Tag: Politique

  • Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    C’est faire d’une pierre deux coups. Mardi soir, le théâtre Jean-Hetsch de Fos-sur-Mer s’est rempli pour l’annonce du programme et de la liste de Rémi Esnault (DVG), candidat présenté comme le successeur du maire René Raimondi. Près de 80 mesures en 12 points sont avancées par le chef de file de la liste « Notre Fos », accompagné de 34 colistiers, avec un fort renouvellement par rapport à 2020.

    De nouveaux visages à l’image de Romain Trolliet, connu pour son engagement à la CGT sur le golfe de Fos. « Le renouveau de l’équipe donne un nouvel élan, avec des jeunes comme moi au sens politique », estime le candidat, soulignant tout de même qu’« on ne pourrait pas avancer sans le socle solide laissé par les élus d’avant, qui savent comment gérer la ville et honorer nos engagements ».

    Les engagements seront nombreux. Les trois priorités de Rémi Esnault sont la sécurité, la santé et le pouvoir d’achat. « Nous avons un policier pour 380 habitants, mais il nous faut une police municipale plus forte. Nous créerons un nouveau central de police municipale et un poste mobile sur les événements et les plages pour assurer la sécurité au plus près », annonce le candidat.

    Un complexe médical

    « Il n’y a pas une ville où on n’en parle pas, mais nous, on peut le faire », assure Rémi Esnault au sujet de son projet de complexe médial pluridisciplinaire aux Vallins. Le projet serait même « déjà entamé ». Dans la même thématique, Monique Potin, cheffe d’entreprise, défend la création d’une plateforme de répit pour les aidants : « Pour les patients d’Alzheimer ou de maladies chroniques qui veulent rester chez eux, la plateforme permet de donner du répit à l’aidant. On prend en charge le malade la journée pour que l’aidant puissent avoir des loisirs. »

    Concernant le pouvoir d’achat, le candidat Cédric Carian, commerçant, revient sur les chèques proposés par la Ville : « Pour aider le porte-monnaie des familles et dynamiser le commerce local, on veut aller plus loin avec deux nouveaux chèques de 100 euros, un pour le sport car les clubs coûtent vite cher, et un pour la culture, le cinéma ou le théâtre. » Rémi Esnault complète ce volet en mentionnant une autre mesure phare : « Notre cantine de qualité, déjà accompagnée par le pass restauration, passera à 0,50 euro pour tous les enfants, quels que soient les revenus des parents, et le prix du temps périscolaire sera réduit de moitié. »

    Sur le terrain social, Rachel Tarantino annonce l’implantation d’une ressourcerie à la Mériquette. « Un lieu de rencontre et d’échanges qui permet de donner », afin de favoriser « une économie circulaire et la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps », complète-t-elle.

    Parmi les autres annonces figurent un complexe aqualudique, un lycée industriel, trois nouvelles plages, un festival de musique et de nouveaux loisirs à Parsemain. Un programme « budgétisé et planifié », affirme le candidat au fauteuil de maire.

  • Génération écartelée

    Génération écartelée

    L’étude réalisée à l’initiative d’Aix- Marseille Université est passionnante, elle est éclairante sur l’état d’esprit des étudiants et leur conception de l’engagement.

    67% d’entre eux se déclarent engagés, mais seulement 44% ont l’intention d’aller voter les 15 et les 22 mars. Comme si le désintérêt pour la chose publique qui s’étend dans toute la société avait un poids encore plus important parmi les étudiants, mais que pour eux, le fait d’être engagés était déconnecté de la politique.

    Une génération écartelée entre d’une part des « causes » qui la mobilisent : lutte contre les discriminations, écologie, féminisme,
    et d’autre part une abstention massive, une défiance envers les organisations traditionnelles qui traduisent l’engagement : partis et syndicats.

    Démocratie en jeu

    C’est sans doute le produit d’un individualisme croissant, d’une société anxiogène, mais aussi de décennies de déceptions provoquées par une Ve République à bout de souffle.

    Pour autant, les opinions exprimées dans cette enquête ne recouvrent pas toute la nouvelle génération. D’abord parce que les étudiants ne sont qu’une part de la jeunesse. Et, ensuite, parce que des jeunes continuent de s’engager sur des listes aux municipales par goût de l’intérêt général et du débat démocratique.

    Les organisations politiques, singulièrement celles qui entendent changer la société, ont un rôle fondamental à jouer en créant les conditions d’un engagement renouvelé des jeunes en leur sein. Ce n’est pas une mince question. C’est la démocratie qui est en jeu.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône. Municipales à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, luttes sociales, narcotrafic, logement, solidarité, métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    Le principe de ces réunions publiques est, bien sûr, de présenter le programme, mais aussi de questionner chaque proposition, d’échanger et de construire ensemble. Pour cela, l’équipe a mis en place « l’outil des 3C », qui permet à chacun
    de s’exprimer sur les choix politiques à continuer,
    cesser ou créer pour Hyères.

    La première réunion de ce type s’est tenue vendredi dernier à l’école des Îles d’Or et a réuni une quarantaine de personnes.

    18h30. 33, rue Saint-Exupéry

  • [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    La Marseillaise : Vous venez de lancer le comité de soutien à la liste conduite par Frédéric Puech, le maire des Mées, pourquoi avez-vous accepté ce rôle et quelles seront les prochaines initiatives ?

    Gérard Paul : J’ai accepté ce rôle en tant que maire honoraire des Mées. C’est à Frédéric Puech que j’ai passé le flambeau en 2023. Depuis, il a fait ses preuves, c’est un homme de terrain, proche des gens, humaniste, qui a su prendre les grands dossiers en main et être très assidu dans sa fonction de maire. C’est un bosseur, c’est la raison pour laquelle je ne regrette aucunement de lui avoir fait confiance. Je le soutiens pleinement dans cette campagne afin qu’il soit réélu avec toute son équipe renouvelée.

    Pouvez-vous déjà nous dévoiler des premiers noms de membres
    du comité de soutien
     ?

    G.P. : Nous le ferons dans les deux dernières semaines de la campagne mais ce que je peux dire, c’est qu’on est déjà à une centaine de personnes de tous horizons, actifs, retraités, engagés dans la vie associative, anciens élus. C’est un comité très large et qui grandit de jour en jour dont on ne peut que se féliciter.

    Comment recrutez-vous ?

    G.P. : Nous allons au contact de la population, dans les quartiers, au porte-à-porte. La prochaine réunion publique est prévue le vendredi 16 février* et sur le document de campagne qui présente la liste figure un coupon à retourner pour faire partie du comité de soutien. Chaque jour nous arrivent de nouveaux noms, ça témoigne d’une belle dynamique.

    Serez-vous sur la liste cette année ?

    G.P. : Non, je considère qu’il faut passer la main, laisser la place à des plus jeunes, ne pas s’accrocher. J’aide Frédéric au maximum que je peux, il sait qu’il peut compter sur moi à tout moment mais j’ai fait le choix de me retirer. J’ai eu quelques problèmes de santé mais cela ne veut pas dire que je ne serai plus présent dans la vie locale à travers des associations, de mes engagements au niveau social etc.

    Comment percevez-vous le retour de « La Marseillaise » dans votre département après une longue absence ?

    G.P. : Je m’en félicite, je m’en réjouis ! C’est même pour moi une grande nouvelle parce que j’ai été inspecteur des ventes du journal pendant un temps. Ensuite j’ai été
    un diffuseur bénévole assidu de La Marseillaise. C’est vraiment formidable pour le pluralisme, elle manquait au paysage.

    * Réunion publique le 16 février à 18h, salle des fêtes des Mées.

  • À Marseille, François Roche fait vivre la voix de LO

    À Marseille, François Roche fait vivre la voix de LO

    François Roche remet le couvert. Candidat pour Lutte Ouvrière (LO) depuis une vingtaine d’années aux élections européennes, législatives, municipales ou régionales, il est la tête de liste du parti trotskiste sur le 8e secteur (15e et 16e arrondissements) de Marseille. « Les élections municipales ne changeront absolument rien à la vie des gens mais elles sont l’occasion de porter l’idée que les travailleurs doivent se défendre et de créer un réseau de travailleurs qui ne se résignent pas », prévient d’emblée celui qui en 2020 avait recueilli 0,98% des suffrages (125 voix) au 1er tour avec la liste « Faire entendre le camp des travailleurs ».

    Habitant de Saint-Henri dans les quartiers nord depuis plus de 25 ans, ce monteur-mécanicien chez Airbus a travaillé sur le port puis dans la sidérurgie à Fos. Engagé de longue date sur le terrain syndical, ce militant CGT de 60 ans mène donc sans surprise « une liste de travailleurs » qui dénonce la dictature de l’argent, la dégradation des services publics et appelle à l’organisation collective du monde du travail.

    Lui affirme la nécessité d’un « parti qui défende les idées du communisme, de la transformation de la société, de l’abolition de l’exploitation. Par rapport à tous ceux qui veulent une place, font des promesses et disent qu’avec eux tout ira mieux, nous on dit que c’est aux travailleurs de prendre leur sort en main. »

    « Pas sur la même planète »

    Et d’évoquer la venue la semaine passée de deux ministres à Airbus pour remettre un chèque de 36 millions. « C’est à peu près 0,5% des bénéfices d’Airbus. On prend de l’argent public à l’hôpital, à l’école, aux transports et on le donne à des entreprises qui font des bénéfices », regrette le candidat dont le parti présente aussi une liste à la mairie centrale menée par Rémy Bazzali.

    Comme lui, François Roche affirme sa différence sur le secteur de Sébastien Delogu, le député – candidat insoumis à la mairie pour la liste Marseille populaire. « Je ne me présente pas contre les autres et je ne tiens pas à me définir par rapport à Sébastien Delogu, au Printemps marseillais ou au RN. On n’est pas sur la même planète », répond l’ouvrier. « Ce sont des gens qui aspirent à gérer tel quel la société et le capitalisme, peut-être au mieux, peut-être au pire. Nous, on aspire à les renverser et on veut laisser vivante la perspective d’un changement de société par les travailleurs, faire que les richesses qu’ils produisent leur reviennent. Et ça, ce n’est dans le programme d’aucun parti. »

  • La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    « On lance la bataille ! », annonce Karim Ghendouf. Avant qu’Ève et Eddie n’entonnent leurs chansons sociales, dans un Cercle de la Renaissance plein comme un œuf – environ 80 personnes -, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien (La Ciotat nous rassemble) ont esquissé quelques thèmes de leur programme. Celui-ci sera dévoilé le lundi 2 mars prochain, salle Saint-Marceaux. La liste La Ciotat nous rassemble, a tenu à souligner Mariann Chrétien, est « soutenue par le PCF et composée à 40% de gens non encartés ».

    « La question du logement est une de nos priorités », a appuyé Karim Ghendouf. « Alors qu’un ménage sur deux, à La Ciotat, est éligible au logement social, nous avons décidé de porter le taux de logements sociaux à 30% », a-t-il annoncé. La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose un taux de 25%.

    Rouvrir le cinéma

    En matière de santé, LCNR entend créer une mutuelle municipale et voudrait rouvrir le centre médical Calisti. Ce dernier « manque car il pratiquait le tiers payant et abritait médecine générale, gynécologie, gérontologie et faisait beaucoup de prévention », a expliqué Karim Ghendouf.

    Les transports ? « L’offre n’est pas attractive à La Ciotat », a-t-il tranché. « On a des bus qui occupent la moitié de la voirie, qui fonctionnent au gasoil et qui passent chaque demi-heure. » Le tract où figurent les grandes lignes du programme, qui sera distribué dès ce mardi à 6h30 à la gare, puis sur le marché et devant les écoles, précise que LCNR tentera d’obtenir de la Métropole la gratuité pour les scolaires et les étudiants et apprentis.

    LCNR, confortée par les pétitions lancées par le collectif « La Culture ça urge », souhaiterait rouvrir un cinéma dans les Halles Lumière. « Il y a une demande de la population sur un cinéma en cœur de ville », plaide Régine Douzenel. « L’Eden [le cinéma art et essai, Ndlr ] ne suffit pas. Il a un seul écran. Le lieu est parfois privatisé, il accueille des concerts… ». Alors que la délégation de service public de l’Eden s’achève fin 2026, elle estime « qu’on pourrait mutualiser les moyens pour gérer le cinéma L’Eden et le cinéma Lumière ».

    Au Cercle de la Renaissance, au 130 avenue Gallieni, l’ambiance maintenant, alors que le public partage un moment convivial, s’est bien réchauffée. « Il y aura ici des permanences électorales chaque jour de 9h à 12h et de 17h30 à 20h. Le public pourra venir rencontrer les candidats, s’informer de l’agenda de la campagne », rappelle Karim Ghendouf.

  • La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    « Seule, je ne suis rien, ensemble, on ira loin », lance Aurélie Grach lundi soir en conclusion de la réunion publique de la liste d’union de la gauche, Vivons mieux Port-Saint-Louis, (DVG) qu’elle conduit. Les colistiers et colistières, âgés de 28 à 86 ans, sont dispatcheuse de navire, retraitée et fille de communistes italiens ayant fui Mussolini, militants syndicalistes ou communistes, coiffeuse ou électromécaniciens.

    Toutes ont décidé de suivre Aurélie Grach dans la bataille des municipales pour « porter la voix de l’éducation et de l’école », dans le cas d’Emmanuel Stamatiou, ouvrier docker, syndicaliste, communiste et musicien. « C’est le premier sanctuaire de la République pour chaque enfant. Les enfants ne doivent plus avoir froid l’hiver et chaud l’été, il y a urgence d’accélérer la rénovation des groupes scolaires », estime le candidat, qui parle également de « pilier de l’égalité » dans le fait de bien manger à l’école, dans une cantine « accessible ».

    La culture aussi, doit être accessible, dans l’idée d’Elisabeth Taormina, fonctionnaire métropolitaine et passionnée de peinture.

    « L’essentiel, la santé »

    « La vie de nos quartiers, la jeunesse et les seniors font ensemble battre le cœur de notre ville. Trop de quartiers sont laissés de côté », considère la candidate, selon laquelle « la culture créée du lien entre les générations. Elle ne doit pas être un luxe, mais fédérative et vivante, accessible à tous ». Et considérée comme « un outil de vivre ensemble ».

    Le centre-ville et les commerces sont le credo d’Emélia Dragonas-Guérini. « J’ai assisté à la défiguration du centre-ville », juge-t-elle, parlant de « mission impossible pour s’acheter un pantalon » dans un centre-ville qu’elle présente « sans commerce ni lieu de passage ». « J’ai la folle envie de voir un centre-ville attractif toute l’année, avec des lieux d’échanges et de convivialité et pas juste des feux d’artifice les soirs d’été », tacle la candidate.

    « Revenir à l’essentiel, la proximité et la sincérité » est le mantra de François Barges, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Marcegaglia et colistier, souhaitant « assurer la santé et la sécurité pour tous ».

    « Des personnes de valeur prêtes à travailler pour notre ville et tous ses habitants », pour Aurélie Grach, « fière d’être tête de liste citoyenne et de gauche », face à « la politique de droite macroniste » du maire sortant « qui défile avec le député RN » selon la candidate.

  • [Entretien] Sébastien Cote à Montpellier : « La sécurité, c’est une vraie question de gauche »

    [Entretien] Sébastien Cote à Montpellier : « La sécurité, c’est une vraie question de gauche »

    La Marseillaise : Quel bilan dresser en matière de sécurité de ce premier mandat de Michaël Delafosse, placé selon le candidat sous le signe de la coopération  ?

    Sébastien Cote : Lorsque nous arrivons en 2020, le constat que l’on fait, c’est que l’autorité municipale ne parle pas d’autorité judiciaire et ne communique pas avec l’autorité préfectorale ou policière. Donc il y a un vrai enjeu de coordination et de se parler. La première chose a été de renouer le dialogue. Ensuite, il a fallu trouver les outils de la coordination. Les problèmes de sécurité, de sentiment d’insécurité, d’incivilité sont très importants. C’est la première préoccupation des Français. Mais en la matière, on ne peut pas tout faire. Une ville n’a pas tous les pouvoirs. On a donc besoin de se coordonner avec l’État pour que, chacun dans ses responsabilités, on puisse agir. D’où la création de forces nouvelles. Il n’y avait aucun policier dans les transports : nous avons créé la police métropolitaine des transports. Dans le logement social, dans les quartiers populaires, on sait qu’il y avait beaucoup de trafic, beaucoup d’incivilités, beaucoup de casse de voitures, de vols : on a créé la brigade du logement social. Ça décharge la police nationale de certaines choses et elle peut se consacrer davantage aux investigations, à la police judiciaire. Et ça décharge la police municipale qui, elle, peut davantage se consacrer à la régulation de l’espace public.

    Pour quels résultats ?

    S.C. : Globalement, le bilan est très positif. Une récente enquête locataire chez ACM Habitat fait état de 90% de taux de satisfaction des locataires pour l’action du GSRI [pour la Brigade du logement social, Ndlr]. Dans les transports en commun, on a une baisse de 31% des incivilités entre 2019 et 2025. Donc oui, les choses progressent, les choses avancent. Je sais qu’en matière de sécurité ou d’insécurité, les chiffres peuvent varier d’une année à l’autre, surtout quand on généralise la plainte en ligne à partir de l’année 2025. Donc nécessairement, ça peut engendrer des phénomènes d’augmentation de plaintes. Mais globalement, nous sommes bien orientés pour la ville de Montpellier.

    Ce second mandat veut donc s’inscrire dans la continuité, notamment avec le recrutement de 100 agents et le doublement du nombre de caméras vidéo ?

    S.C. : C’est à la fois la continuité et l’amplification, c’est-à-dire 100 effectifs supplémentaires que nous annonçons sur le mandat, à la fois pour le GSRI et la police des transports ou la police municipale. On dit 100, on verra ensuite où est-ce qu’on en a besoin. C’est bien beau d’annoncer des chiffres, mais le but c’est aussi de savoir ce qu’on leur fait faire. La vidéoprotection, on en a besoin. On a aujourd’hui 510 caméras sur la ville de Montpellier. On propose de passer à 1 000 caméras à l’horizon 2032. Pourquoi ? Parce que ça permet de prévenir un certain nombre de délits, ça permet d’accompagner les forces de l’ordre dans leurs opérations et ça permet surtout d’identifier un certain nombre de délinquants lorsqu’ils ont commis un acte répréhensible et donc de rendre justice aux victimes.

    Pour vous, la sécurité n’est donc pas l’apanage de la droite ?

    S.C. : Je pense que c’est une grave erreur pour la gauche – et c’est ce que nous démontrons avec Michaël Delafosse depuis 2020 – de ne pas se saisir de ces questions-là. Quand je regarde les statistiques, ça fait 6 ans que je travaille sur ces sujets, qui sont les principales victimes ? Les femmes : violences intrafamiliales, outrages sexistes, viols. Ce sont les jeunes, les jeunes dans les quartiers, victimes du narcotrafic. Ce sont les étudiants, ce sont évidemment les enfants, via violences intrafamiliales, ce sont les gens qui habitent les quartiers populaires lorsqu’il y a des émeutes, lorsqu’il y a du deal, lorsqu’il y a des véhicules brûlés. Donc si on ne s’intéresse pas aux questions de sécurité, on leur dit quoi à ces gens-là, à ces femmes, à ces jeunes, à ces gens des quartiers populaires ? Qu’on les abandonne, c’est impossible. Donc oui, je pense que la sécurité, c’est une vraie question de gauche.

  • Aubagne : Giovanni Schipani éreinte la gestion de Gazay

    Aubagne : Giovanni Schipani éreinte la gestion de Gazay

    «Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour construire une ville plus à l’écoute, plus humaine et plus forte », déclare, devant un auditoire de 364 personnes réunies à l’Espace des libertés, le candidat de « Aubagne mérite mieux ».

    Juste avant, l’Aubagnais de 35 ans, qui fut adjoint à la jeunesse durant le 1er mandat du maire (LR) Gérard Gazay a dit vouloir porter la voix des électeurs « autour d’un projet à la fois réaliste et réalisable ». Dans son équipe, Wahiba Thiery (finances) a constaté qu’il y avait aujourd’hui « moins d’agents municipaux, mais une masse salariale qui a explosé » sous la gestion du maire Gérard Gazay.

    « Le social sera protégé »

    Or « cette gestion-là, ça veut dire plus de strates hiérarchiques. Plus de cadres très bien payés. Et pendant ce temps, le terrain se vide », a-t-elle relevé. Au contraire, a développé la jeune femme, avec le programme de Giovanni Schipani, « le social sera protégé ». Le candidat, selon « la conviction que personne ne doit plus être laissé de côté », veut par exemple « une meilleure coordination entre les associations, les services de la Ville, les acteurs sociaux, notamment pour les personnes sans domicile et les situations de grande précarité. » Il défend le projet, dénommé Aubagn’elles, de « créer une maison municipale dédiée à la protection des femmes victimes de violence ». Mais aussi « une équipe de médiation sociale ». Il promet la cantine à 1 euro pour les enfants scolarisés. Le budget du Centre communal d’action sociale sera « augmenté de 10% ». Giovanni Schipani s’engage par ailleurs « à baisser de 10% les indemnités du maire et de ses adjoints ».

    Il entend également « mettre fin à la bétonisation », « classer les meilleures terres agricoles en zones protégées, et sécuriser l’eau ».