Tag: préservation

  • À La Seyne, les Amis du Laborieux sont prêts à reprendre les rênes

    À La Seyne, les Amis du Laborieux sont prêts à reprendre les rênes

    C’est un article paru récemment chez notre confrère Var Matin qui a mis le feu aux poudres. Le président de l’association Les Amis du Laborieux laissant entendre une probable dissolution de la structure. Remontés, les adhérents ont donc à leur tour pris la plume pour affirmer leur volonté à poursuivre l’activité de sauvegarde d’un des vestiges qui témoigne de la grandeur industrielle passée de l’ex-Cité des Chantiers : la restauration de ce remorqueur labellisé « Bateau d’intérêt patrimonial » (BIP).

    Construit entre 1946 et 1947 par les apprentis des Forges et Chantiers de la Méditerranée, ce « pousseur » a acheminé des tonnes de pièces et transporté les ouvriers dans la rade jusqu’à la fermeture des chantiers navals, en 1989.

    Laissé à l’abandon pendant 32 ans près du fort Balaguier, le bateau avait déjà subi les ravages de la rouille avant la création des Amis du Laborieux, en 2021. Depuis, des milliers d’heures de travail ont été consacrées à sa réhabilitation par les bénévoles, parmi lesquels d’anciens salariés des Chantiers, avec l’aide d’élèves du lycée Langevin (classe de ferronnerie et de menuiserie) et du CFA.

    C’est pourquoi les propos de Marc Lefèbvre, président-fondateur de l’association, créent tant de remous.

    En s’adressant directement à lui, les adhérents lui renouvellent leur estime et lui reconnaissent le droit de vouloir s’arrêter. Mais tiennent aussitôt à préciser : « Nous sommes nombreux à vouloir continuer et sommes prêts à assumer les responsabilités qui en découlent. »

    Ils lui demandent donc de convoquer le plus rapidement possible une assemblée générale, pour accepter officiellement sa démission et élire un nouveau conseil d’administration. Sans quoi, préviennent-ils, ils prendront eux-mêmes l’initiative.

  • [Week-end] La beauté de la nature sur grand écran à Vedène

    [Week-end] La beauté de la nature sur grand écran à Vedène

    « Le festival a été créé pour sensibiliser à la nature par la beauté du monde », lance en ouverture de présentation Anouk Mégy, fondatrice et présidente de l’association de sensibilisation à la nature par l’image « Le Caracal », à propos de l’événement Escapades en Vies Sauvages qui se tient ces 25, 26 et 27 septembre à Vedène.

    À la salle l’Autre Scène, ce ne seront pas moins de neuf longs-métrages et quatre courts-métrages qui seront présentés au public. On y suivra la vie du rollier d’Europe, oiseau migrateur rare et méconnu, en pleine garrigue languedocienne avec L’oiseau bleu, la vie secrète du rollier d’Europe. Une diffusion en présence du réalisateur. Ou 4 saisons au royaume du panda qui sera diffusé sous les étoiles dans le parc Bardi. Et aussi, dans D’autres terres plus douces, sans frontières, le périple de plus de 6 000 kilomètres d’une jeune grue cendrée de l’Estonie à l’Éthiopie. Sans oublier le très beau Mobula, la légende des diables qui montre le rassemblement de dizaines de raies Mobula au large de la Corse.

    « En pleine évolution »

    Un événement qui gagne en notoriété. « C’est un peu le Cannes des films de nature », s’enorgueillit une des membres de l’association. L’an dernier, presque 2 000 personnes ont assisté à une diffusion. « On commence à être connus à un point où on nous fait des propositions directement », illustre Anouk Mégy.

    Mais il n’y a pas que des films au programme. À commencer par une conférence sur les zones humides du sud de la France par le parrain de cette 4e édition, Jean Jalbert. Le directeur général de l’Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes, la « Tour de Valat », va lors de cette rencontre « inviter le public à mieux comprendre la richesse de ces milieux fragiles et l’importance de leur préservation », expliquent les organisateurs. « Pour moi, c’est important de partager cette passion commune de la nature à un moment où la nature est sous pression de toutes parts », explique Jean Jalbert. Il y aura aussi William Travers, bénévole pour l’association d’étude des requins et raies en Méditerranée Ailerons, qui va parler de la raie Mobula. Un documentaire sur une expédition de trois chercheurs venus observer un rassemblement de cette espèce méconnue au large de la Corse sera présenté lors du festival.

    Finances fragiles

    Pour autant, le succès grandissant ne permet pas encore une sécurité financière. « On est à la recherche de mécènes privés pour continuer », glisse la présidente. « C’est absolument nécessaire de montrer aussi localement que la nature est présente partout et qu’il faut la protéger. Le Grand Avignon n’est pas en reste avec des dizaines d’espèces remarquables que peu connaissent », poursuit-elle, évoquant un projet de plusieurs courts-métrages sur les oiseaux de Grand Avignon qui devait éventuellement se poursuivre. Mais la communauté de communes a coupé les financements, avançant la rigueur budgétaire.

    Programme complet et billetterie sur lecaracal.fr ou au 06.61.10.16.58

  • La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    Alors que l’édition 2025 avait déjà été une franche réussite d’après les organisateurs, les ambitions sont d’autant plus grandes pour cette année. « Nous avons connu une hausse de 15% de la fréquentation en 2025 par rapport à l’édition 2024 », se félicite Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events, opérateur de la foire. « Nous espérons être aussi performants que l’an dernier », poursuit-il pendant son discours.

    Passage obligé de la rentrée marseillaise, la Foire est un événement qui, chaque année, est particulièrement attendu. « Il y a un engagement et une demande très forte autour de la Foire », confirme Samia Ghali, adjointe au maire de Marseille. Cette édition 2026 conserve ce qui a fait le succès de la Foire, en apportant des nouveautés, notamment des activités comme une recyclerie mobile et des expositions en réalité virtuelle notamment, liées à la Méditerranée et sa préservation et au développement durable.

    50 pays représentés

    « La dimension internationale fait partie de l’ADN de Marseille », rappelle Aurélie Prost, la directrice opérationnelle de l’événement. Avec la mise en avant d’une cinquantaine de pays qui seront représentés. Pilier incontournable de la Foire, l’espace restauration et gastronomie accueillera des stands proposant des spécialités du monde entier, du Pérou à la Thaïlande, sur plus de 7 000 m2.

    Pour Jean-Paul Tinetti, vice-président de la chambre de commerce italienne pour la France de Marseille, « l’axe de lecture écologique doit être important, que ce soit par la nourriture, les transports et bien sûr la mer », insiste-t-il. Face à un patrimoine si riche et fragile que la Méditerranée, la volonté affichée est de le protéger tout en le partageant.

  • Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Grand -Avignon : le festival « bien bon » veut valoriser la production locale, de la terre à l’assiette

    Fort de son succès avec pas moins de 18 000 participants l’an dernier, le festival culinaire « Bien Bon » revient pour une quatrième édition du samedi 12 au 18 septembre « pour faire rayonner le territoire à travers ses producteurs, ses chefs, ses artisans et ses lieux d’exception », clame dans un communiqué de presse le Grand Avignon, organisateur de l’évènement.

    Fort d’un patrimoine agricole historique autour de la Cité des Papes, Bien Bon « a pour ambition de valoriser une alimentation produite selon les règles d’une agriculture vertueuse et de mettre en avant les producteurs et talents locaux », poursuit la collectivité. Pour cette année, plus de 200 acteurs de la filière agroalimentaire, entre chefs de restaurants gastronomiques ou non, producteurs, artisans, vignerons, seront de la partie.

    Repenser l’alimentation

    Avec au programme une belle diversité d’évènements. On peut par exemple noter, pour les courageux sous cette chaleur, la raclette géante du samedi 12 septembre à Vedène ou encore l’incontournable Défi Foodtrucks le lundi 14 à Villeneuve. Et pour la première fois, une conférence-débat est aussi organisée le mercredi 16 à 18h à Avignon. Intitulée « 2050 : Repenser notre alimentation du sol à l’assiette », il y sera présenté « des scénarios prospectifs permettant de concilier agriculture durable, santé des consommateurs, préservation de l’environnement et justice sociale ».

    Détails et réservations sur grandavignonbienbon.fr

  • Plus que deux jours pour imaginer l’avenir du Faron

    Plus que deux jours pour imaginer l’avenir du Faron

    Lancée par le maire (SE) Jossé Massi le 23 juin dernier, la consultation « Toulon et vous, le mont Faron de 2030 » invite les Toulonnais et les visiteurs à partager leurs idées et leurs attentes. L’objectif étant de concilier la préservation de la biodiversité avec un usage et un développement touristique raisonnés.

    Pour participer à cette vision du futur, cinq minutes suffisent en répondant à un questionnaire en ligne sur le site de la Ville ou sur un bulletin papier, disponible dans les mairies de quartiers, à la Maison de la mobilité ou encore au Mémorial du Faron. Il porte sur 10 points physiques : téléphérique, Mémorial du Débarquement et de la Libération en Provence, l’hôtel de ville, les mairies d’Honneur et de quartier, les comités d’intérêt locaux (CIL). Le recueil des habitudes, des idées et suggestions se fait autour de 5 grandes thématiques : « le Faron et vous », « votre accès au Mont-Faron », « préserver la nature et protéger le Faron du risque incendie », « l’accueil et les services sur le Mont-Faron » ainsi que « activités et patrimoine ».

    Les résultats de cette première grande consultation seront connus au début de l’automne et feront l’objet d’une concertation avec « les acteurs du lieu : les associations, les personnes qui y travaillent, les experts du site », a précisé Julien Orlandini, premier adjoint au maire. Les premières mesures verront le jour au printemps 2027.

  • [C’est l’été] Balade au coucherdu soleil à Marignane

    [C’est l’été] Balade au coucherdu soleil à Marignane

    C’est une langue de terre entre les étangs de Berre et de Bolmon. La nature y est protégée par le Conservatoire du littoral.

    Le thème est la préservation
    du « sauvage » et les aménagements de l’étang du Bolmon. Le rendez-vous est à 18h30, à l’aire de stationnement des Garances.

    G.C.

    Adultes : 9 euros.
    Enfants de 3
     à 12 ans : 4,50 euros.

    Le règlement est à effectuer
    à l’office de tourisme ou en ligne.

  • Arc Fleuve Vivant veut documenter la sécheresse

    Arc Fleuve Vivant veut documenter la sécheresse

    Témoignez. Photographiez. Transmettez. » Alors que la hausse des températures fait des ravages. L’association Arc Fleuve Vivant appelle les Aixois à lui rapporter ce qu’ils observent et vivent* : « Cours d’eau affaiblis ou asséchés, végétation en souffrance, arbres fragilisés, sols desséchés, espaces agricoles touchés, forêts sous tension, mais aussi conséquences sur la vie quotidienne, la santé, les activités et les paysages. »

    Le but de cet observatoire citoyen : « Constituer une mémoire collective et territoriale de cet épisode climatique. » Un des membres fondateurs de l’association, Stéphane Salord, précise : « La sécheresse et la canicule que nous vivons actuellement en Provence et ailleurs sont exceptionnelles. Elles marquent profondément notre histoire climatique, humaine, sociale et environnementale, et sûrement énergétique, économique et agricole. »

    Contribuer

    au débat public

    Pour l’associatif, l’observatoire rend « plus visibles les réalités vécues localement ». Cette initiative entend aussi « contribuer au débat public sur l’adaptation du pays d’Aix aux épisodes de chaleur et de sécheresse ». L’occasion également de « rappeler la nécessité de réponses collectives » comme la « préservation de l’eau et des milieux naturels, protection des arbres et des sols, évolution des pratiques d’aménagement et renforcement de la solidarité face aux vulnérabilités climatiques ».

    Ces témoignages doivent s’accompagner d’un court texte précisant, lorsque cela est possible, le lieu, la date et la nature de l’observation précise l’association. Au-delà des habitants du Pays d’Aix, associations, collectifs, agriculteurs, promeneurs, naturalistes, riverains et acteurs locaux sont invités à participer.

    * À arcfleuvevivant@gmail.com

  • Le Roucas de Vitrolles, un piton qui nécessite d’être conforté

    Le Roucas de Vitrolles, un piton qui nécessite d’être conforté

    Pour l’atteindre, il faut accepter de gravir pas loin de cent marches taillées dans l’imposant piton rocheux qui domine le vieux village de Vitrolles. À l’arrivée, c’est une double récompense : d’abord cette vue imprenable et contemplative sur l’étang de Berre et jusqu’à la Sainte Victoire. Ensuite deux monuments chargés d’histoire à découvrir : la Tour Sarrasine et la chapelle Notre-Dame-de-Vie.

    « Dès le Ve siècle, la situation privilégiée du Roucas de Vitrolles en fait un lieu de refuge et d’observation afin de se protéger des invasions barbares ou sarrasines. Mais la chapelle Notre Dame de Vie et la Tour Sarrasine n’ont été bâties toutes deux qu’entre le Xe et XIe siècles probablement après le départ des Sarrasins de Provence » décrit la Fondation du Patrimoine qui avec la Mission Patrimoine de Stéphane Bern soutient les travaux de sauvegarde et de restauration portés depuis plusieurs années par la mairie.

    Pour l’heure, la commune programme des travaux de confortement de son rocher pour réduire le risque de chutes de blocs. Le rocher qui culmine à 25 m de hauteur fait jusqu’à 75 m de long et 20 m de large, bénéficie déjà d’ouvrages de protection. Pour autant, de nombreuses instabilités ont été relevées sur les faces du rocher, notamment de gros pans de falaise décomprimés.

    « Un aléa très élevé

    de chute de pierres »

    « La face ouest la plus affectée présente 44 instabilités identifiées dont 15 à aléa élevé à très élevé. 4 des instabilités potentielles identifiées sont des pans de falaises volumineux et problématiques » énonce un rapport d’étude géotechnique qui a conclu en novembre 2025 à « un aléa très élevé de chute de pierres au droit de toutes les falaises. Un aléa variable, au cas par cas, d’écroulement de blocs, chandelles, voire de pans de falaise de volume important ».

    Ces risques exposent à des degrés divers la stabilité de la tour sarrasine, de la chapelle, la route en pied de falaise, quatre habitations, les piétons, le parking. Le rapport prescrivait d’interdire l’accès aux talus, de renforcer les mesures d’information « en insistant bien sur le risque accru pendant les périodes pluvieuses ». Il était demandé une surveillance instrumentée pour s’assurer de l’absence d’évolution d’un pan rocheux représentant une masse de 344 tonnes d’aléa élevé.

    C’est pourquoi la commune a lancé un marché public de réalisation de travaux de « réduction du niveau de risques » afin de conjurer ces risques liés à l’érosion naturelle de la falaise. Il prévoit la réalisation d’études géotechniques, l’exécution de mesures préventives telle que la pose de 5 fissuromètres électroniques connectés à des balises d’alerte au droit des instabilités critiques. Les premiers travaux consisteront en des opérations de débroussaillage, de purges manuelles et mécanisées par des cordistes des éléments les plus instables et les plus déconsolidés. Il est prévu la projection de béton projeté fibré et teinté et l’entretien des ancrages déjà installés. Des nappes de grillages et des barres d’ancrage seront posées. Des filets à haute limite élastique viendront recouvrir les falaises de la face sud et une partie de la face est du rocher de Vitrolles pour stopper les chutes de pierres et de blocs de faible volume et d’être le moins visible.

    Le risque résiduel de chutes de pierres et de blocs de faibles volumes reste encore possible après les travaux. C’est pourquoi sur la base de scénarii trajectographiques de chutes simulées, il est prévu de construire des parois de soutènement en béton cloué, de poser des écrans pare-blocs au pied du talus en face nord.

  • Les herbiers de Thau, un précieux patrimoine à préserver

    Les herbiers de Thau, un précieux patrimoine à préserver

    Chaque été depuis 2016, grâce aux financements du programme Natura 2000, le Syndicat mixte du Bassin de Thau (SMBT) anime une campagne estivale de sensibilisation aux herbiers marins, afin de mieux les faire connaître et favoriser la préservation de ces véritables forêts sous-marines, indispensables à l’équilibre de la lagune.

    En 10 ans, cette campagne, « devenue la seule initiative spécifiquement consacrée aux herbiers marins en France », souligne le SMBT dans un communiqué, a permis de sensibiliser plus de 12 000 personnes au travers d’animations organisées sur les plages du bassin de Thau (voir encadré). « Nous avons également mené des actions avec les centres nautiques, pour sensibiliser les stagiaires qui viennent apprendre la voile sur notre bassin. Certaines années, on a travaillé avec les écoles et avec le lycée de la mer, pour faire connaître cet écosystème aux jeunes et aux futurs professionnels de la mer. Et depuis quelque temps, on innove avec des interventions sur la navette maritime qui relie Sète à Mèze », détaille Camille Pfleger, chargée de mission biodiversité et Natura 2000 au SMBT. À l’occasion de cette édition anniversaire, le SMBT lance le « Défi des 10 ans »*, opération invitant chacun à adopter des gestes simples pour contribuer à la préservation des herbiers de Thau.

    « Ce sont des zones de concentration de la vie »

    La lagune de Thau, site classé Natura 2000, abrite sur un tiers de sa surface l’un des plus vastes herbiers de zostères des rives méditerranéennes d’Europe. « On a à peu près 2 000 ha de surface recouverte d’herbiers sur la lagune de Thau. Ce qui constitue presque la moitié des herbiers d’Occitanie », illustre Camille Pfleger. Ces prairies marines, dont la présence est « le témoin de la bonne qualité d’un milieu », sont précieuses à plus d’un égard. « Ce sont des zones de concentration de la vie. Des zones de passage, pour beaucoup. De petits poissons viennent s’y réfugier, de plus gros viennent y chasser. Ce sont aussi des zones de ponte. L’oursin, qui est un brouteur, les affectionne particulièrement : il s’en nourrit. On y trouve également des espèces emblématiques. Sur Thau, on en a deux qui sont souvent associées à cet habitat : la Grande Nacre et l’hippocampe », liste la représentante du SMBT. Outre une zone de refuge ou de ponte pour la vie marine, ces herbiers participent à l’oxygénation de l’eau via la photosynthèse, constituent des puits de carbone, qu’ils absorbent et stockent, et permettent également de limiter l’érosion, en stabilisant les fonds lagunaires. Ils ont aussi des vertus contre le réchauffement climatique : « Ce sont une sorte de retardateur d’effet de canicules marines. L’Ifremer notamment a montré que les zones où, au sol, on retrouve des herbiers, permettent de retarder les mortalités de coquillages pendant les canicules marines », indique Camille Pfleger.

    D’où l’impérieuse nécessité de protéger ces écosystèmes des dégradations mécaniques (piétinement par les baigneurs, arrachage par les ancres de bateaux…) ou chimiques (herbicides) auxquelles ils sont hélas exposés.

    * Détails sur le site ou les réseaux sociaux du SMBT.

    Calendrier des stands d’animation

    – Balaruc-les-Bains, plage du poste de secours. Mercredis 19, 26 août.

    – Bouzigues, plages de la Trémie et/ou de la Pyramide. Mardis 4 et 11 août.

    – Mèze, plages du Taurus et/ou de la Plagette. Jeudis 6 et 13 août.

    – Sète, plage des Mouettes. Mardis 18 et 25 août.

    Les animations, gratuites, ont lieu de 15 h 30 à 18h30.

  • Un accord pour suspendre la chasse dans le Bois Noir

    Un accord pour suspendre la chasse dans le Bois Noir

    Pour la prochaine saison de chasse, les « secteurs directement impactés par l’incendie » seront sanctuarisés. C’est la décision prise par Cyrille Drujon d’Astros, président de la communauté de communes du Pays des Ecrins et Philippe Boisset, président de la fédération départementale de chasse, après leur rencontre ce vendredi. La décision consiste à établir « des cartes d’exclusion de la chasse », qui « comprendront les zones forestières incendiées ainsi qu’un périmètre de protection, destiné à constituer un secteur refuge pour la faune sauvage, particulièrement fragilisée par cet événement », rapporte le communiqué paru ce lundi.

    Cette décision est motivée par « la volonté commune de favoriser la reconstitution des habitats et de laisser à la faune le temps nécessaire pour retrouver des conditions de vie compatibles avec son maintien », expliquent les deux parties. L’accord doit encore être approuvé par les sociétés de chasse de Freissinières et de l’Argentière-la-Bessée. La Communauté de communes recommande aussi d’éviter la cueillette de champignons dans le massif où du produit « retardant » été diffusé par voie aérienne.

    Une pétition nationale pour suspendre la chasse

    L’interdiction de chasser sur les secteurs incendiés est de plus en plus demandée au sein de la société civile et des associations de protection de l’environnement. La pétition « pas de fusil sur les cendres », lancée en juillet sur le site change.org a dépassé 380 000 signatures. Pour l’heure, le gouvernement laisse les préfets arbitrer localement et la Fédération de chasse n’a pas donné de consignes nationales.