Tag: Politique

  • [Tribune] Position du Mouvement associatif Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er tour des municipales

    [Tribune] Position du Mouvement associatif Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er tour des municipales

    Le monde associatif, dans sa très large majorité, est attaché aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui sont les fondements de notre nation qui proclame dans le préambule de sa constitution que nous sommes une république laïque et sociale.

    C’est pourquoi le Mouvement associatif Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est toujours abstenu de prendre parti, lors des premiers tours d’élections, lorsque les différents candidats se situaient dans le spectre républicain.

    Lorsque nous avons considéré que nos valeurs étaient menacées par des candidats porteurs de propositions antidémocratiques et aux antipodes de nos valeurs, nous avons nettement pris position. Ainsi, lors des scrutins régionaux de 2015 et 2022, nous avons appelé à une forte mobilisation en faveur du front républicain constitué pour faire face à la menace de l’extrême droite.

    Aujourd’hui, la menace que représentent les idées et propositions de l’extrême droite en Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est accentuée, et notre coordination considère de son devoir d’alerter nos adhérents et plus largement l’opinion publique sur le risque qu’elle représente lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

    Aussi, c’est sans détour que nous appelons tous les citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui, comme nous, souhaitent une société ouverte, tolérante et solidaire, à voter CONTRE l’extrême droite dès le 1er tour des élections municipales.

    Par le Conseil d’administration du Mouvement associatif Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • [Entretien] Radioscopie de la violence d’extrême droite par Nicolas Lebourg

    [Entretien] Radioscopie de la violence d’extrême droite par Nicolas Lebourg

    La Marseillaise : Pourquoi l’administration pénitentiaire vous a commandé ce rapport ?

    Nicolas Lebourg : Il y a eu une première étude sociologique sur les djihadistes et j’avais proposé de faire pareil sur les violences d’ultra droite. Ça intéresse l’administration parce qu’on connaît la quatrième vague de tentation de terrorisme à l’ultra droite depuis 2017. En 2015 et 2024, il y a 3 personnes sous écrou à l’ultra gauche, ça reste stable. Alors qu’à l’ultra droite, on passe de 1 à 64 en juillet 2024. Ils étaient encore 58 sous écrou, en comptant des activistes pour des ratonnades, en octobre 2025. C’est donc une réalité de plus en plus croissante pour l’administration, qui voulait savoir comment les gérer en prison.

    Qu’avez-vous étudié ?

    N.L. : Il s’agissait d’abord de faire un historique pour voir la façon dont on les avait gérés par le passé. Pour les djihadistes, l’administration avait appliqué des processus utilisés pour les Basques et les Corses, sauf que ça ne marchait pas. Ils ont donc inventé de nouveaux processus. L’administration a voulu savoir rapidement comment s’adapter aux détenus liés à l’ultra droite. Pour cela, on a donc étudié 104 personnes, la moitié arrêtée pour des projets terroristes et l’autre écrouée pour de l’activisme. Nous voulions savoir qui ils sont, où ils sont, sur quel type de faits et avec quel type d’idéologies.

    Qu’en ressort-il ?

    N.L. : D’abord, au niveau idéologique, le racisme est très clairement la question centrale. Il y a l’idée d’un complot de grand remplacement de la population française blanche. C’est structurel et c’est ce qui motive l’essentiel des personnes. Du côté des activistes, c’est plutôt des jeunes d’une grande ville, ce qui est classique dans la sociologie de la violence politique. Mais pour les projets terroristes, l’autre moitié, les gens sont beaucoup plus diplômés (j’ai par exemple deux agrégés de mathématiques), beaucoup plus seniors et il y a une inscription profonde dans la ruralité. Il y a aussi 10% de femmes, ce qui est le classique des groupuscules de l’extrême droite radicale, mais elles sont quasiment toutes du côté terrorisme. Au niveau de la géographie, il y a aussi une transformation complète. Jusqu’à fin 2016, elle était stable. En gros, c’est la zone Lyon-Marseille-Nice, la région parisienne, les Flandres françaises, la région nantaise, avec l’essentiel des violences à l’est de l’axe Le Havre-Perpignan. Depuis 2016, cette ligne n’existe plus et la pénétration dans la ruralité est profonde.

    Vous démontrez aussi que ces individus ne sont pas issus de territoires pauvres…

    N.L. : Exactement. Tout le discours sur la radicalisation violente qui vient de territoires où il y a plus de chômage, plus de familles monoparentales etc. Rien ne matche. C’est même l’inverse. Ces auteurs de violence proviennent de territoires qui vont mieux que la moyenne. Sauf qu’eux sont du bas de la classe moyenne et sont dans des territoires plus inégalitaires. Ils sont donc sensibles au discours sur les élites pourries. Pour eux, il y a les parasites d’en haut et les parasites d’en bas, les immigrés accapareurs etc… Ici, l’inégalité ne favorise pas des idées de gauche mais des idées de désir de hiérarchie légitime.

    Comment l’expliquez-vous ?

    N.L. : Ce sont des représentations que l’on retrouve à l’extrême droite au XIXè siècle sauf qu’elles viennent se greffer sur de nouvelles structures sociales. Drumont expliquait déjà qu’on allait augmenter les salaires des ouvriers en récupérant les 100 milliards d’or volés par les juifs. Depuis 2015, il y a deux pics d’augmentation des violences. Le premier après 2015, c’est une violence de revanche après les attentats. Ensuite c’est 2021 avec la campagne présidentielle et les dissolutions des groupes d’ultra droite. Sur un siècle, 29% des dissolutions ont été effectuées sous Emmanuel Macron ce qui a transformé la radicalité de droite. Aujourd’hui, plus personne ne monte des groupes nationaux, il n’y a plus que des groupes communaux. Ça va parfaitement avec la simplification idéologique. Avant, chaque groupe national avait sa spécificité idéologique. Aujourd’hui, ils sont tous ensemble dans un groupe local et ils s’en foutent que l’un soit nazifiant, l’autre royaliste etc… La montée de l’activisme est donc liée à cette politique de dissolution.

  • Espagne : vers l’union et la refondation d’une gauche de combat

    Espagne : vers l’union et la refondation d’une gauche de combat

    Les formations de gauche hors PSOE, se sont réunies samedi 21 février à Madrid, pour une conférence de presse ouverte au public, qui a rassemblé 600 personnes. Le mouvement Sumar, Izquierda Unida, Mas Madrid (parti de gauche, écologiste et féministe créé en 2019) et Comuns (parti de gauche catalaniste mais non indépendantiste), entendent réagir à la montée de l’extrême droite et de la droite.

    À noter l’absence de Yolanda Diaz, deuxième vice-présidente du gouvernement et ministre du travail, leader de Sumar. Celle-ci a d’ailleurs annoncé mercredi, qu’elle ne serait pas candidate de Sumar aux prochaines élections générales de 2027, mais qu’elle irait jusqu’au bout de sa mission au gouvernement.

    Une rencontre qui s’est tenue dans un contexte où le gouvernement est fragilisé par des affaires touchant des cadres du PSOE et qui marque le pas sur de nombreuses réformes sociales en chantier.

    La gauche dite radicale, a donc décidé de se rassembler au moment où le gouvernement marque le pas sur les nécessaires réformes sociales et où le PSOE est dans la tourmente, certains de ses cadres étant dans le collimateur de la justice pour des affaires de corruption. Sondages et élections partielles montrent un effritement électoral des forces de gauches. L’heure est à la mobilisation et à l’offensive populaire, une sorte de montée au front, comme le clame le slogan « un paso al frente » sur la banderole largement déployée lors de cette réunion publique.

    Les formations présentes à cette réunion, à laquelle ne participait pas Podemos pourtant invité, sont bien décidées à ne pas laisser passer par pertes et profits les avancées obtenues par la gauche aux prochaines élections générales en 2027, elles entendent aller plus loin, notamment en matière d’égalité, de droits pour les travailleurs, de droits sociaux, de droit au logement à la santé, à l’éducation, développement de la politique culturelle, de lutte contre la montée de l’extrême droite.

    Lara Hernandez, coordinatrice de Sumar a expliqué, en ouverture de la réunion, la nouvelle démarche d’union : « Aujourd’hui c’est le point de départ d’un chemin que nous allons parcourir ensemble, avec Mas Madrid, Movimiento Sumar, Izquierda Unida, Comuns, nous sommes complètement ouverts à toutes les forces politiques et aussi à toutes les forces sociales, à cette Espagne qui se lève tous les jours pour construire un pays plus juste et libre. »

    « La mélancolie à gauche, c’est fini »

    Parmi les intervenants, Antonio Maillo dont l’intervention a été chaleureusement applaudie. Le coordinateur de Izquierda Unida a donné le ton : « J’annonce solennellement que la mélancolie à gauche c’est fini. Commence aujourd’hui une étape de joie, de propositions, d’ambition de gouverner. Cet acte aujourd’hui est un message politique puissant. Nous devons gérer la réalité sans mélancolie, ni nostalgies. Nous avons un projet qui est à la hauteur du moment historique que nous vivons », lance-t-il. Et de poursuivre : « Nous ne pouvons pas tomber dans le piège de communication tendu par l’extrême droite, comme s’ils avaient gagné. Nous devons nous organiser avec intelligence politique. Tous les jours en Espagne des sondages disent inévitable la victoire du PP et de Vox. Nous devons occuper le terrain des idées au quotidien. Il faut appeler au débat intergénérationnel pour gagner la bataille. Le pays a besoin d’une gauche de transformation (…). Nous parlons de l’Union pour faire un pays plus juste. Chers militants de toutes les organisations, n’est-ce pas suffisant pour pouvoir nous retrouver ensemble, nous parler, avoir des complicités émotionnelles, ça c’est la vie en commun ! Ça c’est l’antifascisme face à ceux qui veulent la haine. No pasaran ! No ganaran ! » ,a conclu Antonio Maillo, en reprenant et en actualisant le slogan lancé par La Pasionaria il y a 90 ans, alors que le fascisme prenait d’assaut la République espagnole.

  • Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    À dix-sept jours du premier tour des municipales, toutes les cartes sont enfin sur la table. La préfecture a officialisé, ce jeudi soir, les candidatures en lice à Marseille, après la clôture du dépôt des listes à 18h. Dans ce scrutin pour la première fois unifié au niveau de la ville avec la réforme de la loi PLM (pour Paris, Lyon et Marseille) qui met en place un double vote, pour le conseil municipal et les conseils d’arrondissements, ils seront donc huit candidats en lice pour la mairie centrale.

    Parmi les principaux, le député RN de Marignane Franck Allisio s’était déclaré le premier, au mois de juin, suivi en septembre par la présidente (DVD) de la Métropole et du Département Martine Vassal, par le parlementaire LFI Sébastien Delogu au mois de novembre et enfin, en janvier, par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan. S’ajoutent l’ancien directeur des relations internationales au Département Erwan Davoux (DVC), le syndicaliste de l’aéronautique Rémy Bazali (LO). Et les deux surprises du jour : la candidature in extremis de l’adjointe écologiste Christine Juste, évincée du Printemps marseillais, et celle du Parti des travailleurs (ex-POID) avec l’enseignante Coralie Raynaud, ancienne candidate aux législatives en 2022 dans la 9e circonscription.

    Pour les huit mairies de secteur, quelque 46 listes ont été déposées, soit au moins 2 622 candidats dans toute la ville. Un nombre qui a chuté par rapport aux 67 listes déposées en 2020. Les 2e et 3e arrondissements en comptent aujourd’hui le nombre le plus élevé avec huit concurrents, tandis que les 11-12 ne comptent que les quatre listes principales.

    414 élus au soir du 2d tour

    Erwan Davoux, qui comptait déposer une liste dans chaque secteur, perd son pari : il ne sera pas présent dans les 4-5, ni dans les 11-12. La diversité des organisations issues des courants trotskystes se ventile sur la ville : Lutte ouvrière est représentée dans les 2-3, les 13-14 et les 15-16, le NPA-Révolutionnaires dans les 2-3, Révolution permanente dans les 4-5. Il faut aussi compter sur la liste menée par Christine Juste dans les 6-8, par Sami Benfers (GRS) dans les 13-14 et une liste Marseille citoyenne menée par le responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Hyacinthe Etoundi. Pour qu’il ne reste plus que les 414 élus au soir du second tour, le 22 mars.

    Et aussi

    Trois listes à Septèmes

    L’extrême droite et la France insoumise ont bien réussi à constituer leurs listes à Septèmes-les-Vallons. Smahane Mebarki mènera sa liste « Le Choix de Septèmes » pour LFI, Adrien Duché (UDR) sa liste « Septèmes autrement », face au maire communiste sortant André Molino.

    Le RN a réussi à déposer sa liste au Rove

    Face au maire sortant Paul Sabatino (PCF) et sa liste « Continuons ! », la candidate du RN Laetitia Cangelosi a bien réussi à déposer une liste « Unis pour notre commune ».

    22 communes sans concurrence

    Dans 22 communes sur les 119 que comptent les Bouches-du-Rhône, il n’y aura qu’un seul candidat en lice. Qui n’aura donc pour adversaire que l’abstention, alors que pour la première fois, les communes de moins de 1 000 habitants doivent appliquer la parité.

  • Intérêts populaires

    Intérêts populaires

    Un peu partout dans nos départements, des syndicalistes, mais aussi des responsables associatifs, sonnent l’alarme : oui, l’extrême droite peut emporter un nombre significatif de municipalités parmi lesquelles Marseille, Nice et Toulon, les trois plus grandes villes de notre région.

    Dans une France en perte de repères, anesthésiée par les médias de l’empire Bolloré, où la banalisation des idées haineuses atteint des sommets, leur démarche est salutaire.

    D’abord parce qu’elle est porteuse d’une mémoire indispensable. Face à celles et ceux qui pensent qu’« on ne les a jamais essayés », ces militants syndicaux et associatifs rappellent que si, l’extrême droite a été expérimentée dans notre pays il y a plus de 80 ans, mais aussi, plus récemment dans des communes où les victoires de l’extrême droite ont précédé des catastrophes, sociales, budgétaires et démocratiques.

    Une question simple devenue floue

    Ensuite, ces responsables syndicaux et associatifs rappellent, par leur prise de position, l’enjeu des élections municipales. C’est une question simple et pourtant devenue floue : comment faire prévaloir les intérêts populaires ?

    Ce ne sont pas les représentants de l’extrême droite qui pourront répondre aux aspirations du monde du travail. Celles et ceux qui en doutent n’ont qu’à regarder les votes de leurs représentants à l’Assemblée nationale : pas une voix pour le progrès social, mais un vote clair pour priver les collectivités de 5 milliards de dotations. En mars, il faudra voter selon sa conscience, mais aussi selon son intérêt.

  • À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    Dans la liste « Marseille fière et populaire » dévoilée ce jeudi, conduite par le député Sébastien Delogu, on retrouve de nombreux fidèles de La France insoumise et les principales figures déjà choisies par le mouvement mélenchoniste pour mener bataille dans les secteurs municipaux.

    On y retrouve aussi, en 3e position, Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire de Marseille, exclu de son parti pour avoir fait le choix de monter le collectif Vaï, insoumis-compatible, et sa compagne, la conseillère départementale Nouriati Djambaé, en 8e position. Le militant LGBTQIA+ Alexandre Rupnik, élu écologiste de secteur et ex-candidat de la Nupes, apparaît en 27e position, tandis que la militante de la cause palestinienne Régine Fiorani est en 50e position.

    Annoncé en « position éligible » par l’équipe de campagne, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, est également candidat au 29e rang.

    La liste complète :

    1. DELOGU Sébastien

    2. HARTPENCE Paola

    3. BARLES Sébastien

    4. BIJAOUI Léa

    5. BENSAADA Mohamed

    6. DIETHELM Victoire

    7. TROCMÉ Imrane

    8. DJAMBAE Nouriati

    9. BRUNEAU Axel

    10. IROUCHE Sihem

    11. CORONADO Sergio

    12. DEWEERDT Charlotte

    13. MANSRI El Hocine

    14. SEVIN Kalila

    15. CHAMPION Maxime

    16. GAUDIN Anne-Laure

    17. BOURNEUF Aurélien

    18. IEHL Corinne

    19. BENNAHMIAS Antoine

    20. MEGHRAOUI Myriam

    21. ABDALLAH SALIM Alladine

    22. BENDAOUADJI Inès

    23. FEIX Alexis

    24. ESTEVENS Mouriès Maria

    25. OUACHANI Radhouane

    26. BOINAHERI Rabyata

    27. RUPNIK Alexandre

    28. HESKIA Florence

    29. BOMPARD Manuel

    30. MÉOUCHY Elise

    31. ALI SAID Hassan

    32. DELAUBIER Anne-Marie

    33. DIAS-LACHÈSE Dominique

    34. DUPUY Julie

    35. PRUVOST Bernard

    36. BAKRI Katia

    37. ESPI Frédéric

    38. SONCIN Lisa

    39. TRACOL Samuel

    40. RIPOSATI Daisy

    41. GEISSER Vincent

    42. VOYER Valerie

    43. BENHADDI Salim

    44. BROCHART Eve

    45. MOIROUX Xavier

    46. ESCOT Magalie

    47. LAHMER Samy

    48. MURAGLIA Magali

    49. PEPE-CAHUAC Lucas

    50. FIORANI Régine

    51. AGULLO Olivier

    52. MARTIN Laure

    53. ILLOUL Dorian

    54. MAZMOUR Rhizlane

    55. PINEAU Blaise

    56. SAI Ratiba

    57. AÏN-ESTABLET Vincent

    58. BURO Chantal

    59. SIMON David

    60. HEBBACHE Yasmina

    61. HAJJAJ Alain

    62. HAKIMIAN-PEREZ Lola

    63. BELAROUSSI Mohamed

    64. DALLIER Djamilla

    65. IMBERT Paul

    66. BERRICHE Karima

    67. BRECHET Pierre

    68. HRAGUA Donia

    69. MAROUANE Abderrahmane

    70. NAUROY Manon

    71. BLACHE Philippe

    72. YACOUB Nadine

    73. BELHADJ Benjamin

    74. MAZRHI Fayrouz

    75. AGEORGES Guillaume

    76. GIALLO Jacqueline

    77. BAREK Foukad

    78. MARCHAL Lucie

    79. YOUNÈS Amine

    80. COSMA Marie

    81. JOURDAN David

    82. AOUNALLAH Habiba

    83. RIGAULT Nicolas

    84. CHEVALLIER Sylvie

    85. TOSOLINI Matthias

    86. PREYNAT Leslie

    87. BA Cheikh-Oumar

    88. AMAMI Sihem

    89. FINETTE Charly

    90. BORDIER Gabrielle

    91. BOLZER Nicolas

    92. SIRE Floriane

    93. FALEK Khaled

    94. VALADEAU Hélène

    95. CHERBERO Pierre

    96. Dreyfus Valérie-Elvina

    97. CLAUSSE Quentin

    98. RABINE Alice

    99. AZIZ Otmane

    100. OLLIER Claire

    101. BILLOIS Julian

    102. VEINBERG Véronique

    103. DESCAMPS Lionel

    104. HUILLE Aminda

    105. CHEMINAL Luc

    106. KHELIFI Heinda

    107. GARIN Michel

    108. DIAZ Estelle

    109. TIMRICHT Rabah

    110. MARX Laura

    111. ESCOBAR Rolland

  • La Marseillaise Sabrina Agresti-Roubache nommée ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

    La Marseillaise Sabrina Agresti-Roubache nommée ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

    C’est un mini-remaniement qui intervient à l’occasion du départ de plusieurs ministres engagés dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales

    Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, est nommée à la Culture en remplacement de Rachida Dati .

    Outre cette nomination attendue, l’ex-ministre macroniste marseillaise, Sabrina Agresti-Roubache, fait son retour en tant que ministre déléguée chargée de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.

    La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon devient aussi ministre déléguée chargée de l’Energie.

    Le chef de l’Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq, qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.

  • Dire la mémoire algérienne

    Dire la mémoire algérienne

    Depuis près de cinq ans, Nadège de Vaulx présente sur les planches sa conférence « J’aurai dû m’appeler Aïcha ». Trois quarts Algérienne et un quart Française, la militante, qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, explicite le doute de l’identité : elle n’est « pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne ».

    Née d’une réflexion sur l’histoire coloniale et les non-dits familiaux, cette conférence gesticulée mêle intimité et politique, étant « le récit d’un parcours personnel, de ses prises de conscience, agrémenté d’anecdotes, de moments d’émotion et d’humour ». En partant de son histoire familiale, elle cherche à recomposer une mémoire commune, celle des descendants d’Algériens, souvent oubliée du « roman national » français et de ses livres d’histoire. Nadège de Vaulx souhaite « faire émerger une mémoire à la hauteur de nos héritages. Une mémoire vivante. Politique. Décoloniale ».

    Un biais d’éducation

    La conférence, suivie d’un échange, à l’école de la deuxième chance a été organisée par Coudes à Coudes. L’association défend un « partage des savoirs contre les dominations », à la manière de Nadège de Vaulx qui définit la conférence gesticulée comme « un outil d’éducation populaire ». Elle réaffirme l’utilité de cette forme, affirmant croire « qu’il n’y a pas de meilleure façon de transmettre la connaissance que le partage de l’expérience ».

    La conférence est présentée le vendredi 27 février, à 19h, à la salle Massilia Vox. Libre participation aux frais, 50 places.

  • Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    « Aborder quelques thèmes essentiels du programme » : c’est là l’objectif du meeting organisé par les insoumis de la liste Aix en commun, ce jeudi à 19h, au château de l’Horloge, d’après Dominique Fortunato, directeur de campagne.

    En présence de Manuel Bompard, député et coordinateur national de la France insoumise, et Marina Mesure, députée européenne (LFI), Julie Boronad, tête de liste, abordera les questions du logement, des discriminations et de la démocratie participative, combat clé du mouvement pendant ces municipales. Comme leurs homologues de Marseille, Toulon ou Avignon, les insoumis d’Aix placent au cœur de leur projet leur volonté de « rendre le pouvoir aux Aixois ».

    Ce désir de renforcer l’« implication directe » des habitants, selon Dominique Fortunato, s’illustre avec l’élaboration d’une liste « citoyenne ». Communiqué mercredi à La Marseillaise, elle contient 57 noms, dont 29 issus de la société civile, n’appartenant pas à des formations politiques. Parmi les personnalités figure en troisième position Claudie Hubert, actuellement conseillère municipale d’opposition, élue en 2020 avec la liste de Marc Pena (PS), sur laquelle elle occupait la 2e place. Le numéro 2 de Aix en commun, est sans surprise, Guillaume Dalla Costa, investi en tête de la liste, avec Julie Boronad, lors de l’assemblée municipale LFI du 25 octobre.

    Une investiture dont certains militants avaient dénoncé l’irrégularité devant la justice, accusant le mouvement d’avoir « confisqué la décision ». Déboutés dans un premier temps, les plaignants avaient eu gain de cause devant la justice. LFI s’est pourvu en cassation (notre édition du 6/02).

  • Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    « On veut interpeller les têtes de listes pour connaître leur position et pour qu’elles sachent la nôtre : on ne se taira pas. » Geneviève Couraud est administratrice à l’amicale du nid et membre du collectif « abolition-Marseille et 13 ». Il rassemble des associations impliquées dans l’accompagnement des personnes en situation de prostitution. Ces structures ont paraphé, il y a une dizaine de jours, une lettre envoyée aux candidats aux élections municipales. Pour l’instant, pas de réponse. « On en enverra une deuxième », prévient déjà la bénévole.

    Le collectif s’est formé en février 2024 pour « se serrer les coudes » et organiser des actions en commun. « À l’occasion des municipales, on s’est dit que nous devions prendre la parole. Il existe un vocabulaire lié à une idéologie libérale hostile à la cause. Celui du consentement dans la prostitution. Quand les personnes sont mineures ou motivées par l’argent, on ne peut pas parler de consentement. »

    « De plus en plus de mineurs dans des réseaux »

    Les membres du collectif, présents sur le terrain, sont constamment en contact avec des personnes en situation de prostitution. « À l’amicale du nid, on les rencontre, on met à l’abri ceux qui demandent de l’aide, on les accompagne pour trouver un travail. » Les associations observent un nouveau profil de victime se dessiner. « À Marseille, la prostitution est en train de changer. On fait le constat que de plus en plus de mineurs tombent dans des réseaux prostitueurs et sont souvent liés au narcotrafic. »

    Alors que la sécurité de nombreux enfants est mise en péril, le collectif veut attirer l’attention des candidats à la mairie. « On veut que la question de la prostitution soit prise en compte d’une manière saine. C’est un fléau, pas un fait qu’on cautionne ou qu’on ne cautionne pas ! Même si ce n’est pas une compétence de la Ville, nous pensons que c’est le bon niveau pour que le sujet soit traité, car les élus le connaissent bien. »