Tag: Port-Saint-Louis-du-Rhône

  • À Port-Saint-Louis, les vœux d’union du PCF compromis

    À Port-Saint-Louis, les vœux d’union du PCF compromis

    « Jusqu’à avant-hier, nous avons essayé de faire l’union. On s’était mis d’accord, on était presque arrivé au consensus », déplore Gaël Zaafour, secrétaire de la section de Port-Saint-Louis-du-Rhône, en marge de la cérémonie des vœux du parti.

    « Notre objectif était de construire cette union », confirme Annie Stamatiou, directrice de campagne d’Aurélie Grach, candidate (DVG) de l’union de la gauche aux municipales. « Mais c’est dans La Marseillaise qu’on apprend que, finalement, La France insoumise préfère partir seule », poursuit-elle (voir notre édition de mercredi).

    « Ils ont décidé la division de l’électorat de gauche »

    Annie Stamatiou s’interroge : « Soit le député Sébastien Delogu (LFI) nous a menti en nous parlant d’union, soit il s’est fait dépasser par sa base. » Quoi qu’il en soit, retient-elle, « ils ont décidé que l’électorat de gauche partirait divisé ».

    Gaël Zaafour insiste : « La culture du PCF est l’union des progressistes pour barrer la route à la droite et l’extrême droite. » Dans la campagne, « notre objectif principal est de faire partir le maire Martial Alvarez et sa politique macroniste ».

    Lors de ses vœux, le responsable rappelait le soutien unanime des communistes locaux à Aurélie Grach : « Ses valeurs humaines, sa proximité avec les gens, son amour de Port-Saint-Louis et de ses habitants nous ont convaincus, à l’unanimité, qu’elle était la parfaite porte-parole d’une vraie politique sociale, écologiste et fraternelle pour la ville. »

    Invitée par le PCF, Aurélie Grach, qui juge « dommage » la décision de LFI, préfère penser à « convaincre et rassembler un maximum de Saint-Louisiens ». « La porte est restée ouverte jusqu’à aujourd’hui », ajoute-t-elle. La candidate présentera sa liste le 9 février à 18h, en la salle Marcel-Pagnol.

  • La France insoumise présentera une liste à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    La France insoumise présentera une liste à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Pas d’union à gauche à Port-Saint-Louis-du-Rhône. LFI a annoncé, lors d’une réunion publique organisée lundi, en présence du député et candidat à la mairie de Marseille Sébastien Delogu, qu’elle présenterait sa propre liste.

    « On a eu des discussions avec le PCF pour l’éventualité d’une union, mais les conditions n’étaient pas réunies, donc on a pris acte, explique le chef de file local, William Silvestre Da Silva. On veut quand même faire porter notre voix qui est différente de celle du PCF, qui a un ancrage très fort à Port-Saint-Louis avec ses atouts et ses inconvénients, et de celle de Martial Alvarez (DVD). »

    Parmi les priorités de LFI : l’accès à la santé. Bien que le maire-candidat ait confié une mission extra-municipale au centre communal d’action sociale intégrant les professionnels pour lutter contre la désertification médicale, William Silvestre Da Silva estime que cela ne suffit pas : « On voudrait prendre contact avec les acteurs de la santé et les communes avoisinantes pour éviter la concurrence et mettre en place une coopération avec des permanences. Cette situation est assez liée aux transports : Port-Saint-Louis est enclavée, assez mal desservie et on perd des horaires de bus pour aller vers Istres. Il faudra qu’on se batte contre ça. » Une large partie du programme sera dédiée aux jeunes avec des dispositifs pour leur « redonner la parole ».

    Les têtes de liste n’ont pas encore été dévoilées, mais William Silvestre Da Silva et Martine Charrier, chefs de file du parti, sont pressentis.

  • [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    La Marseillaise : Vous allez participer pour la 2e fois de votre carrière à cette Transat, renommée Café l’Or. Quel est votre état d’esprit avant de partir vers la Martinique ?

    Mikael Mergui : Je suis très heureux de repartir faire cette Transat qui m’a toujours fait rêver depuis gamin. J’adore les courses en double. On peut pousser les bateaux à 100%. Intellectuellement, c’est vraiment intéressant, parce qu’on n’a pas le bateau en mode « un peu dégradé », comme dans une course solitaire, où l’on ne peut pas toujours être à 100%. Là, on peut toujours être à 110%. On partage des moments forts avec son coéquipier. Il y a quand même une dimension humaine et sportive qui m’a toujours beaucoup intéressé. En Méditerranée, malheureusement, on n’a pas ce genre d’épreuve. On n’a pas de grandes courses transatlantiques en solitaire ou en double. D’avoir la chance de repartir une deuxième fois, je suis super heureux. Dans des conditions où ça n’a pas été évident, le contexte économique et politique fait que ça a été très compliqué de trouver des partenaires. C’est un point important pour nous.

    Comment est née votre passion pour la voile ?

    M.M. : J’ai eu la chance, gamin, de partir en voyage avec mes parents sur un bateau. Je suis né en région parisienne. Mes parents ont construit un bateau de voyage dans la région parisienne. On est descendus par les canaux de Paris jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Après, on est allés à Toulon pour passer un an là-bas. Mes parents ont fini de préparer le bateau. On habitait à bord, le temps que mon petit frère grandisse un peu avant de partir en voyage. On est tous partis pendant 4 ans en voyage autour de la Méditerranée, des Canaries, des Baléares, on a traversé l’Atlantique, jusqu’au Venezuela. Déjà tout petit, j’avais cette dimension de voile, de bateau, de voyage, d’habiter sur un bateau, qui m’a vraiment marqué, gamin. Après, quand on est rentrés de ce voyage, mes parents m’ont inscrit à l’école de voile au Club de Toulon, au Mourillon. Au début, je n’étais pas ultra-concerné par la régate. Ce que j’aimais, c’était être sur l’eau. J’aimais quand il y avait de la brise, des vagues. J’aimais la sensation de glisse de mon petit optimiste dans les vagues et avec le vent. J’aimais beaucoup ça. L’aspect voyage qu’on peut avoir de par les compétitions, d’aller d’un plan d’eau à un autre, ça me plaisait de découvrir un autre plan d’eau. Ça a commencé à germer tout ça.

    Vous allez partager cette nouvelle aventure avec Kéni Pipérol-Dampied, un jeune skipper guadeloupéen. Comment le tandem s’est formé ?

    M.M. : On était concurrents en 2023 pour la Transat Jacques-Vabre. On avait les mêmes bateaux. On s’était croisés un peu sur les pontons. On avait un peu échangé. Et puis, décembre 2024 et janvier 2025, on s’est un peu parlé au téléphone parce que lui avait envie aussi, comme moi, de faire cette Transat. Il avait cette moitié de budget avec ses partenaires que moi je cherchais. On a passé deux mois à réfléchir comment faire une décoration où nos partenaires respectifs s’y retrouvaient. On a beaucoup bossé, tout le début de l’année. Et puis, 15 jours avant le début de saison, avant la première course en double qu’on voulait faire, ses partenaires ont décidé d’arrêter… On s’est dit que c’était dommage de tout jeter à la poubelle. Et, à 15 jours de la course, tout était en place. Donc, on a fait cette course, la CIC Med Channel Race. Ça s’est bien passé, on a terminé deuxième, derrière un duo ultra-expérimenté. Puis, chacun est un peu reparti de son côté. Et j’ai eu la chance, moi, début juillet, de trouver un co-partenaire, Hirsch, qui a rejoint le projet. Du coup, je me suis dit « je vais rappeler Kéni ». Lui, entre-temps, n’avait pas réussi à trouver d’autres partenaires et à remonter un projet. Début juillet, on a ressorti le bateau de l’eau. On a mis la nouvelle décoration. Et puis, depuis ce moment-là, on s’est tous les deux préparés et entraînés pour cette Transat.

    Qu’est-ce qui a changé dans votre préparation comparé à votre première participation ?

    M.M. : En 2023, j’ai malheureusement dû changer de coéquipier la semaine du départ, parce qu’il s’était blessé. Mais, au-delà de ça, c’est sûr qu’il y a encore plus d’excitation. Il y a quelques mois, on n’était pas sûrs de partir. C’était compliqué. On cherchait plein de solutions. On se dit que c’est une chance incroyable d’être au départ une deuxième fois. C’est comme si on jouait à un jeu de société et qu’on doit absolument faire un double 6. Et, j’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat !
    Entretien réalisé par Camille Kadoum

  • Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Avec les marionnettes portées par les comédiens Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi, ce mercredi sur la scène du Théâtre le Comoedia d’Aubagne, l’histoire de l’Afghanistan s’anime pour l’ouverture de la 12e édition du festival En Ribambelle !.

    Réfugiés de leur pays natal à Marseille en 2021, ils narrent dans Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, leur rencontre avec l’ancien gardien du zoo de Kaboul, où se trouvait ce fauve, « offert par l’Allemagne en 1978 », qui « fut témoin des bouleversements successifs de son pays et, aujourd’hui, le symbole du courage du peuple afghan ».

    Des arts mêlés

    Visible aussi le 15 novembre à l’Espace Gérard-Philipe de Port-Saint-Louis-du-Rhône, et le 22 novembre à l’Espace Robert-Hossein, à Grans, ce spectacle illustre le déclic de paysages mentaux offert par la marionnette et l’objet, leitmotiv du programme jusqu’au 29 novembre. Sur de nombreuses scènes du département, 22 propositions où ces arts « se mêleront à la danse, au théâtre, au clown », au premier rang desquelles Magnéééétique Face B, du 18 au 20 octobre au Théâtre Massalia, où une « comédienne-clown » répare les cœurs avec humour et poésie à partir de cassettes audio. Du côté des Salins, à Martigues, A vue mêlera cirque, arts plastiques et théâtre. Un spectacle qui éprouve les rétines et les âmes, en piste les 16 et 17 octobre. En Ribambelle ! ouvrira les imaginaires et même les lieux, se délocalisant du 19 au 21 octobre dans le bassin du J4, à Marseille, pour un ballet sur l’eau, Mizu, porté par une marionnettiste, sa créature de glace et une danseuse.

    P.A.
  • Au Citron jaune, « Artivisme » presse débats et spectacles

    Au Citron jaune, « Artivisme » presse débats et spectacles

    Nous avons proposé à des artistes, des chercheurs et des militants de tenter de changer le monde en quelques jours. Venez ! Au pire, ce sera joyeux », aguiche avec humour le programme du Citron jaune. Jusqu’au dimanche 5 octobre, ce centre national des arts de la rue et de l’espace public est aux manettes d’« Artivisme », temps fort qui mêle performances et réflexions. Vendredi 3 octobre, la plateforme arlésienne Pop accueillera ainsi Phœnix, de Marzouk Machine. En cours de création, une pièce qui « arpente villes et villages de France pour questionner la raison pour laquelle nous restons, au bord de la brèche, hébétés face à l’effondrement » du monde. Et ce, avant un débat intitulé « la démocratie peut-elle sauver la planète ? ».

    Vigies et résistants

    Le week-end de la 2e édition d’« Artivisme » sera lui aussi riche en spectacles et discussions. Au parc ornithologique du Pont de Gau des Saintes-Maries, le Groupe n+1 invitera samedi le public aux premiers essais de Delta, spectacle immersif irrigué par les rencontres d’« un garde-digue, une manadière-gardiane, une rizicultrice, des scientifiques » ou encore de « six dockers et d’élus ». Clôture prévue dimanche à Arles, avec le DJ set de Floriane Facchini, Patasciutta antifascista, d’après sa création qui narre l’histoire d’une famille italienne ayant transgressé les volontés de Mussolini en 1943, le dictateur leur ayant interdit de semer du blé pour nourrir les résistants au fascisme.

    P.A.
  • « Je veux combattre cette politique de droite »

    « Je veux combattre cette politique de droite »

    La Marseillaise : Les communistes vous ont désigné mardi comme tête de liste pour les prochaines municipales. Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager ?

    Aurélie Grach : C’est une suite logique de mon engagement depuis 2008 à Port-Saint-Louis, au niveau associatif, sportif, éducatif et politique. À l’époque j’étais conseillère municipale déléguée aux seniors, c’est à ce moment-là que j’ai voulu m’investir dans ma ville. Nous avons pu redéfinir l’action sociale, répondre à tous, être au plus proche de la population. Ce travail de terrain est très important pour moi. Aujourd’hui, je veux transmettre mes valeurs militantes, humaines, rassembleuses, m’impliquer.

    Quels projets avez-vous réussi à concrétiser lors de ce premier mandat ?

    A.G. : À l’époque, le centre communal d’action sociale était dans les locaux de la mairie, il n’y avait aucun secret professionnel. Nous l’avons déménagé, pour respecter les personnes. Et nous avons lancé le projet de la crèche, de la maison de retraite… Même si nous ne les avons pas inaugurés nous-mêmes. C’est cette équipe rassemblée qui m’a donné le goût. Toutes les meilleures réalisations historiques de Port-Saint-Louis étaient les nôtres, et elles venaient répondre aux besoins de la population, de la petite enfance jusqu’à nos aînés.

    Et vous aviez ces engagements associatifs…

    A.G. : Sans associations la ville ne vit pas. C’est un appui pour Port-Saint-Louis, qu’elles soient culturelles, sportives… C’est ce qui fait son attractivité en partie.

    Vous étiez dans l’opposition lors du dernier mandat, comment l’avez-vous vécu ?

    A.G. : On a fait avec ! [rires] C’est une des raisons qui me pousse à être volontaire pour les prochaines municipales. Je veux combattre cette politique de droite et ce soutien à Emmanuel Macron dans une ville ouvrière. Des sujets essentiels ont été trop souvent oubliés ou insuffisamment portés, comme la santé, l’éducation, la sécurité, le bien-vivre. Martial Alvzarez a oublié les besoins de la population, il ne les a pas tous écoutés ou accompagnés alors qu’il disait qu’il allait être le maire de tous les Port-Saint-Louisiens. Il n’a été le maire que d’une partie de la population. Toutes les fêtes se passaient sur le port de plaisance, en oubliant les quartiers de la ville qui meurent à petit feu, et les commerces avec.

    C’est une ville où l’extrême droite est arrivée en tête lors des derniers scrutins, ça vous inquiète ?

    A.G. : Je le vis mal, j’ai des enfants métis en plus… Il faut combattre l’extrême droite, elle ne devrait pas exister autant à Port-Saint-Louis qui est une ville ouvrière, avec toute son histoire, avec toute la population qui y habite. On y a oublié le bien-vivre ensemble. Parfois, le partage, la solidarité se perdent. Martial Alvarez lui ne s’est pas positionné pendant les législatives contre le candidat du RN, Emmanuel Fouquart. La seule fois où il s’est positionné c’était en soutien à Macron ! Alors qu’il est ouvrier ! Il faut faire barrage, il faut lutter contre ce racisme. Le bien-vivre se vit ensemble, pas autrement.

    C’est une ville où se pose aussi la question de la réindustrialisation.

    A.G. : Nous serons attentifs à ces sujets, à la décarbonation de l’industrie. Il faut développer l’emploi industriel et ce port qui grandit, qui est un poumon économique pour notre ville et les populations. Mais en restant vigilants à l’amélioration du trafic routier, à la santé des populations, aux répercussions que cela peut engendrer.

    Quelles seraient vos premières mesures si vous l’emportez en mars prochain ?

    A.G. : Agir pour la santé, l’éducation… Tout tourne autour du bien-être et du bien-vivre à Port-Saint-Louis, à ces thématiques de la vie quotidienne qui touchent chaque habitant. Et la sécurité aussi, c’est important face à des incivilités qui augmentent. Il faut pouvoir arrêter ces agressions, ces dégradations que les habitants peuvent connaître.

    Maintenant que vous êtes désignée pour mener l’union à gauche, quelles seront les prochaines étapes pour vous ?

    A.G. : Constituer l’équipe ! Parce que seule, je ne suis rien ! Je veux rassembler les forces de gauche, qu’on ait des personnes engagées, politiquement ou non, des Port-Saint-Louisiens qui ont à cœur de travailler pour leur ville, et que ce soit une équipe intergénérationnelle. On a besoin de tout le monde, quel que soit leur statut, leur profession ou qu’ils soient privés d’emplois, que cela représente Port-Saint-Louis et toutes ses richesses.