Tag: plantes

  • Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Dans le Var à La Celle, le Jardin à papillons reprend son envol

    Le Jardin à papillons de La Celle dans le Var célèbre son dixième anniversaire. 10 ans de connaissances pour mieux protéger et s’engager en faveur de la biodiversité. En ce sens, le Jardin de l’Escarelle aux côtés de la LPO Paca vous propose pas moins de 10 sorties nature pour découvrir et apprendre à identifier la faune locale. Le premier rendez-vous est prévu ce samedi sur le site du Jardin à papillons à partir de 9h30.

    En compagnie d’un naturaliste de la Ligue pour la protection des oiseaux, petits et grands sont invités à partir à la découverte de la faune et de la flore locales comme les oiseaux des jardins, les rapaces, les chouettes et hiboux mais aussi les papillons, pollinisateurs, libellules, sauterelles et bien d’autres.

    Découvrir et reconnaître les bruits de la nature

    Une sortie qui mêle observation, écoute, ateliers pratiques et sensibilisation dans un cadre naturel exceptionnel. Science participative et animations conviviales viendront également s’ajouter à ce temps de partage.

    « Oiseaux des jardins : écoutez, observez et construisez votre nichoir ! » est une sortie d’écoute matinale qui s’adresse autant aux débutants qu’aux naturalistes confirmés. Elle vous apprendra à tendre l’oreille pour reconnaître le chant des espèces communes. L’occasion également de comprendre les enjeux de conservation dans notre région, de découvrir des gestes concrets pour accueillir la biodiversité chez soi et de participer à des ateliers pratiques puisque, après la balade vous construirez un nichoir que vous pourrez installer dans votre jardin pour peut-être y abriter des mésanges.

    Le Jardin à papillons,
    c’est quoi ?

    Le domaine de l’Escarelle est d’abord un domaine viticole situé au cœur du département du Var, non loin de Brignoles. Il compte une centaine d’hectares de vignobles enserrée dans une propriété de plus de mille hectares de milieux naturels préservés.

    Parmi eux, le jardin à papillons dont la création a débuté en 2016. Les terrains ont été réhabilités et des plantes indigènes et locales y ont été plantées en fonction de l’inventaire des espèces de papillons déjà présentes sur site et potentielles. L’objectif, ne pas induire de pollution génétique par l’introduction d’hybrides ou de plantes exotiques.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que des papillons, à l’Escarelle il y en a ! Pas moins de 87 espèces différentes sont recensées sur le site, bien qu’il ne soit pas toujours possible de toutes les observer lors d’une sortie. Le Jardin à papillon s’impose donc comme un vecteur de sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité, mais également un réel observatoire privilégié de la biodiversité.

    Comptez 25 euros pour la balade de ce samedi.

    Gratuit pour les enfants
    de –
     10 ans. Renseignements : 04.94.72.04.21

  • Le cadmium, un enjeu sanitaire majeur

    Le cadmium, un enjeu sanitaire majeur

    Des avocats rappelés massivement partout en France car ils contiennent trop de cadmium, dans les enseignes Lidl et Carrefour le 21 avril… Moins de 15 jours après une étude fracassante publiée par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) sur l’exposition croissante de la population à ce métal lourd, ce problème de santé publique refait surface et les autorités ne semblent pas vraiment en prendre la mesure.

    Dans son étude, l’Anses tire la sonnette d’alarme pressant d’agir sur les sols agricoles et la teneur des fertilisants, comme les engrais minéraux phosphatés. Naturellement présent dans la nature, cet élément toxique se retrouve présent dans le corps des Français dans des doses trois à quatre fois plus élevées que dans d’autres pays européens, par le biais de notre alimentation. Près de la moitié de la population présentant des expositions dépassant les valeurs sanitaires de référence, l’Anses évoquant « une imprégnation préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge ».

    Une énième alerte quand dès 2021, l’étude « Esteban » menée par Santé publique France estimait déjà que 47,6% de la population générale adulte (18-60 ans) dépassait le niveau « critique » de concentration urinaire de cadmium. Niveau qui est encore monté avec un taux d’imprégnation de trois à quatre fois supérieur à celui constaté « dans d’autres pays nord-américains et européens ».

    L’Anses recommande notamment d’agir « à la source », au niveau des engrais utilisés, des effluents d’élevage et des boues de station d’épuration. Et de revoir « dès que possible » les valeurs limites fixées pour le cadmium dans les engrais, à 20 milligrammes par kilo, contre 90 actuellement. Ce qu’elle préconisait déjà en 2019.

    Dans la foulée, le gouvernement a annoncé un décret en ce sens. En octobre 2023, le ministère de l’Agriculture avait mis en consultation un arrêté envisageant de réduire ce taux, sans suites depuis. « C’est en cours » a juste indiqué la ministre Anne Genevard en marge d’un colloque début avril.

    Le dépistage remboursé pour les plus exposés

    De son côté, la filière des engrais, via son association France Fertilisants, a fait valoir une réduction d’environ 70% de l’usage d’engrais minéraux phosphatés depuis 1988, assurant développer des procédés de « décadmiation », toutefois « complexes et coûteux » estime-t-elle pour réduire les teneurs en cadmium.

    « On a beaucoup de technologies pour dépolluer les sols » des métaux lourds, affirme de son côté Rémi Muth, directeur technique de la branche dépollution de Séché Environnement, entreprise spécialisée dans la gestion des déchets. Mais, ajoute-t-il, elles ne sont pas adaptées aux sols agricoles. Notamment parce que ces travaux mobilisent « souvent des moyens lourds », avec des durées de traitement « assez peu compatibles avec une exploitation agricole », qui verrait ses surfaces cultivables réduites. Mais aussi parce que le traitement lui-même peut fragiliser ou tuer la matière organique du sol.

    Quant à la dépollution grâce aux plantes, elle est « encore au stade expérimental », observe Thibault Sterckeman, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) qui conclut : « La décontamination des sols agricoles en France n’est pas pour demain. »

    Seule maigre avancée à ce jour, les représentants des biologistes médicaux et l’Assurance maladie ont trouvé un accord mi-mars sur le tarif du dépistage de l’exposition au cadmium en laboratoire de ville a-t-on appris le 9 avril. Le dosage sanguin et urinaire du cadmium à un tarif de 27,50 euros, sera pris en charge à 60% par l’Assurance maladie et 40% par les complémentaires santé dès cet été, a indiqué François Blanchecotte, président du syndicat représentatif SDBIO. Seules seraient concernées les personnes vivant à proximité de sites industriels ou des salariés exposés.

    « La décontamination des sols agricoles en France n’est pas pour demain »

  • La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    La Bambouseraie d’Anduze fête ses 170 ans

    Afin de préparer au mieux cet événement, Yann Arthus-Bertrand, cinéaste et grand photographe, a été nommé parrain de l’anniversaire. Un invité de « marque, pour un anniversaire unique », assure Valentine Crouzet, directrice générale de la Bambouseraie. Un enthousiasme amplifié par l’histoire familiale de la directrice, très attachée à la Bambouseraie.

    Créée en 1856 par Eugène Mazel, la Bambouseraie est un jardin botanique composé de plantes venant de 5 continents (Asie, Europe, Afrique, Amérique et Océanie). Racheté en 1902 par Gaston Nègre, l’organisme n’a depuis jamais cessé d’appartenir à la famille de Valentine Crouzet. « Ce jardin, c’est vraiment une histoire de famille. Ce sont mes parents qui détiennent le lieu aujourd’hui encore et ensuite ce sera mon tour », confie l’arrière-petite-fille de Gaston Nègre.

    Un lieu symbolique et un amour pour les plantes et la nature : « Pour nous, faire vivre la nature, c’est aussi donner la possibilité de la connaître. Le vivant, les plantes et la préservation du milieu naturel, ça a toujours été l’ADN du jardin. C’est aussi pour cela que le lieu s’appelle la Bambouseraie », ironise Valentine Crouzet. Pourtant, si le jardin botanique compte plus de 230 types de bambous différents, la directrice le garantit : « La Bambouseraie, ce n’est pas qu’un jardin avec des bambous. Aujourd’hui, on compte plus de 1300 variétés de plantes de tous types. Notre objectif, depuis la création du lieu en 1856, a été le même : préserver la nature et mettre en avant les plantes du monde entier ».

    Une mise en avant de la nature et de sa beauté célébrée cette année avec les 170 ans d’existence du lieu. « Cette célébration est venue assez spontanément. Quand j’ai évoqué l’idée de fêter les 170 ans avec les équipes, tout le monde était d’accord pour organiser un événement spécial ».

    Une célébration sous l’égide de la sensibilisation, comme le souligne la directrice : « Au-delà de fêter notre anniversaire, notre objectif est aussi de faire prendre conscience de la beauté de la nature et de l’importance de la préserver. C’est pour cela que nous avons contacté Yann Arthus-Bertrand, que nous faisons intervenir Marc-André Selosse, Vinciane Despret ou Jeanne Pham Tran pour parler de ces sujets ».

    * Retrouvez le programme des 170 ans de la Bambouseraie : https://bambouseraie.fr/notre-histoire

  • Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Les beaux jours reviennent, le marché avec. Ce mardi 7 avril, une dizaine de stands se sont installés sur la place Jean-Jaurès à partir de 16h pour une nouvelle saison foraine qui s’achèvera dans six mois, le 29 septembre. Les habitants pourront trouver des fruits et des légumes, des plantes pépinières, des bijoux, des fromages ou encore des madeleines. Pour Jérémy, qui vend les pâtisseries proustiennes concoctées par sa femme Julie à Gardanne, cette édition est une première. « On a monté notre entreprise en décembre, j’espère que ce rendez-vous hebdomadaire permettra aux habitants de nous découvrir ! » confie-t-il. Venue saluer les producteurs et artisans locaux pour leur souhaiter la bienvenue, la nouvelle adjointe de quartier Marceline Zéphir (PCF) explique : « C’est aussi une manière pour nous de redynamiser cette place, ça fait partie de la politique d’attractivité : les façades des bâtiments autour ont été rénovées grâce à l’opération Martigues en couleurs, on a acquis le commerce qui faisait le coin, on est en réflexion sur ce qu’on va en faire… C’est un tout. »

    Une production agricole de qualité

    Bernard Thoron, chevrier du Rove, est aussi là pour animer le quartier malgré le « changement des habitudes alimentaires des gens qui rend parfois le marché sinistre, parce qu’il y a plus de producteurs que d’acheteurs ». « Je viens parce que j’aime Martigues, je voudrais qu’on se rende compte qu’il y a aussi une production agricole de qualité, on a une AOP ici, on a quand même de la ressource et des super produits. Faut les mettre en avant. »

  • Un espace ouvert à tous pour découvrir les plantes locales à Forcalquier

    Un espace ouvert à tous pour découvrir les plantes locales à Forcalquier

    Ateliers pour créer son propre parfum, formation pour les savonniers, musée consacré aux plantes locales, colloques sur l’adaptation au changement climatique… La Cité des saveurs et des senteurs de Forcalquier, lancée jeudi, est pleine de projets pour faire revivre le lieu et enfin attirer le grand public et les habitants du village. « C’était devenu un lieu élitiste, aucun habitant du village ne rentrait ici », déplore Marianne Sarrailh, la cheffe de projet. à l’inverse, « nous, ce que nous souhaitons, c’est un lieu convivial, ouvert à tous, un endroit où tout le monde vient, et mettre à disposition nos ressources », explique Patrice de Laurens, le président de l’association, également ancien directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et ancien directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) en Région Sud.

    « Le projet qui nous anime, ce sont les plantes méditerranéennes qu’on ne trouve qu’ici, valoriser et promouvoir les savoir-faire et les ressources de notre territoire, comme la lavande, et croiser culture et agriculture », précise le président. Le musée Artemisia invite à découvrir les plantes, les huiles essentielles, les distilleries et la cosmétique, en se servant de ses cinq sens. On y apprend, par exemple, à « cueillir le thym de manière responsable », et on peut y sentir des cyprès, des pivoines ou encore de la sauge.

    Les cueilleurs mis

    en avant

    Les nouveaux responsables de la Cité ont tenu à mettre en avant, pour la première fois, les cueilleurs de la région. Pour cela, l’artiste Kristi Lunde a réalisé leurs portraits, afin de les « sublimer », les « célébrer » et enfin leur donner une place au sein du musée. Parmi eux, Kelly Colonges, habitante d’Oraison, se balade régulièrement en montagne pour cueillir et vendre des tisanes, des compléments alimentaires ou encore des produits cosmétiques. Dans le département, elle dit trouver du thym, de la sarriette ou encore du romarin. « Parfois, je vais jusque dans les Hautes-Alpes pour trouver des plantes qui ne sont pas dans le département », ajoute-t-elle. Le musée raconte cette « tradition héritée du Moyen Âge » et « l’extinction et le renouveau » de la profession de cueilleur.

    La Cité a aussi pour objectif « d’initier aux activités autour des plantes et du parfum » grâce à divers ateliers. Tachka Sofer anime l’atelier cuisine. « J’avais envie de trouver une activité où l’on fasse ensemble », explique-t-elle. Elle a notamment accueilli une classe de lycéens de filière professionnelle de Martin-Bret, qui lui ont demandé un travail sur l’alimentation pendant l’Occupation.

    La Cité va également remettre en marche sa formation pour les savonniers, en partenariat avec le lycée agricole de Carmejane. « On a déjà 60 demandes de candidats à travers toute la France », se réjouit Marianne Sarrailh. Des colloques sur l’adaptation au changement climatique sont aussi prévus. La boutique de la Cité propose déjà une diversité de produits locaux, du miel, des spiritueux ou encore des tisanes, provenant tous de « moins de 30 km d’ici », assure la cheffe de projet.

    « Quand on m’a demandé de reprendre l’association, je me suis aperçu qu’on était dans une situation assez grave », explique Patrice de Laurens, qui espère réussir à récolter des subventions du Département ou encore de la Région. « On a beaucoup travaillé sur la communication, ce qui fait qu’on a aujourd’hui des appels, des retours assez incroyables de gens qui ne connaissaient pas la structure, qui ne savaient pas tout ce qu’il était possible de faire ici. On nous demande même si on pourrait faire les ateliers parfum au Festival de Cannes ! », affirme Marianne Sarrailh.

    La Cité est située dans le magnifique couvent des Cordeliers, qu’elle loue à la commune. Elle noue des partenariats avec des entreprises comme l’Occitane, et est parrainée par Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles, qui était présent pour le lancement jeudi.

    Site web : artemisia-museum.fr

  • Alerte aux pollens dans la région Sud

    Alerte aux pollens dans la région Sud

    Retour des beaux jours, températures douces… Et c’est le début de la torture pour les allergiques aux pollens. Le risque « est actuellement élevé voire très élevé en Provence-Alpes-Côte d’Azur et devrait se maintenir plusieurs jours encore, en particulier pour les pollens de cyprès et d’aulne », indique l’Association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud, qui traque officiellement depuis 2025 ces minuscules grains végétaux.

    « On participait déjà au réseau national de surveillance aérobiologique », précise Damien Piga, directeur innovation chez AtmoSud. La méthode : piéger les pollens dans l’air qui circule au moyen d’une bande encollée explique-t-il. « Ces grains sont très caractéristiques, des personnes sont formées à les reconnaître à l’œil nu », précise-t-il. À terme, des caméras doublées d’algorithmes devraient se charger du travail.

    Un site pour anticiper

    Mais surtout il y a la partie prévision. « Nous avons des modèles numériques qui permettent d’anticiper les conditions météo et la floraison des plantes, et tout un réseau d’acteurs sur le terrain dont des médecins sentinelles », détaille Damien Piga. Une certitude : avec le changement climatique, les périodes polliniques s’allongent et de nouvelles espèces peuvent s’implanter. Comme l’ambroisie, hautement allergisante, repérée dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. « Une mauvaise qualité de l’air extérieur et intérieur », aggravant le phénomène, ajoute-t-il.

    À noter que le pollen de cyprès, particulièrement présent en milieu urbain et périurbain, constitue la première cause d’allergie dans notre région, à l’origine de près de 75% des cas. À la clé : rhinite, conjonctivite, difficultés respiratoires, asthme et jusqu’à des réactions cutanées de type eczéma ou urticaire. Sur son site internet, AtmoSud fait un point quotidien, commune par commune et devrait donner vendredi la tendance du week-end et de la semaine suivante.

  • Que faire faire pendant les vacances de février

    Que faire faire pendant les vacances de février

    Bouches-du-Rhône

    Marseille : escape game aux Archives municipales

    Les Archives municipales (3e) proposent un escape game consistant à retrouver le Livre rouge, précieux manuscrit contenant les statuts et chartes de la ville de Marseille au XIIIe siècle, caché par l’archiviste communal Joseph Billioud pendant les combats pour la libération de la ville. Les participants sont invités à revivre l’aventure et le défi logistique qu’ont été l’évacuation, le transfert et la mise à l’abri des œuvres d’art et à découvrir les enjeux de la protection des biens culturels en cas de conflit.

    Dates et horaires : mardi 17 et 24 février à 14 heures, mercredi 18 et 25 à 10 heures et jeudi 19 et 26 à 14 heures. Dès 11 ans. Gratuit.

    Aix-en-Provence : ateliers au Muséum d’histoire naturelle

    Le Museum d’histoire naturelle accueille, du 16 au 20 février, des ateliers à destination des enfants de 7 à 12 ans. Trois animations, organisées entre 14 et 16h, n’affichent pas encore complet : découverte du système de reproduction des plantes le mercredi, étude des effets du changement climatique sur la faune et la flore le jeudi et observation des dents des dinosaures de Provence le dimanche.

    Réservation recommandée au 04.88.71.81.81. Prix : 4,60 euros.

    Aix-en-Provence : carnaval Moby Dick

    Avec un départ prévu samedi 28 février de la place des Prêcheurs, le carnaval d’Aix promet un plongeon dans l’univers de Moby Dick. Invités à découvrir l’adaptation de la compagnie CPPP du best-seller d’Herman Melville, les spectateurs suivront le capitaine Achab dans une odyssée urbaine à la poursuite du célèbre cétacé. Le défilé sera composé de trois chars réalisés par le Comité officiel du carnaval d’Aix, un groupe de jeunes danseurs de la compagnie Grenade, un groupe de gymnastes de la Gym du Pays d’Aix et un dernier groupe d’Aixois pyrotechniciens encadrés par la compagnie Karnavires. Dès 15 heures les plus motivés pourront participer aux ateliers maquillage, création de masque et confection de chapeau, installés sur la place des Prêcheurs et la place Jeanne-d’Arc.

    Aubagne: balades et découvertes culturelles

    L’office du tourisme du Pays d’Aubagne propose pour ces vacances une ribambelle d’activités à destination des familles : visites guidées, ateliers créatifs, balade plein air… de quoi profiter pleinement du territoire. Conçue pour toucher tous les publics, la programmation inclut des moments destinés aux petits (contes musicaux, joutes médiévales, combats immersifs, randonnées médiévales) mais aussi aux grands (visite guidée « Aubagne dans les yeux de Marcel », ateliers à la maison Ferroni et activité reliure).

    Plus d’info sur le site de l’office de tourisme : https://www.tourisme-paysdaubagne.fr

    Arles: découverte de l’abbaye de Montmajour

    Le Centre des monuments nationaux organise plusieurs visites thématiques de l’abbaye de Montmajour à l’occasion des vacances d’hiver. Les 18, 20, 24 et 27 février à 15 heures, il sera possible de découvrir le cloître de l’abbaye, qui présente un bestiaire -ensemble d’animaux dans des œuvres d’art- étendu. L’occasion d’observer, dès 6 ans si on est accompagné d’un adulte, créatures réelles et imaginaires. Sur les mêmes dates à 11 heures, un atelier proposera de déconstruire 10 préjugés sur le Moyen Âge, souvent perçu comme une période sombre. L’accès aux ateliers est inclus dans le prix d’entrée : gratuit pour les moins de 18 ans et 7 euros pour les adultes.

    Réservations et info sur le site web : https://www.abbaye-montmajour.fr/agenda/montmajour-fete-le-carnaval

    Var

    Hyères: visite guidée de la villa Noailles

    Du mercredi au jeudi, la villa Noailles, propose des visites accompagnées d’un guide au tarif d’une visite libre (6 euros). L’occasion de découvrir l’intérieur et l’extérieur de la maison et la vie qu’y menaient Charles et Marie-Laure de Noailles. Des ateliers photographie (20 euros) et architecture (5 euros) sont également organisés les jeudi et vendredi 19 et 20 février.

    Infos et réservations : https://villanoailles.com/

    La Valette-du-Var: ateliers jardinage au Jardin de Baudouvin

    Le mercredi 18 février, à l’occasion de la journée « La Violette », le Jardin de Baudouvin ouvre ses portes au public pour une programmation conviviale et familiale. Ateliers de jardinage pour les enfants, cuisine autour de la violette et atelier artistique rythmeront cette journée placée sous le signe de la nature, de la créativité et du partage.

    Gratuit sur réservation au 04.94.23.74.04.

    Toulon: festival Bibliociné

    Du 14 au 28 février, les médiathèques de Toulon accueillent différentes animations dans le cadre du festival Bibliociné. Entrées gratuites pour les résidants toulonnais. Programme des ateliers, projections et rencontres proposées sur le site web des médiathèques de Toulon : https://mediatheques.toulon.fr

    Vaucluse

    Avignon: des vacances aux musées

    Le Bain Pommer, le musée Calvet, le musée Lapidaire, le muséum Requiem, le palais du Roure et le musée du Petit palais Louvre en Avignon organisent pendant les vacances d’hiver plusieurs visites-ateliers, à destination des familles et des jeunes publics.

    Programme et tarifs : https://avignon-tourisme.com/

    Alpes

    Digne : vacances sportives pour les 12-17 ans

    La Maison des jeunes et des étudiants de la Ville proposent du 16 au 27 février nombreux ateliers sportifs et créatifs pour les 12-17 ans. Natation, ski, yooner, escape game, création de tee-shirts personnalisés ou animation cuisine… Il y en a pour tous les goûts.

    Infos et inscription au 04.92.36.10.31. ou sur le site web de la mairie www.dignelesbains.fr

  • [Immersion] Le « LSBB », un labo enfoui à l’écoute du silence

    [Immersion] Le « LSBB », un labo enfoui à l’écoute du silence

    Enfoui à cinq cents mètres sous le plateau d’Albion, le Laboratoire souterrain à bas bruit de Rustrel (Vaucluse) est l’exemple le plus abouti à ce jour d’une reconversion réussie d’un site militaire ultrasecret dédié au lancement de 18 missiles nucléaires en une unité scientifique copilotée par le CNRS et l’Université d’Avignon pour l’appui à des recherches de très haut niveau international.

    Perdu dans la pampa et enfoui sous un massif karstique, ce bastion imprenable jouit loin de l’effervescence acoustique des grands centres urbains et industriels d’un calme anthropique rare, et surtout d’un silence magnétique exceptionnel. Dans ce saint des saints, un objet fascine : une capsule blindée capable de résister au souffle d’une frappe nucléaire. Dans cette cage de Faraday qui repousse toute onde au dessus de 40hz, on peut faire des recherches aux frontières du silence absolu.

    « J’ai visité les galeries avec des mitraillettes dans le dos » s’était plu à nous raconter il y a vingt ans Georges Waysand, le père du LSBB (La Marseillaise, 10 décembre 2006). Ce physicien honoraire du CNRS était resté bouche bée en découvrant les qualités de cet « étrange sous-marin suspendu ». « Mon nanomètre de mesure du champ magnétique indiquait quasiment zéro. » Son lobbying pour que la science investisse les lieux au départ de l’armée a été déterminant.

    Gilles Micolau, professeur à l’université d’Avignon, a ouvert à La Marseillaise ce labo hors normes qu’il dirige. Au volant du même chariot Fenwick qui convoyait durant la guerre froide les officiers de tir qui se relayaient dans la capsule, il nous guide avec Daniel Boyer, son directeur adjoint technique rattaché lui à l’université Côte d’Azur dans le ventre de la montagne et le dédale de 4km de galeries qui depuis trente ans accueillent plusieurs centaines de missions d‘observation et d’expériences scientifiques de très haut vol.

    Une salle de métrologie d’une parfaite stabilité thermique est l’objet d’un partenariat scientifique avec le groupe Bertin-Technologies basé à Pertuis et Aix-en-Provence connu pour la qualité des instruments optiques qu’il produit pour l’aérospatiale, les accélérateurs de particules. Ses ingénieurs ont réalisé la caméra SuperCam du rover Perseverance de la Nasa qui a débarqué sur Mars en février 2021 après un voyage de 490 millions de kilomètres.

    Le long des galeries, des sismomètres, des capteurs d’infiltrations d’eau crachent des données précieuses. « D’ici et par la fibre optique qui remonte au sommet de la montagne, on fait des mesures d’une rare sensibilité sur la gravité », détaille Gilles Micolau. Dans une pièce, pas moins de six sismomètres, un micro-baromètre et un accéléromètre déversent H24 des données précieuses aux services nationaux d’observation, au centre d’étude atomique, à toute une communauté scientifique. « Vous avez ici un gravimètre d’un raffinement technologique extraordinaire. Et c’est le seul endroit au monde où il y en a deux séparés par 500 mètres de roche dans un labo. Ces appareils de mesure ont une sensibilité diabolique. Pour exploiter leurs données, il faut encore retirer l’influence exercée par l’ensemble des planètes du système solaire. » Grâce à eux, on mesure les remous du système karstique rattaché à la Fontaine-de-Vaucluse, un des plus grands réservoirs d’eau douce d’Europe. On étudie ici l’attraction gravitationnelle qui s’exerce sur l’eau qui traverse la montagne, les soulèvements de la nappe phréatique qui se recharge après un orage sur le plateau d’Albion, ses variations avec la pression atmosphérique. « Cela permet de réaliser un bilan hydrique de ce qui rentre dans la montagne et passe dans ses profondeurs, mais aussi en surface de l’évapotranspiration des plantes », souligne Daniel Boyer.

    Plus loin, dans ce qui était un œuf en béton baptisé « R10 », du nom d’un des récepteurs du code nucléaire qu’il abritait, une expérience est menée depuis plusieurs années : 60 accéléromètres détectent les vibrations de la roche pour intercepter les ondes sismiques et comprendre leur propagation dans le massif karstique. « Chaque capteur opère 10 000 mesures tridimensionnelles à la seconde. C’est une quantité phénoménale de données. »

    MIGA, futur gravimètre

    à atomes froids

    Après 1,7 km de route, une porte blindée de deux tonnes conçue pour résister à une pression de 20 bars et revêtue d’une cuirasse galvanique, donne accès à l’enceinte étanche au champ électromagnétique. Au fond apparait la fameuse capsule posée sur vérins et rotules hydrauliques. Elle est suspendue au plafond d’une cavité ovoïde en béton de 2 mètres d’épaisseur, recouverte d’un centimètre d’alliage d’aciers. Tout a été conçu pour résister au flash électromagnétique qui précède l’explosion atomique et permettre la riposte nucléaire. « Nous sommes à 520m de profondeur à l’endroit le plus profond et le plus stable. On a ici le plus haut niveau de protection pour les manipulations les plus fines pour mesurer les fluctuations du champ magnétique. » On peut écouter l’activité d’un cerveau en phase de sommeil profond. Ici, pour la première fois un magnétomètre SQUID refroidi à l’hélium a mis en évidence le couplage entre un important séisme à 6 000km et des irisations atmosphériques qui le précédaient à la vitesse de la lumière. « Le bruit de fond magnétique filtré au-dessus de 40 Hz fait du LSBB, un des rares endroits capables de détecter ces signaux précurseurs très faibles d’un tremblement de terre. »

    L’avenir du LSBB se dessine dans deux nouvelles galeries creusées en 2015-2019 on l’on découvre une antenne gravitationnelle en cours de montage. Le projet MIGA est porté par le Laboratoire temps espace de Paris et le LP2N de Bordeaux. C’est un tube ultravide en acier de 150 mètres de long. « C’est un instrument de métrologie de très haut vol basée sur la nouvelle technologie d’interférométrie quantique par atome froid. Ses miroirs sont d’une précision inouïe », explique Gilles Micolau.

    Tout est parti de la prédiction d’Albert Einstein en 1916 sur l’existence d’ondes gravitationnelles. Pour la première fois, le 11 septembre 2015 deux interféromètres optiques de Ligo (USA) et de Virgo (Italie) ont détecté cette onde qui provenait de la fusion à 1,3 milliard d’années-lumière de deux trous noirs. « Pour l’heure, c’est un prototype démonstrateur, mais on espère qu’à la fin il servira à de l’observation gravimétrique », ajoute Gilles Micolau à la tête d’un labo qui repousse les formidables contraintes d’humidité, d’exiguïté, d’inconfort sous terre pour accueillir des expériences vraiment hors normes dans un environnent proche de la science fiction.

    « Vous avez là des appareils de mesure d’une sensibilité diabolique »

  • [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    Tisanes, huiles essentielles ou végétales, ces produits aux composants fortifiants pourraient vous réconforter. Depuis 1815, la pharmacie du Père Blaize est spécialisée dans la phytothérapie, l’art du traitement par les plantes, une pratique qui se perpétue depuis 215 ans. Ici, pas de recettes magiques ou presque : la plante est l’essence même de ce savoir-faire ancestral. « Nous avons une approche technique, une action thérapeutique pour aider nos patients à se soulager », relate Antoine Dauvert, pharmacien.

    Produits naturels

    « Les plantes sont expédiées par des grossistes, majoritairement des productions européennes », souligne le pharmacien. La réception se fait « là-haut », dit-il en montrant le plafond du doigt. Le froid s’est installé ces derniers jours aux portes des Marseillaises et Marseillais. « J’accompagne mes patients pour remplacer ou accompagner des médicaments ou, de manière préventive, pour se faire du bien et résister au froid hivernal », estime Antoine Dauvert. Des bienfaits destinés à soutenir les défenses immunitaires.

    Les festivités touchent à leur fin, et c’est donc l’occasion de se faire du bien. Pour cela, rien de mieux que « l’iconique » tisane du Père Blaize : la tisane du centenaire. « Cette tisane d’action détox permet de soulager le foie après une grosse période festive », recommande le pharmacien. Ses ingrédients, notamment à base de centaurée et de marrube, « permettent de drainer le foie et la vésicule biliaire », juge-t-il avec enthousiasme en attrapant un sachet posé sur une étagère.

    Pas de restriction pour l’une des boissons chaudes les plus convoitées de l’hiver. « Tout le monde peut en prendre », s’exclame le pharmacien.

    La phytothérapie se présente comme une alternative aux processus chimiques. « On a un outil de travail qui nous permet de répondre de manière naturelle aux problèmes de santé de nos patients », estime Antoine Dauvert. La pharmacie bicentenaire continue ainsi sa volonté de répondre à cette quête de bien-être de manière historique et traditionnelle.

    Pour commander : boutique.pereblaize.fr

  • Les opérateurs de croisières s’intéressent au terroir local

    Les opérateurs de croisières s’intéressent au terroir local

    Un champ d’aubergines de toutes les couleurs, un couple de buses qui chantent et le maraîcher bio Christophe Lopez qui explique la démarche de la ferme Aïoli Caganis, dont il est l’un des associés. Une scène pittoresque pour les représentantes de plusieurs sociétés de croisières en visite, ce jeudi à Martigues, en quête d’expérience client.

    L’idée du petit groupe en visite est de se mettre à la place d’une quinzaine de clients en escale. L’odeur forte du basilic, le piquant du piment sucette goûté à la pointe du couteau et l’agneau fourré à la tapenade du chef Julien Gauchet, restaurateur de la ferme, sont autant d’arguments de vente. Les histoires aussi. « On garde les troncs des artichauts après récolte car on s’est aperçu que les coccinelles creusent et hibernent à l’intérieur » raconte Christophe Lopez, expliquant aussi la présence de kiwis, vignes et jasmin qui « dans 7 ans feront de l’ombre naturelle pour les autres plantes ».

    Clientèle internationale

    La représentante de Provence Tourisme rappelle que « la clientèle croisiériste est particulière, majoritairement senior et à la recherche d’expérience haut de gamme. Les opérateurs s’engagent de plus en plus dans cet aspect découverte locale ». Comme l’illustre Maria Binder de la compagnie Uniworld, « il est intéressant de connaître les environs dans l’intérêt de nos clients », venant à 80% des États-Unis.

    Pour Aïoli Caganis, ouverte depuis 2022, « c’est la première fois qu’on accueille à l’international », relève Christophe Lopez, « mais ça représente du travail en plus pour nous ». Patricia Nowinska de Lueftner Cruises estime que « s’il y a plus de visites, il y a plus de ventes, c’est une opportunité de développement » pour la ferme. Mais « il faut garder cette authenticité », nuance Magali Payer de CroisiEurope, déjà présent sur Martigues.

    Les retombées pourraient être de l’ordre de « 150 euros par personne et par jour » pour Jean-Jacques Micoud, directeur de l’office de tourisme de Martigues. « Les croisières se développent au sud d’Avignon, et Martigues est au bout. Nous allons gagner en visibilité grâce aux opérateurs et ancrer l’idée que Martigues est aussi une ville touristique », promet le directeur.