Tag: questions

  • [Entretien] « La nature de l’énergie noire reste une grande question de la cosmologie »

    [Entretien] « La nature de l’énergie noire reste une grande question de la cosmologie »

    La Marseillaise : Vous travaillez sur les données fournies par le télescope Euclid, mis en orbite en 2023. En quoi cela consiste-t-il ?

    Pauline Vielzeuf : Nous travaillons sur les données récoltées pendant la première année d’observation. Nous avons un catalogue de galaxies, avec leur position en trois dimensions et nous identifions les endroits où il y en a très peu : les vides cosmiques. Quand nous aurons des catalogues de vides, nous pourrons faire de l’analyse cosmologique et tenter de comprendre ce qu’est l’énergie noire.

    Qu’essaye-t-on de comprendre à son sujet ?

    P.V. : Sa nature. Cela reste une des grandes questions de la cosmologie. Pour l’instant, son existence est supposée pour expliquer l’expansion accélérée de l’Univers mais nous ne savons pas d’où elle vient. Il y a plusieurs hypothèses. Cela pourrait être une constante -c’est comme ça et nous ne savons pas l’expliquer-, ou être causé par un fluide que nous n’arrivons pas à détecter. Cela pourrait aussi être un problème avec la théorie de la relativité générale qui devrait être corrigée à certaines échelles.

    L’an dernier, la collaboration Desi a publié des premiers résultats semblant montrer que l’énergie noire ne serait pas une constante…

    P.V. : Effectivement. Si c’était confirmé, cela remettrait en question ce que l’on considère depuis des décennies. Mais si nous considérions que l’énergie noire était une constante, c’est parce que nos mesures n’étaient pas assez précises. C’est en train de changer. Et avec Euclid, nous essayerons de préciser cette variation.

  • À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    « Ce projet doit nous interroger sur nos modes de vie et la production des déchets. » Une conclusion presque philosophique apportée par ce militant d’Alternatiba à la réunion publique sur le projet d’incinérateur de Suez de mercredi soir, bondée.

    En question, un projet de brûlage à 1 200 degrés de déchets type encombrants des déchetteries sur le site de l’actuel centre de tri de Suez au Tubé Nord, pour traiter 270 000 tonnes de déchets de toute la région Paca et les revaloriser sous forme d’électricité, de méthane et de digestat à utilisation agricole. La tension a éclaté. Pollutions, trafic routier supplémentaire, acceptabilité du projet par les habitants du territoire. Huées et applaudissements ont ponctué la séance. « Ce territoire a été traumatisé par les déchets, ce projet est peut-être très bien mais il se fera ailleurs », a résumé le maire (LR) Robin Prétot.

    Un dossier très technique

    Mais le dialogue a été maintenu, sinon amplifié à l’initiative de Suez face aux très nombreuses questions et objections soulevées. « Je suis ouvert à faire plusieurs groupes de travail sur nos installations, y compris d’aller plus loin sur les normes », a promis le directeur du développement de Suez Olivier Dufaux. « Nous proposons en toute transparence des réunions thématiques avec la Ville », abonde Caroline Verdier pour Suez.

    Le commissaire enquêteur Philippe Magnus, qui a prolongé l’enquête publique jusqu’au 2 juin, reconnaît « la technicité du dossier » qu’il « n’estime pas être parfait ». Sur la possibilité d’une autre réunion publique, le commissaire n’y voit « aucune opposition ». « Cet exercice démocratique démontre que l’opinion publique a besoin de temps, cela permettra à la Ville de poser toutes les questions qui n’ont pas pu être posées ce soir », conclut le maire Robin Prétot.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Arnaud Drouot

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Arnaud Drouot

    Budget métropolitain, nouveau mandat, marins-pompiers, actualité marseillaise, proximité…

    À vous la parole ⬇️

  • L’adjoint à la propreté d’Avignon va porter plainte contre une élue d’opposition

    L’adjoint à la propreté d’Avignon va porter plainte contre une élue d’opposition

    Les premières passes d’armes entre majorité et opposition au conseil municipal d’Avignon devraient déjà se poursuivre dans l’enceinte d’un tribunal. L’adjoint à la propreté Michel Adam, ancien directeur du service propreté jusqu’en 2024, a sollicité la protection fonctionnelle, accordée par le maire Olivier Galzi (DVD), et va porter plainte contre Marie-Anne Bertrand (L’Après).

    Cela fait suite à une question orale de l’élue d’opposition en fin de conseil municipal ce lundi 20 avril à propos du contenu d’une lettre ouverte écrite supposément par des agents municipaux qui « exprimaient leurs inquiétudes » sur la présence de l’adjoint dans l’équipe municipale. Dans celle-ci, elle citait donc des extraits de la publication datée du 30 mars sur le groupe Facebook « Collectif Avignon : propreté, sécurité et fluidité ! », toujours en ligne. Parmi lesquels on peut lire « qu’une politique mafieuse s’est installée au fil des années sous la protection du précédent mandat ». Mais aussi que « ce même directeur a mis en place un système dans le but d’étouffer ce service en ne lui donnant aucun moyen de sanction envers une minorité de personnes » et que « rien n’est accordé aux agents, les décourage totalement et ne permet pas d’être épanouis dans leur rôle ». Et de poursuivre que « l’intérêt était que ce service indispensable à une ville passe à une prestation privée, particulièrement pour bénéficier à la société de nettoyage ELITE (anciennement Excellence), les statuts ayant récemment changé, qui maintient un lien plus qu’étroit avec ce directeur M. Adam Michel. »

    En réponse aux questions de l’opposante de gauche, qui demandait au premier édile de « rassurer les auteurs de cette alerte » en demandant ce qu’il compte mettre en œuvre. Mais aussi s’il pouvait confirmer que « Michel Adam, qui a rédigé le marché public et qui a contrôlé et traité avec la société ELITE, prestataire de la ville depuis plusieurs années, n’est intervenu à aucun moment et à quelque titre que ce soit dans la gestion de la société ELITE durant son activité au sein du service de la propreté urbaine de la ville d’Avignon, mais aussi après avoir quitté la collectivité entre avril 2024 et mars 2026 ». Olivier Galzi répond que ces propos le « mettent vraiment en colère. » Trois jours après une virile visite du service propreté en question, il poursuit : « Si je comprends bien, vous venez de lire in extenso des propos qui sont diffamatoires, haineux et mensongers qui ont été tenus sur internet sur un réseau social. Et donc, en les lisant, vous les faites vôtres. Vous transformez une injure en un propos public de la part d’une élue de la République. Vous commencez bien mal. Ces propos sont répréhensibles », pose-t-il calmement avant de demander si son adjoint demandait la protection fonctionnelle pour des poursuites judiciaires. Ce que ce dernier a confirmé.

  • Le député insoumis Raphaël Arnault sort du silence

    Le député insoumis Raphaël Arnault sort du silence

    Si je décide de prendre la parole aujourd’hui, c’est pour une raison évidente : poursuivre mon mandat. » Le député de la 1ère circonscription de Vaucluse, Raphaël Arnault (LFI), s’est exprimé dans un entretien vidéo de plus d’une heure au média Blast, ce mercredi 1er avril, après un quasi-silence de plus d’un mois, sans aucune apparition publique. Cela fait suite à l’implication supposée de l’un de ses attachés parlementaires, Jacques-Ellie-Favrot, dans la mort du militant identitaire à Lyon, le jeudi 12 février.

    Alors que Mathilde Panot, cheffe de file du groupe insoumis à l’Assemblée, assurait ce mardi qu’il serait bientôt de retour, la confirmation n’aura pas tardé, avec une apparition dès ce mercredi, au palais Bourbon.

    Interrogé par la journaliste Soumaya Benaïssa, Raphaël Arnault explique d’abord que « beaucoup de personnes se posent des questions sur l’affaire en elle-même et le contexte politique, sur l’antifascisme et ses méthodes, des outils que l’on se donne et des critiques capables de se donner pour une lutte plus saine et efficace que possible ».

    Quant à son long silence et à ses absences, notamment à l’Assemblée nationale, il les justifie par « des menaces de mort, mais pas que ». « Il y a un besoin, dans le Vaucluse, et plus généralement à l’Assemblée nationale. Les travaux reprennent après une pause pendant les municipales », ajoute-t-il, précisant avoir été sollicité ces derniers jours au sujet des fermetures de classes prévues dans le département. Il évoque également une « volonté de prendre de la hauteur sur le moment », par « peur que la situation ne s’embrase dans le pays ».

    « La version de néonazis »

    Tout en rappelant « avoir été horrifié par la mort d’un jeune homme » et en affirmant qu’il « redoutait » un événement tragique de la sorte « depuis des années à Lyon », Raphaël Arnault assure qu’il « pensait à la famille » du défunt. Le député souligne également le profil inquiétant de celui-ci et affirme que la classe politique, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en tête, reprenait « tous unanimement la version donnée par des néonazis ».

    Concernant la situation de son ancien attaché parlementaire, Raphaël Arnault confirme avoir eu « des nouvelles à travers son avocat » et assure que celui-ci « ne sait pas pourquoi il s’est retrouvé là » et qu’il « n’aurait jamais voulu qu’une telle violence se déchaîne ».

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    Municipales de Marseille, listes, programme, soutiens, priorités…

  • Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Un dispositif de nettoyage et de collecte cher et inefficace… Les résultats du « plus grand baromètre citoyen jamais réalisé sur la propreté et les déchets à Marseille » dévoilés ce mardi 17 février par le collectif Basta sont finalement peu surprenants. Sur les 3 743 personnes qui ont répondu aux 48 questions, 79% trouvent la ville « très sale », 70% ne supportent plus les crottes de chiens, 40% ne connaissent pas les jours de passage de la collecte et 60% jugent « très prioritaire » de sanctionner les professionnels qui ne respectent pas les règles.

    Se basant sur les données de la Métropole, le collectif a établi que la quantité de déchets par habitant et par an est supérieure à la moyenne régionale, avec 342 kg contre 285, que le tri est à la traîne avec 38 kg d’emballages triés par an et par habitant à Marseille contre une moyenne régionale de 57 kg. Le tout pour un coût qui explose, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères se montant à 245 euros par habitant et par an contre 140 au national, Marseille restant la ville la plus taxée de la Métropole. Face à ces piètres performances, « nous, collectif apartisan mais politique, au service des Marseillaises et des Marseillais, voulons mettre fin à une mauvaise gestion », explique Félix de Monts, de Basta.

    Pression citoyenne

    Après cette étude, un pacte pour Marseille propre, 5 chapitres pour 25 propositions, sera soumis aux candidats. Parmi elles, qu’un élu marseillais soit responsable de la propreté, de la collecte des déchets et des aménagements de voirie nécessaires, la mise en place d’un comité citoyen trimestriel avec une déclinaison par secteur. Et enfin l’organisation d’états généraux.

    « Je signe moi », s’emballe le candidat insoumis, Sébastien Delogu, quand Sébastien Barles, allié de LFI avec son collectif Vaï, se demande comment le pacte peut être opposable. « Moi aussi je signe », embraye Erwan Davoux, de « Marseille pour Tous » pour qui « on ne pourra pas avancer tant que le problème de gouvernance [entre Métropole et Ville] n’est pas résolu. » Une des représentantes du Printemps marseillais constate, elle, que plus de 90% des propositions sont raccord avec les celles de Benoît Payan tandis que du côté de Christophe Madrolle (Union des centristes et écologistes), candidat sur la liste de Martine Vassal (DVD), actuelle présidente de la Métropole, on joue la prudence. « On va le signer ce pacte », promet-il émettant des réserves sur un baromètre dont le collectif a convenu dans ses biais qu’il n’était pas représentatif de tous les Marseillais, avec une surreprésentation des habitants des 5e, 6e et 7e arrondissements au détriment des 13e, 14e et 15e, faute de ressources. « Il faut voir qui compose le futur comité car une résidence dans le 14e et le 8e, c’est pas pareil. Et plus de cantonniers c’est bien mais il faut revaloriser leur statut aussi », nuance-t-il.

    « Nous ne sommes pas candidats, nous voulons faire signer les gens et suivre les indicateurs. On sera là pour vérifier ce qui a été mis en place », martèle Félix de Monts. Le collectif n’excluant pas en dernier recours, de passer par la justice pour se faire entendre.