Tag: police nationale

  • La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    « Votre présence nous confirme la nécessité d’une candidature comme la nôtre », lance Laurence Jouanaud (PCF) aux soutiens venus au meeting de mercredi soir, à la salle Michel-Blasco de La Mède. L’enseignante retraitée y présente le programme et la liste d’union de la gauche « Un élan pour l’avenir » qu’elle conduit avec ses 34 colistiers qui « ont en commun les mêmes valeurs de justice sociale ».

    Parmi les candidats mis en avant, Marc Lopez (PS), présenté comme « le compagnon de lutte idéal dans la campagne », Élodie Thiebaut, conseillère municipale sortante, Guy Defrance (EELV), également sortant, Jacques Messeguer (PCF), ancien adjoint à l’éducation de Vincent Burroni (PS). Figure aussi sur la liste Cyril Mistral, sapeur-pompier professionnel et président du moulin associatif Les moulins d’Olive, produisant de l’huile. Mais également Sylvie Grosseau, « châteauneuvaine depuis 1966 qui se battra contre l’abandon des quartiers périphériques » selon Laurence Jouanaud, ou encore Toomaï Boucherat, chercheur associé au CNRS.

    La santé sujet n° 1

    « La justice sociale signifie des services publics forts et accessibles à tous » développe Marc Lopez, qui veut répondre à « l’insécurité routière, physique et des biens. Nous voulons un poste de police nationale, combler les municipaux vacants et former les agents », par exemple à l’accueil de femmes victimes de violences. Et propose de créer une « plateforme de veille sociale avec les associations pour lutter contre l’isolement et l’habitat indigne », bref, « les insécurités sociales comme environnementales ».

    Élodie Thiebaut, ancienne infirmière, fait de la santé « un sujet primordial ». « Avec un médecin pour 3 000 habitants, c’est difficile. Le maire sortant s’en remet à l’État, mais nous avons une volonté en attendant », affirme-t-elle, proposant d’« assurer la disponibilité des locaux et le financement du matériel et des internes pour leur installation » sur la ville.

    Un habitant demande : « Pourquoi vouloir municipaliser l’eau ? ». Guy Defrance répond que « l’eau qui passe par Châteauneuf va à Martigues, mais ils paient moins cher que nous. C’est politique, nous voulons passer en régie ». « C’est les actionnaires qui coûtent cher » complète un autre. Un dernier remarque qu’il s’agit d’une compétence de la Métropole. Jacques Messeguer l’affirme : « En votant pour nous et pour les listes de gauche partout, on récupérera la Métropole. » L’ambition est affichée.

  • Réservistes, des policiers à part entière

    Réservistes, des policiers à part entière

    Livreur, policier municipal ou policier administratif, ils ont choisi de donner de leur temps pour renforcer les effectifs de policiers notamment sur la voie publique mais pas que… Mise en place en 2003 au départ pour les policiers nationaux à la retraite, la réserve s’est ouverte aux civils 8 ans plus tard puis aux anciens adjoints de sécurité en 2016. « Une force supplétive » qui devrait passer de 2 500 sur la zone sud aujourd’hui à 8 000 en 2030 précisait dans nos colonnes Cédric Esson, directeur interdépartemental de la police nationale 13 en décembre dernier.

    Pour Jean-Claude, 55 ans, livreur de colis à Marseille, c’était comme une évidence. Passé à côté du métier de ses rêves après avoir échoué au concours de la police municipale, il a vu là l’opportunité de se réaliser. « Mon ami d’enfance fait partie de la BAC de Vitrolles, il m’a dit que je pouvais rentrer dans la police en étant réserviste. Je me croyais trop vieux, j’ai toujours voulu faire ce métier », nous raconte-t-il. Sportif, il passe haut la main les tests d’aptitude, se familiarise avec le port de l’arme après une formation d’un mois en tout à Fos-sur-Mer et à Marseille. « L’arme, c’est le plus important, je n’en avais jamais touché et en plus je suis gaucher ! » rigole-t-il ajoutant que les patrouilles se font toujours encadrer par des titulaires.

    Quelques notions de Code pénal plus tard, le voilà sur la voie publique. Palais de justice, matches de foot… Il se « régale », s’applique à « rester calme », à surtout ne « pas se prendre pour un autre parce qu’on a un uniforme ». Pas un « cow-boy » mais plutôt un bon samaritain qui ne fait pas ça non plus pour l’argent quand la vacation est à 74 euros net. « J’ai toujours aidé tout le monde. C’est le contact avec la population qui m’intéresse c’est pour ça que je suis livreur aussi », témoigne-t-il.

    Même son de cloche chez Amandine* 34 ans, réserviste depuis 2 ans. Policière depuis 12 ans dans un service administratif à Marseille, celui « qui sanctionne les fautes des policiers », elle a besoin elle aussi de rencontrer du public mais y voit aussi une occasion de découvrir « l’envers du décor ».

    Des missions très variées

    « J’ai un peu tout fait : police secours, BST (Brigade spécialisée de terrain), GSP (groupes de sécurité de proximité), SIC avec les appels 17, du tribunal judiciaire… Je préfère le côté terrain, ce que je n’ai pas tous les jours », explique-t-elle. Pour élever son enfant, elle a fait le choix d’horaires de bureau mais passer de l’autre côté l’a déjà effleurée : « Ça reste dans un coin de ma tête. J’y pense parfois, est-ce que je ne plaquerai pas tout ? »

    Karim, 37 ans, policier municipal responsable d’un service de nuit, nous explique avoir lui trouvé son équilibre avec la réserve. Avec un père dans la BAC centre de Marseille, « policier chez nous c’est de père en fils », nous confie-t-il fièrement. « Le terrain c’est mon truc, j’ai trouvé là un métier complémentaire », précise-t-il, « c’est varié, on peut verbaliser pour un feu rouge puis partir sur un cambriolage, une tentative d’homicide ».

    Au sein de police secours la nuit à La Ciotat, il est aussi souvent mobilisé au tribunal. Au fil des audiences, « je vois comment ça marche après pour les gens qu’on interpelle, et je me suis rendu compte du travail méticuleux des enquêteurs dont les délinquants n’ont sûrement pas conscience ». Il s’est formé aussi à l’identité judiciaire. Dédié à la prise d’empreinte, d’ADN, de traces, « le service est ouvert à la réserve » s’enthousiasme-t-il, et il attend de voir pour celui des « transports en commun ». Il participe aussi à des missions à Dunkerque où il acquiert de « nouvelles façons de travailler ». Passionné, il ne compte pas lâcher de si tôt la réserve. « Mon père est à la retraite, il en fait partie. Comme pour lui, ce métier c’est ma vie. »

    *Le prénom a été changé

    « Quand je suis avec la police,
    je me régale »

  • À Fréjus, Christine Romano en fer de lance d’une gauche unie

    À Fréjus, Christine Romano en fer de lance d’une gauche unie

    « Un meeting extraordinaire. » Pour Christine Romano (PCF), tête de liste de Fréjus Riposte qui a réussi à rassembler à gauche en réunissant communistes, insoumis, écologistes, socialistes et membre de l’Après, la réunion de ce vendredi, dans la salle Sextant, aura été un moment qui compte. D’abord parce qu’elle a rassemblé 150 personnes, mais aussi de par la présence de soutiens comme Guillaume Roubaud-Quashie, historien et porte-parole du PCF, ou Manon Aubry, eurodéputée LFI. « Nous avons aussi beaucoup de colistiers issus de la société civile, syndicaliste ou association, qui ont pu prendre la parole », précise l’ancienne retraitée de la Poste en retrait de la présidence de l’UL-CGT Saint-Raphaël-Fréjus.

    Les sujets évoqués auront été nombreux avec une priorité : libérer une ville aux mains du maire d’extrême droite, David Rachline, depuis 12 ans, et candidat à sa réélection pour un 3e mandat. « Il n’est pas officiellement investi par le RN, mais le parti est derrière », assure la candidate, qui dénonce un bilan catastrophique entre urbanisation à outrance et creusement de la dette qui dépasse les 150 millions d’euros. Une gestion municipale dénoncée dans leur rapport par les magistrats de la Chambre régionale des comptes, en mars dernier.

    Si le programme de Fréjus Riposte est en cours de finalisation, il s’agit déjà de « rétablir une démocratie participative », martèle la candidate, en remettant notamment les comités de quartier en place, où les habitants éliront eux-mêmes leurs représentants.

    Favoriser l’accès au logement

    Finie aussi la bétonisation à tout crin. L’hôtel de luxe sur Fréjus plage « disparaît », « nous sommes aussi favorables à un pôle universitaire sur la base nature, centrée sur les métiers de la mer et la restauration » des milieux, détaille Christine Romano. Terminé la fusion de quatre écoles en un seul et même lieu, dans le secteur de Caïs Nord, soit pas moins de 1 000 élèves, concentrés à côté de l’autoroute. « Un projet énorme qui n’a pas de sens », commente-t-elle.

    Sur cette commune de près de 60 000 habitants, deuxième bassin d’emplois du département du Var avec deux grandes ZAC, la tête de liste entend également améliorer l’accès au logement. « Nous ne sommes pas en pénurie, de 8 à 9% de logements sont vacants, beaucoup sont consacrés aux locations de vacances ou Airbnb », assure Christine Romano, qui mise notamment sur la taxation des résidences secondaires pour « créer les conditions au vrai locatif ». Sans oublier la mise en place de 3 000 logements sociaux « quand la municipalité préfère actuellement payer une amende de 882 000 euros plutôt que de respecter la loi SRU qui fixe à 25% le ratio de logements sociaux », dénonce-t-elle.

    Sur la santé, les colistiers souhaitent l’implantation d’un centre avec des salariés. La gestion de l’eau se ferait en régie et sur les transports, « nous avons plein d’idées », indique Christine Romano, entre pistes cyclables, gratuité et réorganisation de dessertes pas toujours adaptées quand il faut attendre le bus une heure. Une compétence de la communauté d’agglomération, sur laquelle « nous comptons peser si nous remportons la ville ». Enfin, sur la sécurité, sujet qui préoccupe les citoyens, c’est sur la police nationale qu’elle veut s’appuyer, « des gardiens de la paix » qui agissent aussi sur la proximité et la prévention « que nous comptons demander à l’État ».

  • À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    Une équipe « ouvrière, populaire, ancrée et non parachutée ». C’est ce qu’a présenté le maire sortant qui brigue un second mandat, Laurent Belsola, salué par le conseiller municipal qui repart à ses côtés, Gilbert Caneri, devant une salle Youri-Gagarine comble et acquise à sa cause, jeudi.

    Comme lui, ils sont 18 de l’ancienne majorité à s’engager de nouveau pour écrire cette « nouvelle page ». Laurence Casandri, conseillère municipale déléguée au handicap et aux droits des femmes, figure en deuxième position de la liste et fera de l’inclusion son cheval de bataille. Son premier combat : « L’ouverture d’une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire, Ndlr.] collège. » Patrice Chapelle reprendra la délégation de la culture. Floriane Sotta, David Guiot, Martine Muller et Akrem M’Hamdi complètent le haut de liste, suivis de Cathy Vaxès, petite fille de l’ancien maire de 1990 à 2005, Michel Vaxès. La directrice de la mission locale veut mettre ses « compétences » et son « réseau professionnel au service des administrés et notamment des jeunes administrés pour favoriser leur émancipation, faciliter leur accès à l’emploi et à l’autonomie ».

    Parmi les autres visages connus qui complètent la liste, Naïma El Ghazzar, très impliquée dans le club de plongée et à la SNSM, Éric Jovenet du chantier naval, ou encore Matthieu Perfetti, qui fait rayonner la commune pendant Noël avec les illuminations qu’il installe dans son jardin.

    La santé comme priorité

    En cas d’élection, cette nouvelle équipe entend poursuivre le travail engagé depuis des années par les différentes majorités communistes. Laurent Belsola l’annonce : « La santé n’est pas une compétence municipale, mais ce sera notre priorité pour le mandat. » Le maire-candidat explique avoir d’ores et déjà racheté le centre Michel-Borio, autrefois centre de la mutualité Oxance, pour un euro symbolique, et dit vouloir le redynamiser « pour que l’hôpital de Martigues puisse s’y déployer »  : « Les discussions sont très avancées. » La liste emmenée par Laurent Belsola entend convertir les locaux de l’ancienne Caisse primaire d’assurance maladie en résidence senior.

    L’équipe veut s’atteler à continuer de « recoudre la ville », avec la fin des réhabilitations des quartiers prioritaires Bellevue, la Lèque et les Aigues Douces et la requalification de la RN568 en boulevard urbain. Mais aussi en renforçant l’attractivité avec le développement du tourisme culturel et industriel, la mise en place d’un village de Noël gastronomique en lien avec les restaurateurs, la rénovation des bâtiments du Respelido pour y installer un nouveau commerce de proximité ou le déplacement des sardinades vers le port pour créer un ensemble avec les artisans de bouche.

    Enfin, côté tranquillité publique, la liste de gauche compte se battre pour obtenir un commissariat mixte abritant la police municipale, mais aussi un détachement de la police nationale de Martigues. Les projets sont nombreux, mais l’équipe est motivée.

  • La préfète de police lance des assises de la prévention

    La préfète de police lance des assises de la prévention

    « La lutte contre les stupéfiants ne fonctionne que si on a deux jambes, le répressif et la prévention » pose la préfète de police déléguée, Corinne Simon, à la veille du lancement d’assises sur le sujet. « Il se passe plein de choses mais chacun fait ça dans son silo », poursuit-elle. L’idée : « mettre en place un plan départemental de lutte contre l’entrée des jeunes dans la délinquance et le trafic de stupéfiants » en favorisant « l’échange d’informations avec les acteurs qui se trouvent autour de l’enfant, pour anticiper et agir ».

    « On a besoin d’avoir des signaux faibles » détaille la préfète, « un jeune qui a un taux d’absentéisme à l’école, ne va plus à son club de sport, change de copains, en rupture avec ses parents… Tout ça mis bout à bout, ce sont des alertes ». Pas de « grand raout » mais du « pratico-pratique », promet-elle avec une première réunion pour faire « un état des lieux ». Les objectifs seront définis « ensemble ».

    Autour de la table ce vendredi 6 février, 25 coordinateurs des CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), obligatoire pour toutes les villes de plus de 5 000 habitants, soit 51 dans le département, des représentants de l’Éducation nationale, de la PJJ, de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), les trois procureurs de la zone, le responsable du centre loisirs jeunes de la police nationale 13 (CLJ), des délégués du préfet pour la politique de la Ville. Dans le cadre d’un appel à projets de la Mildeca, « Limits », deux communes des Bouches-du-Rhône sur les 30 retenues en France, viendront aussi partager leur expérience. Pas d’élus pour cause de municipales, ni d’associations, en période de subventions.

    Une cellule d’appui

    Quand on objecte que ces assises arrivent bien tard, au regard des appels à l’aide des acteurs de terrain, la réponse tombe. « On n’a pas attendu pour faire des actions » balance Jean-Christophe Roux, chef du bureau de la prévention de la délinquance, à la manœuvre avec Pierre Gilardeau, directeur de cabinet adjoint de la préfète. « Chaque année, au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, je présente ce que l’on fait avec le CLJ. On est passé de modules de lutte contre l’addiction à un module basé sur la notion de dette [qui fait que] le jeune ne peut plus sortir du réseau, basé aussi sur l’expérience des jeunes ciblés sur des collèges », précise-t-il.

    En « lien avec la Mildeca », précise Pierre Gilardeau, la préfète et son équipe réfléchissent aussi à la création d’une cellule administrative départementale « qui pourrait apporter un appui au travail fait par les communes qui a peut-être ses limites » explique Jean-Christophe Roux, à l’image de la Cepraf, cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles. Prochaine étape avec une seconde réunion à l’été.

  • En campagne contre le narcotrafic

    En campagne contre le narcotrafic

    Le narcotrafic rapporte des centaines de milliards d’euros aux mafias chaque année dans le monde. Plusieurs milliards en France où pas un territoire n’échappe aux points de deal, 3 000 recensés officiellement en 2024. Huit communes sur dix sont touchées selon les chiffres du gouvernement et parmi les départements en première ligne de ce marché de la mort, on trouve le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Marseille, Lyon et Paris sont les métropoles les plus impactées car elles concentrent des millions d’habitants. Mais la pieuvre a étendu ses tentacules, jamais rassasiée, à tout l’hexagone. Comment combattre ce fléau ? La question irrigue la campagne des municipales. Mais si la résolution ne peut passer uniquement par les communes, elles ont un rôle à tenir.

    Justice, services publics et prévention

    La fermeture des lessiveuses d’argent sale (petits commerces de nuit notamment mais pas que) est décidée au niveau municipal. La main des maires de gauche, à Marseille et Montpellier notamment, ne tremble pas pour fermer ces lieux qui participent au trafic. Mais le volet sécuritaire qui relève de l’État doit absolument s’accompagner, à parité, par un plan massif de redressement des services publics, par des moyens décuplés pour la justice, par la prévention et l’ouverture de vraies perspectives à une partie de la jeunesse laissée-pour-compte et donc proies faciles des marchands de drogue. Éducation, emploi, droit à la culture, aux vacances, au logement digne : autant de marqueurs de la gauche qui doit prendre à bras-le-corps cette lutte contre la pieuvre.

  • Narcotrafic : l’État met en avant ses résultats

    Narcotrafic : l’État met en avant ses résultats

    Un bilan positif de par une action commune. C’est le message qu’ont voulu faire passer ce mardi 3 février les représentants des services de l’État engagés dans leur bilan de la lutte contre le narcotrafic. Le nombre de personnes interpellées à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône a augmenté par rapport à l’an dernier, respectivement de 14,2 % et 11 %, les points de deal ont diminué de moitié, passant de 181 en 2021 à 89 à Marseille, de 222 à 114 dans le département. Sur les narchomicides, leur nombre est aussi en baisse de 49 en 2023, à 24 en 2024 puis 20 tués en 2025.

    « Notre stratégie », pose le préfet de région Jacques Witkowski, « ne rien lâcher, agir et encore agir. » Et s’appuyer sur le collectif, avec « la totalité de la puissance étatique en marche, chacun avec ses compétences. » Ses leviers d’action : le quotidien avec « un engagement permanent de la police nationale et de la gendarmerie pour sécuriser les secteurs » et la « poursuite des enquêtes judiciaires », le pilonnage et les opérations de grande envergure, « l’aval » avec des investigations dans « tout un tas de domaines » comme le recel et l’amont avec « des résultats probants » sur le blanchiment et 32 millions d’euros d’avoirs criminels saisis contre 30 en 2024.

    Face à des trafiquants qui se réorganisent, misant notamment sur le « ubershit », le « ubercoke » pour éviter aux consommateurs de se déplacer, policiers et gendarmes ont adapté leurs méthodes. Avec plus de contrôles de « flux » quand au-delà des voitures, les livreurs utilisent parfois des trottinettes, raconte Cédric Esson, directeur interdépartemental de la police nationale. Pour contrer l’arrivée de produits venus de Marseille et d’Avignon, « dans les trains, sur les routes, nous avons investi les transports en commun avec des équipes cynophiles » ajoute le général Pierre Baillargeat à la tête du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône. Des « enquêtes sous pseudonyme » sont aussi menées détaille le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.

    La loi narcotrafic du 13 juin 2025 offre aussi de nouveaux outils. Comme les interdictions administratives de paraître détaille la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Quelque « 150 cette année, ce qui nous permet d’assécher les points de deal », estime-t-elle, rappelant que le contrevenant risque jusqu’à 3 mois d’emprisonnement s’il se fait reprendre. Côté contrôles d’établissements, salle de sport, vendeurs de CBD et autres, ils sont une vingtaine à avoir été fermés dans le cadre des opérations baptisées « Jumbo ». Pour compléter l’arsenal, les expulsions de logements sociaux, avec 36 procédures en cours dont « plusieurs sont passées au tribunal » précise Corinne Simon.

    Apporter une réponse pénale à la hauteur

    Les consommateurs sont aussi dans la ligne de mire. Lors d’un contrôle organisé sur trois jours la semaine dernière mobilisant 1 200 agents dans tout le département, « une personne sur 12 était détentrice de produits stupéfiants » rappelle le préfet, « ils participent au narcotrafic » martèle-t-il.

    Côté justice, le ministère public se fait fort de suivre. Les infractions à la législation des stupéfiants représentent cette année « 24 % de l’activité du Parquet » indique Nicolas Bessone, le double d’une juridiction équivalente, le triple de villes comme Périgueux ou Valence, contre 18 % en 2023, 22 % en 2024. Le nombre de garde à vue dans les affaires de trafic a augmenté, de 15 % passant de 2 406 en 2024 à 2 853 en 2025. « Notre réponse pénale, c’est le déferrement systématique » assume Nicolas Bessone, se félicitant au passage d’une bonne collaboration avec le tout nouveau Pnaco parquet national anticriminalité organisée, mis en place le 5 janvier avec « deux affaires qui ont fait l’objet de co-saisines. »

    Sur les consommateurs, une convention avec la Direction Générale des Finances Publiques (DGFI) a été signée pour assurer le paiement des 10 000 AFD (amende forfaitaire délictuelle) de l’année, 200 euros chacune, les personnes en obligation de soins en ayant été exclues. Des instructions de saisies de voitures ou smartphone commencent aussi à tomber. Un « début » avec 9 téléphones et 4 autos.

    Et le procureur de revenir également sur le travail entamé sur le « haut du spectre » avec de premières saisies d’appartements à Dubaï, des surveillances particulières sur les détenus dangereux qui continuent à gérer leurs affaires depuis la prison.

    Des points de deals qui se déplacent

    Autant de pressions qui ont permis d’avancer mais loin de tout régler. Au-delà des livraisons à domicile, les points de deal se sont déplacés des quartiers Nord vers le centre-ville. Celui du 3e arrondissement restant un point chaud dans le cadre d’un affrontement sans merci pour son contrôle.

    « C’est un travail de longue haleine qui commence à porter ses fruits » commente néanmoins Nicolas Bessone, qui dans le même temps, rappelle que « nous avons affaire à une contre-société » avec une DZ mafia qui fait des conférences de presse, des narcotrafiquants qui proposent du soutien scolaire, de s’acquitter de travaux de bricolage, ou s’organisent en cartel pour s’attaquer à des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire. « Nous sommes désormais un pack, habitués à jouer ensemble » estime le préfet filant la métaphore rugbystique. De quoi assurer un début de première mi-temps, quand pour le moment, les trafiquants ont toujours le ballon.

  • À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    Châteauneuf-les-Martigues n’avait pas vu une telle union de la gauche depuis « au moins deux mandatures », estime Laurence Jouanaud (PCF). Alors, au moment d’inaugurer le local de campagne ce vendredi 23 janvier, la tête de liste et ses colistiers, représentants des diverses composantes partisanes et citoyennes d’« un Élan pour l’avenir », ont partagé la parole.

    Parmi les priorités du groupe : un nouveau mode de gouvernance « plus à l’écoute de la population afin de développer une intelligence et une solidarité collectives », explique Marie-Thérèse Rochedix, des écologistes. Élodie Thiebaut, représentante d’un mouvement citoyen du centre et conseillère municipale d’opposition, dénonce le « comportement autoritaire et antidémocratique » de l’actuelle majorité. Les forces de gauche entendent donc mettre en place des consultations participatives pour les grands projets, qu’elles souhaitent orienter vers le social.

    Elles proposent notamment de rétablir une maison de la solidarité, de rouvrir un foyer pour seniors à la Mède ou encore de mettre en place un bus administratif afin que les services publics de proximité puissent aller au-devant des publics précaires.

    Sécurité et centres-villes

    Un sujet tient particulièrement à cœur à Élodie Thiebaud, infirmière de profession : la santé. « Les communes peuvent être actrices dans ce domaine », maintient-elle. La liste compte mettre à disposition des locaux et instaurer des aides au financement d’équipements, des bourses et des aides aux internes pour attirer les jeunes soignants.

    Marc Lopez, conseiller municipal d’opposition et colistier PS, insiste quant à lui sur la sécurité, ne voulant pas laisser ce sujet au maire sortant (DVD), Roland Mouren, et au candidat RN, Alain Vaccaluzzo : « Il faudra qu’on embauche rapidement des fonctionnaires municipaux et qu’on renforce les actions de proximité et de prévention, avec des médiateurs devant les écoles. (…) En 1970, il y avait un bureau de police nationale à Châteauneuf. Aujourd’hui, on est trois fois plus et on n’a rien du tout. On mettra tous les moyens nécessaires pour faire revenir les corps d’État. »

    La liste veut aussi redynamiser les centres-villes de la commune de 18 000 habitants « laissés à l’abandon pendant douze ans », selon Marc Lopez. La tête de liste Laurence Jouanaud (PCF) explique : « Tout le monde doit pouvoir s’épanouir dans une ville facile et apaisée, agréable à vivre autour de centres-villes qui proposent des lieux d’échanges et de rencontres. On a l’idée de mettre en place un cyber café municipal. Il faut aussi soutenir l’attractivité pour avoir des commerces attrayants dans des quartiers où les problèmes de circulation seront réglés, avec la mise en commun de transports par exemple. » Tout un programme, qui sera dévoilé dans son entier mi-février.

  • Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Son opiniâtreté lui a valu des menaces de mort et des émeutes, en mars 2023. Depuis le début de son mandat, Laurent Belsola (PCF) n’a « jamais cessé de frapper aux portes des différents ministères de l’Intérieur pour lutter contre le fléau du narcotrafic », rappelait-il, le 22 janvier, lors d’un atelier de campagne.

    À Port-de-Bouc, certains quartiers, comme les Comtes ou les Amarantes, sont touchés par cette problématique. « C’est un enfer pour la population. Les parents n’osent plus se balader avec leurs enfants, les soignants ne peuvent pas entrer dans les bâtiments… concède le maire. Ça brûle tout. » Mais la régularité des opérations menées par les forces de l’ordre ont eu raison de nombreux points de deal. « On en avait six en 2020, il n’y en a plus qu’un qui disparaît puis réapparaît de temps en temps », révèle-t-il.

    Des résultats obtenus « à force d’abnégation ». L’édile, candidat à sa succession, avait d’abord demandé la réouverture du commissariat de police nationale puis l’adhésion au dispositif de Quartier de reconquête républicaine pour avoir des renforts, en vain. « On a obtenu que les forces de police soient présentes de manière pérenne, grâce à l’aide de CRS et de compagnies départementales. Les résultats sont là. Quand le travail de longue haleine est fait, ça paye. Mais il ne faut rien lâcher, ça reste fragile. »

    Désormais, Laurent Belsola demande la création d’un commissariat mixte pour avoir, sous un même toit, les services de police municipale et de police nationale. « Il ne manque que l’accord du ministère de l’Intérieur, confie-t-il. On a les locaux, qu’on veut réhabiliter. »

    « Il faut des moyens et il faut travailler sur du long terme, assène le maire. Au niveau régalien, on est preneur de n’importe quel dispositif. Au niveau de la Ville, on met le paquet sur la prévention. On a nos centres sociaux, nos écoles, le théâtre, la médiathèque, des commerces, la présence d’employés municipaux… On est dans nos quartiers. On a créé une Régie pour sortir les jeunes en difficulté avec le monde du travail, pour les accompagner dans la réinsertion avec des missions en bas de chez eux. La sécurité, c’est un tout. La police et la prévention font partie de ce tout. »

  • Yannick Ohanessian : « Nous porterons le nombre de policiers municipaux à 1 600 à Marseille »

    Yannick Ohanessian : « Nous porterons le nombre de policiers municipaux à 1 600 à Marseille »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Vous êtes adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité, c’est un thème qui revient beaucoup dans la campagne, qu’en dit le Printemps marseillais ?

    D’abord, nous avons démarré depuis plusieurs mois, ce que nous avons appelé une enquête auprès des Marseillaises et des Marseillais pour leur demander leur avis sur la ville aujourd’hui, sur leurs priorités pour les sept prochaines années. La sécurité, la propreté reviennent beaucoup.

    Didier Gesualdi : Pour vous, ce n’est pas un thème subi ?

    Vous imaginez bien que non ! On est la majorité qui a doublé les effectifs de la police municipale. Je rappelle qu’elle a été créée en 1974. Entre 1974 et 2020, les effectifs ont atteint 397 policiers municipaux. Désormais, nous en avons plus de 800. En un peu plus de 5 ans, nous avons créé plus d’effectifs de policiers municipaux que depuis les 46 dernières années.

    Léo Purguette : Et pourtant vos adversaires de droite et d’extrême droite vous font un procès en naïveté sur la question de la sécurité.

    Évidemment, dès lors qu’ils sont confrontés à leurs propres turpitudes, sur un thème de prédilection pour la droite et l’extrême droite, ils en sont à répandre des fake news, à raconter de grossières bêtises. La vérité, elle est vérifiable : nous avons doublé les effectifs de la police municipale, nous avons augmenté le nombre de caméras de vidéoprotection dans la ville. Loin des petites phrases sur les réseaux sociaux, nous sommes dans l’action au service des Marseillaises et des Marseillais.

    Didier Gesualdi : On a vu des images où le maire de Marseille dit à un journaliste qu’il n’y a pas de Kalachnikov dans les rues. C’était une erreur ?

    Il y a un Marseille bashing, il faut venir voir cette ville, sa richesse culturelle, son attractivité économique. Toutes les Unes de toutes les presses locale, nationale ou internationale disent à quel point Marseille est en train de changer vers du mieux. Tout n’est pas réglé bien évidemment, on a mis énormément de moyens, on va poursuivre.

    Le narcotrafic

    Léo Purguette : Le narcotrafic pèse énormément ici, ailleurs aussi, mais ce n’est pas une question qui relève directement de la municipalité. Est-ce audible pour des citoyens exaspérés et inquiets ?

    Le maire de Marseille l’a toujours dit et il a mille fois raison : c’est une compétence première de l’État. Et pour autant, le maire a mis tous les moyens qu’il pouvait à travers sa police municipale et du développement du réseau de vidéoprotection. La lutte contre le narcotrafic ce n’est pas simplement des mots, des opérations « place nette » ou « XXL ». C’est bien, ça compte, ça aide les fonctionnaires de police nationale que je veux saluer ici. Mais lutter contre le narcotrafic ce doit être s’attaquer à la racine du mal, couper la tête de la pieuvre, pas simplement ses tentacules. Ça veut dire mettre des moyens sur une vraie coopération internationale, pour renforcer la police nationale. Redonner du souffle, du corps, de l’énergie, aux magistrats. Créer des postes de magistrats spécialisés. Il faut lutter contre le narcotrafic de la même manière qu’on lutterait contre le terrorisme.

    Didier Gesualdi : Les chiffres de policier nationaux la nuit ont fait l’objet d’une polémique entre le maire et le préfet……

    Honnêtement, peu importe la bataille des chiffres. Le maire a raison : on ne peut pas se retrouver dans la deuxième ville du pays qui compte désormais 900 000 habitants, avec une poignée de fonctionnaires de police nationale mobilisée la nuit. Ce n’est pas entendable ni acceptable. C’est un service public nécessaire du 1er au 16e arrondissement. Il faut travailler sur l’appel 17 et police secours, remettre de l’îlotage. Nous le faisons du côté de la police municipale.

    La police municipale

    Léo Purguette : Vos adversaires de droite vous reprochent de ne pas jouer votre rôle en sanctionnant ceux qui déposent des encombrants ou stationnent mal. Que leur répondez-vous et comment faire mieux ?

    En arrivant, on a créé en 2021 la brigade de l’environnement et de la lutte contre les dépôts sauvages. Elle n’existait pas dans notre ville. Elle compte aujourd’hui plus de 600 affaires à son actif. Des affaires transmises au parquet avec lequel nous avons créé une relation privilégiée pour sévir sur celles et ceux qui s’adonnent à ce type de comportements. On a multiplié le nombre de caméras nomades qui sont plus faciles à installer pour lutter spécifiquement contre cette délinquance. Il fallait qu’on trouve des moyens nouveaux. Est-ce qu’il y a encore à faire ? Bien sûr, on va continuer, c’est pour ça qu’on a annoncé qu’il y aurait à nouveau le doublement de la police municipale. On va passer de 800 à 1 600.

    Didier Gesualdi : Martine Vassal parle de 200 sanctions par an, ça paraît ridicule.

    Je vais rester poli. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Dans quelle ville vivent-ils ? La police municipale aujourd’hui c’est un peu plus de 200 000 verbalisations, très majoritairement sur les stationnements abusifs et dangereux et les dépôts.

    La non-censure

    Léo Purguette : Vous êtes socialiste, croyez-vous possible de construire un projet municipal ambitieux avec le budget national qui est passé ?

    Ce qui est certain, c’est que nous avons un gouvernement qui n’est pas de gauche…

    Léo Purguette : ni de gauche ni de gauche…

    C’est un gouvernement de droite. Personne n’a la majorité dans l’hémicycle parlementaire. Il y avait deux options. S’opposer à tout et subir le budget initial, extrêmement douloureux pour les Français et ultralibéral, ou – et je suis fier de le dire – aller vers une négociation pour obtenir des compromis. On a obtenu des avancées sociales, ce n’est pas la panacée mais le repas à un euro pour les étudiants, ne pas avoir les franchises médicales qui augmentent, 400 millions d’investissements sur les bailleurs sociaux…

    Léo Purguette : Cela rend-il possible votre projet municipal ?

    Ça participe à l’idée d’améliorer le pouvoir d’achat. C’est notre objectif ici à Marseille aussi.

    Les quartiers populaires

    Didier Gesualdi : Ceux qui souffrent le plus de l’insécurité sont dans les quartiers populaires où il manque aussi des services publics, des centres sociaux, et là, la Ville a des leviers.

    Oui et on les a très largement activés. Quand on va chercher avec le plan Marseille en grand, des moyens colossaux pour la politique de la ville, pour la rénovation et la reconstruction d’un certain nombre de logements, pour rouvrir des centres sociaux qui sont des lieux de rencontre et de partage de toute une jeunesse marseillaise. Elle n’est pas condamnée, assignée aux pieds d’immeuble. On lui donne d’autres perspectives. Les centres sociaux c’est la découverte de la vie, de la ville, des musées, de la plage, du parc national des calanques. C’est de cette manière que la Ville travaille à remettre du lien social. La question de la sécurité on la traite, mais ce n’est pas que ça Marseille. Il faut participer, travailler, regarder la ville telle qu’elle est en essayant de construire autre chose. Autre chose c’est quoi ? La culture, le sport, le logement, les transports, la propreté et le vivre-ensemble.

    Léo Purguette : Le candidat d’extrême droite propose de ne pas avoir d’adjoint à la sécurité pour s’en occuper lui-même. Ça ne sert à rien un adjoint à la sécurité ?

    Ne pas compter dans son équipe un adjoint qui s’occupe H24 de ces problématiques-là, c’est dire à quel point il ne s’y intéresse guère en réalité. Il y a les discours, les grandes phrases, les déclarations intempestives mais il y a la réalité du terrain. Ça me donne l’occasion de lui dire « bon courage » si vous souhaitez demain trier les gens qui pourraient venir ou pas sur les plages. On est dans le ridicule absolu.

    Didier Gesualdi : Benoît Payan est sur toutes les affiches, il y a un culte de la personnalité ?

    Le Printemps marseillais a-t-il disparu ?Je ne crois pas. On est sur un mouvement historique qui s’est même beaucoup élargi par rapport à 2020. Des nouvelles formations politiques et citoyennes nous ont rejoints. Et puis, on a aujourd’hui un maire de Marseille qui a eu le courage de mener toutes ces actions depuis 5 ans et qui se présente au suffrage des Marseillais. Il est tout à fait normal que la campagne soit menée avec Benoît Payan comme leader de ce mouvement. Derrière, c’est l’ensemble des formations politiques qui sont engagées dans le Printemps marseillais. D’ailleurs toutes les propositions mises sur la table sont le fruit d’un travail avec les formations politiques. Nous avons des réunions régulières au QG de campagne, tout le monde y a sa place.Léo Purguette : Serez-vous tête de liste dans un secteur ?Vous le saurez bien assez tôt. Je suis élu dans les quartiers Est de la ville, j’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai un attachement particulier. C’est là que j’ai fait mes premières armes en politique. Ce sont des discussions en cours. Vous aurez bientôt les visages des têtes de liste qui partiront au combat sur les huit secteurs de la ville.

    Didier Gesualdi : Le RN est-il votre principal adversaire ?

    Il n’y a qu’à voir les sondages, vous les lisez aussi attentivement que moi…

    Didier Gesualdi : Celui de La Marseillaise plutôt que celui du JDD.

    Vous avez raison ! Mais sondage après sondage l’adversaire de Benoît Payan ça sera le RN. J’appelle à Marseille et dans le département à se mobiliser dès le premier tour pour les candidats humanistes.

    Léo Purguette : Y a-t-il encore des possibilités de rapprochement au second tour avec les insoumis ?

    J’ai lu avec beaucoup d’attention les déclarations de Sébastien Delogu. Quand on est capable de déclarer d’un autre candidat de gauche à la tête de la deuxième ville du pays, qu’on ne souhaite pas le voir gagner, ça en dit long sur l’état d’esprit de LFI. Si ce n’est pas Benoît Payan qui doit gagner, c’est qui ? Le RN ? Ça pour moi, c’est plus qu’une faute politique, c’est une ligne rouge franchie.

    Les Bouches-du-Rhône

    Léo Purguette : Assez parlé de Marseille, vous êtes aussi premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Un accord d’union de la gauche a été signé dans une soixantaine de communes. Quelles perspectives de conquêtes à gauche ?

    En 2020, nous n’avions pu réaliser l’union quand dans quelques communes, aujourd’hui 60, ce n’est pas rien c’est globalement l’ensemble des communes de 20 000 habitants. Cette union, la plus large possible, elle est le fruit de plus d’un an de travail avec le PCF, les Écologistes et d’autres formations politiques. Il y a un enjeu pour la gauche sur Gardanne, Aubagne, Arles, Aix-en-Provence également. Et puis on est aussi en soutien dans des communes de citoyennes et citoyens non encartés.

    La question des lecteurs