Tag: Randonnée

  • [C’est l’été] Bivouac avec les ânes à Montbrand

    [C’est l’été] Bivouac avec les ânes à Montbrand

    Direction un petit coin de paradis où vous installerez votre camp et celui des ânes pour la nuit. Après un repas préparé et pris en commun, il restera à observer le spectacle du ciel et à s’endormir paisiblement. Le retour est prévu le lendemain, après le petit-déjeuner.

    Dès 16h et jusqu’à 11h30.
    Entre 35 et 55
     euros

  • [C’est l’été] Rando curieuse à Guillestre

    [C’est l’été] Rando curieuse à Guillestre

    Depuis le centre ancien et ses monuments de rose vêtus, cette boucle panoramique, au fil des canaux d’irrigation, permet de rejoindre les carrières de marbre de Guillestre, des plus anciennes aux plus récentes, à travers cette balade consacrée aux carrières et canaux.

    Entre 6 et 10 euros.

    À partir de 10 ans.

    De 9h à 12h30.

  • [C’est l’été] La Combe de Curnier, le canyon de Bédoin

    [C’est l’été] La Combe de Curnier, le canyon de Bédoin

    À vélo mais aussi à pied par de multiples chemins possibles. Mais on n’est pas obligé de rallier le Ventoux pour se dépayser. La preuve avec une randonnée d’un peu moins de 10 km qui serpente dans la Combe de Curnier. Entre deux parois rocheuses, un immense air frais salvateur envahi la marche, qui peut s’avérer toutefois cahoteuse. Par moments, il faut presque
    se contorsionner pour parvenir à se frayer un chemin dans les gorges. D’une difficulté moyenne, la randonnée dure environ 3h30 sur une boucle au départ des Colombets. Plusieurs points de vue sur le Ventoux ou la plaine du Comtat valent le détour.

  • Sur les berges des six lacs, spectacles et pédagogie

    Sur les berges des six lacs, spectacles et pédagogie

    « Bonjour, Messieurs, Dames, est-ce que vous connaissez les créatures qui habitent dans ses montagnes ? » Lorsque Fabrice Arbo, guide de montagne et conteur en tenue traditionnelle de montagnard interpelle les randonneurs, à plus de 2 600 mètres d’altitude, ces derniers sont plutôt étonnés. Mais, très vite, Fabrice déroule les anecdotes, sur l’ours, le loup, le bouquetin, la marmotte. L’auditoire se prête au jeu, surtout les plus petits, et on bascule des anecdotes nature aux légendes de montagne. « Connaissez-vous le dahu ? questionne Fabrice. C’est un grand fainéant ! » Bientôt, le conteur décrit la créature fantastique, sorte de chèvre à queue-de-renard, qui aurait les pattes avant et arrière plus courtes d’un côté que de l’autre, « pour pouvoir traverser la montagne sans avoir à se fatiguer à monter et descendre », explique Fabrice. Ensuite, des cris retentissent, c’est tout le petit groupe qui apprend à glapir comme l’animal, suivant les indications du guide. Bientôt, l’auditoire de quatre randonneurs se transforme en un groupe d’une vingtaine de personnes.

    « On ne s’y attendait pas ! », s’étonne Marie, venue de Lyon à la montagne avec son mari Antoine et leurs enfants Simon et Valentine. « C’était super orignal ! », commente cette dernière. « Le plus dur, c’est d’arriver à capter le public, une fois qu’ils sont là, ils se régalent, confie Fabrice. Les enfants qui viennent ne vont pas forcément choisir d’eux-mêmes un spectacle de contes à moins d’avoir été bercés par ça, mais tous n’ont pas eu cette chance. » Adepte des longues veillées de contes, il a opté cette fois pour un format de quelques minutes, afin de ne pas trop retarder les randonneurs. Une fois leur attention captée, Fabrice s’adresse tout particulièrement aux enfants. « Ils se disent “tiens ! il est bizarre lui, il ne parle pas comme les autres adultes, allez je l’écoute”, et là on rigole et je les fais participer, explique-t-il. Et ça fonctionne ! Dans toutes les sociétés humaines il y a des conteurs, ça fait rêver, c’est intemporel. »

    Les contes de Fabrice font partie des animations du « Voyage dans le monde des six lacs ».

    Chaque semaine, du 15 juillet au 18 août, l’un des six lacs d’altitude d’Orcières accueille des sculpteurs, musiciens et artistes le temps d’une journée pour surprendre les randonneurs et leur proposer une pause artistique au fil de l’eau. Une programmation hebdomadaire en plein air, gratuite pour tous les âges. Le but est de faire du paysage unique des six lacs une véritable scène artistique à ciel ouvert.

    à quelques pas de Fabrice, une petite équipe du Parc National des Écrins présente aux randonneurs des crânes de chamois et de bouquetins, mais aussi des jeux qui consistent à identifier un animal à ses empreintes ou un rapace à sa forme et son envergure.

    Vivre la montagne…

    et la respecter

    « Le but, c’est d’améliorer la connaissance de la faune sauvage du public, souvent les gens connaissent la marmotte mais pas vraiment les autres espèces », présente Marion Moing agent du Parc. Une activité complémentaire aux animations artistiques, si l’affluence estivale en montagne est en hausse, il reste cependant à concilier celle-ci avec la préservation du cadre naturel. « Ça permet d’expliquer les conditions de vie de ces animaux, l’impact qu’a l’humain sur ces espèces, rappeler aussi les réglementations de bivouac, les comportements à respecter avec les chiens de troupeau pour que tout se passe bien en montagne, surtout avec l’explosion de la fréquentation qu’il y a actuellement », explique-t-elle.

  • Brebis et bénévoles marseillais font renaître la transhumance

    Brebis et bénévoles marseillais font renaître la transhumance

    « On voulait viser grand dans le cadre de l’année internationale du pastoralisme » : Maïté Kaczmarek fait partie de la dizaine de membres de l’association des Moutons marseillais, qui ont décidé de partir avec les brebis pour une transhumance de 36 jours, de Marseille à Méolans-Revel. « L’idée est de créer du lien avec le territoire et ses habitants. C’est un troupeau urbain qui fait de l’écopâturage à Marseille, ce sont des brebis très proches de l’homme, c’est un super troupeau pour la médiation », explique-t-elle. Cela a été prouvé à Meyreuil, où de petits écoliers ont attendu l’arrivée du troupeau pendant deux heures et ont été enchantés de pouvoir caresser les brebis. « On invite les gens à participer, on accueille de nouvelles personnes en cours de route », détaille la salariée de l’association.

    Le nombre de personnes touchées sur leur parcours est déjà estimé à 800. « Cela permet de créer du lien et de ramener de la vie. Les premiers jours, des personnes de quatre communes voisines se sont retrouvées à bloquer les routes pour nous laisser passer », racontent les bénévoles, qui constatent un véritable élan de solidarité et de générosité sur leur route. « Les habitants nous accueillent à bras ouverts, nous ramènent de l’eau, de la nourriture, l’apéro… C’est salvateur dans un contexte politique où on essaye de diviser les gens. »

    Les bénévoles et salariés de l’association espèrent ainsi promouvoir le pastoralisme et la transhumance, inscrite au patrimoine culturel de l’Unesco. « Ce sont des traditions anciennes ancrées dans le territoire et la région », avance Maïté. « Les brebis sont heureuses de partir le matin, il faut les canaliser tellement elles se régalent. Elles ont plein de choses variées à manger », se réjouissent les bénévoles.

    Les participants à cette transhumance ont quitté Marseille le 8 juin pour parcourir 300 km à travers les Alpes du Sud. Ils empruntent l’historique route des transhumances, La Routo. « On se lève tous les matins vers 4 heures, mais plus il fait chaud, plus on avance l’heure de départ, précise Maïté. Pour sortir de Marseille, il a fallu ruser pour éviter les routes dangereuses. » Sur leur route, ils dorment chez des maraîchers « pour soutenir l’agriculture locale », ou encore en plein air, comme sur le massif de l’Etoile. Ils dorment toujours autour des brebis pour veiller sur elles. « Là où on sait que le loup peut venir, on forme un cercle autour d’elles avec nos tentes », explique Maïté.

    « On est le seul petit troupeau urbain en France à parcourir un si long parcours. Les transhumances se font de plus en plus rares. Certains nous disent qu’ils n’avaient plus vu passer de troupeau depuis 40 ans ! », lance la salariée de l’association.

    « Les temps sont durs

    pour les associations »

    « On espérait des subventions de la Région, de la Métropole et du Département, mais c’est mal parti. Les temps sont durs pour les associations et les subventions, regrette-t-elle. Les choses se calent au fur et à mesure du fait du défaut de financement. Il faudrait que l’on soit plus nombreux pour faire plus de haltes pédagogiques et se relayer. » Les voyageurs cherchent encore à remplir leur cagnotte participative, « lancée du fait de l’absence de financement », et une voiture automatique pour transporter leur matériel.

    à Marseille, le « métier » de ces brebis est d’entretenir les espaces verts d’Ehpad, d’écoles ou encore d’entreprises. « Ce sont des débroussailleurs vivants qui protègent la biodiversité et nourrissent le sol », expliquent les membres de l’association. Jeudi, les propriétaires des chambres d’hôtes de Valensole étaient d’ailleurs enchantés de les accueillir, alors qu’ils cherchaient justement des brebis pour débroussailler leur terrain.

  • Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Après un voyage à vélo et en course à pied en Amérique du Sud, trois accompagnateurs en montagne ont décidé de jouer à domicile en parcourant la Routo, d’Arles vers le Piemont en Italie, puisque deux d’entre eux sont originaires de l’Ubaye, et le troisième de Nice. Jason Costa et Loïc Preghenella se sont donné le défi de battre le record de temps de parcours en course à pied, tandis que leur ami Bruno Maximim les suit en camion pour les ravitailler. « On nous a prêté un camion dans lequel on dort. On ne sait pas si c’est un bon cadeau ou un cadeau empoisonné vu toutes les galères qu’on a avec ! », lance ce dernier. « Les pratiques d’antan, la transhumance sont aussi importantes pour nous », explique-t-il.

    Les sportifs parcourent environ 62 kilomètres par jour, et se lèvent à cinq heures tous les matins. « Demain, on attaque les montagnes et les gros dénivelés », expliquent les coureurs de passage à Digne mardi. « Dès qu’il y en a un qui va moins bien, on se fait des blagues pour se remotiver », confie Jason. « Quand on repart après manger avec un ressenti de 39 degrés, en courant sur du bitume, on se demande pourquoi on fait ça », avoue-t-il.

    Sur leur route, ils rencontrent de nombreux personnages. « Avant-hier, on a dormi chez des gens qui sortaient d’une mise en bouteille de leur vigne. On leur a promis de boire la bouteille qu’ils nous ont offerte à notre arrivée à Cuneo », racontent-ils. « À Aix, un petit jeune de 13 ans est venu courir avec nous toute la journée ! », se rappelle Bruno. « Ce matin, on s’est arrêtés 30 minutes pour discuter avec un berger », se réjouit Jason.

    Les deux amis visent une arrivée à Cuneo en Italie ce dimanche au plus tard. Ils espèrent faire un film et écrire un livre sur leur aventure.

  • Les réservations pour les calanques ouvertes

    Les réservations pour les calanques ouvertes

    Pour protéger les lieux, le nombre de visiteurs est limité les 20 et 21 juin, tous les jours du 27 juin au 30 août, les 5 et 6 septembre, les 12 et 13 septembre.

    Le principe est reconduit jusqu’en 2027. Un suivi scientifique a été mis en place. Il est possible de réserver dès maintenant pour ce week-end des 20 et 21 juin sur calanques-parcnational.fr.

  • La saison d’été démarre au refuge du Clôt des vaches

    La saison d’été démarre au refuge du Clôt des vaches

    « Nous, c’est ça, notre bureau », lance Cédric Bertano, accompagnateur de montagne, en désignant les pics du Massif des Cerces baignant dans un soleil quasi estival. à ses côtés, des guides de montagne, des secouristes, des membres d’associations de randonneurs, du Club alpin, ainsi que des agents du Parc national des Écrins…

    Comme lui, une quarantaine de professionnels de la montagne sont venus, ce vendredi matin à 8h, pour une randonnée de deux heures, du Pont des Alpes jusqu’au refuge du Clôt des Vaches, à 2 250 m d’altitude, sur la commune du Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes). « C’est un événement que l’on fait à cette période depuis une dizaine d’années, pour rester en lien, se rencontrer et lancer la saison d’été », explique Cédric Bertano.

    Cette année, les organisateurs de l’événement ont choisi de mettre à l’honneur le récent refuge du Clôt des vaches, inauguré en janvier 2025. Un chalet de bois d’une capacité de 30 personnes, dont la construction, financée par l’État, la Région, le Département et la municipalité, a coûté 2 millions d’euros. Construit avec du bois local, de la forêt communale du Monêtier, et autosuffisant en énergie grâce à des panneaux solaires, le refuge a été pensé pour être respectueux de son environnement. « C’est le dernier né de nos refuges, savoure Jean-Marie Rey, maire du Monêtier-les-Bains, lorsque la délégation arrive au chalet. L’ouvrir en pleine saison hivernale, dans un espace protégé, ça a été un sacré challenge, mais la fréquentation est là. On est vraiment satisfaits du résultat. »

    La délégation est accueillie et servie par les deux gardiens du refuge, Estelle et Dimitri. « Nous, ça fait un an et demi qu’on a l’exploitation des refuges, on a fait deux hivers et on va faire un deuxième été. La fréquentation est en augmentation, le démarrage d’un refuge passe par sa notoriété, le bouche à oreille. L’aventure ne fait que commencer », se réjouit Estelle.

    Si l’hiver 2026 a vu les stations de neige des Hautes-Alpes enregistrer un recul de 3,5 points de fréquentation par rapport à l’année précédente, Yvan Chaix, directeur de l’agence de développement des Hautes-Alpes, met en avant les atouts du tourisme pour le département. « En 10 ans, le PIB des Hautes-Alpes a augmenté de 50%, et le tourisme représente 25% du PIB. C’est un moteur, le principal, mais pas le seul », analyse-t-il. Il rappelle également que l’offre touristique évolue, les stations étant de plus en plus dans la nécessité d’amorcer une transition vers les activités en dehors des sports de neige, en raison du dérèglement climatique.

    Conserver un refuge

    de montagne authentique

    Ce dynamisme des activités de montagne s’appuie notamment sur le réseau de 45 refuges du département, mis à l’honneur lors de cette journée de lancement de la saison d’été. Toutefois, si la fréquentation est un motif de satisfaction, l’objectif n’est pas de privilégier la quantité au détriment d’une certaine authenticité du lieu. « Notre volonté n’est pas d’en faire un outil promotionnel, mais de remettre le refuge dans son usage d’origine, avec de la sobriété. On ne propose pas de douche pour les randonneurs par exemple, on ne veut pas en faire un restaurant d’altitude ni un outil promotionnel », explique Elsa Loury, représentante de la Fédération française des Clubs alpins dans les Hautes-Alpes. Elle ajoute : « Et ça permet aussi de mélanger les publics. Dans une soirée en refuge, contrairement à un restaurant, on n’a pas de réseau de téléphone, on est obligés de s’ouvrir, de parler à son voisin. Et ça, on veut le conserver. »

  • Après l’incendie de 2020, un sentier pour arpenter Castillon

    Après l’incendie de 2020, un sentier pour arpenter Castillon

    Les versants de l’étang du Pourra portent encore les stigmates de l’incendie du 24 août 2020. « Avant, c’était aussi arboré que sur le plateau au-dessus », confie le directeur de l’agence des Bouches-du-Rhône de l’Office national des forêts (ONF), Julien Panchout, en pointant la différence de végétation d’une strate à l’autre. Le mégot d’un automobiliste a eu raison de 120 ha de la forêt domaniale du Castillon. Dans sa course effrénée, « aussi rapide qu’un cheval au galop », se rappelle le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola (PCF), le feu a également ravagé 40 ha de végétation du Conservatoire du littoral et 170 ha de forêts privées.

    Un peu moins de six ans plus tard, grâce à une démarche partenariale public-privé, un sentier de découverte renaît. Le chemin serpente au-dessus de l’étang du Pourra sur 1,2 km, en contrebas de la cabane des chasseurs. « C’est la dernière pierre d’un projet qui aura duré cinq ans, révèle Alice Triquenaud, adjointe au directeur territorial de l’ONF. (…) Après la gestion d’incendie, il a rapidement fallu planifier les opérations, identifier les enjeux prioritaires. On est sur un site classé remarquable en termes de biodiversité, avec des étangs qui sont des relais pour les oiseaux migrateurs. On a une diversité faunistique et floristique considérable, mais aussi des enjeux d’accueil du public et donc une priorité donnée par nos équipes sur la sécurisation du site. »

    400 000 visiteurs par an

    Au lendemain de l’incendie, les équipes de l’ONF ont donc réalisé un inventaire des dégâts et commercialisé une partie du bois brûlé pour en faire de la plaquette forestière. « Les engins n’ont pas pu passer sur une quarantaine d’hectares, donc on n’a pas pu tout exploiter, il a fallu y aller à la main, et il y a une partie qu’on laisse pour accompagner la régénération naturelle parce que notre stratégie à l’Office », explique Alice Triquenaud. Les bois morts, eux, ont été évacués le plus rapidement possible pour éviter une prolifération de scolytes dans les années à venir.

    Une fois ces premiers travaux réalisés, l’ONF s’est penché sur la réhabilitation du sentier de découverte. « On est partis sur des pierres sèches, on n’est pas repartis sur du bois, avec les impacts budgétaires que ça peut avoir », souligne l’adjointe, fière de l’ingénierie et de l’inventivité déployées pour l’intégration paysagère de ce parcours de randonnée ponctué de panneaux pédagogiques.

    Chaque année, près de 400 000 personnes arpentent les 250 ha du domaine de Castillon. « C’est le poumon vert du territoire, affirme le maire de Saint-Mitre-les-Remparts, Vincent Goyet (DVD). L’industrie est une richesse, on y est attachés, mais on cherche l’équilibre entre son développement sans pour autant renoncer à défendre et valoriser cette nature. »

  • En milieu périlleux, mieux vaut prévenir que guérir

    En milieu périlleux, mieux vaut prévenir que guérir

    Entre son histoire liée aux contrebandiers de la Révolution française et les paysages de la Côte Bleue qu’il offre à voir, le sentier des Douaniers ne manque pas de succès. Dans la calanque du Grand Méjean, à Ensuès-la-Redonne, il slalome de l’ombre au soleil entre les pins, à proximité de l’eau translucide. L’île de Planier découpe l’horizon. « C’est paradisiaque, mais ça peut vite se transformer en environnement hostile pour une victime », prévient le commandant de l’équipe de secours en milieu périlleux et montagne (SMPM), Gilles Agapian.

    La preuve en image : un homme, qui a chuté sur les pierres, est coincé à flanc de falaise. Son bras semble blessé. C’est en tout cas le scénario de la manœuvre des pompiers, qui s’entraînent en conditions réelles. Après avoir déployé une tyrolienne au-dessus de l’accidenté, ils descendent lui procurer les premiers soins avant de l’installer dans une civière qui s’élèvera ensuite dans les airs pour rejoindre un lieu sécurisé.

    Chaque année, cette équipe départementale SMPM, composée de 90 hommes et femmes, réalise 260 opérations de sauvetage. « Dans les Bouches-du-Rhône, on a tous les risques sauf le risque avalanche », souligne Richard Mallié, président du Sdis 13.

    « Souvent, ce qui pèche, c’est le niveau de préparation, explique Gilles Agapian. Il ne faut pas se surestimer, regarder la météo, dire à ses proches où on se trouve et toujours avoir le nécessaire avec soi : de l’eau, un téléphone chargé et un sifflet. »

    À Ensuès-la-Redonne, le maire (DVG) Michel Illac voit souvent partir des personnes « mal équipées, en tongs », ce qui a le don de le mettre en colère. Mais il estime tout de même avoir une responsabilité : « On aménage des sentiers qui attirent du monde, notre rôle d’élu c’est de prévenir. Il faut qu’on soit vigilants dans notre communication. Ce n’est pas que beau, c’est aussi dangereux. »