Tag: portes ouvertes

  • À Port-de-Bouc, la Régie a obtenu le label des régies de quartier

    À Port-de-Bouc, la Régie a obtenu le label des régies de quartier

    « Nous avons obtenu le label Régie de quartier mardi, c’est l’aboutissement de plus de deux ans de travail » se réjouit Renaud Barbe, directeur de la désormais Régie –de quartier– de Port-de-Bouc. Pour cette journée portes ouverte de mercredi, l’association a invité ses partenaires et financeurs institutionnels à venir visiter son QG, depuis peu situé dans d’anciens ateliers municipaux rénovés par les salariés eux-mêmes.

    « Notre action s’en tient à 4 piliers fondamentaux, l’économie réelle avec une vraie cadence et de gros marchés publics, l’insertion et le lien social de proximité, la citoyenneté dont le but est la participation active des habitants à l’amélioration du cadre de vie et l’écologie, dont nous sommes pionniers sur le territoire avec notre centre de tri » détaille le directeur.

    Sociale et écologique

    Ce « centre de tri » dont parle Renaud Barbe s’observe dès l’entrée, où un demi-conteneur standard est stationné. « De janvier au 31 août, nous avons récupéré et recyclé 200 tonnes de mobilier, c’est presque 1,5 tonne par semaine pour les déchets électriques et électroniques » indique le directeur.

    C’est là toute l’articulation sociale et écologique : cette structure financée par l’État, la Métropole, la Ville et les bailleurs sociaux emploie 17 opérateurs de quartiers, chargés entre autres de récupérer les encombrants dans les espaces extérieurs et intérieurs des logements sociaux. Ces encombrants sont transférés aux éco-organismes chargés du recyclage. « C’est financé par l’éco-contribution que l’on paye lorsqu’on achète un meuble ou un électroménager » précise le directeur.

    « Nous sommes fiers de voir cette structure d’insertion grandir, prendre de l’ampleur et accompagner les demandeurs d’emploi » observe le maire (PCF) Laurent Belsola, lors de sa visite. « Sur ses deux jambes, l’entretien de notre cadre de vie et la médiation urbaine, la Régie répond aux besoins quotidiens et d’insertion de notre population » complète l’édile, considérant que la Régie renforce « l’égalité républicaine ».

  • Les douanes, une administration qui recrute aussi en Provence

    Les douanes, une administration qui recrute aussi en Provence

    « Moi, ça m’intéresse bien, ça me saoule les petits boulots à 31 ans. » Venu avec sa sœur depuis Paris, Mehdi découvre au fil des stands installés dans l’Hôtel des douanes ce mardi 13 octobre pour une journée portes ouvertes, toute la diversité des métiers de cette administration. De quoi « ouvrir des perspectives » se réjouit ce titulaire d’un master en électronique. Et il marque des points au stand des services support de la douane. Car il y a des besoins, reconnaît bien volontiers Anne-Sophie Peyron, cheffe du pôle des ressources humaines à la direction interrégionale des douanes à Marseille en charge de l’organisation de cette « première ».

    « On a besoin de nouveaux talents, on a besoin de nouveaux profils aussi », explique-t-elle, « la douane recrute comme toujours des juristes, des collègues qui font un petit peu de tout, mais on recrute aussi de plus en plus des profils scientifiques parce qu’on travaille de plus en plus sur la donnée, sur l’intelligence artificielle ». Au niveau géographique, si au départ, les agents ne choisissent pas leurs affectations, les postes sont répartis « sur tout le territoire », précise-t-elle, « Marseille et la région Paca au sens large. On pourrait croire comme ça que c’est bouché mais c’était il y a 10 ans, c’est fini. Il y a des occasions ».

    Motards et maître-chien ont la cote

    Laboratoire, contrefaçon, aide aux entreprises… Pour donner à voir toutes les facettes de leur mission, les douanes ont vu grand. Après la démonstration d’intervention sur le dojo, les motocyclistes, « 224 en France » ont du succès. Mais avant de pouvoir enfourcher les rutilants destriers à moteur, il y a une sélection physique et être titulaire du permis moto ne suffit pas. Position d’amazone, debout sur les cale-pieds, retourné… Lors d’une formation de 4 mois à l’école des douanes de la Rochelle, il faut apprendre « à ne faire qu’un avec la moto, l’oublier » pour faire les contrôles en toute sécurité, témoigne un agent de la branche surveillance. Alexandre, moniteur de jet ski, qui a pris le train depuis Nice s’y voit déjà. « Je kiffe », commente-t-il, bombardant de questions techniques le douanier.

    La recherche de stup’ par l’équipe cynophile remporte aussi l’adhésion. Pez, labrador noir de 7 ans, pile sans faillir devant la roue de la voiture où son maître a caché un paquet. Ce dernier raconte ne faire qu’un avec son équipier à quatre pattes. « Je suis venue pour ma fille », explique une visiteuse, « elle adore les chiens, ça l’intéresse ». L’atelier « scan » de marchandises avec le fourgon à rayons X et celui de tir virtuel, installation unique en France, impressionnent. Devant l’écran, Laurent, coordinateur sécurité, insiste « quand on sort une arme, en état de légitime défense, ce n’est pas pour dissuader mais pour s’en servir ».

    Au bureau recrutement, nombre de visiteurs laisseront leur CV, un premier pas. Quelque 361 postes sont ouverts au concours en 2026.

  • Top départ pour les forums des associations

    Top départ pour les forums des associations

    Vivacités est mort, vive Les rendez-vous des associations ! Après 17 éditions réussies, le traditionnel événement qui regroupait plusieurs centaines de structures associatives sur le Vieux-Port de Marseille évolue pour cette année 2026. Une véritable révolution pour les associations, puisque cette grande fête devient, pour la première fois, une myriade de rendez-vous décentralisés dans tous les arrondissements et étalés sur un mois, du 5 au 28 septembre.

    « On est dans une approche beaucoup plus globale qu’auparavant. Après un an de consultation et les États Généraux des associations, nous avons pris des engagements concrets. La mise en place de ces rendez-vous de la vie associative en est la concrétisation », explique Nora Primus, directrice de la vie associative et du lien social à la Ville de Marseille. Et le terme « d’approche plus globale » n’est pas galvaudé. La Ville propose pas moins de huit forums, soit un par secteur (lire encadré ci-contre), mais aussi d’autres rendez-vous à destination des acteurs associatifs directement comme des soirées portes ouvertes des Maisons des Associations.

    De quoi porter l’ensemble des événements à plus d’une quinzaine sur un mois. Et surtout de quoi améliorer « le maillage territorial » et le lien avec les habitants : « En étant directement sur les territoires, on espère que cela va avoir une retombée directe pour les associations et leurs publics, que cela suscite l’envie de plus de bénévolat », développe-t-elle.

    La Ville table d’ailleurs sur plus de 8 000 participants, contre 3 400 auparavant. « On essaie d’imaginer une autre façon de travailler collectivement à l’élaboration d’une vision pour la vie associative. On a besoin de se réinventer, de bousculer nos pratiques », abonde Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative, ce vendredi soir, lors d’une une table ronde intitulée « Coopérer pour transformer les quartiers », qui faisait office de soirée de lancement.

    L’élu entend notamment s’attaquer aux besoins d’engagement des associations : « Comment on tisse du lien social avec nos concitoyens qui ont besoin des associations ? L’engagement, le bénévolat, ce sont des sujets qui doivent nous interpeller. » Justement, une large part des forums sera consacrée à cette problématique : « À chaque forum, les collègues de la division bénévolat animeront ce qu’on appelle la fresque du bénévolat, pour casser les idées reçues, les craintes et les peurs autour du bénévolat », conclut Nora Primus. Top départ, ce samedi pour trois secteurs de Marseille.

    « L’engagement, le bénévolat,
    ce sont
    des sujets qui doivent nous interpeller »

  • Dernier jour pour l’opération portes-ouvertes des Amis de La Marseillaise au siège de notre journal

    Dernier jour pour l’opération portes-ouvertes des Amis de La Marseillaise au siège de notre journal

    Place du journal La Marseillaise, 15 cours d’Estienne d’Orves Marseille (1er) pour la troisième matinée portes-ouvertes dans le siège rénové de notre journal. « Durant les deux premières demi-journées, nous avons accueilli à la fois des abonnés et des lecteurs occasionnels, tous sont ébahis devant la toile d’Ambrogiani représentant les rotatives. On a vendu des affiches, des cartes postales, des sacs et des billets de tombola » se réjouit Serge Baroni, le président de l’association qui promet de renouveler l’opération après les vacances d’été.

  • Découvrir les métiers de l’aide à domicile à La Ciotat

    Découvrir les métiers de l’aide à domicile à La Ciotat

    La Communauté organise une journée portes ouvertes en partenariat avec la Mutuelle familiale, dans leur agence de La Ciotat, mercredi 10 juin, de 9h à 16h. Une stratégie de sensibilisation à un secteur trop souvent mal connu.

    Parmi les temps forts de cette journée, le public pourra tester un simulateur de vieillissement, une expérience sensorielle destinée à faire ressentir concrètement les contraintes du quotidien liées à l’âge. Une ergothérapeute animera des ateliers sur l’adaptation du domicile et la prévention des chutes : tapis, fils qui traînent, chaussures inadaptées ou aménagement de la douche.

    Le pôle Service à la personne Paca-Corse proposera en matinée un atelier de réalité virtuelle pour mieux appréhender les métiers du secteur. La journée comprend également des sessions de recrutements en continu. Le choix du mois de juin n’est pas anodin : « C’est une période où on a des remplacements à pourvoir, parce que nos salariés titulaires posent leurs congés », explique Nicolas Nguyen, chargé qualité et développement de l’association. Mais au-delà de ce besoin de remplacements pour l’été, « en région Paca, le vieillissement de la population s’accélère plus vite que la moyenne nationale », rendant le recrutement pour des postes de plus longue durée, dans ce secteur, plus urgent que jamais.

    2 500 bénéficiaires accompagnés

    Fondée en 1964 par des
    syndicalistes, dont Pierre Moscatelli, ancien Résistant et membre de la CGT, l’association est née d’une volonté de défendre les droits des travailleurs immigrés confrontés à des difficultés, pour faire valoir leur retraite. Soixante ans plus tard, la Communauté accompagne plus de 2 500 bénéficiaires sur le bassin de La Ciotat, d’Aubagne, de Marseille et du pourtour de l’étang de Berre. « Quand on a l’image de l’aide à domicile, on pense surtout au travail de ménage, mais ce n’est pas que ça », rappelle Nicolas Nguyen. Derrière ce cliché, une réalité bien plus large : aide à la préparation des repas, accompagnement des personnes en situation de handicap, aides administratives et lutte contre l’isolement social. « Certains de nos bénéficiaires n’ont plus de famille et l’aide à domicile, c’est parfois la seule visite qu’ils auront dans la journée », raconte Nicolas Nguyen.

  • Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    La céramique et le graphisme sont à l’honneur. L’exposition du Pôle Métiers d’art et du design d’Aubagne revient pour une nouvelle édition. Un événement à double enjeu qui permet d’exposer le travail des apprentis réalisé durant l’année, mais également de faire découvrir des formations avec des visites de l’école, des ateliers et des formations.

    « On alimente les candidats avec des ateliers pédagogiques et surtout les moyens de financement pour savoir comment intégrer notre école, qui est le seul centre de formation en région Paca qui propose de l’apprentissage en tournage en céramique », précise Renaud Andréani, responsable de la section pour les Métiers d’Art.

    « Journée portes ouvertes »

    L’exposition se dit très visuelle puisqu’elle propose des démonstrations de tournage de jarre à la corde encadrées par des formateurs privés, un enseignement de savoir-faire important pour les personnes qui veulent en découvrir encore plus sur les métiers manuels.

    La double casquette de cette exposition phare se présente aussi comme une forme de journée portes ouvertes : « On communique énormément sur nos prospects avec des chiffres clés notamment. C’est-à-dire que des personnes qui sont intéressées peuvent venir à l’exposition et ça leur permet de faire une forme de journée portes ouvertes. Ils viennent voir justement l’école, comment ça fonctionne et les trois dispositifs qu’on met en place », insiste le vice-champion de France de tournage.

    L’exposition Les œuvres et les gestes du Pôle des Métiers d’Art et du design, le vendredi 22 mai, de 8h30 à 20h. Accès libre.

  • Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Une journée pour tous à la découverte de l’Opéra

    Des costumes à la technique, en passant par des visites historiques, l’Opéra de Marseille vous ouvre grand ses portes pour vous faire découvrir ou redécouvrir ce lieu comme vous ne l’avez jamais vu.

    Ce samedi, petits et grands sont invités à franchir les portes de cet édifice emblématique du centre-ville, qui regorge pourtant de nombreux secrets et trésors. L’occasion d’attirer un public plus jeune et de rendre la culture accessible à tous.

    Dans les coulisses

    Cette journée portes ouvertes s’inscrit dans le cadre de l’événement national du même nom, qui célèbre cette année sa 19e édition autour du thème de la jeunesse.

    Tout au long de la journée, des visites libres seront proposées entre 9h et 17h. Les costumes créés par l’atelier de couture de l’Opéra de Marseille seront également exposés en accès libre, au bâtiment de la rue Molière.

    Quant aux visites guidées, elles porteront soit sur l’histoire, soit sur les aspects techniques du lieu. Des lieux habituellement fermés au public se dévoileront ainsi, permettant à chacun de découvrir l’envers du décor. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les équipes et d’échanger avec elles sur les différents corps de métier.

    Au-delà des visites, ateliers en tous genres et concerts seront aussi au programme.

    Divers cours de danse sont proposés : cours de classique, variations pour les garçons puis pour les filles, mais aussi des séances de découverte de la danse classique et contemporaine à destination des enfants de 6 à 10 ans. Ces ateliers se dérouleront au Studio de la danse avec l’École nationale de danse de Marseille, de 9h15 à 14h45.

    Du côté du foyer Ernest-Reyer, un cours de danse contemporaine et deux ateliers autour de cette discipline seront proposés. La musique et le chant seront également à l’honneur avec un atelier de chant participatif ouvert à tous entre midi et 13h.

    Vous pourrez aussi profiter d’un concert du chœur des enfants de la Savine et de la Maîtrise du conservatoire Pierre-Barbizet, suivi d’une carte blanche à l’Orchestre Demos. La journée se clôturera avec un récital des artistes solistes de l’Opéra municipal de Marseille.

  • Les fermes des Alpes s’ouvrent aux visiteurs

    Les fermes des Alpes s’ouvrent aux visiteurs

    Ici, le jeu, ce sera de trouver Charlie », annonce Aurélie. Devant elle, une trentaine de chèvres s’agitent dans leur enclos. Parmi elles, une brebis corse, à la laine sombre si longue qu’elle traîne au sol, se cache dans le coin. C’est Charlie, l’intruse que les visiteurs devront débusquer.

    Le temps d’un week-end, Aurélie et Amandine Chaix, éleveuses du Gaec de la Roche à Jarjayes, ont prévu toute une série d’activités pour les visiteurs. Elles participent pour la première fois à « De ferme en ferme », samedi 25 et dimanche 26 avril. « Il faut finir de tout préparer, on est un peu stressées, pour nous, c’est une grande première », confesse Aurélie, qui ne sait pas encore combien de personnes franchiront le seuil de la ferme. Les deux sœurs ont créé un parcours « petit paysan », destiné aux enfants.

    Au programme : parcours d’obstacles, slalom de tracteurs à roulettes et rencontre avec les animaux (lapins, chevaux, poules, vaches et chèvres). Le tout ponctué par une initiation à la traite et une démonstration de la transformation du fromage. « Le but est qu’ils voient comment c’est fait de A à Z, c’est quand même beau à voir », explique Aurélie, qui prépare des panneaux explicatifs disposés au fil du parcours.

    Le Gaec de la Roche est une ferme familiale depuis quatre générations. Aurélie et Amandine ont repris l’élevage caprin et bovin depuis 2015. Lait, fromage et saucisson de chèvres sont les principaux produits de la ferme et seront proposés à la vente aux visiteurs.

    Pour les deux sœurs, qui vendent leurs produits trois jours par semaine sur les marchés de Gap, Jarjayes et Espinasses, « De Ferme en Ferme » est l’occasion de créer du circuit court. « On souhaite faire de la vente directe avec les consommateurs plutôt que passer par la commercialisation. Mais, entre le marché à 6h du matin, les trois enfants à s’occuper, la traite et la transformation du fromage, c’est compliqué de dégager du temps », explique Aurélie. L’exploitation familiale est presque autonome, le foin et l’orge pour les bêtes sont produits sur place. « Nos grands-parents faisaient du lait et du maraîchage, c’est surtout ma grand-mère qui m’a transmis la passion. C’est une fierté de pouvoir montrer cet héritage », raconte Aurélie.

    Aller à la rencontre

    des producteurs locaux

    Organisés dans différents départements depuis 30 ans, les week-ends « De ferme en ferme » permettent au public de visiter des exploitations agricoles gratuitement. Et, pour la troisième année consécutive, les Hautes-Alpes participent. « La première année, on a voulu commencer petit avec deux territoires, le Buech et le Champsaur, et un petit objectif de dix fermes sur le circuit. Finalement, on a eu 18 fermes intéressées et 4 800 visites. Ça a hyper bien marché, retrace Coline Bourru, chargée de mission pour Agribio 05, association qui fédère les producteurs bio des Hautes-Alpes et qui coordonne l’événement.

    « On peut avoir une ferme à côté de chez soi et ne pas oser venir, avoir peur de déranger, rappelle Coline Bourru. L’idée est d’ouvrir ses portes pendant un week-end, montrer ce que signifie travailler sur une ferme avec des agriculteurs passionnés qui ont envie de partager leur expérience. Et une fois que vous savez où les trouver et à quels horaires, vous pouvez revenir les voir. » L’an passé, l’événement avait attiré plus de 5 000 visiteurs.

  • Au soutien des victimes de maladies professionnelles à Martigues

    Au soutien des victimes de maladies professionnelles à Martigues

    « C’est un peu grâce à eux que j’ai réussi mon parcours pour faire reconnaître ma maladie professionnelle », confie Pierre Seux. Ce retraité de l’industrie pétrochimique est l’un des nombreux travailleurs à avoir été accompagné par l’Association de défense des victimes des maladies professionnelles (Adevimap) de l’ouest de l’étang de Berre qui a ouvert ses portes mercredi. L’initiative se poursuit ce jeudi de 9h à 16h.

    Ayant travaillé chez Arkema à Marseille de 1984 à 2013, le retraité explique avoir « respiré tous les produits de la filière carbone, dont le benzène, jusqu’en 2013 où je suis parti en retraite anticipée car le site a été reconnu amianté en 2012 ». Sept ans après son départ en 2020, Pierre Seux contracte une leucémie. Alors, il demande de l’aide à l’Adevimap pour l’accompagner dans le processus de reconnaissance de cette maladie par la faute de l’employeur.
    « Ils m’ont aidé à remplir le questionnaire destiné à la Sécurité sociale. Ils m’ont aussi préparé à passer devant le médecin-conseil, pour comprendre les questions et bien y répondre », affirme l’ancien ouvrier.

    « Les gens ne peuvent pas aller au tribunal sans eux »

    Pierre Seux est venu aux portes ouvertes de l’Adevimap ce mercredi pour « donner quelques conseils, comme aux collègues de Naphtachimie qui sont passés ce matin, mais aussi pour se retrouver, discuter et se soutenir ». C’est aussi la démarche de Sylvie Pioli, ancienne infirmière de nuit et fondatrice de l’association Cyclosein. « Ce sont presque des amis », reconnaît-elle, car face à la maladie « on n’est pas aidé, ça coûte très cher d’aller au tribunal et les gens moyens ne peuvent pas y aller s’ils ne sont pas aidés par des associations comme l’Adevimap ou les syndicats », estime-t-elle.

    L’ancienne infirmière, atteinte d’un cancer du sein, veut sensibiliser sur « les risques du travail de nuit ». « Il faut que la médecine du travail soit sensibilisée aux cancers du sein, digestifs, ou la dépression que favorise le travail de nuit. Il faut aussi que les candidats à ce type de poste soient prévenus sur les risques », conclut-elle. C’est aussi ça l’Adevimap, un carrefour des battants pour la vie et la justice. La présidente, Christiane de Félice, considère que « c’est important de se soutenir, et les gens qui viennent savent qu’on n’est pas un service administratif, mais des bénévoles qui apportent à la société et aux victimes ». En 2025 l’association a perdu l’un de ses fondateurs Maurice Huc. « Il est toujours dans notre esprit et on continue à se battre pour obtenir justice pour les gens qui ont tout perdu, jusqu’à la vie », assure la présidente.

  • Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Une école d’informatique privée s’installe à la rentrée à Avignon

    Après Orléans et Dijon, c’est à Avignon que l’école privée Coda s’installe pour proposer des formations dans le milieu de l’informatique, avec une première rentrée prévue avec 70 élèves en septembre 2026.

    Et ce, en centre-ville, à quelques pas de la gare et des remparts, où seront proposées des formations niveau bac +3 et bac +5 dans divers domaines tels que les data sciences, le développement, l’administration de systèmes ou encore la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Avec une possibilité d’alternance à partir de la deuxième année, les frais de scolarité s’élevant sinon à 8 000 euros par an. Les inscriptions sont désormais ouvertes pour la formation post-bac ainsi que pour les bachelors en bac +3 destinés à ceux qui ont une formation niveau bac +2 en poche.

    Un choix de ville qui s’explique par « la pénurie d’offres de formations et le tissu économique très dynamique » du territoire, précise le directeur de l’établissement, François-Xavier Beillon. Et ce, en avançant qu’il y a actuellement plus de 10 000 postes à pourvoir dans ce secteur-là. Mais le futur lieu de formation viendra plutôt « compléter » celle de l’université d’Avignon, où il est également possible de faire une licence en informatique, assure le directeur. « On a beaucoup d’entreprises et de collectivités qui ont montré un grand intérêt pour notre installation. On voit de nombreux étudiants quitter le bassin et ne jamais revenir, ce qui entraîne une pénurie chronique dans la zone », poursuit le responsable.

    La brochure de l’établissement vante également d’autres avantages tels que « le cadre de ville exceptionnel et la douceur de vivre provençale », « une ville à taille humaine favorisant les échanges », et « une bonne accessibilité » avec la proximité de la gare centre de la Cité des Papes. « On peut voir Avignon comme un village comparé à Marseille ou Toulon, ce qui est assez attirant », poursuit François-Xavier Beillon.

    Monde professionnel

    Les cours seront prodigués par des intervenants « issus directement d’entreprises et qui proposeront des cas pratiques tels qu’ils les rencontrent en milieu professionnel », confie le directeur de l’école. Et ce, à travers de nombreux travaux en groupe. « Avec cette expertise technique, les enseignants amènent la vision de l’entreprise et ses problèmes, ce qui permet une insertion professionnelle plus importante », assure-t-il.

    Deux journées portes ouvertes sont organisées sur le campus, 2 avenue du Blanchissage, le samedi 8 novembre et le samedi 13 décembre.

    Détails et brochure sur coda.school/avignon