Tag: pouvoir d’achat

  • [Entretien] Thierry Antoine : « Investir dans le productif à Béziers, pas juste dans l’esthétique »

    [Entretien] Thierry Antoine : « Investir dans le productif à Béziers, pas juste dans l’esthétique »

    La Marseillaise : Ménard avait promis de désendetter la Ville. Béziers peut-elle encore investir ?

    Thierry Antoine : Robert Ménard n’a rien désendetté du tout. La dette est passée de 100 millions d’euros en 2014 à 120 aujourd’hui alors qu’à son arrivée il disait que c’était une folie. Il reste des marges de manœuvre pour investir. Béziers n’a pas d’autre choix mais il faut des investissements productifs, pas juste de l’esthétique pour l’image de la ville. Avec lui, on n’a toujours qu’un étage à la fusée.

    Ménard se targue d’avoir embelli la Ville. Mais les problèmes de logement et d’adaptation au climat persistent. Que faire ?

    T.A. : C’est comme un chômeur qui irait mieux parce qu’il a redécoré son salon. Refaire les façades et la carte postale ne change rien. Le maire avance en regardant les années 60-70. Béziers a un retard phénoménal sur l’adaptation au changement climatique. On porte le grand projet Orbiana pour faire de Béziers une ville vitrine, un élève modèle sur le sujet. L’idée c’est d’attirer les entreprises qui travaillent sur l’isolation, l’hydrogène, le logement adapté… On a identifié un lieu d’une centaine d’hectares sur l’entrée ouest pour créer un pôle novateur de l’habitat expérimental avec un grand parc, une zone maraîchère et une zone d’activité pour l’économie sociale et solidaire. Il n’y a pas de ressourcerie ni de recyclerie ici. En parallèle, il faut du logement social et l’Anru.

    Béziers reste très pauvre. Quelles sont vos mesures pour redonner du pouvoir d’achat aux habitants ?

    T.A. : On propose un kit rentrée scolaire avec les études d’étude et toutes les fournitures gratuites. On préfère mettre l’argent pour acheter des cahiers aux gamins plutôt que dans les uniformes ou la statue de la Vierge à 90 000 euros. On fera la cantine scolaire gratuite pour les deux premières tranches d’imposition, c’est finançable sur les économies sur la communication. On va étudier le passage en régie publique des parkings. La délégation d’Effia arrive à terme en 2027. On fera baisser les tarifs, le moins cher possible.

    Faut-il plus de caméras et de policiers, un Centre de rétention administrative (CRA) ?

    T.A. : Béziers est la deuxième ville qui dépense le plus par habitant pour la sécurité sans que les résultats suivent. Sur les dernières années, le total des crimes et délits a augmenté à Béziers. La police municipale ne peut pas lutter contre le trafic de drogue ou le terrorisme. Il faut remettre à sa place. La municipale doit œuvrer à la tranquillité des Biterrois, en travaillant rue par rue, avec un élu par quartier, en associant les habitants. La prévention et la médiation avant la répression quand c’est nécessaire. Quant au CRA, c’est une folie, la majorité en sortira et devra être prise en charge. Ce sera un fardeau, la malédiction des villes pauvres. L’immigration est avant tout un drame humain. Traitons les autres comme on aimerait l’être. On ne sait de quoi sera fait demain.

    La Ville doit-elle financer l’ASBH* ? Quels projets pour la culture ?

    T.A. : Dans le passé, on a eu The Cure, Bob Marley aux arènes… Aujourd’hui c’est Hervé Vilard. On est déclassé. On veut un centre culturel et artistique dans le quartier Saint-Jacques à redynamiser. Qu’il faille aider le club fanion de l’ASBH oui. Mais pas à ce niveau-là, c’est délirant et pas sans contrôle. On pense à un système de « Socios » pour impliquer les supporters dans la gestion du club.

    *L’Association Sportive Béziers Hérault (ASBH) évolue en championnat de Rugby Pro-D2

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    La chaleur de ce lundi en fin de journée a motivé les partisans de Gaby Charroux à arpenter les allées et couloirs de la cité des 4 Vents pour présenter le programme de leur champion aux habitants. « Ça commence à tirer un peu », reconnaît l’un d’entre eux, militant communiste retraité. Mais le moral est là, tout comme l’objectif : « Il nous reste encore trois semaines avant le 1er tour », pour que chaque Martégal soit convaincu, ou au moins abordé.

    Le rythme de la campagne est effréné depuis le début de l’année. Les séquences se succèdent, avec l’annonce de la candidature, du bilan et désormais du programme, avec chaque jour de la semaine un quartier différent couvert. Partis de la pharmacie, les militants essaiment. Dans les bâtiments G des 4 vents, les portes restent souvent closes à 17h30-18h. « Il est encore tôt », relève Roger Camoin, adjoint (PS) et candidat, programmes en main. Un tract laissé sur une porte n’empêche pas la plupart de s’ouvrir, souvent avec le sourire. « Je la trouve bien cette campagne » remarque Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint et en lice sur la liste. « Les gens sont préoccupés dans la période, mais rares sont ceux qui nous refusent ou sont hostiles », confie-t-il.

    « Les élus n’ont pas peur de se mouiller les mains »

    Ce climat favorable est partagé par la militante accompagnant l’élu dans les escaliers du bâtiment G. « Il y a une bonne ambiance », estime Florence Dantin, militante associative du logement. Elle fait remarquer que « les élus se bougent et n’ont pas peur de se mouiller les mains », tout comme les candidats, à l’instar des deux adjoints et d’Annie Kinas, également de la partie. « C’est notre rôle de faire le trait d’union entre le bilan dont nous sommes comptables et le programme que l’on veut mettre en œuvre », résume Henri Cambessédès.

    Dans ce grand ensemble d’habitat social, la proposition de « créer une assurance Habitation communale pour redonner du pouvoir d’achat à chacun » figurant dans le programme fait sens, aux côtés des engagements à « mener un combat déterminé pour la dignité des locataires du parc social et privé ».

    Au dos du programme figure l’invitation au « grand meeting » d’avant 1er tour, prévu jeudi 12 mars à 18h à la salle du Grès. En attendant, deux réunions publiques de quartier sont organisées pour parler des propositions, au parc Julien-Olive de 15h à 17h mercredi 25 février, ainsi qu’à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi 26, à 18h.

  • L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    Trois milliards et cinq cent quatre millions d’euros. Tel est le montant du budget 2026 pour l’Occitanie, voté jeudi 12 février par le conseil régional malgré l’opposition de la droite et du RN. Un montant stable comparé à l’an passé en dépit d’un nouveau mauvais coup de l’État.

    Par le jeu pervers de la baisse des dotations qui lui sont allouées, la Région a dû composer un budget à l’équilibre avec 144 millions d’euros de recettes en moins (-108ME au titre des dotations et -36,7ME au titre de la compensation de la taxe professionnelle supprimée par Nicolas Sarkozy). « Nous sommes la Région la plus impactée après les Hauts-de-France et la Normandie alors même que l’Occitanie est la région la plus enclavée et la plus touchée par le réchauffement climatique », peste Carole Delga. Depuis 2023, le manque à gagner s’élève à 500 millions d’euros.

    La présidente socialiste n’y va pas par quatre chemins et dénonce une loi de finances « injuste » votée par le gouvernement, qui pénalise deux fois plus l’Occitanie que d’autres quand on rapporte ces sommes au nombre d’habitants (6,12 millions ici). Un effort de 20% demandé aux collectivités jugé « inégalitaire », celles-ci ne représentant que 6,5% de la dette publique et contribuant pour 70% à l’investissement public. « Cette décision est grave », estime Carole Delga, qui s’est fendue d’un courrier au Premier ministre cosigné par les 14 autres présidents de Région.

    177€ investis par habitant

    Au prix de choix de mutualisation, d’économies par-ci par-là (-0,8% sur le fonctionnement) et grâce à la mobilisation de crédits européens, l’Occitanie parvient à maintenir le cap budgétaire. Avec sobriété et efficacité. La maîtrise de la dette régionale (7 ans pour rembourser, en deçà du seuil d’alerte de 9 ans) couplée à une capacité d’autofinancement satisfaisante (509 millions d’euros) permet à la collectivité de continuer à investir (1,15 milliard d’euros). Soit l’équivalent de 177 euros investis par habitant contre 152 euros en moyenne.

    Les principaux dispositifs liés au pouvoir d’achat des familles seront maintenus. Par exemple l’ensemble des mesures (Ordis, livres et cars Lio gratuits…) qui font que l’Occitanie propose « la rentrée la moins chère de France » pour les lycéens. La Chambre régionale des comptes ayant salué la hausse de fréquentation des TER de 68% depuis 2019, pas de raison de changer de stratégie ferroviaire. Les 14 millions de billets à 1 euro continueront à être proposés cette année.

    Malgré une tentative de désengagement de l’État sur le projet de TGV Toulouse-Bordeaux-Dax, pour lequel les travaux ont débuté, Carole Delga maintient son soutien total à l’autre ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan mais ne cache pas son inquiétude. « Le recours à un Partenariat public privé (PPP) sur Bordeaux-Toulouse entraînerait un surcoût de 7,3 milliards d’euros. Sur le TGV, l’État est défaillant. »

    En 2026, la présidente socialiste compte recruter dans les maisons de santé d’Occitanie le 150e médecin. Là encore pour pallier les déserts médicaux et les errances de l’État, compétent en matière de santé publique. D’ici quelques jours sera présenté au salon de l’agriculture un « pacte de souveraineté agricole », qui sera soumis au vote en juin prochain. Afin de créer les 25 000 emplois annuels nécessaires pour contenir le chômage qui reste élevé (9,2% au 3e trimestre 2025), la Région promet aussi de maintenir ses aides à la formation et aux entreprises ainsi qu’un budget culture « volontariste ». Enfin, les « projets les plus urgents » pourront être subventionnés auprès des communes, exsangues. En juin, Carole Delga promet de s’entretenir avec les nouveaux maires élus.

  • Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues ou la fête en partage

    Le carnaval de Martigues est de retour ce samedi dans les rues de la ville avec un programme riche et varié placé sous le signe de l’extraordinaire. Une journée de tous les records également attend petits et grands.

    Rendez-vous dès 14h sur la place des Martyrs pour le grand lancement des festivités qui se préparent depuis déjà quelques semaines dans la ville avec l’appel à la participation de tous les habitants. Entrez ainsi dans l’aventure qui se concrétise dès la rue de la transformation, rebaptisée pour l’occasion. Cette rue de la transformation est destinée à tous les participants sans costume et qui ne savent pas comment faire… C’est le lieu idéal où l’on s’occupe de tout, pour vous. Costumes de dernière minute, accessoires ou encore maquillage, une fois sorti de là vous serez transformés pour cette belle parade.

    Stands de défis, épreuves en tous genres ou encore jeux pour découvrir et explorer le champi(gn)on que vous êtes dans votre fort lointain vous attendent au départ de ce temps fort. Les petits becs sucrés auront aussi de quoi se faire plaisir dès le début avec de petites et grandes surprises qui vous attendent. Sans oublier de la sérigraphie pour celles et ceux qui auront envie de faire entendre leur voix tout au long du défilé.

    La fête encore et toujours

    Ce n’est qu’à 15h30 que la Carnavalcade s’élancera pour déambuler dans les rues et terminer cette belle journée avec une arrivée à 18h sur la place Mirabeau où, là encore, crêpes, bugnes, frites, vin ou encore jus de pomme chaud et musique joyeuses accueilleront les festivaliers pour terminer cette journée avec… une grande fête à partager tous ensemble !

    Jusqu’au 6 mars, des carnavals de quartiers sont organisés avec les scolaires, associations et habitants.

  • Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    Michaël Delafosse veut un office municipal du pouvoir d’achat à Montpellier

    À deux mois des municipales, Michaël Delafosse entre en campagne. Le maire PS sortant, candidat à sa réélection, vient de dévoiler les premières mesures de son programme, le 26 janvier dans son tout nouveau local de campagne dans le quartier Antigone.

    Dans le contexte austéritaire infligé par l’État, le maire socialiste veut agir en faveur du pouvoir d’achat des Montpelliérains. Des mesures qui s’inscrivent dans la lignée du mandat actuel, durant lequel a été mise en place la gratuité des transports dont bénéficient plus de 470 000 résidents de la métropole de Montpellier. « Nous allons amplifier ce bouclier social avec la création d’un office municipal du pouvoir d’achat, qui s’inspirera de la mutuelle communale que nous avons mise en place. Cet outil permet d’avoir une garantie santé moins chère que celles existantes. Il fonctionne bien, nous allons donc l’élargir à l’assurance habitation multirisque », soutient Michaël Delafosse.

    En résumé, la collectivité négociera directement avec les opérateurs pour réaliser une commande groupée, ce qui permettra de faire baisser la facture pour les habitants. Le même mécanisme sera à l’œuvre pour les alarmes, les ventilateurs ou encore les pompes à chaleur. L’énergie est également au cœur du programme de l’édile puisque ce dernier ambitionne de poursuivre le raccordement des logements au réseau de chaleur urbain. « Avec cet accès maîtrisé du prix de l’énergie, la facture sera moins chère de 10% », soutient Michaël Delafosse.

    Soutenir les centres de santé associatifs

    Après la gratuité des transports, c’est celle des médiathèques que le candidat veut instaurer. « L’immense défi de notre société est notre rapport au livre, à l’écriture. Les médiathèques sont une ressource pour le savoir et nous proposerons un accès universel au réseau des quinze médiathèques  », développe le socialiste.

    La lutte pour le pouvoir d’achat passe également par la santé. « Même si nous ne sommes pas un désert médical, il faut être vigilant sur l’accès aux soins en renforçant l’offre », fait valoir Michaël Delafosse. Ainsi, le maire sortant s’engage à soutenir les centres de santé associatifs déjà existants et à aider à la construction de maisons de santé de la Région Occitanie dans les quartiers prioritaires de la Ville. Tout comme l’implantation d’une antenne du CHU à la place de l’ancienne tour d’Assas, dans le quartier Mosson.

    Montpellier compte près de 46 000 habitants âgés de 65 ans et plus. Un plan de lutte contre leur isolement figure également en bonne place dans le programme. Il comprend la réinstallation de concierges dans le parc social, le développement d’une application « anti-chute », l’installation de bancs publics. Surtout, il prévoit le développement de résidences intergénérationnelles et la construction de quatre résidences sociales seniors – deux sont déjà engagées. Une manière de « prendre soin de nos aînés », insiste le maire-candidat.

    « De bonnes choses »

    Ces annonces sont bien accueillies par Claude Gaubert, responsable montpelliérain de l’UFC-Que Choisir. « Se regrouper pour obtenir de meilleurs prix est une bonne chose. D’autant que pour certains produits, comme les pompes à chaleur, le risque d’arnaque est non négligeable. Si cet office municipal du pouvoir d’achat peut apporter aussi de la sécurité, c’est mieux ». Des mesures qui devront être accompagnées d’une meilleure information : Claude Gaubert regrette le faible engouement actuel des consommateurs pour ces achats groupés.

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] Jouer du bon d’achat pour ses courses de Noël à Marseille

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] Jouer du bon d’achat pour ses courses de Noël à Marseille

    « Rien que le mot budget fait mal », soupirent Marie et Noëline dans l’une des allées du centre Bourse. dès le mois de novembre dans l’hypercentre de Marseille, la course aux cadeaux se prépare lentement. « J’ai seulement commencé à trouver des idées, j’achète les cadeaux à partir de décembre », explique France gérante d’une chambre d’hôte, en sortant d’une boutique rue de la République. L’heure est donc davantage à la liste au papa Noël, mais aussi et surtout à l’achat des décorations, calendriers de l’Avent et du sapin.

    Le magasin Gifi dédie justement son entrée aux traditionnelles décorations vertes, rouges et dorées. Au milieu des boules de Noël, des conversations spontanées se nouent. « Il n’y a pas de petites économies », affirme Marie-line, retraitée. Souad, accompagnée de ses deux filles et tenant dans ses mains un panier étincelant de bleu et d’argenté, abonde : « Les temps sont durs. » « Notre niveau de vie baisse mais les salaires ne bougent pas », explique-t-elle. Si sa fille a pu choisir de nouvelles décorations, c’est grâce à un bon d’achat obtenu à Halloween dans le magasin.

    Quelques rayons plus loin Nesrine tient dans ses mains un petit sapin en plastique multicolore, « je me suis laissée tenter par la promotion, il est à 60 centimes ». Comme Souad, Nesrine bénéficie du même bon d’achat et peut ainsi s’offrir ce petit plaisir.

    « Les prix se sont envolés »

    « Mon budget pour les fêtes a augmenté. J’achète les mêmes choses pour faire plaisir à mes filles mais les prix se sont envolés », ajoute-t-elle. Parfois, elle s’adonne aux ventes privées à la recherche des jouets commandés en moins cher. « Je préfère acheter moins mais des choses qui durent plus longtemps, je réfléchis davantage avant de dépenser mon argent », résume enfin Souad.

    Marie, juriste, arpente, elle, les étals du Sostrene Green. Cette année, elle se laisse tenter par la tendance des calendriers de l’Avent à personnaliser. « Ça revient plus cher au final » reconnaît-elle, mais elle ne veut « pas que (ses) enfants soient impactés par les problématiques financières ». Et d’expliquer « compenser les gros achats dédiés aux enfants dans les cadeaux des adultes ».

    Isa, vendeuse au petit Souk, à deux pas du Vieux-Port, partage ce constat : « Chaque année, le plus gros budget est dédié aux enfants, ça ne change pas. » Isa, comme Olivier, vendeur à Maison du monde, constatent une tendance de paniers davantage composés « de petits accessoires déclinés pour chaque membre de la famille ». « On vend beaucoup de décorations roses cette année et autres couleurs peu communes, mais surtout des sapins artificiels », souligne encore Olivier, avant de préciser : « Pas pour l’écologie, mais les épines dérangent. » France et Nesrine aussi ont un sapin artificiel. « C’est bien plus rentable à long terme », précisent-elles.

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Fos-sur-Mer, le coup de pouce d’un chèque municipal

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Fos-sur-Mer, le coup de pouce d’un chèque municipal

    La mairie n’est pas encore ouverte qu’une file se forme devant ses baies vitrées. À 8h20, le 1er décembre, une trentaine de Fosséennes et de Fosséens patientent déjà dans le vent glacial pour obtenir leurs bons d’achat d’une valeur de 100 euros.

    Lancée en 2014, l’opération « Je défends ma commune, je soutiens mes commerces » est devenue une tradition de fin d’année. Le principe est simple : « Juste avant les fêtes de Noël, on offre un chéquier à chaque foyer de la commune à dépenser en proximité », explique Pascale Brémond, conseillère municipale (SE) déléguée à la dynamisation du commerce et de l’artisanat, soit un budget de près de 650 000 euros pour la Ville. « À ce jour, on a 87 commerces partenaires, ça va de la grande surface à l’offre de service », précise Magali Laurent, cheffe de service en charge du dispositif.

    Bénéfique pour l’économie locale, ce dispositif est aussi, et avant tout, pensé comme un coup de pouce aux habitants, alors que le pouvoir d’achat des Français est en berne. « C’est une priorité pour nous, affirme Pascale Brémond. Tout le monde n’a pas de 13e mois ni de prime de fin d’année, or on sait que c’est une période où on dépense beaucoup. »

    Une aide pour la vie quotidienne

    Assise sur un siège en attendant son tour, une main sur la poussette de son enfant qu’elle est en train de bercer, Malvina, 26 ans, ne se servira pas de ces 100 euros pour acheter des cadeaux. Elle a anticipé tout au long de l’année pour ne pas avoir de trou dans la trésorerie. En revanche, « ces sous m’aident pour le repas de Noël, ça me permet d’aller en boucherie acheter des produits de bonne qualité pour faire plaisir à ma famille que je reçois. Ça fait vraiment la différence par les temps qui courent, où la viande est devenue chère ». Une tendance qui n’est pas isolée. En lien avec les commerces partenaires, Magali Laurent confirme : « Les bénéficiaires se servent de ces sous plus pour la vie quotidienne que pour acheter des cadeaux. »

    Stéphanie, arrivée à Fos-sur-Mer des Alpes-de-Haute-Provence en 2023, compte aussi utiliser ces bons d’achat « pour les courses de Noël » ce mois-ci, en sachant très bien qu’elle peut les dépenser dans les commerces jusqu’au 31 mai 2026. Décembre a beau être synonyme de chaleur humaine et de retrouvailles en famille, c’est bien souvent un mois compliqué. « Pour les personnes qui ont un budget serré, comme moi, c’est un bon coup de pouce », confie cette célibataire maman de trois enfants. « Toutes les villes ne mettent pas en place ce dispositif, loin de là, et franchement on a de la chance », salue-t-elle.

    Jusqu’en 2022, Joëlle n’allait pas chercher son chèque. « Je n’en avais pas forcément besoin, je n’y pensais pas », explique-t-elle sans rentrer dans les détails. Désormais, « les choses ont changé » et cette aide est « vraiment la bienvenue » pour limiter les dépenses.

  • La grande braderie de Noël d’Emmaüs vous attend

    La grande braderie de Noël d’Emmaüs vous attend

    « Dans cette vente, on peut trouver les choses classiques de Noël comme le sapin, les boules, mais aussi les guirlandes. Sans oublier des jouets neufs qui se mêlent à ceux d’occasion ou encore des vêtements de seconde main, et donc de marque, et des meubles », précise Kamel Fassatoui, l’un des responsables d’Emmaüs Pointe-Rouge, qui se prépare à vivre sa dernière vente de Noël. « Nous avons vraiment beaucoup de choix avec des produits neufs ou d’occasion. On a vraiment pioché dans nos réserves pour être prêts pour le grand jour. »

    Et côté prix, ne cherchez pas ailleurs, ils sont imbattables. « On prend les prix du marché et on les divise par trois. On doit être moins chers que le Bon Coin, moins chers que les brocantes… Nous avons une démarche de solidarité et de défense du pouvoir d’achat, donc on se doit d’être moins cher qu’ailleurs, sinon ça n’a pas de sens », poursuit-il.

    Des prix toujours plus bas

    Cette année, le coin dressing à 1 euro est « particulièrement intéressant ». Vêtements, chaussures, couettes, draps, rideaux, etc. « C’est un mix entre le neuf et l’occasion là aussi, il y a énormément de choix et je pense que ce sera difficile de repartir les mains vides », sourit le responsable.

    Pour rendre la journée encore plus agréable, l’habituel marché des producteurs du samedi sera accompagné par un stand de soupes, de châtaignes… « Les jeunes du lycée Calanques, qui sont nos voisins, tiendront également un stand devant l’entrée. Tout comme une association palestinienne qui vendra des choses au profit de Gaza », ajoute Kamel Fassatoui. Plus de 2 000 personnes sont attendues sur la journée avec une ouverture non-stop de 10h à 17h30. Le tout avec la possibilité de se restaurer sur place et toujours à petits prix !

  • 21% d’économies sur l’électricité grâce à l’UFC

    21% d’économies sur l’électricité grâce à l’UFC

    Réduire dans les 2 ans à venir sa facture d’électricité de 21,1% (hors taxes, 17,3% TTC), c’est bel et bien possible sans embrouille grâce au deal obtenu par l’UFC Que Choisir.

    Comme tous les 2 ans, l’association de consommateurs vient de conclure un achat groupé d’électricité à des prix très avantageux. Jusqu’au 20 décembre, les 150 000 premiers souscripteurs à l’opération « Énergie moins chère ensemble » ont la garantie de réaliser des économies substantielles sur le tarif réglementé. À savoir 101 euros par an pour un ménage chauffé au gaz (sur la base de 3 000 kWh/an), 321 euros pour un ménage chauffé à l’électricité (10 000 kWh/an) et jusqu’à 485 euros pour les grandes surfaces (15 000 kWh/an).

    « Les économies varient en fonction de la consommation des gens. Elles ne sont pas négligeables, surtout pour les personnes en précarité énergétique », insiste Claude Gaubert. Le trésorier montpelliérain de l’UFC relève que cette offre est même plus intéressante que la précédente, qui proposait 12% d’économies sur la facture annuelle. À l’époque, c’était déjà Octopus Energy qui avait raflé la mise parmi les nombreux fournisseurs ayant formulé une offre.

    Les précédents souscripteurs peuvent d’ailleurs bénéficier de cette nouvelle opportunité. À condition d’en faire la demande ! « Attention, ce n’est pas automatique, il faut demander à Octopus d’être basculé sur ce nouvel achat groupé avant le 20 décembre* », précise Claude Gaubert, fier de cette promotion 2025-2026. « C’est notre chèque énergie à nous ! »

    Concernant le risque que les usagers s’endorment sur leur belle affaire et finissent par payer le prix fort dans 2 ans, le responsable communication de l’UFC se veut rassurant. « On informe nos souscripteurs  ». Ceux-ci sont aussi régulièrement tenus au courant au sujet du prix du fioul sur lequel l’association communique « tous les 15 jours ». En matière d’énergie, pas besoin des soldes ni du black friday pour économiser. Les bons plans de l’UFC suffisent.

  • Un bilan riche pour la tournée citoyenne de la Région Occitanie

    Un bilan riche pour la tournée citoyenne de la Région Occitanie

    Pas moins de 330 déplacements sur le terrain pour 30 000 personnes rencontrées, 5 076 questionnaires remplis et 1 500 propositions de citoyens. La tournée de la Région Occitanie, qui s’est déroulée d’avril à août 2025, fut quelque peu intense pour les élus de la majorité, regroupée derrière la présidente PS Carole Delga. « Nous traversons un épisode de crise politique qui abîme le lien entre citoyens et politiques. L’étude “Fractures françaises[qui montre que 90% des Français se disent mécontents de la situation du pays, Ndlr] confirme cette défiance entre les élus et le peuple. Notre souhait était d’avoir une relation réinventée avec les citoyens, c’est le fil rouge de nos mandats », souligne Carole Delga.

    Pouvoir d’achat en tête

    Ainsi, au fil des rencontres avec la population, les élus ont pu prendre le pouls de leurs attentes mais aussi recueillir leur avis sur les politiques publiques menées depuis plus de 3 ans, date de l’élection de Carole Delga à la tête de l’Occitanie pour un second mandat. « Nous sommes allés sur le terrain hors contexte électoral, ce qui est d’autant plus intéressant car le dialogue est beaucoup plus franc. Nous n’avons pas toujours bien été accueillis mais assez vite, on voit que ce dialogue apaise la relation des citoyens avec la démocratie, on en a particulièrement besoin », soutient Benjamin Assié, président du groupe Occitanie Écologie.

    À l’analyse des questionnaires, il semblerait que plusieurs préoccupations soient primordiales pour les Occitans. « La question du pouvoir d’achat revient spontanément, toutes les mesures qui viennent en aide aux familles comme celle visant à faire la rentrée scolaire la moins chère de France. Les soins, ensuite, avec les recrutements de médecins dans les déserts médicaux. Enfin, la question des déplacements car nous sommes la région la plus enclavée de France, les citoyens nous demandent de rouvrir des lignes de train hors métropole », énumère Carole Delga. Autant de requêtes résonnant avec les dispositifs mis en place par la Région.

    Ensuite, vient le « mieux vivre ensemble » avec l’égalité femmes-hommes et la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Une manière de montrer que les Occitans sont en réalité bien éloignés de la frénésie autour de l’immigration chère à l’extrême droite. « On veut présenter la France comme excédée par les immigrés mais ce n’est pas vrai. Certains populistes présentent l’immigration comme facteur d’insécurité mais ce n’est pas vécu comme tel par les Français », observe Carole Delga. La transition écologique quant à elle arrive en troisième position dans les propositions faites par les Occitans. « Il y a un éco-bashing de l’extrême droite, par certains médias. Mais en réalité, les habitants voient d’un bon œil le développement de cette filière », poursuit Benjamin Assié.

    Néanmoins, la collectivité socialiste a essuyé quelques critiques. « Nous étions parfois interpellés sur le fait d’avoir une meilleure connaissance de l’offre des transports. Nous allons faire des efforts pour avoir une meilleure lisibilité. Tout comme l’installation de médecins où dans certains départements, il n’y en a pas encore assez », reconnaît la présidente. Concernant le projet quelque peu décrié de l’A69, « elle est citée dans le Tarn mais les gens ne nous en parlent pas en dehors du département. C’est un phénomène monté en épingle », précise Carole Delga. Forte de ces échanges, la Région prévoit un acte 2 de cette tournée après les élections municipales, en mars 2026. La collectivité compte également lancer un Comité régional du dialogue citoyen, afin de pérenniser cette relation.