de son passé. 2 600 âmes vivent dans ce paisible bourg rural niché dans le parc national des Cévennes, à 30 km au nord d’Alès. Elle propose ainsi de nombreux parcours de randonnée sur ses hauteurs, offrant des points de vue exceptionnels. Son patrimoine n’est pas en reste, avec, notamment, la tour du guet de Castillon, l’église de Foussignargues, l’ancien couvent des sœurs Clarisses, le château de la Marchande… Enfin, depuis quelques années, Bessèges développe le MI.A.O.U., un circuit d’art urbain à ciel ouvert, classé « sentier découverte du Parc national des Cévennes ».

  • [Etoile de Bessèges] Saint-Gilles, entre nature et patrimoine historique

    [Etoile de Bessèges] Saint-Gilles, entre nature et patrimoine historique

    Aux portes de la Camargue, jonché entre de majestueux voisins – Arles à l’est, Vauvert à l’ouest, les Saintes-Maries-de-la-Mer au sud, et Nîmes au nord – Saint-Gilles et ses quelques 15 000 habitants a également des atouts à faire valoir. Au premier rang, l’abbatiale de Saint-Gilles construite au XIIe siècle et qui demeurait, au Moyen-Âge, le 4e lieu de pèlerinage du monde Chrétien. Elle figure ainsi au Patrimoine Mondial de l’UNESCO comme étape sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Citons aussi le Château d’Espeyran, bâti au XIXe siècle, et resté en l’état, qui accueille aujourd’hui le Centre national du microfilm et de la numérisation.

    Pour les amateurs de grand air, Saint-Gilles offre également de nombreuses possibilités de balades et randonnées entre Costières et Camargue, notamment sur le sentier du Cougourlier, au cœur des marais, mais aussi via les pistes cyclables, avec des nombreuses voies vertes, et un nouveau tronçon de la Via Rhôna qui relie la commune à Bellegarde depuis cet été.

  • Le Crédit mutuel sécurise le balisage des randonnées dans les Bouches-du-Rhône

    Le Crédit mutuel sécurise le balisage des randonnées dans les Bouches-du-Rhône

    Les baliseurs seront désormais visibles dans les sentiers des Bouches-du-Rhône. Au siège marseillais, le Crédit mutuel méditerranéen (CMM) a remis 190 gilets de balisage aux bénévoles de la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée). Cette dixième remise s’ajoute aux 1 080 gilets de balisage déjà distribués à travers neuf caisses méditerranéennes. L’engagement du Crédit mutuel, partenaire de la FFRandonnée, vise à sécuriser les 226 000 kilomètres de sentiers. « Pour les randonneurs du dimanche, mais pas [forcément] tous les dimanches », plaisante un des représentants du Crédit mutuel, pour qui la randonnée est au cœur de leur initiative axée à la fois sur l’environnement et la santé.

    Se vêtir d’une légitimité

    Perçu comme « œuvre d’utilité publique » par la présidente du comité départemental de FFRandonnée Marianne Clarté, les quelque 240 bénévoles du département de Marseille maintiennent l’état des sentiers pédestres. Peinture de marquages, coupe de végétaux, remise en place des pierres, les baliseurs agissent dans l’ombre pour la sécurité des randonneurs. Ces gilets jaunes éclairent leur mission. « Quand on porte le gilet, ça nous donne une légitimité. Les gens s’intéressent à nous », raconte Gérard Mrugala, responsable commission Sentiers et Itinéraire. Leur travail s’étend sur les milliers de kilomètres homologués par ce comité, des bords de mer à la montagne Sainte-Victoire.

    Cette année, la FFRandonnée affiche l’objectif d’irriguer le pays d’Arles par la création d’un GR. 2026 sera aussi marquée par le Rando Challenge à destination des petits et des grands, et par l’Ultrarandonnée pour les plus aguerris.

  • « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    La Marseillaise : D’où vient l’origine du problème ?

    Isabelle Jouve : Il y a six ans, suite à plusieurs épisodes cévenols et à l’augmentation de la circulation sur la route départementale qui n’a fait qu’empirer depuis, le Département du Gard a signalé au maire de Saint-Jean-du-Gard, que le tracé du chemin de Stevenson à partir d’en endroit appelé Pied de Côte jusqu’au village, ne pouvait plus se faire comme avant et qu’il fallait trouver un autre tracé, c’est-à-dire sur 2 ou 3 kilomètres. Le maire a alors sollicité Mme Bourrély, propriétaire de toute la montagne en rive gauche qui a donné l’autorisation de passer sur son terrain – et pas dans son jardin, comme j’ai pu le lire car elle habite de l’autre côté – sur trois ans qui se sont renouvelées trois ans de plus. Une étude a alors été mise en place sur un cheminement qui suivrait la Départementale. Ce parcours demande un million d’euros d’investissement, donc c’est très onéreux et les points dangereux ne sont pas réglés. Un autre tracé a donc été trouvé pour contourner les terrains de Mme Bourrély qui sont très grands, mais ça ne convenait pas.

    C’est à partir de ce moment que le maire, Pierre Aiguillon, a sonné l’alerte ?

    I.J. : Oui, il a alarmé tout le monde, sauf que j’avais acté que personne n’était d’accord avec ce tracé et que nous allions continuer à travailler. J’avais bien compris que ce tracé, qui faisait un important détour, allait pousser les marcheurs à continuer de prendre l’ancien tracé non sécurisé ou à ne plus passer par Saint-Jean. Cette solution n’a donc jamais été actée. Le maire veut la sécurisation sur la Départementale mais le rapport remis par les services souligne bien que les points dangereux ne seraient pas réglés. Ça, le maire ne voulait pas l’entendre. Le Département est très attaché au Stevenson qui doit passer à Saint-Jean-du-Gard parce que c’est une étape historique mais nous sommes aussi attachés à la sécurité des marcheurs. Il n’a jamais été question que le Stevenson ne passe plus par Saint-Jean.

    Qu’a apporté la réunion du 25 novembre avec les différentes parties ?

    I.J. : Elle a été très constructive et a permis de dégager de nouveaux tracés qui n’avaient pas été envisagés jusqu’ici. Il va maintenant y avoir une évaluation de ces nouveaux éléments techniques sur le terrain jusqu’en janvier. On a tracé des chemins sur une carte mais il faut voir la faisabilité et le nombre de propriétaires concernés. La réunion a surtout permis de rassurer le maire sur le fait que le Stevenson continuera bien de passer par Saint-Jean.