Tag: Port-Saint-Louis-du-Rhône

  • Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    À l’embouchure du Rhône, entre terre, mer et fleuve, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’une des portes d’entrée de la Camargue. Érigée en municipalité distincte des territoires d’Arles et de Fos-sur-Mer en 1904, cette commune du bout du monde s’est bâtie autour de son port de transbordement. Plus de 120 ans plus tard, elle se dessine un nouveau visage en se tournant vers le tourisme, sans oublier son héritage. « Nous assumons pleinement cette histoire industrielle et maritime en la transformant en atout touristique », souligne l’adjointe au maire déléguée à l’attractivité Marion Castellani.

    Observation des flamants roses, plages naturelles, salins, randonnée, vélo, navigation entre Rhône et Méditerranée, découverte des métiers de la pêche, visite des sites portuaires et industriels en activité… La programmation, qui met en valeur les traditions camarguaises et provençales, tout comme le patrimoine ouvrier, porte ses fruits. « Port-Saint-Louis-du-Rhône confirme sa montée en puissance comme destination de nature, de littoral et de tourisme itinérant », poursuit l’élue. L’Office de Tourisme accueille chaque année plus de 5 000 visiteurs dans ses locaux, « un chiffre qui ne cesse de progresser », précise la directrice Mandy Girard-Marin. L’aire de camping-car, inaugurée en 2022, permet à elle seule d’accueillir près de 10 000 visites.

    Un tourisme

    quatre saisons

    Si la clientèle est majoritairement française (principalement issue de la région Sud, de l’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes), la Via Rhôna offre une visibilité européenne à Port-Saint-Louis-du-Rhône, située au terme du parcours reliant le lac Léman à la Méditerranée, avec des touristes venant d’Allemagne, des Pays-Bas ou encore d’Italie.

    Deux ports de plaisance, le port central et un partenariat avec des compagnies de tourisme fluvial permettent également d’accueillir une clientèle plus internationale. « Les Américains, les Canadiens et les Australiens », amateurs de balades sur le Rhône, sont particulièrement représentés. La Ville travaille à la création de nouvelles escales dans le cadre de la démarche Provence fluviale. Le futur Pôle Nautisme Mer, avec la réhabilitation des 300 hectares de la Presqu’Île du Mazet, doit renforcer l’accueil des plaisanciers, avec la création de 4 500 places à sec et à flot, tout en promouvant les métiers maritimes. « Ce projet repose sur deux principes : développer des activités écoresponsables et réinvestir intelligemment les friches pour valoriser le foncier disponible sans artificialisation inutile », précise Marion Castellani. Avec un objectif : « Allonger les durées de séjour tout en développant une activité touristique plus étalée sur l’année ». Le chiffre d’affaires est évalué à 220 millions d’euros, avec 570 emplois attendus à la clef.

  • Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Plus de 600 000 euros de travaux dans les écoles de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    À quelques jours de la rentrée, les écoles sont de véritables fourmilières. À l’intérieur, agents et travailleurs s’activent pour que tout soit prêt lors de l’arrivée des élèves, qui devraient être un peu moins de 900 cette année. « On profite de la saison estivale pour réaliser les gros chantiers, et à la fin de l’été on fait une tournée avec l’ensemble des services techniques pour voir les avancées, jeter un coup d’œil dans toutes les classes, essayer tous les interrupteurs, les robinets… pour que les jeunes et les équipes éducatives rentrent dans les meilleures conditions », explique Marc Minoretti, adjoint au maire délégué aux travaux, au cadre de vie et aux affaires générales.

    En 2026, 606 000 euros de travaux ont été consacrés aux sept établissements primaires et maternels de la commune. Dans le détail, 201 000 euros ont été alloués à la climatisation de tous les réfectoires, dortoirs et halls. « On avait fait l’isolation thermique par l’extérieur de 4 groupes scolaires il y a deux ans, ce qui nous a permis de gagner quelques degrés mais c’était pas suffisant, poursuit l’élu. Les clims ont été installées début juin, avant la première vague de canicule ».

    150 000 euros ont été dédiés à la rénovation complète de l’ancien logement de fonction de l’école Paul Éluard, désormais dédié au Rased et au périscolaire, 93 000 euros à la première tranche de rénovation des toitures, et 92 900 euros à la réfection des sols des quatre classes nord de l’école Jules Verne, qui avaient été déformés par les racines des platanes situés à proximité. 109 000 euros supplémentaires sont allés à l’entretien courant des classes, entre peintures, étanchéité, clôtures ou encore sécurisation des accès. La Ville a également fait l’acquisition de 12 écrans numériques interactifs. « C’est un renouvellement, toutes les classes élémentaires sont équipées depuis 5/6 ans », précise Maryline Oxisoglou, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

  • Une tortue Caouanne a pondu sur une plage de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Une tortue Caouanne a pondu sur une plage de Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Les écogardes du GPMM ont repéré ces traces lors de leur patrouille hebdomadaire sur les espaces naturels gérés par le Port.
    Ils ont alors alerté immédiatement le Réseau tortue marine de Méditerranée française (RTMMF), permettant ainsi le déploiement rapide du protocole d’intervention dans le cadre du programme national de suivi des traces de tortues marines. La réactivité des agents du service départemental de l’Office français de la biodiversité a facilité l’intervention des experts du RTMMF qui ont pu valider la présence du nid. L’éclosion espérée des œufs est attendue dans plusieurs semaines.

  • Vers une meilleure desserte routière des bassins Ouest

    Vers une meilleure desserte routière des bassins Ouest

    Au centre des étals fournis du marché de Port-Saint-Louis-du-Rhône, les représentants du Grand Port maritime de Marseille (GPMM) tiennent leur propre stand. Alors que le vent charrie les kakémonos, ils discutent avec les passants des projets 3XL et Distriport, le premier étant une extension des terminaux de conteneurs, le second une plateforme logistique.

    Pour Géraldine Planque, cheffe de mission concertation et dialogue territorial, « la mission d’information est presque mieux remplie en rencontre de proximité qu’en réunion publique ». « Aller vers les gens nous permet de toucher beaucoup plus de personnes. Et ce ne sont pas du tout les mêmes que celles qu’on voit lors des rendez-vous, qui représentent des associations et qui ont des connaissances pointues et un angle d’approche puisqu’elles portent un sujet précis, souvent autour du cadre de vie ou de la pollution. »

    Sur la trentaine d’habitants rencontrés ce matin, « les préoccupations qui reviennent le plus sont la desserte routière, l’accessibilité et le report modal qui va avec ».

    Schéma directeur routier

    La RN268, qui relie Fos-sur-Mer à la commune de l’embouchure du Rhône en passant par le GPMM, accueille chaque jour 4 000 poids lourds, qui représentent un tiers du trafic total. Avec l’extension du quai et de la zone d’entrepôts, le trafic de conteneurs devrait bondir de 15%, soit 200 000 équivalents vingt pieds supplémentaires. « S’il y a plus de navires, toute la chaîne de transport suit », admet Axel Raybaut, chef du projet 3XL.

    Conscient que c’est un « vrai problème pour la population et les travailleurs du secteur », le GPMM a élaboré un Schéma directeur routier. Plusieurs aménagements sont prévus pour rendre le réseau routier portuaire plus résilient : « On va faire un accès à 3XL raccordé à la RD268, pour que le trafic lié aux conteneurs ne sature plus le seul accès qui existe actuellement, précise Axel Raybaut. De son côté, le Département étudie le doublement de la voie qui lui appartient. » Le port a récupéré la maîtrise d’ouvrage du giratoire du relais, qui dessert le môle central, auprès du Département pour faire une dénivellation et permettre aux flux de marchandises de l’éviter. Du côté de Distriport, « on va construire un accès périphérique qui permettra aux habitants de Port-Saint-Louis d’être sur une route dédiée aux véhicules légers pour sortir du flux portuaire », précise le chef de projet Philippe Marin. Tous ces travaux devraient être réalisés d’ici 2030.

    Le GPMM mise aussi sur le report modal, avec une cour ferroviaire dans la zone entrepôts et un quai dédié aux barges fluviales du côté des terminaux.

  • Une instance de suivi sur l’éolien offshore

    Une instance de suivi sur l’éolien offshore

    Les pales des trois immenses éoliennes de la ferme pilote « Provence grand large » sont visibles depuis la côte Saint-Louisienne. À l’horizon 2032, 12 à 19 nouvelles infrastructures flottantes seront mises en service un peu plus loin, à 25 km du rivage, pour une puissance installée comprise entre 230 MW et 280 MW, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 450 000 habitants. C’est donc naturellement que les pouvoirs publics ont choisi la commune rhodanienne pour l’installation de l’Instance de concertation et de suivi de ce projet, ce lundi 29 juin. En décembre 2024, la société « Éoliennes Méditerranée Grand Large » a remporté l’appel d’offres n°6 pour assurer la conception, la construction et l’exploitation du premier parc commercial flottant de Méditerranée.

    Le maire, Martial Alvarez (DVD), souligne : « Nous sommes alignés sur la volonté d’accompagner cette nouvelle filière (…) pour assurer la souveraineté énergétique de la nation, mais nous sommes attachés à ce que puissent être mises en place des compensations. (…) On est sur un périmètre où on peut se dire : on nous a déjà préempté la terre avec la plus grosse zone industrialo-portuaire d’Europe, on est en train de nous enlever la mer, qu’est-ce qui va nous rester ? » Avec un enjeu particulier : celui de la pêche, qui représenterait localement entre 100 et 300 emplois. Un comité de liaison a été mis en place par EDF Power solutions pour « construire, anticiper les travaux et partager les résultats des études d’impacts » avec les acteurs du secteur.

    Chargée de projet, Amélie Cuba assure que l’énergéticien a à cœur de « travailler avec des acteurs du territoire sur des thématiques transverses, parce qu’on est sur des projets qui sont à l’interface en lien avec la question de la biodiversité, du tourisme, de l’emploi ». Dans le budget global d’un milliard d’euros environ, 5 millions d’euros seront alloués à ces actions. La filiale renouvelable d’EDF participe déjà au projet Fishwind, en partenariat avec l’organisation Sathoan (une coopérative de pêcheurs méditerranéens), sur la notion de co-activité de pêche et de récifs écoconçus destinés à être posés au sein des futurs parcs commerciaux.

  • Scènes et Cinés embarque pour une nouvelle traversée artistique

    Scènes et Cinés embarque pour une nouvelle traversée artistique

    C’est une saison un peu particulière qui s’ouvre en septembre pour Scènes et Cinés. Non seulement la régie culturelle métropolitaine signe sa vingtième programmation, mais en plus elle le fait avec une nouvelle direction, qui réunit les aspects artistique et administratif depuis octobre 2025. L’ancien conseiller culture de Renaud Muselier (de 2020 à 2023) Thierry Pariente prend la place d’Anne Renault, directrice artistique historique, après une quinzaine d’années d’engagement. « Je suis arrivé à la tête de Scènes et Cinés il y a 9 mois, c’est le bon moment pour accoucher de la programmation », glisse-t-il en souriant.

    Pensée comme une traversée artistique et territoriale, la saison 26/27 déploie plus d’une centaine de propositions et 260 représentations dans ses six théâtres, sa salle de musiques actuelles et ses cinq cinémas répartis entre Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône.

    « Il y a plus de représentations que de spectacles pour deux raisons : il y a du jeune public et des représentations scolaires, mais surtout parce que la plupart des spectacles sont joués deux fois, explique Thierry Pariente. C’est un défi : il va falloir remplir les salles un peu plus que d’ordinaire. »

    Le directeur général y voit néanmoins plusieurs vertus : « La première c’est d’affirmer une présence artistique sur le territoire. Le jour où les équipes qui viennent jouer deux fois sont là, on a toute une palette d’éducation artistique et culturelle possible. Une deuxième vertu plus solidaire : celle de l’écologie du spectacle vivant (…) avec du démontage moins important, du temps calme pour les équipes et des tournées mieux constituées pour les artistes. La troisième vertu c’est de ne pas réserver la programmation aux abonnés. Il y a tout une nouvelle population qui n’a pas l’habitude de l’abonnement, qui ne va pas réserver six mois à l’avance un spectacle. (…) C’est cette idée d’ouvrir aux publics, (…) qu’il faut changer les comportements : le spectacle vivant comme le cinéma c’est quelque chose qu’on peut faire au dernier moment. »

    La saison sera jalonnée par les anniversaires. En plus des 20 ans de Scènes et Cinés, le Théâtre La Colonne, à Miramas, fêtera ses 40 ans avec la venue de l’orchestre national d’Avignon et Maddam, pour une soirée entre musique classique et live painting le 3 octobre.

    Les grands rendez-vous

    L’Espace Robert Hossein, à Grans, fêtera quant à lui ses 20 ans le 13 décembre avec la création du joyeux trio composé d’Emma la clown, Madame Raymonde et de la pianiste Nathalie Miravette. Pour ses 30 ans, l’association Coline sera mise à l’honneur dans un spectacle à l’Usine le 19 septembre qui mettra à l’honneur ses danseurs, danseuses et chorégraphes.

    Au-delà des représentations, Scènes et Cinés accueillera de grands rendez-vous, comme les États généraux de la parole fondés par le Centre des Arts de la Parole. Conférences, dialogues et lectures en partenariat avec Actes Sud investiront l’étang de Berre autour des enjeux de la parole et du lien collectif.

    Avec « Côté mer, côté fleuve », un événement en partenariat avec le centre national des arts de la rue Citron jaune, le public pourra profiter d’une journée gratuite de spectacles en plein air à Port-Saint-Louis-du-Rhône le 17 octobre.

    Le 28 novembre, le Panorama des cinémas du Maghreb mettra à l’honneur les cinémas d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, entre projections, rencontres, avant-premières, et une soirée d’ouverture qui mêle spectacle vivant et film.

    Notons également que la romancière Saint-Chamasséenne Sigolène Vinson s’est associée à Scènes et Cinés pour accompagner la réouverture prochaine du Théâtre de l’Olivier (prévue en 2028) au travers du récit d’un voyage imaginaire inspiré des titres, thèmes ou noms propres de la saison prochaine, qui sera publié sous forme de feuilleton.

  • La CGT veut sauver le centre de santé Joliot-Curie à Port-Saint-Louis

    La CGT veut sauver le centre de santé Joliot-Curie à Port-Saint-Louis

    La nouvelle direction de l’Union locale CGT de Port-Saint-Louis-du-Rhône a été élue jeudi, dans le cadre du congrès de l’organisation syndicale.

    Un moment incontournable de la démocratie ouvrière qui dresse le bilan et ouvre la voie de l’activité durant les trois prochaines années. Mais l’urgence du moment, pour le responsable réélu, reste la santé. « Notre centre de santé est désertifié et l’épée de Damoclès reste au-dessus tant que nous ne saurons pas ce que devient Oxance, en plan de sauvegarde » resitue le secrétaire général à propos du centre de santé Joliot-Curie créé par la CGT après trois ans de lutte en 1961.

    Des réunions publiques

    en septembre

    « La CGT est historiquement attachée au centre et on ne le laissera pas à l’abandon. Nous allons mener le combat pour sa sauvegarde avec la population, des réunions publiques sont prévues en septembre », prévient-il.

    Les autres préoccupations de l’Union locale sont dirigées vers les travailleurs de la logistique, « corvéables à souhait, à la polyvalence non rémunérée », où « la pénibilité des tâches a de grosses conséquences sur leur état de santé » selon le document du congrès proposé aux syndiqués. Le congrès a également adopté une motion pour dénoncer la répression syndicale. « Nous réaffirmons notre entière solidarité avec nos camarades Sophie Binet, secrétaire générale confédérale, Pascal Galéoté et Bernard Cristalli du GPMM ainsi que tous les militants poursuivis pour leur engagement syndical. » Mais aussi, « nous nous opposons à l’expulsion de ses murs historiques de la Bourse du travail d’Arles ». L’adversité forge la camaraderie.

  • Une fête très politique à la ferrade du PCF

    Une fête très politique à la ferrade du PCF

    « Je crois que le débat avec un oncologue et un syndicaliste de la sécu est vraiment d’actualité. » Le secrétaire de la section du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône Gaël Zaafour exulte à l’approche de la traditionnelle ferrade organisée avec les communistes d’Arles.

    Car au menu de ce samedi 30 mai ne figure pas que la gardiane de taureau. Le débat de 15h annoncé par le responsable Saint-Louisien portera sur l’accès aux soins, les déserts médicaux et la sécurité sociale, avec le secrétaire général CGT de la CPAM et Anthony Gonçalves, oncologue et adjoint (PCF) au maire de Marseille en charge de la santé. « Ce sont deux points d’attaque du capital : tuer la sécu et imposer le libéralisme dans la santé et le médicament », juge Gaël Zaafour.

    Solidarité internationale et associative

    La solidarité internationale est aussi à l’honneur. « Nous allons symboliquement remettre un chèque à Cubacoopération », indique Jean-Frédéric Déjean, du PCF Arlésien, en même temps que sera rappelé le soutien à la Palestine et au peuple cubain.

    Plusieurs stands d’associations du territoire seront présents, dont Femmes solidaires, Osez le féminisme, la Ligue des droits de l’Homme, l’Union des familles laïques, le Secours populaire français ainsi que celui de La cuvée de camarades.

    En pleine période de congrès, les deux communistes s’accordent sur l’enjeu d’un parti uni. « Le monde n’a jamais eu autant besoin d’un parti communiste fort. À nous de nous unir plus que jamais pour rester combatifs », estime Gaël Zaafour du PCF Saint-louisien. « Les communistes doivent chercher les moyens d’être les plus utiles pour tourner la page du macronisme », complète Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Rendez-vous samedi 30 mai à partir de 10h à la Manade des Chanoines, située au 796 RD 113A, à Arles. Le marquage des veaux est prévu à 11h, les prises de parole politiques à 12h et les vachettes seront dans les arènes à 15h30 après le débat.

  • [Prix des carburants] Dans la zone industrielle de Fos, une voiture indispensable

    [Prix des carburants] Dans la zone industrielle de Fos, une voiture indispensable

    Des stations Total situées en sortie de Fos-sur-Mer, de part et d’autre de la RN568, les usines ne sont plus très loin. Derrière les pompes à essence se détachent des panneaux solaires, d’énormes silos gris, les stocks du dépôt pétrolier puis les cheminées couleur rouille d’ArcelorMittal. Tous les matins, des milliers de travailleurs et de travailleuses empruntent ces doubles voies pour contribuer à l’activité foisonnante des bassins Ouest du Grand Port maritime de Marseille (GPMM). Avec une dépense incompressible : le plein d’essence.

    Certains s’en sortent bien, à l’instar d’Anne et de son responsable, tous deux salariés chez Securitas. « On a la chance d’avoir la voiture de service donc on ne se pose pas trop de questions », admet le conducteur. Heureusement, car ils avalent les kilomètres. « Pour les rondes, les ci les mi, on circule beaucoup. Et puis on est partout, sur Dassault Aviation, PetroIneos… C’est vraiment la bonne solution. »

    Pas de transports

    en commun

    D’autres, à l’instar de Patrick*, ont subi l’explosion du prix de l’essence de plein fouet. La facture de ce quinquagénaire qui travaille dans la maintenance des sites industriels est passée de 250 à 350 euros par mois. Entre les mois de janvier et de mai, le gazole a pris un peu plus de 50 centimes par litre en moyenne, l’essence 45 centimes. Pour faire face à la crise, Sébastien Lecornu a annoncé un « nouveau paquet » d’aides jeudi 21 mai, dont un prolongement pour trois mois de l’indemnité « grands rouleurs » et une hausse de la prime carburant. Cette aide défiscalisée et désocialisée, qui peut être versée aux salariés par les employeurs sans qu’il y ait d’obligation pour eux de le faire, va voir son plafond passer de 300 à 600 euros. Patrick n’est concerné par aucune de ces aides. « C’est comme ça », lâche-t-il en haussant les épaules.

    « De toute façon comment voulez-vous faire ? demande-t-il. Il n’y a pas de transports en commun. » Des lignes de bus du réseau métropolitain relient Fos-sur-Mer à Port-Saint-Louis-du-Rhône, avec de rares arrêts en périphérie de la zone industrielle. Une desserte ferroviaire existe, mais elle est exclusivement dédiée au fret. Seules quelques boîtes du secteur, à l’instar de Kem One, continuent de mettre en place des bus d’entreprise pour les salariés postés en quart. Ce n’est pas le cas de Benjamin, qui travaille dans les bureaux du site fosséen de LyondellBasell. Lui vit à Saint-Mitre-les-Remparts et fait donc quotidiennement 60 kilomètres. « On a des frais de déplacement qui restent avantageux même s’ils n’ont pas été revalorisés. » Résultat : son budget mensuel a augmenté de 100 euros mais reste plutôt bien couvert par l’entreprise.

    Nessa, elle, n’a pas d’aide pour aller au boulot. La Saint-Louisienne ne travaille pas dans les bassins du port, mais exerce en tant que taxi à Martigues. Devant la montée des prix à la pompe, son patron a commencé à changer sa flotte de véhicules pour passer à l’électrique. Elle aussi a abandonné sa Mini Cooper pour passer à la C3, qui « consomme beaucoup moins ».

    La jeune femme s’agace de l’ambiance générale de résignation. « À l’époque, les Gilets jaunes avaient tenu des mois pour quelques centimes d’augmentation, et on était à 1,3 euro le litre. Mais ils ne se sont pas fait entendre. Derrière, les manifestations contre la réforme des retraites n’ont rien donné. Résultat : plus personne ne dit rien, on accepte tout. »

  • Unanimité des élus pour aider les élèves en difficulté à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Unanimité des élus pour aider les élèves en difficulté à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Les élus au conseil municipal de Port-Saint-Louis-du-Rhône ont approuvé à l’unanimité la motion présentée par l’opposante Aurore Raoux (DVG) lundi soir. Cette motion vise à garantir le dépistage de troubles scolaires pour les élèves de la commune, tous dans des écoles relevant de l’éducation prioritaire.

    Port-Saint-Louis, qui a réintégré les quartiers prioritaires (QPV) en 2024, « fait face à des difficultés dans l’accompagnement des élèves en difficulté » d’après l’élue, pointant l’écueil de « postes clés vacants au sein du Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté [Rased, Ndlr.] ». « L’absence d’enseignant spécialisé a privé des dizaines d’élèves et leurs familles d’un accompagnement indispensable », notamment pour les élèves non francophones, selon Aurore Raoux. Pire, « l’absence de médecin scolaire depuis plusieurs années prive les élèves de maternelle de la visite médicale obligatoire avant l’entrée au CP » pointe la conseillère. La motion engage la Ville à « garantir le maintien du Rased et le recrutement d’un médecin scolaire, affirmer la nécessité des deux postes d’enseignants spécialisés » et d’enjoindre le maire (SE) Martial Alvarez à rencontrer « en urgence » les services de l’Éducation nationale et le Département.

    Quelques divergences

    Le maire, favorable à cette motion, indique prendre rendez-vous au plus tôt. Un seul « point de divergence » est relevé par Aurore Raoux, qui proposait initialement de former une délégation comprenant le maire, parents d’élèves et opposition. « La motion est assez forte » a opposé Martial Alvarez, qui « saura dire aux forces vives si la démarche tombe à l’eau ». Motion adoptée à l’unanimité.

    Contrairement au plan pluriannuel d’investissement, actualisé pour l’année 2026 avec une capacité d’engagement de 2,9 millions d’euros. Les priorités vont notamment à la rénovation du stade Taberner, du Gymnase Coubertin et à l’étanchéité des écoles. Aurélie Grach élue (DVG) de l’opposition remarque « un manque de lisibilité entre les dépenses de travaux réalisées et à réaliser. Comme pour l’intérieur de la salle Marcel Pagnol pour 880 000 euros, dont nous n’avons pas le détail alors qu’il s’agit d’une somme importante », et s’inquiète « du devenir du gymnase Coubertin, des travaux pour 280 000 euros sont prévus, mais va-t-il être détruit ? », questionne-t-elle.

    La réponse viendra par écrit pour les « sujets techniques » d’après l’édile, répondant du reste que « les travaux du gymnase Coubertin sont nécessaires pour rénover le revêtement au sol, on n’investirait pas dedans si on devait le détruire ». « Il n’a pas vocation à l’être immédiatement » conclut-il. L’opposition s’abstient.