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  • L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    Le chemin de l’union de la gauche pour les municipales risque bien d’être semé d’embûches. Alors que, dimanche 7 décembre, le collectif La Ciotat nous rassemble, « composé de femmes et d’hommes de gauche, écologistes et citoyens » a distribué des tracts en ville, intitulés « Rassembler la gauche, les écologistes et les citoyens, c’est possible ! », Toni Delogu a réagi, ce lundi. « Je trouve cela très prématuré, car au niveau local et fédéral, aucun accord n’a été conclu à ce jour entre le PCF, le PS, les Verts… Il ne faut pas un rassemblement de façade », a-t-il désapprouvé.

    Désaccord sur la tête

    de liste

    Avant d’enchaîner : « On est à ce jour en capacité de monter une liste avec le PS, Place publique, Génération.s et certains membres du collectif “Pour que vive le NFP à La Ciotat”. Mais pas avec le représentant de LFI, Jean-Paul Coste, un mélenchoniste qui nous traite de “traîtres”. » Il poursuit : « Nous avons rencontré les Verts, il y a quelques jours. Ils sont favorables à un renouvellement de l’échiquier politique et à une tête de liste féminine. »

    Si La Ciotat nous rassemble a démarré la campagne des municipales en solo, « c’est parce que chaque jour, on me demande : “que fait la gauche ?” », justifie le communiste Karim Ghendouf. Il précise : « Et il est hors de question que nous laissions l’espace d’expression politique à l’extrême droite. »

    Dans la commune, Daniel Salenc, soutenu par le RN, a été le premier à se déclarer candidat aux municipales. Quant au maire (DVD) Alexandre Doriol, « il est ultraprésent et utilise les moyens de communication de la Ville pour sa campagne qui ne dit pas son nom », attaque le conseiller municipal d’opposition.

    Karim Ghendouf reconnaît que le contenu du tract distribué dimanche est « une déclaration d’intention. Notre volonté est de rassembler toute la gauche sans exclusive. à ce jour, elle n’a pas été entendue. Mais je ne désespère pas que la gauche prenne ses responsabilités ».

    Parmi les « points de blocage » à l’union, il cite « le périmètre de l’union. Nous la souhaitons du PS à LFI. Or, le PS ne veut pas travailler avec LFI et vice versa ». Il évoque aussi un désaccord sur « la méthode » : « Je ne veux pas que les gens soient dans une posture politique, mais qu’ils se mettent autour de la table et travaillent pour leur commune et ses habitants. » Mais le désaccord le plus flagrant concerne la tête de liste. « À ce jour, on n’a pas posé de préalable. Mais on pense avoir une légitimité non négligeable », défend Karim Ghendouf. Le comité de soutien à la liste a d’ores et déjà rassemblé « 150 personnes », indique-t-il.

    La Fédération du PS des Bouches-du-Rhône « a émis le vœu d’une candidature féminine pour la tête de liste », confie la socialiste et conseillère municipale d’opposition Martine Cuccaroni. Native de La Ciotat, engagée en politique depuis 2012, cette monitrice de sport à la retraite « à la fibre sociale » s’est portée candidate. Aux militants ensuite de voter. Pour elle, il est temps que Karim Ghendouf, « qui se présente depuis dix-huit ans dans le cadre d’une liste d’union de la gauche », passe la main, « car ses résultats plafonnent ».

    Nouveau venu, non pas dans le paysage politique ciotaden, mais dans cette nouvelle campagne des municipales : Bernard Ougourlou-Oglou. L’ex-premier secrétaire du PS se présente comme « un social-démocrate au-dessus des partis ». Commentaire de son ex-colistière, Martine Cuccaroni : « Bernard cherche à affaiblir l’union de la gauche ».

  • L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    L’espoir d’une gauche soudée demeure à Alès

    Depuis la dissolution de « Maison commune » fin septembre, on pensait les trois gauches alésiennes irréconciliables. En mars, le Printemps alésien de Paul Planque (PCF) avait déjà perdu ses alliés Insoumis, socialistes et écologistes. Et voilà qu’à la fin de l’été LFI divorçait elle aussi du PS et des Verts. Alors, game over ?

    Non, car la perspective de trois listes de gauche ne convient à personne. Si bien que chacun espère et appelle toujours à l’union. Le 28 novembre, les insoumis se sont prononcés majoritairement pour cette option. Les 6 et 13 décembre, deux réunions viennent d’être calées avec le Printemps alésien de Paul Panque (PCF) pour « dépasser les blocages », indique Armand Crépin. Si l’Insoumis avait quitté le Printemps alésien car, dit-il, « tout était verrouillé », il ne « désespère pas de mettre les ego de côté ». « On est d’accord sur le programme à quelques nuances près mais rien d’insurmontable », glisse-t-il à l’attention des socialistes avec qui il s’est brouillé au sujet du chef de file mais auprès de qui il veut encore bien discuter. « Avec le départ d’un baron (Max Roustan) après 30 ans de règne, on a une fenêtre, ce serait dommage de ne pas s’entendre ».

    Les raisons de se retrouver ne manquent pas. Le programme fait quasi l’unanimité, le volonté d’écarter le risque RN (Pierre Meurin) est forte et la moindre notoriété du maire LR Christophe Rivenq ouvre une brèche inédite.

    C’est aussi l’avis de Paul Planque. Fort de son expérience de 2020, désigné par 112 militants, il s’estime « légitime » pour conduire une liste d’union de la gauche. « On prend le chemin du rassemblement avec LFI. J’ai proposé un vote mais les socialistes refusent. Je vais les relancer, j’espère qu’au final ils seront avec nous ».

    Mais aujourd’hui, le jeune Basile Imbert (PS), qui voudrait incarner le changement, estime qu’il existe un « désir de renouveau à Alès ». « La désunion me chagrine mais j’en prendrais acte. Si nous échouons, le 1er tour sera la primaire de la gauche ». À condition de dépasser les 10%… « L’union ne sera pas suffisante pour gagner. On devra récupérer une partie de l’électorat roustanien. La gauche ne doit pas se parler qu’en vase clos ».

    Certes, mais elle doit d’abord faire bloc. Le déclic viendra-t-il de plus haut ? « Cette situation commence à interroger à Paris. Nos États majors pourraient nous obliger à nous entendre », confie Basile Imbert, misant sur la carte de l’équilibre PCF/PS entre Nîmes et Alès. Pas du goût de Paul Planque. « Pourquoi cet équilibre ne vaudrait-il que pour le Gard ? ».

  • Magali Brunel, tête de liste Toulon en Commun : « C’est par nos propositions et le collectif que nous convaincrons »

    Magali Brunel, tête de liste Toulon en Commun : « C’est par nos propositions et le collectif que nous convaincrons »

    La Marseillaise : Vous inaugurez ce jour votre nouveau local de campagne. Que va-t-il vous apporter ?

    Magali Brunel : On veut ce local ouvert à tous, qu’il soit un point de rencontre et de départ, car il ne s’agit pas de s’ancrer dans le centre-ville mais de s’ouvrir vers les différents quartiers et l’ensemble des habitants. Il est en plus situé rue Jean Jaurès, un heureux hasard car le quartier de l’opéra est le cœur battant de Toulon. Et aussi car Jean Jaurès est celui qui croyait à l’éducation et aux luttes sociales, qui s’est battu contre la corruption et la peur de l’étranger. Ça correspond à notre vision de l’avenir.

    Votre début de campagne est mouvementé, avec des attaques envers la gauche dans le département, qui vous ont touché personnellement avec l’arrachage du panneau de la rue d’Oradour-sur-Glane déposé devant chez vous. Comment vivez-vous cela ?

    M.B. : Il y a de la tension, de l’inquiétude. On m’a cisaillé mes pneus récemment. Ça renforce ma détermination. Je suis résolue et je me dis que quand cette agitation se manifeste, c’est un signe de fébrilité et que notre message porte. Ça traduit la dynamique d’un projet dont la maturité est perçue par tous.

    LFI a aussi décidé de mener
    sa propre liste, en vous mettant en cause, en tant que socialiste. Que pensez vous de ce choix
     ?

    M.B. : Je suis tête de liste de Toulon en commun avant tout et c’est bien à Toulon en commun que LFI a tourné le dos, pas au PS. On regrette ce retrait, et que les militants LFI aient cédé aux directives nationales. Dans leurs rangs, certains sympathisants s’interrogent. Nous les accueillons à bras ouverts s’ils se retrouvent dans notre projet.

    Peut on encore imaginer une candidature unique à gauche ?

    M.B. : Nous l’espérons. Nous appelons à l’union la plus large possible. Le rassemblement doit se faire autour de valeurs et d’orientations. Il s’adresse à tous les progressistes, les humanistes, les encartés ou pas, parfois sensibles aux idées du centre, qui refusent les petits arrangements, ne veulent pas céder aux sirènes de la xénophobie, et veulent ouvrir une nouvelle page de l’avenir, plus sociale et plus écologique, à Toulon.

    L’extrême droite est donnée favorite sans avoir officialisé
    sa candidature, quelles sont vos armes pour remporter l’élection
     ?

    M.B. : C’est le projet. Nous y travaillons depuis des mois avec 400 personnes qui nous accompagnent dans nos actions. On développe un projet solide pour changer le quotidien des Toulonnais, et qui correspond à leur identité. On travaille sur le fond, et c’est à la fois par notre méthode, collective et participative, et par les propositions émanant du collectif, que nous convaincrons, et pas à coups de selfie. Le RN ne propose rien, madame Lavalette s’agite dans les médias nationaux, mais je ne la vois pas parler d’idées pour Toulon. Pour convaincre les gens de voter pour nous, on leur parle des réalités du quotidien. On s’attaque aux problèmes, on ne rejette pas la faute sur le national. Les problèmes de logement, d’éducation, de transport, de sécurité, c’est cela le quotidien. Des leviers existent et nous allons les activer.

    Votre liste est-elle prête ?

    M.B. : C’est l’étape suivante. Lors de la dernière assemblée nous avons établi des critères. L’idée n’est pas que chacun sauve sa place, mais de faire gagner l’équipe. La prochaine assemblée aura pour but de constituer une première équipe, avec un bouquet de compétences pour m’encadrer. Dans un dernier temps, on fera la liste complète. Chacun pourra y prétendre. Notre appel à l’ouverture n’est pas qu’un mot, Toulon en commun est un collectif de citoyens où on retrouve des personnes du monde associatif, encartées ou non, des syndicalistes. C’est cette diversité que nous représentons.

    « Nous appelons à l’union la plus large possible »

  • À Avignon, David Fournier veut être le maire de la proximité

    À Avignon, David Fournier veut être le maire de la proximité

    Il avait été le premier candidat, début juillet, à tenir une grande réunion publique pour mettre sur les rails sa campagne pour les municipales (15-22 mars). Cinq mois plus tard, ce vendredi soir lors d’un meeting à Montfavet, David Fournier croit plus que jamais être la locomotive de l’union de la gauche pour conserver l’Hôtel de ville. L’actuel adjoint à l’administration générale se prévaut souvent d’être « le seul candidat qui rassemble » et a aimanté plusieurs wagons : Les Écologistes, l’Après, Génération écologie et même le Parti animaliste lui ont apporté leur soutien, tout comme l’insoumis déçu, Farid Faryssy.

    « David est le meilleur candidat pour éloigner le risque de l’extrême droite, construire une ville encore plus solidaire où tout le monde a sa place », présente Marie-Anne Bertrand, actuelle élue (l’Après), et animatrice d’un trio sur la jeunesse, aux côtés de Mazy Djezzar (Génération écologie) et Jérôme Molle, sous-directeur de la mutuelle sociale agricole, où travaille également le candidat. Là où à entendre les autres principaux prétendants, Avignon ne serait que déclin et chaos, les propos du soir dressent le portrait d’une « ville accueillante », « à la forte identité dont on tombe amoureux ». « On peut faire mieux sur la sécurité mais pas dans un discours de peur », projette Jérôme Molle.

    Entré ensuite sur scène, David Fournier ne dit pas autre chose. « Comptable » du bilan comme il le disait un peu plus tôt dans la semaine, le candidat cite des palmarès positifs (meilleure ville culturelle, label argent de la Ville amie des aînés) et se pose en chantre de la proximité. « Nous ne voulons laisser personne de côté : écouter, associer, agir, voilà ma gouvernance, elle ne sera pas verticale dans l’unique but d’être proche de vous », soutient-il, comme un petit coup de griffe à la maire PS Cécile Helle, dont il lui est souvent fait ce reproche. Il n’aura jamais, dans son discours, cité un adversaire ou concurrent.

    Partisan de la gratuité

    des transports

    Comme en juillet, David Fournier a ensuite esquissé quelques grandes lignes de son projet, sans entrer dans le détail des mesures mais balayant toutes les thématiques brûlantes : sécurité (« je protégerai ma population coûte que coûte »), logement (pression mise sur le bailleur social, réduction des locations saisonnières), environnement (plantation de 30 000 arbres, développement des berges), ou circulation et mobilités. « Je développerai le tramway vers Agroparc, les allées de l’Oulle, l’hôpital en instaurant la gratuité progressive des transports », annonce l’élu socialiste, comme un gage donné aux Écologistes qui défendent cette mesure depuis des années. Un dispositif qui ne pourra être voté qu’en ayant les manettes du Grand Avignon. Sans en revendiquer la présidence, David Fournier estime que son « projet peut séduire » au-delà de la ville-centre.

  • Ces cépages interdits aujourd’hui, en voie de légalisation

    Ces cépages interdits aujourd’hui, en voie de légalisation

    Il y a quelques rares bonnes nouvelles pour la viticulture française. La décision du Parlement européen d’autoriser les cépages Isabelle, Clinton, Noah, Jacquez, Othello et Herbemont, aujourd’hui interdits, en fait partie. Cette proposition portée par le député européen socialiste Éric Sargiacomo était en effet très attendue par les viticulteurs gardois dont la culture de ces cépages dans les Cévennes ne s’est jamais arrêtée et a même été transmise par plusieurs générations de vignerons.

    Ce savoir a d’ailleurs permis de s’appuyer sur un certain nombre de données pour démonter les arguments qui avaient justement poussé à leur interdiction. « Nous avons réalisé des analyses sur une quinzaine de vins réalisés avec des vinifications de cépages interdits. Il y avait des pétillants, des cidres et trois vins rouges et nous avons montré que nous étions au même niveau de méthanol. Nous sommes aux alentours des 200 mg par litre pour les rouges alors que la norme est de 400. Nous sommes donc comme un Bordeaux ou un Bourgogne. Cet argument peut donc être balayé d’un revers de la main », explique Christel Guiraud, président de l’IGP Cévennes et propriétaire du Domaine des Loubatières.

    Celui qui a créé l’observatoire des cépages en 2022 s’est rendu au Parlement européen à Strasbourg accompagné de cinq vignerons du secteur mi-octobre. Ils ont eu l’occasion d’avancer un certain nombre d’arguments que les députés ont entendus. « Je ne pense pas sauver la viticulture avec ces cépages mais l’idée, c’est qu’ils peuvent apporter une identité cévenole, un côté patrimonial et un côté œnotouristique. Avec ces anciens cépages demain autorisés, nous allons pouvoir créer de nouveaux mélanges de Noah, d’Isabelle et de Clinton parce que le reste, on en a un peu moins sur notre secteur. La demande actuelle, ce sont des vins plus légers, plus faciles à boire et ces vins-là répondent à cette demande. Ce sont des vins légers tout en étant sur le fruit. Ces cépages résistent aussi mieux aux coups de chaleur », ajoute le vigneron.

    Chloé Ridel interpelle la ministre de l’Agriculture

    Désormais, chaque pays doit se prononcer pour ou contre cette réintroduction. C’est dans ce cadre que la députée européenne socialiste basée à Nîmes, Chloé Ridel, a écrit à la ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) pour « connaître clairement la position du Gouvernement français sur cette question essentielle pour l’avenir de notre viticulture ».

    « Ces variétés se trouvent dans une véritable zone grise réglementaire : d’un côté, depuis 2021, l’obligation de les arracher a été levée, mais de l’autre, leurs producteurs n’ont toujours pas le droit d’appeler « vin » la boisson qu’ils élaborent, alors même qu’ils sont soumis à la même fiscalité. Cette situation paradoxale illustre la nécessité de clarifier et d’harmoniser le cadre juridique, afin de donner de la lisibilité et de la stabilité aux producteurs concernés. De plus, leur réhabilitation apparaît pleinement cohérente avec les défis auxquels la viticulture française est confrontée », précise celle qui est depuis juin en charge de la refondation du projet du Parti socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2027.

    Pour l’heure, la ministre de l’Agriculture, confrontée à une crise sans précédent de la viticulture, n’a toujours pas rendu son avis sur ces cépages. « Elle est à l’écoute », rassure tout de même Christel Guiraud qui espère une légalisation de ces cépages pour 2027 : « Il faut que cela soit décidé dans le paquet vin de la PAC 2027. »

  • Occitanie : la gauche présente, le RN embusqué à St-Gilles

    Occitanie : la gauche présente, le RN embusqué à St-Gilles

    Où est passé le Rassemblement national à Saint-Gilles ? Comme souvent lorsqu’il siège dans l’opposition, le RN est complètement absent des débats. Sa tête de liste en 2020, Christophe Lefèvre, qui a depuis cédé aux sirènes de Reconquête !, est absent de la commune et les deux autres élus de sa liste au conseil municipal font acte de présence lors des séances mais ne prennent jamais la parole. Aujourd’hui, rien ne garantit que le RN soit en capacité de former une liste. Un fait étonnant dans une ville qui a pourtant donné la majorité à Jordan Bardella aux Européennes (51%) et à Nicolas Meizonnet aux législatives (56%).

    Le maire sortant, Eddy Valadier (LR) semble donc avoir le terrain dégagé pour décrocher un troisième mandat dans la ville de 14 400 habitants. Il n’a pour l’heure pas encore annoncé sa candidature. Il devra tout de même affronter un ancien allié, à savoir Christophe Sévilla, ex-membre de l’UDI qui a reconnu avoir entamé des discussions avec le RN sans qu’elles aient abouti.

    La gauche veut progresser

    Inconnu en 2020, le socialiste Paul Gabriel avait à peine dépassé les 10%. Suffisant tout de même pour siéger au conseil municipal et se faire connaître de la population. S’il ne rejette pas tout le bilan d’Eddy Valadier, notamment dans « l’embellissement de la ville », l’élu d’opposition a déjà annoncé sa candidature pour apporter une vision différente sur la démocratie participative : « Nous voulons associer les habitants aux décisions qui peuvent être prises. Il faudrait créer des comités de quartier qui pourraient avoir un petit budget pour mettre en place une action qui leur tient à cœur. Nous voulons aussi créer une maison de la vie associative pour aider les associations dans les dépôts de subventions. Il y a aussi un problème de desserte, au niveau des transports en commun, avec une partie de la ville qui n’est pas desservie. »

    Paul Gabriel mènera ainsi une liste d’union de la gauche avec les communistes. « Nous voulons mener une démarche progressiste et écologiste. Le but c’est de faire mieux qu’en 2020 », confirme Alain Nunez, secrétaire de la section Camargue Vidourle du PCF qui sera présent sur cette liste.

  • Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Il y avait du monde dans le local de campagne de la gauche salonaise rassemblée autour de Patrick Chini (PS), à l’occasion de l’inauguration de leur QG pour les élections municipales de 2026. Le PCF, PS, Génération.s, les Écologistes, Place publique et Génération écologie sont parties prenantes de cette alliance.

    Patrick Chini, ingénieur retraité depuis avril dernier, est la tête de liste de ce rassemblement « pour un autre avenir » en « mettant de côté nos divergences sur des sujets nationaux pour travailler au local » avec « bon nombre de citoyens » au-delà des militants politiques, d’après le candidat qui insiste sur sa volonté d’« intégrer systématiquement la participation citoyenne » dans les réflexions et les décisions pour construire une ville « plus transparente et inclusive ».

    L’écologie en pilier

    Le collectif met en avant plusieurs orientations avant de présenter son programme fin janvier. « Notre premier souci est de faire face à la transformation écologique et économique au regard du changement climatique et tout ce qu’il implique en termes de santé et d’alimentation » détaille Patrick Chini, qui lie cet enjeu à celui de « rendre la ville autonome en énergie et en eau dans la mesure du possible ». « Nous voulons aussi favoriser une alimentation saine et locale car nous avons la chance d’avoir des agriculteurs et des producteurs bio qui nous accompagnent », complète le candidat.

    La campagne sera jalonnée de rencontres dans les quartiers. La liste au complet sera dévoilée le 11 février tandis que le meeting de fin de campagne est déjà programmé au 9 mars à la Maison de la vie associative.

    Local au 21 avenue
    du Maréchal Joffre.

  • Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    « Ce n’est pas une union d’appareils, mais une fédération des Arlésiens pour construire un avenir plus juste et solidaire », affirme d’emblée Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Sept partis de gauche et écologistes se sont alliés pour présenter Nicolas Koukas (PCF), actuel chef de l’opposition au conseil municipal, comme tête de liste aux municipales de 2026.

    L’Union pour Arles composée par le PCF, le PS, Place publique (PP), Génération écologie (GE), le NPA, GRS, Debout et l’Après. Ce rassemblement vise à « faire émerger une démocratie réelle et vivante », selon Françoise Rouziès (PP), dans la continuité de « l’Appel d’Arles de la société civile, qui unit la gauche arlésienne secouée par la turpitude nationale ».

    « Continuer la dynamique du NFP »

    Cette dynamique du Nouveau Front populaire, dont parle Bruno Leclerc du NPA, lui fait dire de « ne pas se tromper de scrutin », notamment au regard de l’absence de LFI dans la démarche. « On respecte leur position, mais on regrette leur absence de cette démarche unitaire » pour « combattre le macronisme, la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les élections ».

    En attendant, Mohammed Rafaï (PS) rappelle que « c’est la volonté populaire des Arlésiens qui ont demandé au parti de s’unir » dans « l’espoir » de voir les propositions de l’Appel d’Arles mises en œuvre, « après avoir subi 5 ans de casse des services publics ». Même son de cloche pour Nadia Chebil (GE), qui espère une « prise en compte du féminisme et de la maltraitance des femmes ».

    Un meeting est annoncé au mois de décembre et le programme dévoilé en janvier 2026.

  • Allauch à gauche lance sa campagne

    Allauch à gauche lance sa campagne

    « Les gens de gauche ont décidé de se rassembler pour faire barrage au danger de l’extrême droite sur la ville et à la gestion conservatrice du maire sortant », campe le communiste Frédéric Dutoit. Composée par « toutes les forces de gauche »*, insiste-t-il, la liste, Allauch à gauche « appelle tous les citoyens attachés à nos valeurs à nous contacter, sur Facebook, Instagram (…) pour travailler le programme avec nous », énonce-t-il. Frédéric Dutoit, 69 ans, n’est pas un novice de la politique. Il a été maire (PCF) des 15e et 16e arrondissements de Marseille de 2001 à 2008 et député de la 4e circonscription d’alors entre 2002 et 2007. Cet habitant d’Allauch depuis quinze ans, ancien directeur d’une entreprise de services à domicile, ne fait pas mystère que ses « camarades et forces de gauche sur Allauch sont venus le chercher ».

    Défaut de logement social

    Pour lui, le danger de l’extrême droite à Allauch, ville de 22 000 habitants est bien réel. « Ce parti a été majoritaire à toutes les dernières élections. » Frédéric Dutoit et ses trois premiers colistiers, Dorothée Sudan (LFI), Vincent Coulomb (PS), Denise Triscari (les Écologistes) étrillent « la gestion conservatrice du maire sortant Lionel de Cala (LR) ». Même si eux-mêmes disent vouloir protéger l’environnement et les collines allaudiennes, ils dénoncent le fait que le maire s’arc-boute sur son refus de logement social. Avec pour conséquence : « La jeunesse ne peut plus se loger et doit s’expatrier », souligne Frédéric Dutoit. Sa liste entend faire vivre la démocratie autrement, le vivre ensemble. La culture doit s’ouvrir aussi dit-il « à ce qui intéresse les jeunes ».

    * Les Écologistes, Génération. s,
    la France insoumise, le Parti socialiste, le PCF, Place publique, le Mouvement des progressistes.

  • Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Je crois que nous avons besoin d’une impulsion de gauche au service des Marignanais », lance Ariane Lombardi, enseignante et dirigeante du PCF, vendredi, lors de la présentation de sa candidature aux élections municipales de mars 2026.

    Engagée aux côtés de Gipsy Voisin des Écologistes et de Youssef El Ouanaghly du PS, cette Marignanaise « de famille et née dans cette ville » ambitionne non seulement de « retrouver la ville populaire que j’adorais enfant avec son club nautique du Jaï et ses concerts à La Colline », mais aussi de construire l’« indispensable union de la gauche face à une extrême droite à l’offensive qui veut imposer une société divisée ».

    Dans le « projet de gauche » de sa liste, Ariane Lombardi assène d’emblée que « le contexte dramatique des événements de Marseille montre le danger et l’emprise partout de la mafia des narcotrafiquants » et promet « de solliciter la préfecture pour des renforts sur la zone, une police municipale visible jour comme de nuit et un accompagnement des ASVP vers le concours et la titularisation ».

    Mais la police ne fait pas tout. « La jeunesse est oubliée, il n’y a ni maison des jeunes, ni médiateurs, ni de centre social », déplore la candidate, qui insiste pour « renouer le lien social par la prévention et la culture », mais aussi pour « mettre en conformité Marignane avec la loi sur les logements sociaux ».

    « Fin à la ville-dortoir »

    Le logement est pour Ariane Lombardi un moyen « pour beaucoup de vivre correctement » et souhaite « reconstruire un habitat mixte de qualité pour lutter contre la ghettoïsation et l’insalubrité », tout en « rattrapant le retard dans la rénovation énergétique des bâtiments publics ». Pour ce faire, la tête de liste affirme qu’« il faut investir les 19 millions d’euros de réserves dans une vision de long terme » pour « retrouver l’attractivité » de la Ville.

    Notamment par la « valorisation et la protection des espaces partagés que sont la plage du Jaï et l’étang de Berre, ce joyau laissé à la marge de la politique ». Ariane Lombardi défend « une vision d’ensemble » de sa gestion, se disant favorable « aux navettes maritimes respectueuses de l’environnement qui permettent de desservir l’aéroport et de décongestionner l’autoroute ». Pour cela, la candidate compte « recréer le dialogue avec les acteurs aux alentours et les instances comme la Métropole », aussi pour « reprendre en main la propreté urbaine en bonne intelligence ».

    Auparavant candidate aux départementales et aux législatives, Ariane Lombardi se défend « d’ambitions personnelles », arguant qu’« au PCF, on ne s’enrichit pas car on reverse ses indemnités et c’est pas un ascenseur social ». La tête de liste appelle à « une large union des progressistes qui veulent faire et partager Marignane autrement ». Avec en face le maire démissionnaire de Gignac Christian Amiraty (UCE), candidat déclaré, et le maire sortant Éric Le Dissès (RPR).