Tag: PS

  • Au Département de Vaucluse, la gauche tente de reprendre la main

    Au Département de Vaucluse, la gauche tente de reprendre la main

    Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour trouver un successeur à Dominique Santoni. Élue il y a dix jours sénatrice, la présidente LR du Département de Vaucluse a un mois pour démissionner. La nouvelle parlementaire attend déjà mercredi, date butoir pour déposer un recours éventuel sur les sénatoriales, avant de quitter la présidence. Dominique Santoni présidera d’ailleurs, ce vendredi, une traditionnelle séance plénière d’octobre. Elle devrait céder son fauteuil a priori dans la première quinzaine de novembre, lors d’une séance dédiée.

    D’ici là, « ça va s’agiter », glisse un élu départemental. La droite, majoritaire d’une courte tête, s’est réunie dès le lendemain des sénatoriales pour s’entendre sur un successeur. Sans surprise et sauf gros revirement d’ici là, Christian Mounier, actuel vice-président en charge de l’eau et de l’agriculture, est pressenti pour achever le mandat sur 18 mois. En face, l’extrême droite (6 RN, 2 Ligue du sud) n’est pas en capacité de disputer la gagne (les élus avaient voté blanc en 2021 lors de l’élection à la présidence). À l’inverse de la gauche, qui avait vu la présidence lui échapper de peu, suite au revirement du binôme de Bollène et son maire, Anthony Zilio, appui final de Dominique Santoni, élue avec 14 voix contre 12 pour Jean-François Lovisolo.

    Anthony Zilio de nouveau au centre du jeu

    Depuis, la présidente a toujours su préserver sa majorité baroque. Avec des votes fluctuants au gré des dossiers, comme il y a quatre ans, lors de l’absorption du bailleur social public Vallis habitat par Grand delta habitat, soutenue par Jean-François Lovisolo et rejetée par Anthony Zilio… Mais l’élection d’un nouveau président a déjà eu un mérite : se faire réunir toutes les composantes dites de gauche de l’hémicycle. En présentiel ou en visio – pour Anthony Zilio – une quinzaine d’élus, issus des quatre groupes, s’est rassemblée, ce lundi en fin de matinée, au Département. Une première depuis cinq ans. « C’est très bien de se réunir dans ce cadre aussi large », commente Jean-François Lovisolo, qui préside le groupe Territoires de progrès (4 élus). Retenu, le maire de La Tour-d’Aigues n’était pas présent, mais s’était entretenu en amont avec Sophie Rigaut (PS), présidente du groupe Pour un Vaucluse solidaire et écologique (6 élus) et instigatrice de la réunion.

    « Cela a été très constructif dans l’intérêt de la collectivité, l’idée était de se parler et on continuera à le faire », synthétise brièvement Sophie Rigaut. L’heure n’était évidemment pas aux grandes annonces ce lundi. Si on temporise à gauche sur la possibilité de présenter un candidat, l’inconnue réside surtout dans son identité. Jean-François Lovisolo botte en touche : « En 2021, il y a eu fait majoritaire, je ne vois pas ce qui a changé en 2026 dans l’équilibre politique du Département. » Anthony Zilio pourrait-il opérer une nouvelle bascule et viser la présidence avec le soutien du reste de la gauche prête à pardonner l’épisode de 2021 ? Contacté, le maire de Bollène n’a pas donné suite. « On a tout intérêt à maintenir un esprit de concorde en vue de 2028 [date des prochaines départementales] », juge Rémy Blanc (PCF).

    La réunion de ce lundi, peu importe l’issue sur la présidence dans un mois, a d’ores et déjà permis à la gauche de poser des jalons pour 2028. Élection où le RN visera bien plus que ses 4 cantons actuels sur les 17 de Vaucluse.

  • Le RN remporte le troisième siège dans le Gard

    Le RN remporte le troisième siège dans le Gard

    Grosse désillusion pour la liste d’union de la gauche. Alors que la liste conduite par le sortant Denis Bouad (PS) espérait remporter le troisième siège dans le Gard et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’est finalement arrivée qu’en deuxième position dimanche 27 septembre. Avec 32,16%, soit 596 voix, elle fait même moins bien qu’en 2020 et les 35,7% obtenus (663 voix), malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales.

    Si en 2020 la division de la gauche avait été fatale et l’avait privée d’un siège, la dispersion des voix à gauche en 2026 n’est pour rien dans l’élection d’une sénatrice d’extrême droite tant le score du RN est élevé. Les candidatures de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’Insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%) ont peut-être empêché une réelle dynamique à gauche mais n’ont finalement pas joué dans l’attribution du troisième siège.

    « Nous avons mené une belle campagne avec nos convictions et toute notre énergie. De manière générale, ces rencontres nous ont permis une nouvelle fois d’écouter et d’entendre les inquiétudes et les attentes qui existent chez les élus comme au sein de la population. Il est aujourd’hui urgent d’y répondre  », a réagi Denis Bouad.

    Josserand au Sénat

    C’est donc la liste d’union Les Républicains avec le « centre » qui l’a emporté dans le département. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise en effet 601 voix (36,19%) soit seulement cinq de plus que Denis Bouad. Malgré la perte de Nîmes aux municipales, il parvient donc à limiter la casse (la liste de droite avait obtenu 672 voix en 2020) en sauvant un siège.

    Mais, comme au national, la droite recule puisque le troisième fauteuil de sénateur revient au Rassemblement National, marquant ainsi une nouvelle étape dans un département qui compte déjà six députés d’extrême droite. La députée Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siégera donc au Palais du Luxembourg. Un score qui a surpris dans le Gard. Entre Beaucaire, Vauvert et Bagnols-sur-Cèze, plus quelques petites communes identifiées, les observateurs tablaient sur un minimum de 350 voix pour le RN. Ce score révèle surtout l’ampleur de l’ancrage de l’extrême droite chez les nouveaux élus locaux gardois. Plus que préoccupant à quelques mois d’une probable élection législative et à deux ans des élections départementales de 2028.

  • Pour sa rentrée, Marc Pena déjà tourné vers 2027

    Pour sa rentrée, Marc Pena déjà tourné vers 2027

    À l’aube de l’examen du dernier budget du mandat, c’est à Septèmes-les-Vallons que le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, Marc Pena, a tenu à faire sa rentrée politique, « une ville qui vote toujours à gauche aux municipales, et j’entends qu’elle vote à gauche à d’autres élections », justifiait-il dans un sourire.

    Dans cette rentrée marquée par les mobilisations sociales, il appelle le gouvernement à entendre la colère des lycéens, « plutôt que d’y répondre par la répression ». « Lorsqu’ils réclament des professeurs, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent rien faire du matin au soir ! » ironise-t-il. S’il condamne les violences, il souligne que ces jeunes mobilisés « ont une conscience aiguë que leurs parents triment et ne trouvent pas toujours de quoi subvenir aux besoins de leur famille ».

    Cette rentrée politique est aussi l’occasion pour lui de jouer depuis Septèmes-les-Vallons le match retour du dernier conseil municipal aixois. « Madame Joissains n’est pas toujours calme », ironise-t-il. Tandis que la maire (UDI) d’Aix disait être prête à quitter la Métropole, le député réplique : « Oui, il faut réformer la Métropole, mais il ne faut pas la défaire à tout prix ».

    Saluant la victoire de la gauche unie aux sénatoriales, disant sa fierté de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, il alerte sur le budget dont l’examen va commencer, « une véritable provocation ». « Pour l’instant, nous n’allons pas transiger sur les lignes rouges, annonce-t-il. Si ce sont les classes populaires, les classes moyennes qui portent l’essentiel de l’effort pour le pays, ce sera sans nous ! »

    Défendre l’union

    Mais surtout, il a le regard tourné vers les échéances de 2027, face à la menace de l’extrême droite. « Les propos de Jordan Bardella, même s’ils ont dix ans, sont les propos qui structurent le RN depuis sa construction », attaque-t-il. Certain que les anciens ministres macronistes seront sanctionnés par les électeurs, lui qui s’affichait auprès d’Olivier Faure à Marseille assure qu’il peut « y avoir une gauche républicaine, sociale, parlementaire, responsable tout en étant sur ses fondamentaux extrêmement exigeante qui peut encore séduire ».

    Il l’assure, il reste « un défenseur continu de l’union de la gauche », celle de la gauche qui lui « est chère », dans laquelle il ne cite pas les insoumis. « Ce qui se joue devant nous est bien plus important que nos différences », l’appuie l’adjoint PS marseillais Yannick Ohanessian. « C’est à nous, les militants de base, de faire remonter les choses pour qu’au plus haut on ait les conditions de créer une véritable union », défend aussi le maire (PCF) de Septèmes, André Molino. « Jamais on n’aurait pensé que cette circonscription soit à gauche, reconnaît de son côté Marc Pena, au moment d’aborder les législatives. Je suis persuadé qu’elle peut le rester et que l’on sera au rendez-vous. » Comme une annonce de candidature.

  • La gauche résiste dans l’Hérault, le RN s’incruste

    La gauche résiste dans l’Hérault, le RN s’incruste

    À gauche, il y a deux manières d’analyser les résultats des sénatoriales dont l’officialisation en préfecture de l’Hérault aura été laborieuse, dimanche 27 septembre, en raison de la mystérieuse disparition du procès-verbal du 11e bureau.

    La première lecture, c’est de se dire qu’avec la réélection d’Hussein Bourgi (PS) et l’accession de Julie Frêche (PS) au palais du Luxembourg, la liste d’union PS/PCF/Place Publique a réussi son coup. Difficile de dire autre chose au vu des 793 voix recueillies sur 2710 votants (2730 inscrits) alors que PS et PCF n’en avaient obtenu que 561 et 84 en partant séparés en 2020. Pour le maire de Montpellier, Michaël Delafosse (PS), c’est la preuve que « la très belle dynamique de rassemblement de la gauche unie avec le PCF et Place publique » a porté ses fruits.

    De même que le travail de terrain mené depuis 2020 par H. Bourgi. Lequel a tout de suite salué Julie Frêche comme la « première femme socialiste élue au Sénat dans l’Hérault ». « Je serai la sénatrice de tous les territoires : urbains, ruraux, du littoral, de la montagne », a tenté de rassurer l’élue Montpelliéraine qui va devoir laisser son poste de vice-présidente à la Métropole.

    Revers pour K. Mesquida

    La seconde manière de lire le scrutin, c’est se souvenir que la gauche héraultaise comptait trois sénateurs (Hussein Bourgi, Christian Bilhac et Henri Cabanel) et n’en a plus que deux. La faute à la division. Car les 5 autres listes de gauche ont toutes échoué. En dépit d’un faible nombre d’élus locaux, Les Écologistes d’Agnès Gizard-Carlin (49 voix) et les Insoumis d’Alexia Laforge (119 voix) ont préféré se compter plutôt que s’entendre. Même échec au Département de l’Hérault, où la dissidence de la divers gauche (DVG) Audrey Imbert (147 voix) a empêché l’élection d’Aurélien Manenc (DVG, 275 voix), infligeant au passage un revers au président Kléber Mesquida (La Convention) présent sur sa liste. Quant à l’élue régionale Florence Brutus (PRG, 139 voix), elle n’a pas capitalisé sur l’héritage de Christian Bilhac.

    Le prix de la division est identique à droite (5 listes dont Nouvelle Énergie de Malik Hamadache, 164 voix) qui ne conserve qu’un député et tente de se réinventer. Exit le sénateur Jean-Pierre Grand (Horizons, 145 voix), victime de son départ des Républicains (en échec avec Alain Berthet, 129 suffrages) et de la perte de Castelnau-le-Lez. À bientôt 76 ans, le gaulliste a lui-même annoncé sa retraite politique à Hérault Tribune. « Je regarderai la politique depuis mon poste de télévision ». Après maintes tentatives, l’entrepreneur Joseph Francis (DVD, 427 voix) a enfin gagné un scrutin sur son nom, sans l’UDI. « Une nouvelle page de la droite et du centre est en train d’être écrite.
    Je serai le sénateur de la ruralité
      », a promis… le Montpelliérain.

    Le corollaire de ce double constat, c’est que le RN a tiré les marrons du feu. Certes, grâce à la prise d’Agde et surtout la fragilisation du plafond de verre, le RN obtient quasi trois fois plus de voix (328) qu’en 2020 (118). Mais sans la division des forces républicaines, jamais Manon Bouquin n’aurait pu se faufiler au Sénat.

  • En Vaucluse, le Parti socialiste fait un point de rentrée après les échéances électorales

    En Vaucluse, le Parti socialiste fait un point de rentrée après les échéances électorales

    « Les élections sénatoriales nous auront appris une chose. C’est que derrière beaucoup de listes sans étiquette, il y a des électeurs, voire des membres, du Rassemblement national », lâche ce mercredi 30 septembre Lucien Stanzione (PS), sénateur sortant de Vaucluse, lors d’une conférence de presse dans les bureaux du parti.

    L’occasion, donc, de noter « l’ancrage » qu’a le parti de Marine Le Pen sur le territoire. « Une gangrène généralisée qui se propage », regrette Lucien Stanzione. Et liste en exemple les décisions prises par les municipalités d’extrême droite de Monteux ou Carpentras, telles que les coupes de subventions au Planning familial ou à la MJC ces derniers mois. « Le ton est donné », confie-t-il.

    Pour autant, comme évoqué dans nos colonnes ce mardi 29 septembre, il faut rester au combat. « Dans le scolaire, il faut mettre la pression, car aucune annonce n’est faite », pose Joëlle Seznec, première secrétaire fédérale déléguée.

    Sans oublier l’élection présidentielle qui approche, avec comme première échéance la primaire du PS et de Place publique. Du côté de la direction des socialistes vauclusiens, où figure également le premier secrétaire délégué et trésorier Jean-Charles Dubois, le soutien est pour le premier secrétaire national, Olivier Faure. Pour la suite, Lucien Stanzione assure qu’il ne se présentera pas aux élections législatives, mais assure que les socialistes présenteront « dans un premier temps un candidat partout ».

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, Muselier cède la Région avec un goût amer

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du-Rhône, Muselier cède la Région avec un goût amer

    Dimanche à 20h, dans la foulée de la validation du résultat de l’élection sénatoriale, Renaud Muselier a signé sa lettre de démission de la présidence de Région qu’il occupe depuis 2016. C’est Christian Estrosi qui assure l’intérim jusqu’à la plénière convoquée le 12 octobre pour élire le nouveau président et son exécutif.

    Son choix pour lui succéder est connu. Le désormais ex-président espère « donner les clés de cette honorable maison » à François De Canson « un maire respecté et un élu local reconnu qui sera un président compétent ». Lui, reste conseiller régional spécial avec des prérogatives sur les fonds européens, les JO d’hiver 2030 et le département des Bouches-du-Rhône.

    Mais Renaud Muselier a beau avoir le cuir politique cabossé par les campagnes électorales, « cette victoire » lui laisse « un goût amer dans la bouche ». Il s’en est fallu d’une trentaine de voix, celles qui ont manqué à la réélection du sénateur d’extrême droite, Stéphane Ravier, pour que le président de la Région passe à côté du Sénat.

    Si « la gauche et les écologistes sont redevenus la première force politique » en nombre de voix comme le rappelle la sénatrice sortante (PS) Marie-Arlette Carlotti réélue avec Jérémy Bacchi (PCF) et Guy Benarroche (EELV), le siège de Jean-Noël Guérini échu à Mireille Jouve après sa condamnation, est tombé dans les mains du Rassemblement national. Le parti d’extrême droite décroche deux sénateurs : Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi. Un siège revient à la sénatrice (LR) sortante Valérie Boyer, et deux à la Liste Devesa – Muselier qui portait les couleurs officielles de la droite et du centre droit.

    « Ce n’est pas à la hauteur de ce que nous espérions. Avec tout ce qu’on a pu faire pour l’aménagement de nos communes et de notre territoire, c’est intéressant comme renvoi d’ascenseur, ça mène à beaucoup d’humilité », ironise l’ex-président de région qui lors de son entrée en campagne début juillet tablait sur quatre sièges. « Sans la division organisée par Mme Boyer et M. Granier, on aurait gagné un siège supplémentaire, c’est bien dommage. Si il y a défaite, c’est la défaite de l’addition », regrette celui qui associe toutefois l’élection de la candidate LR dissidente à son bilan.

    L’inquiétude Retailleau

    « Les appartenances politiques ne s’effacent pas au soir d’une élection », ne tardera pas à lui répondre cette dernière rappelant qu’elle sera la seule à siéger au sein du groupe Les Républicains. « Présenter ce résultat comme l’élection de trois sénateurs de droite ne doit pas masquer une réalité. Renaud Muselier appartient à Renaissance, Brigitte Devésa à l’UDI et sont tous deux macronistes ».

    Ce résultat décevant, Renaud Muselier le met aussi sur le compte d’une campagne « violente » où rien ne lui a été épargné, évoquant des « fausses affaires » reprises avec « des titres à la une » par la presse, des « tracts anonymes », des « soi-disant menaces » et des « trahisons nationales ». Car la rancœur vis-à-vis de Bruno Retailleau, le président Les Républicains, pointe vite. « Vous avez un chef de parti qui part contre son parti, contre la décision de sa commission d’investiture, contre sa parole donnée… C’est pas banal pour quelqu’un qui veut être président de la République. Ça devient compliqué et ça m’inquiète », reprend le nouveau sénateur. « Nous étions partis avec trois sièges, nous les conservons malgré la division mais le total de voix est clair : unis nous avions ce 4e siège voilà pour la triste conclusion : la division a toujours un prix et ce prix est un sénateur RN de plus dans les Bouches-du-Rhône. »

    Au palais du Luxembourg où il siégera « dans la majorité sénatoriale » sans préciser quel groupe, Renaud Muselier promet d’être focus sur la métropole, la loi SRU, la fiscalité et les finances des collectivités, le budget du pays mettant sur la même ligne la reconnaissance faciale et la cyber sécurité, et l’unité à la présidentielle. « Uni, on gagne. On l’a prouvé aux Régionales et on vient de le prouver dans un sens comme dans l’autre aux Sénatoriales. La division entraîne la défaite ». Un défi pour 2027.

  • [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    [Sénatoriales] Les Républicains perdent un siège, le RN confirme sa montée en puissance dans le Var

    C’était le scénario redouté, mais qu’il semblait pratiquement impossible d’empêcher. Renforcée par les dernières élections municipales, la liste RN menée par Frank Giletti apparaissait en mesure d’obtenir deux sièges. Seule une dispersion des voix, eu égard à la présence de deux autres listes d’extrême droite, laissait espérer une issue différente, mais il n’en fut rien. Le (désormais ex) député de la 6e circonscription du Var et Carine Leroy, adjointe de David Rachline à Fréjus, accèdent au Palais du Luxembourg.

    Un de ces deux strapontins a été obtenu au détriment des Républicains. Arrivée en tête (39,6% des suffrages, contre 30,2 pour le RN), la liste conduite par la seule sortante à se représenter, Françoise Dumont, réélue en compagnie du maire de La Crau Christian Simon, perd un siège. « C’est un très beau score. Le contexte de 2026 n’est pas celui de 2020, avec 11 listes et le RN qui a remporté des communes », relativisait la cheffe de file LR, qui refuse de voir ce nouveau succès électoral du RN comme une bascule : « Absolument pas. Je considère qu’avec plus de 900 voix, on résiste quand même pas mal. »

    La gauche trop loin

    L’autre a été pris à la gauche, qui perd son seul siège. La liste d’union (Écologistes, PP, PS) de Michel Gros arrive 4e (8% des voix). Celles d’Aurélien Lacour (LFI, 0,9%) et de Sylvie Vinceneux (PCF, 0,8%) n’obtiennent que des miettes. « Une union n’aurait servi à rien », constate cette dernière, résignée : « C’était pareil aux législatives, même si on était moins loin. Le Var vire à l’extrême droite, il faut voir comment changer ça, arriver à parler aux gens. » La secrétaire départementale du PCF regrette toutefois que des élus « désemparés, en colère », se tournent vers le RN, « responsable d’un amendement qui prive les collectivités de 6 milliards d’euros. Ils vont avoir un groupe au Sénat, on s’appuiera sur ce qu’ils font pour montrer leur vrai visage. »

  • Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège

    Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège

    Depuis 2020 dans l’Hérault, la gauche avait trois sénateurs (Hussein Bourgi, Henri Cabanel, Christian Bilhac) sur quatre (Jean-Pierre Grand). Au sortir des Sénatoriales 2026, ils ne sont plus que deux dans le camp progressiste.

    Et pourtant, la liste d’union de la gauche (PS, PCF, Place publique) a réussi son pari puisque outre le sortant Hussein Bourgi, la Montpelliéraine Julie Frêche, en seconde position sur la liste, siègera elle aussi au Palais du Luxembourg. Baptisée « Pour l’Hérault, pour la France », leur liste d’union l’emporte nettement avec 793 voix sur 2710 votants (sur 2730 inscrits) et 2694 suffrages exprimés. « Je vois dans cette victoire deux motifs : la rançon du travail accompli. Durant 6 ans, j’ai parcouru ce territoire héraultais dans toute sa diversité (…). Aux côtés de l’urbain, la ruralité a un avenir à construire », s’est félicité H. Bourgi rendant immédiatement hommage à Julie Frêche qui « entre dans l’Histoire comme la première femme socialiste élue au Sénat dans l’Hérault ».

    Et Julie Frêche d’abonder. « C’est le résultat du travail, de la rigueur, de la ténacité d’Hussein ». Les deux élus socialistes étant de Montpellier, elle rassure tout de suite. « Je serai la sénatrice de tous les territoires : urbains, ruraux, du littoral, de la montagne ». De son côté, Michaël Delafosse (PS), va devoir trouver un(e) autre vice-président(e) aux transports. Ce dimanche 27 septembre à l’annonce des résultats à la préfecture, le maire de Montpellier, grand sourire, a salué « la très belle dynamique de rassemblement de la gauche unie avec le PCF et Place Publique ».

    En seconde position, Joseph Francis crée la surprise. Habitué aux déceptions électorales sous la bannière UDI, l’entrepreneur montpelliérain partait cette fois en tant que candidat divers droite. Pari gagnant qui a convaincu 427 grands électeurs. « Une nouvelle page de la droite et du centre est en train d’être écrite. Ce n’est pas un aboutissement mais le début d’un chemin. Je serai le sénateur de la ruralité », s’est réjoui Joseph Francis.

    Mais ce que tous les démocrates redoutaient est arrivé. Avec 328 voix, la députée Manon Bouquin se hisse en troisième position du scrutin au record de listes (13 !). Suffisant pour que le RN rafle un siège de sénateur pour la première fois dans l’Hérault. Le résultat d’une « lepénisation des esprits » et de la conquête d’Agde, 4e ville de l’Hérault, aux élections municipales. À noter qu’à l’extrême droite, le vote utile a joué à plein puisque la liste Reconquête (Romain Arnoult) n’obtient que 7 voix.

    À droite, le grand perdant se nomme Jean-Pierre Grand. À 74 ans, cette l’indéboulonnable sénateur est tombé et pas qu’un peu. Récoltant à peine 145 suffrages, il est victime de la perte de son ancien fief Castelnau-le-Lez, de son départ des Républicains pour Horizons, de l’usure du pouvoir et de la division de son camp.

    Car à droite, les voix se sont éparpillées entre Malik Hamadache (Nouvelle énergie, 134 voix), Alain Berthet (Les Républicains, 129 voix) et Amaury Fretay (divers centre, 2 voix).

    Même phénomène à gauche où le PRG, qui disposait d’un sénateur sortant (Christian Bilhac), perd gros avec l’échec de la conseillère régionale Florence Brutus (139 voix). Déception également pour le conseiller départemental Aurélien Manenc (divers gauche), qui rate l’élection (4e avec 275 voix). Pour le président héraultais, Kléber Mesquida (La Convention), qui figurait sur sa liste, c’est un revers. L’élue héraultaise Audrey Imbert (DVG) n’en a pas profité (147 voix).

    Enfin, en dépit d’un faible nombre d’élus Insoumis, la liste LFI d’Alexia Laforge recueille 119 voix et celle de la piscénoise d’Agnès Gizard-Carlin (Les Écologistes) 49.

  • Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Grosse désillusion pour la liste d’union de la gauche. Alors que la liste conduite par le sortant Denis Bouad (PS) espérait remporter le troisième siège dans le Gard et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position dimanche 27 septembre. Avec 32,16 %, soit 596 voix. Elle fait en effet moins bien qu’en 2020 et les 35,7 % obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. Comme en 2020, la division de la gauche aura été fatale avec les candidatures de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’Insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).

    C’est donc la liste d’union Les Républicains avec le «centre» qui l’a emporté. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise en effet 601 voix (36,19%) soit seulement cinq de plus que Denis Bouad. Malgré la perte de Nîmes aux municipales, il parvient donc à limiter la casse (la liste de droite avait obtenu 672 voix en 2020) en sauvant un siège.

    Mais la droite perd donc un siège puisque le troisième fauteuil de sénateur revient au Rassemblement National, une nouvelle étape dans un département qui compte déjà six députés d’extrême droite. La députée Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siègera donc au Palais du Luxembourg. Une élection qui pourrait s’avérer décisive pour le RN qui cherchait à constituer un groupe au Sénat.

  • Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    La liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche soir, en obtenant 1008 voix et 27% des suffrages. Dans un scrutin marqué par un nombre record de candidatures et brouillé plus encore par la crise traversée par la Métropole Aix-Marseille, elle conserve ainsi les trois sièges de ses sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Sans obtenir le quatrième siège qu’elle espérait conquérir, forte de son résultat lors des dernières municipales à Marseille.

    A droite, la liste menée par la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI) et le président de Région, Renaud Muselier (Ren.) obtient 581 voix, soit 16% des suffrages. Elle obtient donc deux sièges, de justesse pour le président de Région. La sénatrice sortante Valérie Boyer (LR) réussit de son côté son pari en conservant son siège avec 395 voix (10%). Quant à maire de Gardanne Hervé Granier (LR), il reçoit 201 voix (5%) et échoue à entrer au palais du Luxembourg.

    La liste d’extrême droite, menée par deux récents ralliés au RN, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, espérait obtenir deux sièges. Elle réussit son pari, avec 685 voix (18%). Le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier, toujours sous le couperet d’une peine d’inéligibilité en attendant la décision de la Cour de Cassation, obtient de son côté 265 voix (7%) et perd son siège.

    L’ancien député (PS) Jean-David Ciot espérait quant à lui capitaliser sur la crise métropolitaine. Un pari perdu, avec 249 voix (6%). La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve perd elle son siège au palais du Luxembourg en n’obtenant que 201 voix (5%).

    Enfin, les Insoumis qui se présentaient pour la première fois dans ce scrutin dans le département reçoivent seulement 77 voix (2%) pour la liste LFI menée par l’élue d’opposition à La Bouilladisse Michelle Blanchard-Svoboda.

    Autant de voix qui privent la gauche de son quatrième siège.