Tag: Port-de-Bouc

  • La majorité de Port-de-Bouc confiante dans son budget

    La majorité de Port-de-Bouc confiante dans son budget

    « Il y a bien deux projets différents », assure Akrem M’Hamdi à l’adresse de l’opposition au moment de débattre du budget primitif lors du conseil municipal de ce mardi soir.

    L’adjoint (PCF) aux finances a présenté un projet de budget 2026 reposant sur 34 millions d’euros de dépenses de fonctionnement. Quant aux dépenses d’investissement, chiffrées à 13 millions d’euros, l’adjoint présente des « dépenses d’équipements publics », notamment pour « la nouvelle base nautique, le confort thermique de la médiathèque et du théâtre, et pour finir le projet seanergies », à l’automne.

    Mais il y a un écueil. « 11,24 millions d’euros de recettes viennent de la Métropole. Un seul million en moins et c’est l’asphyxie », alerte l’adjoint. L’opposante Véronique Martinez, élue sur la liste d’extrême droite de Pascal Spanu (RPR), estime que « ces chiffres doivent être redéfinis » au regard de « la baisse de 26% des aides aux communes du Département dans le budget voté le 14 avril ». Et considère « imprudent de voter pour 9 millions d’euros de recettes d’investissement sans anticiper, alors qu’il n’y a aucune certitude sur les aides de la Métropole ou du Département », plaide l’élue.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola oppose à ces objections le fait qu’il s’agit d’un budget prévisionnel, « il y a toujours des recettes et dépenses pas prévues ». « Le président de la Métropole [Nicolas Isnard, Ndlr.] pourtant LR, a engagé le bras de fer pour dire “ça suffit” et pour répondre à tous les besoins de la population. Nous, on avance dans notre façon de faire », assure l’édile.

    Akrem M’Hamdi développe : « On voit bien 2 projets différents. Ce que vous appelez la responsabilité, c’est dépenser moins et fragiliser des gens déjà fragiles. Notre logique est avant tout de rechercher des recettes et, en fonction et en responsabilité, de développer nos projets. Évidemment qu’on se battra pour nos dotations. 9 millions d’euros d’investissement n’est pas exceptionnel, on est déjà monté à 13 millions. Nous sommes dans un étau austéritaire mais pour le moment nos finances nous sourient », affirme l’élu.

    Excédent ou pas ?

    Mais la confiance n’est pas de mise pour l’opposition, du moins sur le plan budgétaire. Lors de la présentation du compte financier unique 2025, l’adjoint aux finances vantait une « structure financière très solide » reposant sur un résultat cumulé de 334 000 euros. Mais Véronique Martinez ne le voit pas ainsi : « Le fonctionnement et l’investissement sont en réalité déficitaires, et le budget ne devient excédentaire que grâce au reste à réaliser », selon l’élue. « Le relevé d’orientation budgétaire présentait une différence de 6,7 millions en dépenses de fonctionnement, et presque deux millions de recettes. Je m’en remets au contrôle budgétaire préfectoral », annonce l’opposante.

    À cela, Akrem M’Hamdi enjoint à « faire preuve d’honnêteté » arguant que « ce n’est pas un bilan annuel, comme dans une entreprise. Nous sommes bien excédentaires ». Avec la majorité, l’élu prend simplement acte de cette initiative.

  • À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    Ils sont deux journalistes en herbe. Islem et Zakaria, âgés respectivement de 13 et 15 ans, ont passé des vacances pour le moins atypiques pour des adhérents d’un centre social. Et pour cause : ils ont participé à la collecte d’informations et à l’élaboration d’un nouveau magazine de quartier, à parution trimestrielle, destiné aux habitants de la Presqu’île de Port-de-Bouc.

    Le périmètre couvert par ce nouveau « canard » ne doit rien au hasard. Le quartier est en pleine mutation dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), qui prévoit la démolition de la barre de la Lèque et de plusieurs bâtiments des Aigues-Douces, ainsi que la rénovation des logements et des espaces publics. C’est dans ce contexte que le centre social Fabien-Menot, les services de la Ville, l’État et 13 Habitat se sont associés afin de mieux informer les habitants sur l’avenir de leur quartier, au plus près du terrain.

    En cinq matinées, les deux jeunes reporters ont posé leurs questions au maire (PCF) Laurent Belsola sur les modalités de concertation avec les habitants. Ils ont aussi rencontré Céline Félices, du service patrimoine de la Ville, afin de revenir sur les grandes étapes de l’histoire du quartier, de la fermeture de l’usine Saint-Gobain en 1958 jusqu’aux prémices du projet de renouvellement urbain, lancé en 2016. Enfin, ils se sont entretenus avec l’entreprise chargée de la démolition des logements.

    Le premier numéro de La Gazette de la Presqu’île paraîtra en juin et sera distribué directement aux habitants « Il faut que les gens lisent ce journal, car il donne des infos qu’on n’a pas à la télé », vante Zakaria.

  • Port-de-Bouc veut concilier ambition et sérieux budgétaire

    Port-de-Bouc veut concilier ambition et sérieux budgétaire

    Dès la troisième séance de conseil municipal, la nouvelle assemblée délibérante a été plongée dans le grand bain avec le débat d’orientation budgétaire. « Il ne s’agit pas simplement d’un exercice technique, mais d’un temps de transparence et de responsabilité », rappelle Akrem M’Hamdi, adjoint au maire en charge des finances.

    Le tout dans un contexte « exigeant », rappelle Laurent Belsola (PCF), entre les « conséquences internationales liées aux conflits armés », les « concurrences douanières imposées par certains gouvernants », et le désengagement progressif de l’État, tant au niveau des services publics, « obligeant les collectivités à redoubler d’efforts pour pallier les manques », qu’au niveau des finances. La suppression de la taxe professionnelle en 2010 ainsi que de la taxe d’habitation constituent un « manque à gagner pour les communes », insiste le maire. Son adjoint aux finances ajoute : « Le projet de loi de finances 2026 va faire perdre entre 5 à 8 milliards d’euros aux collectivités selon les estimations. »

    Dans ce marasme et malgré des « marges de manœuvre réduites », la Ville de Port-de-Bouc parvient à éviter l’effet ciseaux. En 2025, les recettes sont estimées à 36,8 millions d’euros, les dépenses à 31,2 millions d’euros. « Depuis 2022 elles ont augmenté de 6,8% contre une inflation de 13,6%, note Akrem M’Hamdi. Nos dépenses augmentent deux fois moins vite que l’inflation. » Dans ces dépenses, 18,7 millions d’euros sont alloués au personnel, soit 59,9%. « Garder les compétences a un coût, on est montés à 400 agents, précise-t-il. Ce taux est dans la moyenne mais il va falloir qu’on fasse attention, on en est largement conscients. »

    Pour 2026, les objectifs sont clairs : « Poursuivre la maîtrise de la masse salariale, investir sans dégrader notre équilibre et consolider notre niveau d’endettement », dévoile Akrem M’Hamdi.

    Des priorités assumées

    Celui-ci s’élève à 855 euros par habitant, un niveau proche de la strate des villes entre 10 000 et 20 000 habitants (environ 803 euros), avec un poids de la dette contenu à 37,8% des recettes, contre 56,7% pour la strate.

    Pour continuer de « préparer l’avenir sans abandonner qui que ce soit sur le bord du chemin », la commune se donne la possibilité d’emprunter à hauteur de 1,5 million d’euros. En 2026, elle envisage de flécher 22% des recettes à destination de l’éducation et la jeunesse, 38% à destination des équipements et du patrimoine, 18% pour l’environnement et le cadre de vie et 20% pour culture et sport. « Ça risque d’être compliqué, admet Akrem M’Hamdi, pour autant on a des priorités qu’on va assumer », parmi lesquelles : la rénovation énergétique des bâtiments, l’amélioration du cadre de vie, du réseau de voiries et des réseaux de mobilités douces, l’accès à une santé de proximité et l’adaptation au changement climatique. Le budget sera mis au vote le 28 avril.

  • Annulation de la venue des navires historiques à Port-de-Bouc

    Annulation de la venue des navires historiques à Port-de-Bouc

    La Fondation Nao Victoria informe qu’en raison de conditions météorologiques défavorables, la visite à Port-de-Bouc des deux grands navires historiques, le Galeón Andalucía – réplique d’un galion espagnol du XVIIe siècle (photo) – et le pailebot Pascual Flores – goélette à coque en bois, construite en 1917 dans un chantier de la ville de Torrevieja – initialement prévue du 25 au 29 mars, est annulée.

  • La majorité se forme, l’opposition se défait à Port-de-Bouc

    La majorité se forme, l’opposition se défait à Port-de-Bouc

    Après la séance d’installation, qui a eu lieu dimanche, le premier conseil municipal port-de-boucain a été express. Neuf questions étaient à l’ordre du jour, ce mardi 24 mars, parmi lesquelles l’élection des représentants au sein du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, l’élection des membres de la commission de délégation de service public et de concession ou encore la fixation des taux des indemnités de fonction attribuées au maire et aux adjoints.

    Laurent Belsola (PCF) percevra 67,6% du taux maximal, soit 2 778,71 euros brut. Quant à ses neuf adjoints, ils seront indemnisés à hauteur de 28,6% du taux maximal, soit 1 175,61 euros brut. « Ça fait quatre mandats que je suis là et qu’on vote cette même délibération, rappelle le maire. Nous sommes dans un parti politique où nous reversons. Nous ne sommes pas là pour nous enrichir, mais pour servir nos concitoyens. »

    Autre fait marquant de ce conseil : les démissions supplémentaires dans le groupe d’opposition de Pascal Spanu, le candidat divers droite soutenu par le RPR de Franck Allisio. Cinq nouvelles défections s’ajoutent aux quatre précédentes, alors que trois élus siégeaient ce soir. « C’est la première fois qu’on voit l’opposition ne pas assister au conseil d’installation, réagit Laurent Belsola. Ils ont perdu, mais ils représentent 30% de la population quand même. Je comprends que la défaite est amère, mais c’est la démocratie. »

    Des formations en interne

    À la sortie de la séance, qui aura duré à peine plus d’une demi-heure, le benjamin de la majorité, Samuel Lozano, revient sur cette première expérience : « Je me suis bien senti, on est une bonne équipe de 28, on est très soudés. » À 19 ans, le Port-de-Boucain n’est pas démuni face aux délibérations grâce aux bases administratives qu’il acquiert dans le cadre de ses études de droit. L’encadrement de l’équipe municipale finit de le rassurer : « On est bien accompagnés par des personnes compétentes. On nous donne de la documentation à lire, etc. »

    En ce début de mandat, la majorité profite des réunions de groupe pour faire de la formation interne. Ce mardi soir, les élus avaient par exemple une session sur leur rôle, leurs droits, leurs devoirs et l’intérêt général. Un responsable explique : « L’idée, c’est de s’appuyer sur les techniciens de la Ville et l’expérience des élus qui sont repartis pour dégrossir la chose publique. »

    « Ces réunions sont précieuses pour les nouveaux comme moi, affirme Samuel Lozano. Je ne maîtrise pas tous les domaines et je pense que, quand on est élu, surtout dans les petites villes, il faut être le plus polyvalent possible. Il faut pouvoir répondre aux habitants sur l’urbanisme comme la citoyenneté, la jeunesse ou la culture. »

    La prochaine formation aura pour objet le budget, en prévision de la prochaine séance de conseil municipal du 8 avril lors de laquelle aura lieu le débat d’orientation budgétaire.

  • [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    [Maj] Les deux navires espagnols historiques ne pourront pas jetter l’ancre pendant quatre jours

    L’un est une réplique, l’autre un original. Mais les deux sont les témoins d’une époque historique. Le Galeón Andalucía et le Pascual Flores, tous deux parrainés par la Fondation Nao Victoria, aurait du escale pour la première fois à Port-de-Bouc du 25 au 29 mars, et détonner dans le paysage des petits bateaux de plaisance.

    Le premier navire est un galion espagnol du XVIe siècle conçu à la suite d’un long processus de recherche historique par Ignacio Fernández Vial juste avant l’Exposition universelle de 2010 à Shanghai. Ce grand trois mats à la poupe décorée de l’Esperanza du Triana est une reproduction d’une unité des flottes de la Nouvelle Espagne, de Tierra Firme et du galion de Manille, qui commerçaient avec divers ports d’Amérique et d’Asie depuis les ports espagnols au cours du XVIIe siècle.

    Naviguer sur le Pascual Flores

    Le second est une goélette de 1917, l’un des 64 bateaux-pilotes de la flotte à voile de Torrevieja (dans la province d’Alicante), qui a compté jusqu’à 200 navires. Il servait au transport de fruits, de sel et de frets divers. C’est en 1999 que la municipalité de Torrevieja a racheté le Pascual Flores pour en faire un navire témoin de cette période florissante et l’ambassadeur de la ville. Il a été restauré pour devenir un navire-musée flottant avec l’aide de la Fondation Nao Victoria.

    Álvaro Paniagua est actuellement à bord de la goélette avec onze autres membres d’équipage et huit passagers, en provenance de La Spezia. « Il y a eu quelques améliorations faites sur le bateau ces cinquante dernières années, mais la manière de naviguer est plus ou moins la même qu’au début du XXe siècle, témoigne-t-il. Certes, nous avons un moteur mais les manœuvres sont demeurées inchangées. Nous n’utilisons par exemple ni treuil ni système hydraulique pour les voiles. »

  • Laurent Belsola élu maire de Port-de-Bouc, l’opposition absente

    Laurent Belsola élu maire de Port-de-Bouc, l’opposition absente

    D’habitude c’est nous qui les installons, cette fois c’est eux qui nous installent », s’amuse Laurent Belsola en référence au conseil municipal des jeunes installé au premier rang de la salle Gagarine samedi matin. Élus avec plus de 70% des voix au premier tour des élections municipales dimanche dernier, les candidats de la liste de Laurent Belsola (PCF) ont installé leur conseil municipal en public à la salle Gagarine, bien remplie. Sous la présidence éphémère du doyen de l’assemblée Christian Torres, accompagné du benjamin et nouvel entrant Samuel Lozano, le conseil municipal a évidemment élu Laurent Belsola maire de Port-de-Bouc à l’unanimité.

    Mais déjà, pour cette première séance d’installation, les cinq conseillers municipaux d’opposition d’extrême droite (RPR, allié au RN) conduite par Pascal Spanu et défaite au premier tour ne se sont pas présentés. « Cinq élus qui bafouent littéralement les valeurs de notre démocratie et méprisent ouvertement les Port-de-Boucains qui ont décidé de voter pour eux » tacle Laurent Belsola, accompagné par les huées de l’assistance lors de l’appel.

    L’extrême droite démissionne en chaîne

    Pire, le maire annonce que plus d’une dizaine de démissions en cascade ont eu lieu au sein de la liste opposante, dont les trois seuls maintenus sont Pascal Spanu (RPR), Véronique Martinez et Dominique Michelini, ce qui amène la 14e de liste Sabrine Mansouri à être appelée pour siéger. En cas de démission de cette dernière, les suivants « seront appelés au fur et à mesure dans l’ordre, et on verra s’ils siégeront » explique Laurent Belsola, qui estime que « la victoire massive qui a été la nôtre, à plus de 70% des suffrages exprimés, semble avoir ôté le goût de la chose publique à nos opposants ».

    À l’issue du conseil municipal, l’ancien 1er adjoint René Giorgetti, véritable mémoire de la ville du haut de ses sept mandats d’élu de 1977 à 2020, n’en revient pas : « Je n’ai jamais vu l’opposition s’absenter ! » affirme-t-il. « C’est un signal fort qui est envoyé » lance l’ancien élu pendant qu’au même moment une de ses connaissances l’apostrophe : « Vous avez vu ça le manque de respect ? C’est une honte ! » s’étonne cet habitant en direction des déserteurs. À noter que Virginie Pepe, élue sous l’ancien mandat, à la 6e place de la liste de Pascal Spanu et directrice de sa campagne fait partie des démissionnaires.

    Après que Laurent Belsola ait rappelé la charte de l’élu local, la présidence provisoire a procédé à l’élection de neuf adjoints au sein de son équipe, le maximum autorisé au regard de la taille de la commune, un choix que justifie Laurent Belsola par « l’inflation législative » à laquelle font face les élus locaux.

    Neuf adjoints élus

    L’équipe d’adjoints élue à l’unanimité est composée de Rosalba Cerboni (PCF) qui continue comme 1ère adjointe déléguée à la citoyenneté, Patrice Chapelle monte 2e adjoint délégué à la culture et à l’éducation populaire, Laurence Casandri devient adjointe déléguée à l’insertion sociale. Akrem M’Hamdi (PCF) qui enfile son écharpe le poing levé, passe 4e adjoint aux finances et au développement durable, Floriane Sotta (PCF) monte comme 5e adjointe au logement, David Guiot reste 6e adjoint au tourisme, aux festivités et au jumelage, Martine Muller devient 7e adjointe à l’éducation, Frédéric Bolano (PCF) nouvellement élu devient adjoint à la sécurité et Marie-France Nunez (PCF) passe adjointe déléguée au personnel et aux mobilités. Avec cette équipe, Laurent Belsola compte « continuer à défendre les piliers qu’ils [l’opposition, Ndlr] ont vilement tenté de dynamiter : le vivre-ensemble, la solidarité, le partage, la paix et l’émancipation des individus ».

    Le prochain conseil municipal aura lieu mardi 24 mars à 17h30. Contactée, l’équipe de Pascal Spanu n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Port-de-Bouc plébiscite Laurent Belsola

    Port-de-Bouc plébiscite Laurent Belsola

    Gilbert a dû patienter avant de lancer le chant de la Victoire. Il est 20h20 quand les résultats du sixième bureau, qui ont tardé à venir, arrivent enfin au bureau central, à Port-de-Bouc. « C’est réglé, nous sommes à plus de 70%. Cela va sans doute nous permettre d’avoir au minimum 23 élus », se félicite un militant, qui a énormément donné tout au long de la campagne.

    Laurent Belsola, qui patientait avec quelques colistiers dans son bureau, peut enfin sortir, annoncer la bonne nouvelle à une foule qui devine qu’il va repartir pour un mandat. « Au-delà des mensonges et de la politique d’apparat, vous avez décidé de nous faire une nouvelle fois confiance, mon équipe et moi-même, pour poursuivre le travail engagé jusqu’alors. »

    Face à celui qui va donc partir pour un second mandat de six ans, le cours Landrivon se prépare à communier dans la joie. « 70,48%, c’est un résultat remarquable qui vient couronner à la fois le travail que nous avons réalisé au cours de ces six dernières années. Mais également le projet que nous portons pour continuer de faire rayonner Port-de-Bouc ! »

    Ce résultat lui rappelle ce qu’avait dit son adversaire, lors du dernier conseil municipal : « Il nous a dit que, mon équipe et moi, nous ne représentions que 2% ». Son score, qui rappelle ceux d’un René Rieubon (maire 1944 à 1990), est une réponse cinglante des Port-de-Boucains. « Notre ville a chassé ces arrivistes, venus de villes voisines. Elle s’est levée comme un seul homme pour rendre une nouvelle fois hommage aux valeurs qui sont les nôtres : le travail, le vivre-ensemble, la solidarité et la fraternité ! »

    Suspense au 6e bureau

    Lorsqu’à 18h, le dépouillement s’est mis en route, on devinait une certaine confiance dans le 1er bureau, présidé par Laurent Belsola en personne. « Je sens que nous allons faire mieux qu’au Rove ce soir », lance une femme, qui ne rate rien de l’ouverture des enveloppes.

    Lorsque les 451 scrutins ont tous été validés, la première tendance est bonne. « Nous sommes à plus de 70%, ça sent bon », sourit Jean Bap. Dans la foulée, les résultats du bureau de l’école Nelson-Mandella arrivent : « Plus de 83%, je pense que Spanu a compris le message. Personne ne veut de lui ! », clame René.

    Commence alors la longue attente des résultats définitifs. Avec un bureau, le sixième, qui se fait appeler Désiré. « Mais c’est réglé, nous sommes devant, et largement, dans les autres. Ce n’est qu’une formalité », estime un militant. Ce dernier résultat déterminera si la liste de Laurent Belsola atteindra la barre des 71%. Elle ne fera que flirter avec.

    « Ce soir, le mistral a, comme toujours, assainit les choses. Il emporte avec lui une liste rétrograde, fallacieuse et haineuse. » Laurent Belsola résume ce que la masse, qui a permis à sa liste de poursuivre sa mission, pense de la liste d’extrême droite de Pascal Spanu, qui recueille donc 29,52% des voix.

    Celui qui s’apprête donc à enfiler une seconde fois l’écharpe tricolore de maire a tenu à souligner le travail d’équipe qui a permis d’avoir ce résultat : « Je remercie, bien sûr, les militants qui n’ont eu de cesse de se démultiplier sur le terrain. Ma formation politique, le Parti communiste français, pour son soutien sans faille. Je remercie mes colistiers, avec lesquels nous allons très rapidement nous mettre au travail, pour améliorer encore et toujours, le quotidien des habitants ».

    Face à Laurent Belsola, les Port-de-Boucains savourent cette victoire. Victoire de la fraternité face à la haine. Victoire de l’humain face à la division. « Vous pouvez compter sur notre équipe pour maintenir le cap. Proximité, sincérité et solidarité seront les maîtres mots de notre mandat. Et vous pourrez toujours compter sur des élus disponibles et présents pour relever les défis qui s’imposent à nous. »

    Des propos qui ne sont pas que des mots. Des propos qui ont déjà connu une concrétisation sur les dernières années. Et dont les premières suites seront bientôt visibles. « Avec une place de la Lecque refaite à neuf, le contournement autoroutier ou encore la base nautique rénovée », détaille le futur nouveau maire.

    Dans son dos, Gilbert peut enfin lancer la chansonnette. Un J’irai revoir ma Normandie qui suscite les sourires. Avant que tout le monde aille célébrer la victoire dans la salle Youri-Gagarine voisine.

    À noter que la participation s’élève à 51,26%.

    « 70,48%, c’est un résultat remarquable qui vient couronner le travail de ces six dernières années »

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    Les enfants plantent une micro-forêt dans le quartier des Comtes

    À peine la paille posée, une tourterelle atterrit. En face du bâtiment banane des Comtes, en lieu et place de l’ancien city-stade, une micro-forêt prend désormais racine. Depuis trois jours, l’entreprise OliviAnne, mandatée par Erilia, encadre des enfants et des collaborateurs du bailleur social dans l’opération de renaturation. Celle-ci s’inscrit dans la transformation globale du quartier prioritaire, menée dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain. Ce jeudi 12 mars en milieu d’après-midi, 300 jeunes port-de-boucains et une soixantaine de salariés peuvent se féliciter d’avoir planté 2 445 arbres et buissons de trente espèces différentes sur une parcelle de 815 m2.

    « Ce sont les mêmes que la forêt du Castillon : il y a du pistachier, de l’olivier sauvage, du romarin, du chêne… », énumère Anne Desmaison, fondatrice de la société en charge du chantier. D’après l’oléicultrice, « deux ans et demi après plantation, les amandiers peuvent déjà mesurer plus de 2 mètres ».

    Biodiversité et fraîcheur

    Les bienfaits d’une telle micro-forêt sont nombreux : « Production d’oxygène, séquestration du carbone, désimperméabilisation des sols qui permet une meilleure infiltration des eaux en cas de pluie, création d’îlots de fraîcheur », cite Anne Desmaison. La spécialiste de la renaturation a effectué des relevés sur l’une des douze parcelles qu’elle a plantées à Salon-de-Provence : « À 20 mois, à l’extérieur, on avait 56 degrés au sol, à l’intérieur, on avait 36 degrés. On a gagné 20 degrés sur une forêt pas du tout arrivée au terme de sa maturité ! »

    Côté biodiversité, ces végétaux permettent le développement de pollinisateurs et apportent un habitat aux insectes et aux oiseaux. « L’intérêt d’avoir planté avec les enfants, c’est qu’on les a sensibilisés avec une activité ludo-pédagogique en rapprochant la nature d’eux, explique Julia Riccio, fondatrice des Créations du hérisson. Et la biodiversité ne s’arrête pas aux animaux et aux plantes, je leur ai expliqué que dans une poignée de terre, il y a autant de bactéries qu’il y a d’humains sur terre. C’est dingue ! On a aussi parlé des propriétés des plantes… Savoir tout ça leur donne envie de protéger ce nouvel endroit. »