Tag: population

  • Les élus PCF des Bouches-du-Rhône tendent le micro sur l’enfance

    Les élus PCF des Bouches-du-Rhône tendent le micro sur l’enfance

    Notre objectif premier est d’écouter. C’est pour ça que c’est ouvert à tous, car tout le monde à quelque chose à dire. » C’est ainsi que le conseiller départemental (PCF) Gérard Frau présente le conseil de canton organisé par le groupe communiste du Département, mardi à 18h.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation des Assises départementales de la protection de l’enfance, prévues les 18 et 19 novembre. Un rendez-vous « que nous avons obtenu », souligne l’élu, président du groupe communiste au Département.

    « Notre enjeu est de rencontrer le maximum de monde possible, de recueillir les témoignages, questionnements, propositions et exigences que nous porterons lors des Assises. » D’autant que, rappelle-t-il, « ces Assises prépareront le schéma départemental de protection de l’enfance pour les années à venir ».

    « Une volonté politique »

    Pour l’élu, l’enjeu dépasse le seul cadre départemental : « C’est une compétence compliquée qui est déléguée par l’État, mais sans les moyens qui vont avec. Le projet de loi en discussion au Sénat n’en rajoute pas. » « C’est une question de volonté politique » estime Gérard Frau, surtout quand « on a des enfants en danger, qu’on pourrait parfois croire de seconde zone, pas accompagnés par la République, et c’est inacceptable ».

    Cette réunion revêt une résonance particulière à Martigues, un des exemples du communisme municipal français. « Avec onze maisons de quartier, les services municipaux, les moyens mis dans les écoles, nous avons un panel de travailleurs et d’enseignants qui peuvent repérer au plus tôt les problématiques, troubles et souffrances. »

    Le rendez-vous est donné mardi, à 18h, salle Raoul-Dufy.

  • [Parole de maire] Jean-Pierre Véran, maire (SE) de Cotignac (Var) : « C’est le premier étéaussi difficileà surmonter »

    [Parole de maire] Jean-Pierre Véran, maire (SE) de Cotignac (Var) : « C’est le premier étéaussi difficileà surmonter »

    En interrogeant sans concession
    les premiers magistrats
    des communes de Provence,
    sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des
    communes, cellule de base
    de la République.

    La Marseillaise : Après cet été difficile, comment se relève le village ?

    Jean-Pierre Véran : On a eu pas mal de réunions avec le préfet, avec le contrôleur général du Sdis et les différents partenaires, la police municipale, les gendarmes… Le préfet a mis à disposition les services de l’ONF ainsi que 14 personnes de l’ACES [Association pour le développement de l’économie sociale et solidaire, Ndlr], en réinsertion professionnelle. On est passé en priorité car on a beaucoup de bois à couper. On a eu 600 hectares de forêt communale brûlés et des travaux conséquents ont été entrepris depuis à peu près un mois. Ça nous permet de commencer à dégager les zones brûlées et de reconstituer ce qui a été touché par le feu. Il faudra des années, mais il y a eu une reprise intéressante de la végétation. Pour les sinistrés, le CCAS tient des permanences. On essaie de solutionner des problèmes, pour les assurances, quand ça n’avance pas trop, on essaie d’appuyer un peu sur le bouton pour dire aux assureurs de les aider, parce que ces gens-là ont perdu beaucoup.

    Peut-on parler de l’été le plus difficile de votre carrière de maire ?

    J.-P.V. : Clairement. Avant que le feu n’arrive le 21 juillet, la température était très haute, ce qui fait que la population restait chez elle, ce qui a eu des conséquences pour les commerçants. Et le feu a couronné le tout. Nous avons fait partie des communes les plus chaudes de France. Et avec ce feu qui a duré vingt jours, ça a créé un impact supplémentaire. Cela fait 36 ans maintenant que je suis maire et c’est le premier été qui a été aussi difficile à surmonter.

    On imagine qu’il y a eu des conséquences sur la fréquentation touristique, cœur de l’activité du village…

    J.-P.V. : Ce n’est pas tant le feu que la canicule qui a impacté l’été. D’ailleurs, avec le magnifique début d’automne, une très forte population est venue, surtout des touristes retraités qui viennent volontiers au village. On a un peu rattrapé ce qu’on a perdu en été en septembre et octobre. Et là, il semblerait que la semaine prochaine aussi, le temps soit encore bon. Il y aura un manque à gagner, mais pas aussi conséquent que ce que les commerçants attendaient, plutôt entre 10% et 20%, je pense.

    Malgré tout, cet été n’a-t-il pas permis de resserrer les liens avec les villages alentour, avec qui la solidarité s’est avérée très importante ?

    J.-P.V. : Tout à fait, que ce soit avec Entrecasteaux, Salernes, Carcès, Montfort-sur-Argens, Correns, Barjols ou Pontevès, il y a eu une très forte solidarité des communes à tous égards. Et ça continue d’ailleurs parce qu’on fait des manifestations ensemble, comme une journée de sensibilisation sur le feu, le 24 octobre dernier. Le 22 novembre, on va aller sur le terrain avec un spécialiste de la pierre sèche parce qu’on a découvert une ancienne glaciaire : on va faire une journée de sensibilisation pour remettre en état ce bâtiment. Ce sont des choses positives, importantes pour notre population parce que les gens sont ensemble, discutent et parlent du feu, certes, mais aussi de l’avenir.

    Vous êtes maire de Cotignac depuis plus de 36 ans. À 83 ans, qu’est-ce qui vous donne encore l’envie ?

    J.-P.V. : J’ai la forme, donc tant que ça peut aller, je tiens. Je n’étais pas trop chaud à l’idée de me représenter, mais mes collègues m’ont dit : « Jean-Pierre, il faut que tu continues, parce que tu connais bien la commune, les différents acteurs autour, les préfets, le Département, la Région, etc. » Moi, ça me fait plaisir, parce que quand j’ai pris cette commune, rien ne s’y passait. On a revu le village de fond en comble et j’en suis très fier et heureux. L’année dernière, dans le cadre des 120 ans de la laïcité, j’ai renommé une place « place de la République » car je suis très attaché aux symboles de la République. Je vais essayer de faire, au cœur du village, une résidence intergénérationnelle d’une dizaine de logements. Je veux mélanger jeunes et moins jeunes, parce que je pense qu’aujourd’hui, il faut essayer de grossir les liens, qu’on arrive à cette société, à ce qu’on se parle les uns et les autres. Tant que je pourrai tenir le cap, je serai là pour y participer.

    Quels sont les grands défis de ce mandat pour votre commune ?

    J.-P.V. : C’est tout ce qui touche à la transition écologique. On va faire un beau jardin de 1 200 m², un espace où jeunes et anciens vont se réunir, quelque chose de fantastique. En dessous, il y a beaucoup d’eau, on va créer des systèmes de jets sur lequel on est en train de travailler. Je suis aussi en train de lancer un projet important, un parking de 2 000 m² où je vais mettre des ombrières solaires afin de produire de l’énergie pour tous les bâtiments communaux. On va même en vendre à des bâtiments et des personnes qui en ont besoin. Je pense au centre commercial, la maison de retraite, quelques équipements à qui on va vendre de l’électricité à un prix moins cher. J’ai encore pas mal d’ambitions pour 2027 !

    Les aides aux collectivités diminuent de plus en plus. Êtes-vous inquiet face à ces contraintes budgétaires ?

    J.-P.V. : Oui, parce qu’on a de plus en plus de difficultés par rapport à l’État et le projet de loi de finances va encore grignoter notre budget. La baisse du taux de remboursement de la TVA [de 16,404 à 11,404%, prévu par le projet de loi finances, Ndlr], c’est encore une ressource qu’on va perdre. J’ai une situation saine, parce que comme je suis un ancien, j’ai toujours été attaché à une gestion rigoureuse, mais je suis un peu inquiet pour les nouveaux maires. On n’a pas le droit d’avoir des budgets déficitaires comme l’État, donc il faut qu’on soit équilibrés et malheureusement, les charges deviennent de plus en plus contraignantes. Et le millefeuille administratif, avec les communautés d’agglo ou de communes, représente aussi des charges qui commencent à être lourdes. Il y a des actions positives, mais il y a une gestion importante. Et en année électorale, c’est toujours plus difficile parce qu’il y a ensuite les législatives, la mise en place du gouvernement, on ne sait pas comment ça va se passer. Personnellement, mes dossiers peuvent être réalisés parce que je les ai préparés, mais si vous n’avez rien préparé, ce sera une année plus compliquée pour les élus.

  • L’Agence régionale de santé met le paquet sur le cancer

    L’Agence régionale de santé met le paquet sur le cancer

    Avec 44 500 nouveaux cas pris en charge chaque année, la Région Paca reste particulièrement touchée par les cancers. Un enjeu de santé majeur au cœur de la feuille de route 2026-2030 de l’Agence régionale de santé (ARS) a expliqué ce mardi 27 octobre son directeur général, Yann Bubien. « Nous faisons face à une augmentation continue du nombre de cancers, liée notamment au vieillissement de la population », contextualise-t-il, vieillissement accru en Paca quand « beaucoup de personnes âgées viennent s’installer en dernière partie de vie ». Deuxième constat, les inégalités sociales et territoriales qui persistent. « On a certains dépistages qui restent insuffisamment réalisés dans notre région », convient le directeur de l’ARS Paca, or « certains cancers de mauvais pronostics nécessitent des parcours plus rapides pour être pris en charge à un stade localisé ».

    Forte de ce diagnostic, l’ARS décline 22 actions, choisies parmi celles proposées par l’Institut national du cancer, qu’elle travaille en grands axes thématiques et en projets avec les hôpitaux, les professionnels de santé, l’Éducation nationale, les collectivités et nombre d’associations. Un investissement de 115 millions d’euros sur 5 ans. Concrètement, le paquet est mis sur la prévention quand « aujourd’hui, environ 40% des cancers peuvent être évités grâce à des actions sur les comportements et sur l’environnement », assure Yann Bubien. Dans la ligne de mire, le tabac, l’alcool, l’exposition aux UV très importante sous nos latitudes ou les infections HPV entendre les papillomavirus humains. Des objectifs précis sont fixés en matière de dépistage : 42% pour le cancer du sein contre 31% aujourd’hui, 35% pour le cancer colorectal contre 26% actuellement.

    Le tabagisme, un fléau

    L’ARS entend également réduire les délais d’accès aux soins. « Pour certains cancers, notamment ceux du poumon, du pancréas, de l’ovaire, chaque semaine compte », rappelle le directeur de l’ARS. Pour améliorer le « confort » de la prise en charge, l’ARS mise aussi sur l’ambulatoire avec le développement de l’hospitalisation à domicile (HAD). « On a multiplié par 4 notre taux de recours à la chimiothérapie par intraveineuse en HAD », précise Élodie Crétel Durand, médecin et cheffe projet stratégie décennale cancer.

    Sur le cancer du poumon dont 9 sur 10 sont liés au tabagisme, et dont le diagnostic est fait tardivement faute de symptômes, un programme baptisé « Impulsion » a été lancé, Paca faisant partie des 5 régions pilotes de France. Pas moins de 20% des 18 à 79 ans de la région fument, soit 775 000 personnes. L’ARS se fixe pour mission de réduire ce chiffre à 18% d’ici 2030 avec un dépistage accru auprès des fumeurs ou ex-fumeurs, âgés de 50 à 74 ans.

    « Nous avons mis en place un premier niveau avec des centres instigateurs, en clair, des structures médicales qui vont inclure les personnes dans le parcours, les accompagner, les amener au dépistage et vont suivre les résultats », détaille Olivier Reilhes, directeur de la santé publique de l’ARS Paca. Treize centres pour le moment installés dans les Alpes maritimes et les Bouches-du-Rhône mais qui devraient passer à 30 en s’étendant sur le Vaucluse, les territoires alpins et le Var. Dans un deuxième temps, les personnes concernées peuvent bénéficier d’un « scanner thoracique à faible dose », réalisé dans 9 centres d’imagerie d’hôpitaux ou de ville. Sur 700 personnes inclues dans l’étude et 500 scans réalisés en quelques mois, dix cas se sont avérés positifs.

    REPÈRES

    Moins de décès en Paca

    Entre 2019 et 2023, environ 135 000 personnes décèdent chaque année d’un cancer dans la région Paca, dont 58% d’hommes. Mais le taux de mortalité plus « favorable » qu’au national, 185 décès pour 100 000 habitants en Paca contre 195 en France masque des « différences selon les territoires et les cancers » selon l’ARS.

    Plus de mélanomes

    La progression des cancers cutanés reste un enjeu important pour l’ARS qui dénombre une augmentation de 29% du mélanome entre 2017 et 2023. Une progression à mettre en regard avec la diminution du nombre de dermatologues dans la région s’inquiète-t-elle.

    775 000

    personnes âgées de 18 à 79 ans fument en Paca, soit 20,9% de cette classe d’âge indique l’ARS. Avec une situation préoccupante pour les femmes dont 18,3% se déclarent fumeuses, un chiffre supérieur à la moyenne nationale.

  • 1200 personnes ont manifesté à Toulon samedi en dépit de l’autorisation tardive d’un tracé

    1200 personnes ont manifesté à Toulon samedi en dépit de l’autorisation tardive d’un tracé

    Samedi matin, s’il demeurait certain qu’en dépit des nombreux arrêtés émis par le préfet du Var, de nombreux Toulonnais bâteraient une nouvelle fois le pavé dans l’après-midi, les modalités, elles, l’étaient beaucoup moins. Et elles sont restées floues jusqu’à 13h45, soit un petit quart d’heure avant l’heure de rendez-vous donnée pour le départ de la manifestation. En cause : l’attente de la décision du tribunal administratif concernant le référé liberté déposé vendredi par l’Union syndicale Solidaires du Var et l’association Résistance Handi Droits, au sujet de l’interdiction de manifester. Si celle-ci a été maintenue dans le périmètre du centre-ville, en vertu des arrêtés préfectoraux, un tracé alternatif a été autorisé, sur une distance d’à peine 1,5 km, dans le quartier du Pont-du-Las, avec un aller-retour de la place Martin Bidoure au rond-point de Bon Rencontre.

    Un parcours pourtant refusé la veille par l’Union syndicale Solidaires du Var, qui avait déposé une demande de manifestation en préfecture, au cours des négociations avec cette dernière. Mais qu’elle s’est résolue, faute de mieux, à accepter. « Ce n’est pas une vraie victoire car on voulait manifester en centre-ville », avouait Olivier Rosay, secrétaire Solidaires du Var, le verre à moitié vide avant le départ du cortège : « Il y a du monde, mais le déferlement médiatique a été dissuasif. Le gouvernement a réussi son coup en montrant en boucle des images de violence ».

    Mais c’est aussi cette organisation incertaine jusqu’à la dernière minute – bien indépendante de la volonté des organisateurs, qui avaient proposé de se retrouver à la Bourse du travail avant le départ, sans que cela ne parvienne aux oreilles de tout le monde –, et des informations contradictoires sur le lieu de rendez-vous (la gare était annoncée depuis le début de semaine), qui n’ont pas facilité l’acheminement des manifestants vers un lieu qui plus est peu identifiable. « Ça a été super compliqué de trouver le rassemblement », affirme Camille, qui s’est d’abord rendue porte d’Italie, à la gare, et place d’Armes, et avoue qu’elle et ses amies sont « tombées sur les manifestants par hasard ».

    20 gardes à vue, la police réprime des soignants

    Le cortège a donc grossi à vue d’œil au cours du kilomètre qui sépare la Bourse du travail de la place Martin Bidoure, où des manifestants sont ensuite arrivés par petits groupes, tandis que d’autres se sont joints à la foule une fois celle-ci engagée dans les rues du Pont du Las. 1 200 personnes ont alors défilé dans le calme, mais non sans revendications. Guélaud et Isabelle, qui n’avaient « même pas entendu parler des arrêtés », comptaient « être là quoi qu’il en soit ». Sur leur pancarte, on lit « Si nous ne sommes rien pour eux, soyons tout face à eux ». Une manière de dire que « nous sommes 80 millions. Qu’est-ce que vous allez faire si on se révolte vraiment ? », demandent-ils. Pour ces Varois, il est d’autant plus « important de manifester dans une région très à droite. La ville n’est pas dotée d’une grande force en termes de population comme de conviction, mais il est important que des voix s’élèvent partout, pas qu’à Paris ».

    « On continue notre mobilisation, et on appellera à l’amplifier car il y a une profonde colère sociale dans le pays », promet Olivier Rosay, qui donne déjà rendez-vous « pour la grève du 5 novembre, car ce sont les travailleurs qui font tourner l’économie. Les salariés, les couches populaires, n’arrivent pas à joindre les deux bouts ».

    Mais une fois le cortège revenu à son point de départ, l’après-midi a pris une autre tournure. Un groupe d’environ 150 personnes, pour la plupart d’un âge peu avancé, a pris la direction du centre-ville. Il a été stoppé à hauteur du lycée Bonaparte, sur le boulevard de Strasbourg, par des tirs de grenades lacrymogènes des forces de l’ordre. La tension est montée et a définitivement franchi un cap après des lancés de feux d’artifice de manifestants dans leur direction. Sous les coups des charges policières couplées à l’usage des grenades lacrymogènes et de quelques tirs de flash-ball répondant aux jets de pierre, le groupe de manifestants restant, qui s’est étiolé au fur et à mesure, au contraire du dispositif policier, a reculé jusqu’au Pont du Las, dans un tango où chaque pas en avant en précédait deux en arrière. Encerclé sur l’avenue du XVe Corps, jonchée de feux de poubelle, il a fini par se disperser aux alentours de 19h.

    Aucune casse majeure n’est à déplorer. 64 personnes ont été interpellées, dont 20 placées en garde à vue. La préfecture dénombre deux blessés parmi les manifestants, autant chez les policiers. Un bilan heureusement modéré, ces derniers ayant « enlevé le matériel médical de certains collègues », relate Jody, une soignante bénévole. Cela, avant le début de la manifestation, au prétendu motif qu’elle n’était alors pas encore autorisée. Pas de quoi freiner la motivation de la jeune aide-soignante et militante, qui s’est mobilisée, comme d’autres, après avoir vu « les images des blessés et de soignants ciblés la semaine dernière ». Mais il faut croire que les pansements et le désinfectant peuvent troubler l’ordre public.

  • Des digues renforcées pour protéger l’île Piot à Avignon

    Des digues renforcées pour protéger l’île Piot à Avignon

    Sous le pont Édouard-Daladier, les rayons de soleil détonent avec les nombreux branchages qui flottent dans le Rhône en arrière-plan, illustration que les crues du fleuve peuvent être très puissantes. Mais désormais, l’île Piot est mieux protégée de ces débordements grâce aux travaux de confortement des digues la protégeant, inaugurés ce mercredi 21 octobre.

    « Il y a des rubans qui ont plus de sens que les autres », lâche ainsi Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon et président du Grand Avignon, en coupant la bande tricolore. Dans toutes les têtes, et dans tous les discours, les crues de 2002 et 2003, pendant lesquelles l’île a été submergée pendant plusieurs jours. C’est justement à la suite de celles-ci que des études avaient été lancées par la ville d’Avignon pour mieux protéger les 5 500 habitants du site.

    23 ans plus tard, 1 200 m de murs verticaux, 130 m d’enrochements, 6,5 m de protections amovibles et 405 m de rehaussement de voies ont été réalisés. Le tout pour un coût total de 3,4 millions d’euros, financés par le Grand Avignon (268 952 euros), l’État (1 340 000 euros), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 005 000 euros), le Département de Vaucluse (335 000 euros), la Ville d’Avignon (330 000 euros) et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) (176 048 euros). « Au moment où l’actualité est assez tragique, il faut faire en sorte de protéger au mieux la population et leurs biens », pointe Thierry Lagneau, président par intérim du département de Vaucluse.

    100 000 habitants

    Le secteur sud de l’île a été priorisé car « plus urbanisé », confirme Camille Riotte, ingénieure en charge de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi). « Il manque maintenant la partie nord dont les études se poursuivent. Et qui, je l’espère, aboutiront d’ici la fin du mandat », lance de son côté le premier édile de la Cité des Papes. Pour rappel, plus de 100 000 habitants du Grand Avignon vivent en zone inondable et 150 communes vauclusiennes sont menacées par ce risque naturel.

  • [Émeutes urbaines] Des comparutions immédiates avec des jugements mesurés

    [Émeutes urbaines] Des comparutions immédiates avec des jugements mesurés

    Quinze prévenus doivent défiler devant la 12e chambre A, dont huit sous mandat de dépôt. Le premier est un Algérien de 20 ans sous OQTF arrivé en train des Hauts-de-Seine. Le grand nigaud porteur d’une grosse valise a intrigué les policiers à qui il demandait son chemin. À l’intérieur, 38 articles du Monoprix pillé sur le cours Saint-Louis. « Il y avait beaucoup d’affaires éparpillées au sol, des vêtements pour enfants, des Mon Chéri, des Ferrero Rocher, j’en ai pris pour ma petite sœur. Je ne pensais pas que c’était répréhensible », dit le gars, candidat à la Légion étrangère, « prêt à mourir pour la France que j’ai dans mon cœur ».

    « Ce jour où la République a vacillé »

    « Il vient faire ses emplettes sur Marseille », cingle Nicolas Bessone, procureur de la République, qui requiert un an ferme avec mandat de dépôt et une interdiction définitive du territoire. Le haut représentant du ministère public décrit « une action concertée entre deux catégories de population différentes pour semer le chaos et le désordre en ce jour où la République a vacillé. D’abord, les black blocs dès 7h du matin pour fatiguer les forces mobiles puis vers midi qui s’attaquent à des institutions dans l’objectif de fixer les CRS. Puis concomitamment arrivent des délinquants issus des quartiers difficiles et des sans papiers qui vont se livrer à du pillage le plus bestial ». À peine 107 interpellations pour 3 000 pillards et 10 000 émeutiers. « La police en sous-effectif n’était pas en mesure de faire des interpellations massives », dit le procureur, pour qui « chacun des prévenus a apporté sa pierre à cet épisode apocalyptique ». Le tribunal le douche en condamnant le bougre à seulement six mois de prison avec sursis et confiscation de la valise.

    « Je savais pas que c’était un vol »

    Vient le tour de trois gars qui ne se connaissent pas, chopés à 14h30 par la Bac Centre, rue de la République, devant la boutique de sport I-Run dévastée. Mohamed, 26 ans, sans papier expulsé en 2023, dit être descendu en train de Villefranche-sur-Saône pour renouveler sa carte d’aide médicale d’État. « J’ai rien fait, rien volé, j’étais seul. Il y a confusion, les policiers interpellaient tous azimuts. Mais si j’avais voulu voler, je serais allé à Lyon. » D’ailleurs, les policiers n’ont rien trouvé sur lui. Le second, Boumedine, 35 ans, se présente comme « influenceur sur Tiktok ». « J’ai rien volé, je suis rentré pour filmer en live le chaos. » Rien sur lui non plus. Le dernier, Oussama, 37 ans, trois enfants, chauffeur livreur, est vu avec une boîte à chaussures. « J’ai ramassé un truc sans voir ce que c’était. J’ai couru, on m’a interpellé. Je savais pas que c’était un vol. Aujourd’hui, je le comprends. » La Métropole s’est constituée partie civile dans huit dossiers, justifiant de 12,49 millions d’euros de préjudice matériel suite au saccage urbain dont 350 000 euros en déblayage des rues. « Il y en a pour des millions d’euros à refaire toute la chaussée de la rue de la République ! », tonne Me Pierre Bruno, qui demande 2 000 euros solidairement au trio. « Tout Marseille savait que ça allait exploser et qu’il y allait avoir le chaos et eux y vont par opportunisme, par idéologie ou avec la volonté de semer le désordre », lance le procureur, qui réclame de trois mois à un an ferme, exhortant le tribunal « à des décisions fermes pour resolidifier le pacte social ». Le tribunal le glace d’une relaxe générale !

    « Ils ont tout dévalisé,

    c’est top »

    Trois jeunes gens répondent du recel de cinq caisses de maquillage, de parfums et d’une télé volés chez Sephora. « En détention, c’est la misère », hoquette la petite caissière de 21 ans qui prépare « le concours de policière adjointe ». Elle aurait appelé son frère et un pote pour récupérer le butin en voiture. « C’est impossible que ce soit moi, regardez, j’étais en pyjama ! » montre le frère dans le box. « Je me suis retrouvé au mauvais endroit au moment », annonce le pote à qui le procureur rappelle le SMS sur son portable : « J’attends mon collègue, il est chargé en affaires, ils ont tout dévalisé, c’est top. » Un renvoi est demandé. Le procureur veut leur maintien en détention. Le tribunal les remet en liberté. Ils seront jugés le 15 décembre.

  • [Mémoire de déportation] Denise Toros-Marter : « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    [Mémoire de déportation] Denise Toros-Marter : « J’avais 16 ans à Pitchipoï »

    Nous commençons à sentir les effets de la guerre1 : discussions politiques sur l’invasion des nazis, batailles perdues, déplacement de population, armée française en déroute, soldats prisonniers emmenés dans des camps en Allemagne, mais aussi l’embarquement des soldats anglais pour rejoindre coûte que coûte les côtes britanniques après leur refoulement sur Dunkerque, abandonnant les Français sur les plages d’embarquement.

    Nous suivons avec une certaine angoisse sur une carte où sont plantées des épingles de couleur le déploiement des forces françaises, alliées et nazies.

    « Nous avons été trahis ! »

    Chaque famille attend avec anxiété des nouvelles des siens ; il y a eu l’exode des habitants de la moitié nord de la France ; et l’Alsace et la Lorraine qui va repasser sous le joug allemand…

    Nous voici plongés dans la période du dépôt des armes et de la reddition.

    Nous avons été trahis ! Nos généraux et ministres de l’armée étaient incompétents ! La ligne Maginot2, qui devait défendre la France contre les attaques allemandes, a été contournée et prise à revers !

    Les soldats cherchent leur régiment et errent sur les routes en même temps que les civils français qui, fuyant les zones de combat, traînent leurs valises, leurs enfants, leur matelas, enfin tout ce qu’ils peuvent sauver, et tous sont pourchassés par les avions allemands Messerschmitt.

    Que de scènes atroces à travers une France bientôt coupée en deux3 !

    Dans la zone sud, dite « zone libre », nous ne voyons pas encore l’ennemi, l’Allemand, le Boche, nous envahir, mais la majeure partie de la population rentre franchement au début dans le jeu du « maréchalisme ».

    1. Après la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, s’ouvre une pé- riode de transition appelée la « drôle de guerre », qui s’achève le 10 mai 1940, date à laquelle s’ouvre la phase armée du conflit. Des millions de civils fuient les combats vers le sud (épisode qu’on appellera « l’Exode »).

    2. Du nom de l’initiateur André Maginot (1877-1932), deux fois ministre de la Guerre, il s’agit d’un système défensif fortifié le long de la frontière du nord-est. La forêt des Ardennes étant considérée comme une zone géographique naturellement défensive, le système laisse la frontière belge pénétrable, faille que Hitler ne manquera pas d’exploiter.

    3. L’armistice signé à Rethondes le 22 juin 1940 divise la France en deux zones, séparées par une « ligne de démarcation ». La zone occupée par les armées allemandes correspond à la moitié nord et à l’ouest du territoire (trois cinquièmes), et la zone dite « libre », au sud, est bientôt gouvernée depuis Vichy, siège de l’État français instauré le 10 juillet 1940 et dirigé par le maréchal Pétain.

    à suivre la semaine prochaine…

    Témoignage livré en 2008. À mes parents, afin que ce livre devienne la sépulture qu’ils n’ont jamais pu recevoir.
  • À Port-de-Bouc, la Régie a obtenu le label des régies de quartier

    À Port-de-Bouc, la Régie a obtenu le label des régies de quartier

    « Nous avons obtenu le label Régie de quartier mardi, c’est l’aboutissement de plus de deux ans de travail » se réjouit Renaud Barbe, directeur de la désormais Régie –de quartier– de Port-de-Bouc. Pour cette journée portes ouverte de mercredi, l’association a invité ses partenaires et financeurs institutionnels à venir visiter son QG, depuis peu situé dans d’anciens ateliers municipaux rénovés par les salariés eux-mêmes.

    « Notre action s’en tient à 4 piliers fondamentaux, l’économie réelle avec une vraie cadence et de gros marchés publics, l’insertion et le lien social de proximité, la citoyenneté dont le but est la participation active des habitants à l’amélioration du cadre de vie et l’écologie, dont nous sommes pionniers sur le territoire avec notre centre de tri » détaille le directeur.

    Sociale et écologique

    Ce « centre de tri » dont parle Renaud Barbe s’observe dès l’entrée, où un demi-conteneur standard est stationné. « De janvier au 31 août, nous avons récupéré et recyclé 200 tonnes de mobilier, c’est presque 1,5 tonne par semaine pour les déchets électriques et électroniques » indique le directeur.

    C’est là toute l’articulation sociale et écologique : cette structure financée par l’État, la Métropole, la Ville et les bailleurs sociaux emploie 17 opérateurs de quartiers, chargés entre autres de récupérer les encombrants dans les espaces extérieurs et intérieurs des logements sociaux. Ces encombrants sont transférés aux éco-organismes chargés du recyclage. « C’est financé par l’éco-contribution que l’on paye lorsqu’on achète un meuble ou un électroménager » précise le directeur.

    « Nous sommes fiers de voir cette structure d’insertion grandir, prendre de l’ampleur et accompagner les demandeurs d’emploi » observe le maire (PCF) Laurent Belsola, lors de sa visite. « Sur ses deux jambes, l’entretien de notre cadre de vie et la médiation urbaine, la Régie répond aux besoins quotidiens et d’insertion de notre population » complète l’édile, considérant que la Régie renforce « l’égalité républicaine ».

  • Aleida Guevara fait de la solidarité son étendard pour Cuba et son peuple

    Aleida Guevara fait de la solidarité son étendard pour Cuba et son peuple

    La solidarité était le maître mot d’Aleida Guevara, fille du « Che », ce mercredi soir, lors d’une conférence-débat consacrée à Cuba dans la salle Camille-Claudel du centre hospitalier de Montfavet. Que ce soit pour le peuple cubain ou le reste de la population mondiale.

    Comme la médecin pédiatre le rappelle, l’intensité du blocus mis en place par les États-Unis depuis plus de 65 ans est, depuis le mois de janvier, « à son pire niveau depuis 1991 et la chute du bloc soviétique ». Avec pour conséquence peu de vivres qui passent, mais surtout très peu de pétrole et de médicaments. « Un seul bateau pétrolier est arrivé cette année et il vient de Russie », regrette la Cubaine au micro.

    Elle évoque également les difficultés d’approvisionnement en lait en poudre, qui était commandé par les autorités en Nouvelle-Zélande, ou encore les stratagèmes nécessaires pour recourir à des navires américains, car ceux des autres pays sont généralement empêchés de retourner chez eux. « On respecte le fait qu’on ne veuille pas commercialiser avec nous, on ne peut évidemment pas les forcer. Mais empêcher les autres pays, c’est injuste ! Initialement, on était d’accord pour que l’on ne touche pas aux médicaments. Mais c’est la première chose qui a été faite », regrette-t-elle. « On a essayé d’envoyer des vivres ; mais le container est bloqué depuis avril. Il faut mettre la pression », ajoute Nadia Mateu, présidente de France Cuba Hérault.

    Un manque qu’Aleida Guevara constate quotidiennement dans son travail. D’une part par les coupures répétées qui affectent les frigos pour conserver les aliments ou pour le fonctionnement des hôpitaux, évoquant même des « opérations sous la lumière des téléphones » : « Le plus dur, c’est de savoir qu’il faut des médicaments qu’il est impossible d’avoir. Avec tous les intermédiaires, les prix s’envolent, ce qui empêche l’achat en masse. Donc beaucoup d’enfants décèdent à cause du manque. »

    « Crise des valeurs »

    Elle prône l’aide entre les peuples : « On a été solidaires avec beaucoup de peuples. J’ai été médecin en Angola et ça a fait de moi un meilleur être humain. Le plus important est de respecter un peuple qui veut être souverain. »

    Celle qui sera présente ces jeudi 8 et vendredi 9 octobre aux Rotatives de La Marseillaise (voir encadré) pour de nouvelles conférences a ensuite répondu à une pluie de questions. Interrogée sur la situation en France, elle assure ne pas avoir de certitudes, tout en évoquant les difficultés du moment sur le plan politique. « Quand il y a une crise économique, il y a une crise de valeurs », lâche-t-elle. Avant d’appeler « à tenir bon », car « sinon, on finit comme Haïti ou Porto Rico et on risque d’être une étoile de plus sur le drapeau américain ».

    Les prochaines conférences

    Aleida Guevara sera présente ces 8 et 9 octobre à 18h30 aux Rotatives de La Marseillaise, cours Honoré d’Estienne d’Orves à Marseille, pour deux autres conférences. Toujours dans le cadre du projet « Semillas de solidaridad », ces deux rencontres seront centrées sur la situation médicale en cours à Cuba et sur l’impact du blocus américain. La fille du Che rencontrera aussi différents représentants syndicaux et élus au cours de sa visite dans les Bouches-du-Rhône.

    S.V.

    Les deux rendez-vous affichent complet.

  • Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Châteauvallon-Liberté s’exporte dans le quartier de la Beaucaire

    Dans un monde idéal, l’art n’a pas de frontières. Dans le monde réel, il ne parvient pas toujours jusqu’à une part de la population. Le décloisonner est donc l’une des principales missions de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, la culture se voulant être, par essence, un prérequis à la démocratie.

    Dans cette optique, et car Châteauvallon, comme le théâtre Liberté, ne sont pas des lieux faciles d’accès, tant géographiquement que symboliquement, c’est la scène nationale qui doit parfois venir à la rencontre des habitants de son territoire. Depuis trois ans, elle organise l’opération « Quartiers en liberté ». Après une première édition à Sainte-Musse, puis une deuxième au Pont-du-Las, c’est à la Beaucaire qu’elle a lieu, cette année. Depuis mardi, la compagnie arlésienne de cirque aérien Gratte ciel, qui a notamment participé à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, y a posé ses valises pour une résidence artistique d’une semaine.

    Déambulation artistique et spectacle dimanche

    Un rendez-vous préparé en amont. « Avant d’arriver, les artistes ont assisté aux réunions de quartier, rencontré les associations, se sont rendus dans les écoles, explique Tiphaine Samson, directrice des programmations de Châteauvallon-Liberté. Ensuite, pendant une semaine, ils organisent ateliers et rencontres pour aboutir à un grand rendez-vous, un spectacle préparé avec une vingtaine d’habitants, dimanche, auquel tout le monde est convié. »

    Depuis mardi, des mats culminant à plusieurs mètres de haut, des cerceaux et des draps suspendus côtoient des ateliers peinture et chants dans les jardins désaffectés de l’ancienne CAF, avec en toile de fond les immeubles qui se fondent parfaitement dans ce cadre vertical. Tout en préparant la déambulation artistique qui aura lieu en amont du spectacle dominical, petits et grands se rompent aux joutes de disciplines spectaculaires. « Ce sont des publics a priori non conviés, dans des espaces non dédiés, avec des dimensions non conventionnelles. La grande hauteur n’existe pas dans les espaces intérieurs comme les théâtres. Donc l’espace public, c’est une autre relation au public », décrit Camille Beaumier, codirectrice de la compagnie Gratte ciel. Une façon, aussi, de sortir de sa zone de confort pour Stéphane Girard, l’autre codirecteur, qui y voit une métaphore puissante : « Le cirque veut aussi dire prendre des risques et avoir peur. Et cela est éminemment politique, c’est un business pour ceux qui voudraient faire croire que, parce que nous avons peur de l’autre, il faut fermer les frontières. Or, ici, on ouvre les portes parce que la peur fait partie de l’apprentissage citoyen. »

    Naoufel, animateur dans un centre aéré de la ville, qui observe les enfants prendre de la hauteur tels des circassiens de la première heure, acquiesce : « D’habitude, on leur propose plutôt des activités sportives. Là, ils découvrent des activités auxquelles ils ne sont pas habitués, et se rencontrent, créent du lien par la même occasion car ils ne se connaissent pas forcément. » Il a déjà eu l’occasion de participer à des ateliers de Châteauvallon hors les murs étant plus jeune. « J’habitais à Sainte-Musse. Chaque année, il y avait un événement, et on l’attendait avec impatience, se rappelle-t-il. Mais le plus souvent, c’était nous qui allions à Châteauvallon. C’est un grand du quartier qui organisait cela. Ce sont de bons souvenirs, et aujourd’hui, c’est moi qui fais découvrir ça à mes enfants. »

    Gageons que la transmission continuera de se faire, et que cette bulle artistique de quelques jours suscitera l’envie de monter quelques centaines de mètres plus haut, encore, pour prendre place dans le mythique amphithéâtre de pierre de Châteauvallon.

    Rendez-vous devant les anciens Jardins de la CAF – la Beaucaire, à Toulon, dimanche à 15h30, pour la déambulation artistique, suivie du spectacle intitulé « Tawa en Liberté »