Tag: quartier

  • Première opération « Coup de neuf ! » dans le quartier de la Belle de Mai

    Première opération « Coup de neuf ! » dans le quartier de la Belle de Mai

    « Tut tut ». Les camions de propreté de la Métropole de Marseille se succèdent dans la rue du Jet d’Eau, dans le quartier de la Belle de Mai, dans le 3e arrondissement de la cité phocéenne. Les agents municipaux et métropolitains mobilisés ce jeudi matin s’activent pour la première opération de « Coup de neuf ! », un dispositif de propreté pensé par la Ville et la Métropole, qui sera déployé dans tous les arrondissements de Marseille.

    « Une forte demande des habitants »

    Pour l’instant, six rues du quartier sont concernées. « Il faut bien commencer par un secteur. Il y avait une forte demande des habitants », déclare Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille délégué à la propreté dans la ville et désormais conseiller métropolitain.

    Jusqu’à présent, la propreté était une compétence de la métropole. La salubrité de la ville étant au cœur des débats, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, a créé ce poste et nommé Hedi Ramdane, pour « recoudre la ville et la métropole » sur cette compétence. L’idée étant de pouvoir coopérer et de « redonner un cadre de vie aux habitants ».

    Au delà de cette opération, un nettoyage des rues est réalisé quotidiennement dans différents quartiers de la ville. « On met les moyens nécessaires pour rééquilibrer les choses et rattraper toutes ces années où le travail n’a pas été à la hauteur », reconnaît Hedi Ramdane, également ancien adjoint au maire en charge de la jeunesse. Une ambition partagée par Hamza Aftis, adjoint à la mairie du 2e et 3e arrondissement, délégué au cadre de vie. « On se bat pour les habitants. Ils ont eu le sentiment de ne pas être écouté pendant des années. »

    Une colère qui s’exprime

    C’est le cas de cette riveraine, descendue de sa maison pour exprimer sa colère. « On est très énervés. Marseille est dégueulasse. On est à l’abandon ! » Et de ces deux amis âgés d’une quarantaine d’années, qui observent le travail des agents. « Ça fait deux ans qu’ils ne sont pas venus nettoyer », vitupère l’un d’eux. « C’est très bien, mais il faut que ça se poursuive », espère de son côté une habitante de la rue François Barbini.

  • Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Mobilisation, médiations, soutien du maire de secteur, de la mairie centrale : il était moins une avant que l’affaire ne se règle devant la justice. Le 29 juin, réunie en assemblée générale, l’ASL a voté la réouverture de la rue au quartier.

    L’ASL, aux commandes la co-propriété depuis la vente de la cité-jardin par HMP, aujourd’hui PML, avait revendiqué la privatisation de la rue qui traverse la cité en condamnant le portail et tout un quartier à faire des détours dangereux. Un combat des habitants des Chutes Lavie s’était alors engagé. La dynamique Nathalie Prost, à la tête du collectif, avait fait monter l’aïoli pour rendre leur liberté de passage aux habitants et faire entendre raison aux copropriétaires. C’était chose faite lundi. La réouverture est actée.

    Fête du partage à la rentrée

    « J’étais une habitante engagée, je suis aujourd’hui élue du secteur », a-t-elle rappelé, mardi, devant le portail, en remerciant l’ensemble des soutiens. En précisant : « Mon engagement citoyen a trouvé un relais politique, Didier Jau nous a entendus et la politique défendue est celle d’une ville ouverte, solidaire, où la liberté de déplacement est rendue aux citoyens. » Le maire écologiste du Printemps marseillais voit dans cette victoire un symbole et se félicite : « 100 jours pile après notre réinstallation à la mairie des 4e et 5e arrondissements. C’était un engagement de campagne. Avec le soutien de la mairie centrale, il a été tenu. »

    Si le vote entérine la réouverture piétonne, il ne reste qu’à desceller les verrous du portail pour que l’accès au jardin municipal rénové, à la crèche communale et au collège Dumas soit rendu à tous. Et Didier Jau d’inviter « tout le quartier à une grande fête à la rentrée, la fête du partage, de la solidarité et de la marchabilité ».

  • Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Le secteur de la gare routière d’Aix-en-Provence bouclé après une fuite de gaz

    Une fuite de gaz, localisée « sur une résidence proche » selon le site des transports de la Métropole, a été détectée rue des Allumettes aux alentours de 17 heures, selon les informations recueillies sur place. S’il n’y a pas eu d’évacuation, plusieurs établissements, dont la gare routière et la bibliothèque Méjanes, ont été confinés jusqu’à nouvel ordre.

    Depuis 17h, aucun bus n’a pu partir de la gare routière et les points de départ ont été modifiés. Sur place, plusieurs médiateurs de la Métropole ont informé les usagers de l’évolution de la situation.

    Aux alentours de 18h, le quartier demeurait bouclé. « Nous ne savons pas pour le moment quand nous pourrons rouvrir », indiquaient les forces de l’ordre. Les informations concernant les départs de bus étaient disponibles sur le site de la Métropole.

    Toutefois, vers 18h20, les pompiers annonçaient « que la fuite de gaz était coupée depuis plus d’une heure. Il faut attendre la fin des relevés pour être sûr qu’il n’y ait pas de poches. Pas de retours à ce stade sur la fin des relevés en cours.»

    Les informations concernant les départs de bus et leurs horaires sont à retrouver sur le site de la Métropole et les applications de transport.

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • À Marseille, le nouveau souffle sportif du quartier Bon-Secours

    À Marseille, le nouveau souffle sportif du quartier Bon-Secours

    Deux terrains de football, un terrain de basket, une aire de jeux et de fitness. C’est ce que regroupe l’espace sportif Burel, ouvert après huit mois de travaux et construit en concertation avec les riverains.

    « Les services de la Ville ont fait des propositions, retravaillées en fonction des retours des habitants jusqu’à avoir un projet consensuel. Donc l’aire de jeux pour enfants, le fitness, c’était des demandes des habitants », explique Tina Biard-Sansonetti, maire (DVG) du 13e-14e.

    Dans ce quartier, les espaces sportifs se font rares. « On est sur une zone qui est très dense, où un des seuls centres d’animation a été fermé », détaille-t-elle, « l’objectif de ces équipements de grande proximité, c’est d’être en accès libre et aussi de servir de zones de sociabilisation ».

    Ces installations permettent à tous les publics de s’initier, à proximité de chez eux, à différents sports. « Aujourd’hui on a beaucoup de jeunes qui n’ont pas spécialement envie de s’inscrire dans des clubs. Si on met des plateaux sportifs, c’est pour démocratiser la pratique », admet Éric Méry, adjoint au maire de Marseille délégué aux Sports.

    Soutenu par l’Agence nationale du sport, le projet, dont le coût s’élève à 520 000 euros, « en appellera d’autres dans le secteur bientôt », promet la maire.

    Dernière requête

    Au-delà des terrains, le projet comprend des aménagements paysagers. « Il y a des plantations dans le cadre du plan arbre, qui permettront à terme d’avoir de l’ombrage », se félicite-t-elle.

    Et les habitants sont satisfaits… ou presque. « On a demandé les petits toboggans donc mes enfants sont très contents. Mais il manque des bancs ! », rit Mariama. Pour l’heure, la mère de famille ramènera sa propre chaise, mais espère que la ville entendra sa demande.

  • La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    Avec une superficie totale de 174 m2, le bâtiment permet désormais d’accueillir une salle polyvalente, une bibliothèque, un espace bar et des aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une pergola et un terrain de pétanque ont été installés, afin de renforcer la convivialité du lieu. Avec plus de 300 familles adhérentes, le nouveau bâtiment permettra d’augmenter les activités du CIQ et d’assurer sa mission de lien social. Ce projet, d’un coût total de 566 750 euros. Une nouvelle page pour la vie associative locale.

    Carla Forges

  • Le savoir se partage en plein air à Montpellier

    Le savoir se partage en plein air à Montpellier

    Dimanche 7 juin, au pied d’un immeuble du quartier populaire de La Paillade, les « Cours dehors » ont fait leur retour dans une édition spéciale consacrée aux oraux du bac. Trois élèves de Première et trois de Terminale y ont présenté des sujets susceptibles de tomber en fin de mois : littérature pour l’oral de français, économie, sciences ou philosophie pour le grand oral.

    Un second rendez-vous est prévu dimanche 14 juin à 15h au Jardin des Plantes, pour poursuivre cette mise en partage des savoirs avec les habitants.

    Cette initiative s’inscrit dans PailladeCampus, projet porté depuis plus de cinq ans par Nourdine Bara avec l’idée de faire de La Paillade une école à ciel ouvert. « J’ai cette sensation que libérer les savoirs enfermés, libérer la jeunesse dehors, est de nature à réenchanter un tout petit peu nos vies, à transfigurer la ville, à lui amener ce qui lui manque d’espoir, ce qui nous manque de solidarité, ce qui nous manque de dialogue entre la jeunesse et le public », explique-t-il.

    Les élèves prennent ainsi la parole dans des parcs, sur des places, au pied des immeubles, devant les habitants, dans un cadre qui donne à l’exercice scolaire une portée collective.

    Jeunesse ambassadrice

    de savoirs

    Pour Nourdine Bara, l’école dehors telle qu’il la défend ne consiste pas seulement à déplacer les cours dans la nature. « On est vraiment dans une autre idée de relation à la ville, de relation aux habitants », souligne-t-il. À La Paillade, les jeunes sont placés « au cœur de la cité » avec une « fonction sociale » : partager des connaissances. « C’est une jeunesse ambassadrice de savoirs sur l’espace public », précise-t-il avec fierté.

    L’enjeu, insiste-t-il, dépasse la préparation scolaire. « J’aime l’idée que ces jeunes, qui vont présenter un devoir qui normalement est à usage unique devant un jury, trouvent à cet effort une autre gratification », confie-t-il. Dans la rue, ils peuvent éprouver « le plaisir très humain d’avoir intéressé des gens, d’avoir suscité des questions et des encouragements ». L’exercice peut aussi les aider à aborder l’oral « plus en confiance ».

    Mais Nourdine Bara place surtout son projet du côté du lien social : « Ce qui m’intéresse, c’est qu’il leur reste quelque chose qui grandit l’être qui est en eux. » Une ambition appelée à s’élargir dès la rentrée prochaine, avec la Maison de l’architecture de l’Occitanie Méditerranée : « On va travailler avec un urbaniste, des élèves en architecture, des concepteurs d’agora, pour déterminer dans la ville ces endroits où nous pourrions, comme à La Paillade, créer des lieux de rendez-vous récurrents où des jeunes, de tout-petits jusqu’à des universitaires, viendraient faire le partage de savoirs au micro. » À La Paillade, le savoir ne se récite plus seulement devant un jury : il se partage, dehors, avec toute la ville.

  • La Ciotat : un nouveau poste de sécurité à Saint-Jean

    La Ciotat : un nouveau poste de sécurité à Saint-Jean

    Pensé pour s’intégrer au site classé voisin, le projet combine réhabilitation et extension neuve à haute performance énergétique. Aux côtés des 192 m² qui accueillent 19 agents de la police municipale, un local associatif sera occupé par des associations du quartier. L’ensemble est totalement accessible aux personnes à mobilité réduite.

  • Saint-Mauront et Félix-Pyat montent sur scène au parc Bougainville

    Saint-Mauront et Félix-Pyat montent sur scène au parc Bougainville

    Pilotée par le centre social Saint-Mauront–La Villette et réunissant la Cuisine du 101, l’Acelem, la Cie Duanama et LaMAM au sein du comité de pilotage, avec la participation d’une dizaine d’associations culturelles et de compagnies artistiques du quartier, et soutenue par la Ville, la fête organise sa 2e édition dans le tout nouveau parc Bougainville. Forte de 1 500 personnes l’année précédente, elle s’étend désormais sur deux journées.

    Ce vendredi, les élèves des écoles maternelles et primaires, Félix-Pyat, Édouard-Vaillant et Bellevue ont donné le ton en chorales, devant un public familial. « Une forme de répétition générale avant la fête des écoles tout en leur donnant un avant-goût de la scène », précise un directeur. Des représentations sur scène ont suivi et, jusqu’à minuit, les conférences dansées de Bouziane Boutelja, en partenariat avec LaMAM, ainsi que le plateau hip-hop ont enchanté le public. Tout en donnant un aperçu des talents et des activités proposées par les acteurs locaux du secteur.

    Repas et animations

    Ce samedi, la fête reprend à partir de 11h30 avec un repas partagé offert aux habitants du quartier. Les plats ont été concoctés par des collectifs et les grillades sont gracieusement proposées par la mairie du 2e secteur. Dès 13h30, un forum d’animations est organisé par les associations : bibliothèque et ludothèque éphémères, jeux de la marelle avec différentes variantes, jeux de quilles, jeux en bois, peinture dessin et initiation aux techniques de l’art urbain, le temps d’un atelier créatif ouvert à tous. Une balade est également proposée avec Méta 2 pour un tour d’horizon des fresques urbaines. Culture toujours, avec Kelemenis & Cie, qui, en prévision du 15e anniversaire de Klap Maison pour la danse, en septembre 2026, propose aux familles voisines de participer à cet événement festif.

    Des initiations sont également proposées à destination des parents avec le MPE13, qui invite à se familiariser avec les plateformes éducatives Pronote ou Superminot. Une formation destinée aux 16-30 ans est aussi prévue : le service jeunesse de la Ville présentera les différents dispositifs portés par la municipalité (Bafa, code de la route, BNSSA…). Enfin, un accès aux droits pour tous sera assuré par le collectif On le fait pour nous, qui présentera son activité « pour la défense de la mixité culturelle ».

  • Que du beau pour la grande vente de la communauté d’Emmaüs Saint-Marcel

    Que du beau pour la grande vente de la communauté d’Emmaüs Saint-Marcel

    « Samedi, on vend ce qu’on a de meilleur, c’est du très bon état. Il faut qu’on casse la baraque ! », lance joyeusement Roselyne bénévole depuis 25 ans à la communauté. Et de poursuivre en s’affairant : « Nous n’avons que deux grandes ventes dans l’année, alors on garde les belles choses, les marques pour ce jour-là. Vous allez vous croire aux Galeries Lafayette. » Non sans oublier de rappeler qu’« acheter à Emmaüs, c’est un acte solidaire et engagé ».

    Fermé pendant deux jours pour tout préparer, bénévoles et salariés, environ 70 personnes s’activent à tous les niveaux de la communauté. Du neuf arrive et des invendus repartent au recyclage. À la tête de l’équipe, Hami Kahia-Tani est le nouveau responsable fraîchement arrivé depuis un mois et demi tandis que Stéfania Crotti le seconde. « C’est une vente d’été alors, nous avons beaucoup de mobilier de jardin neuf, au tiers du prix. ça vaut vraiment le coup », détaille Hami. « Mais aussi, des meubles anciens dans la grande salle des ventes, de la vaisselle, des verres, du petit et du gros électroménager. Mais aussi bien sûr des vêtements, des sacs et des chaussures », poursuit-il. Tout au fond du grand hangar, on s’affaire dans la partie électroménager. « On nettoie, on range. On a des vrais climatiseurs, des micro-ondes, des machines à laver, des télévisions… et tout a été contrôlé », présente Patrick compagnon arrivé il y a un an.

    Évoluer sans cesse

    Concernant les vêtements, Hami est sans appel : « Frip insertion à Saint-Marcel, c’est la ligue des champions du textile. » Camélia la responsable sourit et confirme : « Chapeaux, maillots neufs, tongs, sac de plage, serviettes, nous avons. Mais aussi des vêtements griffés, des carrés de soie, et des sacs de marque. » Mais le responsable sait qu’il faut évoluer sans cesse. « Pourquoi pas créer un dressing à 1 euro ? » Le quartier bénéficie de pas mal de donateurs mais la demande est forte. « Ici, tout le monde peut s’équiper. Les plus précaires, mais aussi les curieux sans critères d’âge », assure-t-il. En perspective, il y a aussi la volonté d’installer des bennes à ferraille pour mieux trier les métaux et de former un compagnon. Mais aussi d’arriver à garantir le gros électroménager. Véritable lieu de vie, Saint-Marcel attend beaucoup de monde samedi, et on comprend pourquoi.

    Rendez-vous le samedi 6 juin de 9h à 18h à la communauté Emmaüs Saint-Marcel au 46 Boulevard de la Cartonnerie, 13011, Marseille