Tag: portes ouvertes

  • Sport et bien-être municipalisés au stade nautique

    Sport et bien-être municipalisés au stade nautique

    « C’est la dernière brique du stade nautique dont on avait rêvé », lance fièrement la maire (PS) Cécile Helle en inaugurant la salle de sport désormais municipalisée du centre nautique, Avi’forme, et son espace bien-être avec jacuzzi et sauna à l’étage.

    Orphelin de ces espaces après la fermeture de la structure privée Yakha Sport, qui les gérait jusqu’au 31 décembre dernier, le stade nautique retrouve donc son aspect sport-santé en dehors des activités purement aquatiques. Deux espaces sont proposés aux pratiquants : à commencer par une salle de fitness/cours collectifs de 140 mètres carrés, ainsi qu’une autre de musculation et de « cardio » de 162 mètres carrés avec des équipements et poids de musculation. Des espaces accessibles du lundi au vendredi de 11h à 14h et de 17h à 20h, et le samedi de 10h à 14h. Une journée portes ouvertes est prévue samedi 1er novembre.

    L’espace a notamment été remis à neuf par la municipalité, avec la reprise des cloisonnements et murs, le remplacement de la menuiserie et les protections sur le sol, pour un montant de 109 210 euros.

    Une réouverture qui vient boucher le trou qu’avait laissé la fermeture de la salle privée Yakha Sport en décembre dernier. « Le modèle du privé ne correspondait pas au fonctionnement du stade nautique », confie Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) au sport. Le projet actuel a notamment été monté avec l’aide d’anciens employés de l’ancienne salle. « On sait ce dont les personnes avaient besoin. C’est surtout pour amener les personnes au sport. On mise sur la convivialité », confie Rudy, coach du site, qui était aussi à Yakha.

  • À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    « Ici, les gens qui ont des problèmes psy sont accueillis par des gens qui en ont aussi », lance le président du Groupe d’entraide mutuelle de Martigues (GEM), Julien Dupré, à l’occasion des portes ouvertes, jeudi après-midi, de ce tiers-lieu autogéré, situé quai Kléber.

    L’objectif ? « Sortir les personnes handicapées ou malades au niveau psychologique de l’isolement, les ouvrir à l’extérieur, à la vie sociale, amener à l’autonomie en préservant le libre choix d’activité en fonction de ses capacités », résume-t-il.

    Cet adhérent qui franchit le pas de la porte en est un exemple. Fabien Burgio sort un jean neuf de son sac, tout juste venu du magasin, sous les félicitations de ses pairs. « Je vais voir mon beau-père demain, alors je me présente bien, c’est important », détaille-t-il. « Tout à l’heure, il était stressé, mais il y est arrivé », se réjouit le trésorier, Karim Daineche. Fabien Burgio confie avoir « du mal à sortir, à prendre le bus à cause de la foule et du regard des gens ». « Mais ça me fait du bien de venir ici depuis trois semaines, reconnaît-il. ça me permet de voir des gens qui me correspondent, avec qui je peux discuter », avec moins de difficulté.

    Principe de pair-aidance

    La particularité du GEM est de fonctionner selon le principe de la « pair-aidance », comme l’indique Julien Dupré. Un prisme militant assumé par le président, lui-même schizophrène : « Certains pensent qu’il n’y a rien à faire pour les personnes handicapées, que les malades mentaux ne sont que des bouches à médicaments. Nous, on pense que la vie sociale est nécessaire et qu’il faut donner aux gens le pouvoir et les outils pour se réaliser. »

    Des outils comme ceux dont dispose le GEM. Dans une salle dédiée, le trésorier a disposé une borne d’arcade et deux ordinateurs. « Chacun dispose de son dossier, il y a aussi un raccourci au site Coursinfo, pour apprendre à utiliser un ordinateur », détaille Karim Daineche.

    Parmi les activités du GEM, un atelier théâtre, un groupe de parole et des ateliers antigaspi en partenariat avec le Secours populaire de Martigues. Plus encore, « on a déjà fait de la plongée sous-marine, du paddle », rappelle le président, sans oublier le camping à La Couronne, l’an passé. « Au printemps prochain, on vise le Vaucluse », indique le trésorier.

    Mais une difficulté subsiste. Sonia Suez, coordinatrice, regrette ne pas disposer de véhicule. « On finit par tourner en rond, après 7 ans d’existence. On n’accueille pas des enfants, on ne peut pas forcer les gens à faire quelque chose, ni juste prendre des cafés. Nos subventions nous obligent à un résultat », mais ne suffisent plus à passer ce cap. Une demande a été adressée en ce sens à l’ARS, tutelle de l’association.

  • Une journée pour recruter des pompiers volontaires

    Une journée pour recruter des pompiers volontaires

    La caserne vit différemment ce jour de portes ouvertes. Pour les plus jeunes surtout, des ateliers de démonstration, des animations et les engins rouges sont de sortie. La journée porte d’abord une « envie de faire découvrir la vie de la caserne aux populations qui ont bien voulu se déplacer », selon Lionel Trivat, chef du centre de secours, et elle sort le grand jeu pour susciter des vocations.

    Parmi les étalages dépliés, le stand de recrutement est planté de façon visible. « On vise autant le recrutement de jeunes sapeurs pompiers [JSP] que celui de volontaires », explique Lionel Trivat. Ici, sur la caserne de Sénas, il faut compter 105 pompiers au total, pour 2 000 interventions au cours de l’année 2024. Dont dix professionnels et onze JSP. Le reste de la relève est assuré par les sapeurs-pompiers volontaires. « Le département des Bouches-du-Rhône, c’est environ 1 250 professionnels, sur environ 6 000 pompiers, ce qui fait 27 000 volontaires, souligne le chef de centre. Concernant les JSP, on ne recrute pas avant septembre 2026, mais pour les volontaires, c’est toute l’année. »

    Leur volontariat est « indispensable pour la caserne. Il faut rappeler qu’ils ne sont pas payés. Ils font un boulot incroyable, c’est une vocation, qui demande des sacrifices », souligne le Carole Stoufflet, adjointe au chef du centre de secours. Les volontaires, formés, posent des gardes sur leurs jours de « repos ». S’ils ne reçoivent pas de salaire, ils sont indemnisés au taux horaire (vacations). Sur un mois, Julien Grangier, pompier volontaire depuis 20 ans et employé chez Airbus Hélicoptères pose environ deux nuits par semaine. « Ma femme sait qu’en été, on ne part pas forcément », sourit Julien Grangier, pour qui la mobilisation s’intensifie en saison de feux de forêts. « On doit donner minimum 60h par mois, ne pas dépasser 1350 heures par an sans compter la période feux de forêts », détaille Ludo Brunat, volontaire depuis 34 ans avant d’ajouter : « Je dis aux jeunes que s’ils ont du temps à donner, il faut le consacrer aux autres. » « Je trouve mon équilibre entre mes deux boulots, estime Anthony Martinez, volontaire lui aussi, employé chez la SNCF. C’est un métier où l’on est responsable de l’habitat des gens, de leur sécurité. Il faut s’entraîner régulièrement, avoir l’esprit d’équipe, de cohésion, avoir l’esprit de caserne. Ça demande beaucoup de temps personnel, il faut l’avoir dans la peau. » « C’est notre deuxième facette, ajoute Laurie, pompier volontaire depuis près de 25 ans. Ce n’est pas un travail, même si ça prend énormément de temps. Malheureusement, on trouve moins de personnes qui veulent se priver de week-end ou de vacances. On est des passionnés. »