Tag: Plan Marseille en grand

  • Le plan Marseille en grand va changer de pilote

    Le plan Marseille en grand va changer de pilote

    Le mouvement se poursuit à la préfecture de région. Deux semaines après la nomination à la tête des services de l’État dans l’Aisne de l’actuelle préfète déléguée à l’égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône Isabelle Epaillard, remplacée dans ses fonctions par l’ex-directeur de cabinet au ministère de la Ville Guillaume Quenet, c’est au tour de la sous-préfète Virginie Averous de quitter le département. Par un décret signé ce lundi 10 août, celle-ci vient d’être nommée à la tête de la sous-préfecture de La Trinité, en Martinique, avec une prise de fonction annoncée pour le 1er septembre prochain. Diplômée de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), l’ancienne directrice de cabinet de la préfecture de l’Allier avait été nommée le 7 octobre 2022 sous-préfète chargée de mission auprès du préfet de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, chargée de la politique de la ville. Surtout, depuis le 1er janvier 2024, elle portait le pilotage administratif du plan Marseille en grand.

    Quel successeur ?

    Un poste sous les feux croisés de la politique marseillaise. Si le président avait annoncé, le 16 décembre dernier, que 62% des crédits avaient bien été engagés tandis qu’était mise en service au mois de janvier la première extension du tramway et que se poursuivent les appels d’offres pour la réhabilitation des écoles – trois ont été lancés le 2 août pour le Castellas, Saint-Tronc et Cadenat – un signalement de l’ancien préfet de région Georges-François Leclerc révélé le 2 février dernier par le média Blast avait jeté une ombre de plus au tableau. En ligne de mire, l’attribution des marchés de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) qu’il présidait pourtant, l’énarque pointant des réunions de la sous-préfète avec l’ancien adjoint (DVG) aux écoles, Pierre-Marie Ganozzi. Tandis que le parquet annonçait l’ouverture d’une enquête, l’actuel préfet de région Jacques Witkowski indiquait au mois d’avril que les procédures de commande publique étaient « conformes ».

    Reste à savoir qui succédera à la sous-préfète. Son départ coïncide avec la nomination, par un décret également daté du 10 août, de l’adjoint à la sous-directrice des finances au ministère de l’Intérieur Nicolas Chamoulaud, comme sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de région pour une durée initiale de trois ans. Diplômé de l’Institut national du service public (INSP, ex-ENA) en 2022, cet administrateur de l’État a réalisé l’ensemble de sa carrière au ministère de l’Intérieur. Interrogée ce mercredi sur le périmètre de sa mission, la préfecture renvoie toute annonce à sa prise de fonction.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • [Entretien] François Crémieux, AP-HM : « Un outil de réponse en cas de crise sanitaire »

    [Entretien] François Crémieux, AP-HM : « Un outil de réponse en cas de crise sanitaire »

    La Marseillaise : Que va changer ce bâtiment pour l’AP-HM ?

    François Crémieux : Ce bâtiment Samu c’est l’un des premiers grands jalons de la rénovation et de la modernisation de l’assistance publique dans le cadre du plan Marseille en grand. C’est un outil technique de réponse en cas de crise sanitaire sur le département. Sur un plan strictement opérationnel, c’est un bâtiment qui était nécessaire pour installer les équipes du Samu zonal, du Smur de la Timone, du centre anti poison, des équipes du 31 14, qui est le numéro national de prévention du suicide, afin qu’elles puissent aussi travailler dans des conditions optimales.

    Une salle est dédiée aux « crises », cela concerne la crise climatique que nous vivons ?

    F.C. : On se souvient tous de la canicule de 2003 où il y avait eu un afflux de très grand nombre de patients très âgés qui avaient beaucoup souffert mais aussi beaucoup de décès. J’espère que notre pays est mieux préparé et sera mieux capable d’anticiper un risque climatique de ce type-là. À l’heure où on parle, il y a beaucoup d’appels au Samu parce que nos concitoyens ont des difficultés particulières, sont inquiets ou ont besoin de conseils. Les enjeux de crise climatique, ce sont ceux des conséquences sur la santé. C’est aussi le travail des équipes du Samu d’être capable d’y répondre.

    Vous dîtes espérer que le pays est « mieux préparé », l’AP-HM l’est-elle ?

    F.C. : Pour avoir connu la crise de 2003, il est clair que les hôpitaux, les professionnels de santé, les structures médico-sociales qui prennent en charge des personnes âgées ont considérablement évolué. Aujourd’hui, tout le monde sait ce qu’est le risque de chaleur extrême, les enjeux d’aérer la nuit pour refroidir et de se protéger du soleil la journée, mais aussi de faire attention à ne pas se déshydrater au détour d’une canicule. On a collectivement acquis une certaine expérience, malheureusement parce que le réchauffement climatique est là et qu’il va continuer à se poursuivre. Dans le Sud de la France, on était déjà relativement compétents en 2003, du côté des équipes soignantes, et on l’est aujourd’hui plus encore.

    Le Premier ministre a annoncé mardi activer le plan Orsan au niveau 2 sur 4, qu’est-ce que ça signifie ?

    F.C. : Ça dépend du niveau de gravité de la canicule dans les différentes régions, le système de santé va s’adapter, notamment pour être prêt à accueillir plus de patients d’urgence si c’était nécessaire. Aujourd’hui ce n’est pas le cas à Marseille, peut-être que ce le sera, on est capables de l’anticiper. Le sujet pour nous, à date d’aujourd’hui, c’est l’augmentation du nombre d’appels au centre 15. Ça signifie par exemple qu’on va renforcer un peu la salle de régulation pour garder un rythme de décroché qui soit très rapide. Si demain, il y a un plus grand nombre de patients qui viennent aux urgences on saura les prendre en charge. C’est faire en sorte notamment dans les structures de prise en charge de patients handicapés ou de personnes âgées, de faire très attention à elles, parce qu’on sait qu’elles sont les premières victimes potentielles de forte chaleur. Le système de santé au sens large du terme, est en train de s’organiser jour après jour, en fonction de la météo et en fonction de ce qui va se passer, pour être capable de répondre.

  • David Ytier : « Il faut revoir le modèle financier de la Métropole sinon elle va s’éteindre »

    David Ytier : « Il faut revoir le modèle financier de la Métropole sinon elle va s’éteindre »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    Attributions de compensation

    Didier Gesualdi : Vous êtes le grand argentier de la Métropole…

    En ce moment on m’appelle plutôt Picsou !

    Didier Gesualdi : Et le préfet qui a rendu sa copie sur le budget et a décidé de demander de l’argent aux territoires à travers les attributions de compensation. Comment avez-vous réagi ?

    La première réaction est de dire qu’on est au bout d’une procédure qu’on a choisie volontairement puisqu’il y avait eu un choix collectif des élus de ne pas voter le budget face à des difficultés structurelles et donc de saisir les magistrats de la Chambre régionale des comptes. Il y a eu une petite surprise puisque le préfet s’écarte en partie de ces préconisations et va sur un terrain sur lequel les magistrats disaient qu’il ne pouvait pas aller puisque ce sont des mesures qui ne relèvent que du conseil de Métropole et pas du pouvoir de l’État.

    Didier Gesualdi : Une volonté politique ?

    Il y a sans doute une volonté politique de l’État d’envoyer un message à ce territoire mais surtout de retenir une préconisation qui en réalité ne peut pas être mise en œuvre techniquement de manière simple. Quand le préfet dit « il faut retirer des attributions de compensation » il soulève un sujet. Pour mettre en œuvre cela, il faut que les représentants des communes valident aux deux tiers dans une majorité qualifiée du conseil de Métropole dit la loi, et ensuite que chaque conseil municipal, dans chacune des communes concernées par la baisse de dotation, le ratifie.

    Léo Purguette : Donc ça n’arrivera pas.

    Tout le monde a compris que la loi sanctifie les attributions de compensation. L’État a fait, via la signature du préfet, ce que les magistrats disaient qu’il ne pouvait pas faire. Donc ce sujet n’existe pas politiquement.

    Léo Purguette : Pourtant le maire de Marseille en parle beaucoup…

    On peut débattre de tout, et tout le monde est d’accord pour dire qu’il n’y a pas de tabou, mais au regard de cet élément technique, on voit bien que le chemin est plus que complexe à prendre.

    Sommes indues

    Didier Gesualdi : Le maire de Marseille défend son territoire, ceux d’Istres, de Martigues, d’Aix-en-Provence… revendiquent eux un héritage du passé, disant on avait des moyens, on nous les a pris pour construire la Métropole. On parle de « sommes indues », ce qui est difficilement audible pour les populations et les élus ?

    À ce stade, aucun juge n’a prononcé l’illégalité de ces sommes et d’ailleurs elles sont revotées mécaniquement tous les ans dans les budgets par délibération et aucun préfet n’a saisi un juge de ce sujet. Il y a un désaccord politique entre l’État et les communes sur le calcul de ces dotations. Ces attributions de compensation représentent une histoire : l’histoire de la taxe professionnelle qui était avant versée aux communes et qui est partie dans le giron métropolitain, l’histoire des transferts de compétences… Donc c’est un dû aux communes. Ce qui est dit « indus » ce sont les mécanismes qui ont été mis en place par toutes les anciennes intercommunalités lorsqu’elles ont de force été intégrées à la Métropole pour geler les acquis de ces anciens territoires. En réalité, personne dans ce territoire ne demandait la Métropole. Elle pouvait être souhaitée, certains la demandaient, mais elle a été faite de force. Donc il y a eu des mécanismes de protection mais personne ne vole rien. On a l’impression que, quand on évoque des attributions de compensation indues, il y a des communes qui volent de l’argent, qu’il y a des gens qui se mettent de l’argent dans les poches. Il n’y a personne qui se répartit des bénéfices et part avec la caisse publique.

    Refus de voter le budget

    Léo Purguette : Vous ne regrettez pas ce choix d’avoir refusé de voter le budget ?

    Non dans le sens où, quand on le fait, il y a 123 millions à chercher et une seule solution sur la table : l’augmentation massive de l’impôt avec en moyenne 200 euros de plus par contribuable foncier. On dit tous qu’il est hors de question d’aller vers cette solution et qu’il est temps que l’État ouvre les yeux sur le financement des transports dans notre Métropole. Donc nous l’avons fait pour interpeller l’État, pour éviter d’aller vers la solution de l’impôt, pour gagner du temps et essayer de regarder dans l’organisation de notre Métropole et dans son budget s’il n’y avait pas des pistes d’économie. Donc malgré tout, une partie du chemin a été faite. Pas la totalité, mais maintenant que l’on a un budget, on a un peu de temps pour y travailler.

    Didier Gesualdi : Mais le préfet dit aussi : non la Métropole n’est pas pauvre. Un effet boomerang ?

    Ce discours est assez incroyable. Les magistrats disent que la Métropole est arrivée au bout dans son modèle financier, qu’elle ne peut plus arriver à assumer le financement des transports dans un territoire où on a besoin de les développer.

    Austérité

    Léo Purguette : Vous dénoncez le choix du préfet de demander de l’argent aux communes. C’est l’austérité. Vous qui appartenez à une famille politique qui l’a souvent prônée, vous en faites le bilan ?

    Je ne prône pas l’austérité, je prône le fait de gérer le mieux possible l’argent public et de faire en sorte d’avoir des modèles qui tiennent, avec des économies quand on doit les faire, avec une rationalisation de nos dépenses… C’est ce qu’on est en train de faire à la Métropole. Faire 90 millions d’économie, c’était attendu par un certain nombre qui se disait que cette Métropole, non qu’elle était mal gérée, mais que peut-être dans des choix du passé, dans des politiques publiques qui s’étaient accumulées et pouvaient faire doublon, dans des dépenses de communication exagérées… Est-ce qu’on avait besoin de lancer un magazine métropolitain distribué à 600 000 exemplaires qui coûtait un million d’euros ? Nous, on dit non.

    Vers la fin ?

    Léo Purguette : À vous entendre, la situation est assez bloquée, est-ce que la Métropole a un avenir ?

    Ce qui est certain est que le modèle est à bout de souffle et fait même sourire ceux qui disaient – et ils étaient nombreux sur le territoire il y a 10 ans – que cette Métropole ne tiendrait pas. On est dans une séquence forte mais quand on va parler du budget 2027, les problèmes seront les mêmes, voire amplifiés. Le modèle financier n’est plus viable. C’est ce que tout le monde s’accorde à dire. Si l’État continue à être aveugle il va y avoir peu de pistes. Mais il y a une volonté dans cette métropole pour dire : essayons de sauver les meubles, de tenir le plus possible, le temps peut-être que dans la loi de Finances à venir il puisse y avoir quelques pistes optimistes pour nous et l’année prochaine il y a une élection présidentielle et il y a aura peut-être une autre majorité qui se dégagera et qui aura d’autres visions. Il faut qu’on arrive à finir 2026 qui est une année compliquée mais il faut aussi qu’on arrive à revoir le modèle financier de la Métropole sans quoi, c’est sûr, elle va finir par s’éteindre.

    Transports

    Didier Gesualdi : Le préfet a dit que l’État n’aiderait pas plus la Métropole ?

    On peut tourner le problème comme on veut : il y a un problème structurel de financement de nos transports. Il y a deux solutions. Soit on dit on revient en arrière, on arrête les plans transport, le plan Marseille en grand, on ferme des lignes de bus… Mais personne n’a envie de ça. Donc si on a besoin de le développer, il faut qu’on parvienne à le financer et que l’État ouvre les yeux sur une chose : notre situation n’est pas propre à la Métropole Aix-Marseille. La région Île-de-France était dans le même cas et l’État a réagi en disant « on ne peut pas laisser la région Île-de-France se tourner soit vers une augmentation massive du pass navigo, ou d’impôt, il faut leur confier des outils de recettes supplémentaires ». Pourquoi les bonnes solutions sont proposées à Paris et pourquoi sur nous l’État reste aveugle.

    Léo Purguette : Si l’État acceptait d’augmenter le versement mobilité, quel devrait être à votre avis, la hausse et à quelle échéance ?

    Le versement mobilité est la piste essentielle et privilégiée. C’est dans le système fiscal en France l’outil financier qui permet de financer le fonctionnement des transports. Si on nous rajoute une carte, on peut imaginer une solution qui permette de dire : on répartit l’effort sur un plus grand nombre, un peu sur les entreprises et les grandes qui nous demandent notamment d’améliorer les transports, un peu sur les contribuables…

    Léo Purguette : Combien et à quelle échéance ?

    Aujourd’hui on applique un versement mobilité plafonné à 2%. 1% de versement mobilité, c’est 220 millions de recettes. Nous n’irons jamais augmenter d’un point le versement mobilité. Mais 0,1% de versement mobilité c’est l’équivalent de 200 euros par contribuables fonciers sur le territoire.Léo Purguette : Allez-vous revenir sur la gratuité pour les seniors ou pour les jeunes ?On est dans l’une des métropoles de France où la participation des usagers au financement des transports est la plus faible : 15 à 18% quand dans les autres Métropoles on est autour de 25%. Quand on demande à l’État de nous donner des cartes supplémentaires, il faut dans le même temps qu’on prenne nos responsabilités en remettant un certain nombre de choses à plat. Qu’est-ce qu’il en sera exactement de la gratuité ? Je ne sais pas, mais on ne peut pas faire l’impasse sur ces sujets, on ne peut pas avoir de tabou.

    Les personnels

    Léo Purguette : Les agents de la Métropole sont très inquiets. Est-ce que vous allez aussi leur mettre un coup de bambou ?

    Coup de bambou non mais si la masse salariale de la Métropole ce n’est pas l’essentiel de nos dépenses, on est malgré tout sur 25% des dépenses. On est obligé de le regarder. Par exemple, les heures supplémentaires, pas pour les réduire mais peut-être réorganiser le fonctionnement. Mais il n’y a pas de demandes de suppressions massives des postes. Ça n’arrivera pas car il faut bien faire tourner les services publics et encore heureux ! Il n’y a pas des pertes de salaire qui vont arriver, Il y a des petits sujets et ça ne devrait pas se ressentir individuellement par les agents.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Marine : On ne comprend plus rien. Pourquoi ne pas taxer les plus riches pour résoudre le problème ?

    Sur cette question de justice fiscale, il faut d’abord se dire que la Métropole ne dispose pas de tous les pouvoirs. Aujourd’hui le seul levier fiscal qu’a la Métropole, c’est l’impôt foncier, les autres sont assez marginaux. Cet impôt touche autant les propriétaires qu’on peut qualifier de riches que des personnes vivant avec des petites retraites ou des jeunes qui ont réussi après un premier CDI à acheter un bien à crédit. Quand on annonce une hausse d’impôt de 150 à 200 euros en plus en moyenne pour les contribuables, ça concerne tous types de propriétaires. Augmenter seulement sur les plus riches, la Métropole n’en a pas le pouvoir, ça relève d’un débat national. La justice, peut être traitée en revanche par le biais de la tarification des transports. Il y a un sujet sur la table : est-ce que la gratuité est une véritable mesure de justice ? Il y a des personnes riches qui en bénéficient autant que des personnes qui ne le sont pas du tout. Des voix commencent à s’élever, notamment celle de Samia Ghali, qui a pris position en ce sens. Je partage son diagnostic : la tarification sociale est plus juste que des mesures de gratuité éparses. Pour le reste, la justice fiscale relève d’un débat national et ne fait malheureusement pas partie de nos pouvoirs.

  • Plan la Métropole en petit

    Plan la Métropole en petit

    La Chambre régionale des comptes a rendu sa copie tant attendue sur l’avenir budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

    118 millions de coupes claires dans le budget de la collectivité pour « équilibrer » ses comptes.

    Une nouvelle fois le choix de la potion amère de l’austérité est présenté comme étant le seul possible. Une orientation en contradiction avec l’ambition affichée du plan Marseille en grand et ses effets. Les besoins de financements de la Métropole résident notamment dans la nécessité d’assurer le fonctionnement des équipements de transports construits grâce à ce plan.

    D’autres choix sont possibles

    L’État devrait donc accompagner la Métropole Aix-Marseille-Provence pour trouver des pistes de recettes supplémentaires. Il pourrait augmenter le versement mobilité, cette taxe versée par les entreprises pour financer les transports publics. Il pourrait aussi décider de mettre à contribution les propriétaires de biens immobiliers en rehaussant un peu la taxe foncière.

    Au lieu de cela, la Chambre régionale des comptes préconise de s’en prendre à la dotation de solidarité communautaire et donc aux ressources de la ville de Marseille.

    Tout un symbole.

    Le préfet suivra-t-il ces préconisations marquées par des logiques comptables de courte vue déconnectées des besoins du territoire et de ses habitants ?

    L’État ferait alors le choix de passer du plan Marseille en grand au plan la Métropole Aix-Marseille-Provence en petit.

  • L’enquête publique démarre sur le tramway des Catalans

    L’enquête publique démarre sur le tramway des Catalans

    Après une concertation préalable en 2023, place à l’enquête publique. Le tramway des Catalans revient sur le tapis avec son démarrage ce lundi 4 mai. Les citoyens ayant jusqu’au 10 juin pour se prononcer et demander des détails à la commissaire enquêtrice sur ces 2,1 km de rails supplémentaires entre la rue de Rome et la place du 4-Septembre, dans une dizaine de permanences ouvertes successivement.

    Le projet, mené par la métropole Aix Marseille Provence, entend améliorer la desserte « d’équipements majeurs en donnant lieu à la valorisation de l’espace public notamment la plage des Catalans », le tout avec des aménagements « favorables aux modes doux et actifs de déplacements », comme des pistes cyclables et de la place donnée aux piétons. Quatre nouvelles stations sont prévues pour une mise en service en 2028. Le tram devrait passer devant la préfecture vers le boulevard Peytral, traverser la rue Paradis puis attaquer le cours Pierre-Puget, au bas duquel est prévu un arrêt de correspondance avec la station de métro. Il redescendra ensuite vers le boulevard de la Corderie puis l’avenue de la Corse jusqu’à la place du 4-Septembre.

    Un financement hypothétique

    Pas moins de 41 900 habitants ont été recensés par la Métropole à 500 mètres du tracé pour 22 700 voyageurs attendus par jour en 2030. Cette dernière espère « réorganiser la circulation sur les boulevards, créer des lignes de transports en commun en site propre ». Après les terrassements préalables, la restructuration des réseaux, viendra la création de la plateforme proprement dite pour permettre le fonctionnement du tramway puis la création d’un parking souterrain de 220 places et de trois pôles d’échange place Estrangin, à Saint-Victor et place du 4-Septembre. Quelque 470 arbres seront plantés ou conservés le long de la ligne, assure la Métropole.

    Le projet, approuvé en 2021, s’inscrit dans les priorités du plan Marseille en grand, lancé alors par le gouvernement avec, à la clé, des financements. Il avait suscité des remous deux ans plus tard lors de la phase de concertation, une partie des habitants du 7e arrondissement dénonçant son coût, 76 millions d’euros. Pour la maire de secteur, Sophie Camard (GRS), aujourd’hui réélue, cette ligne n’était pas non plus une priorité. Le projet faisait également partie des propositions de la candidate de la droite et du centre à la mairie de Marseille et alors présidente de la Métropole, Martine Vassal (DVD).

    Mais la donne a changé. Les nouveaux élus métropolitains n’ont pas voté le budget de la collectivité, dénonçant la réduction des dotations de l’État. Au total, 123 millions d’euros manquent à l’appel. De quoi hypothéquer largement l’avenir du tram des Catalans…

  • La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »

    La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »

    C’est avec trois quarts d’heures de retard que la très attendue séance du conseil métropolitain a démarré. Et elle a duré presque autant. Une séance express ponctuée de quelques délibérations consacrées à des nominations dans différents organismes, puis les élus d’Aix-Marseille Provence ont fait ce qu’ils avaient acté une semaine plus tôt en conférence des maires : ils n’ont pas voté le budget 2026. Les délibérations sur le budget principal et les budgets annexes ont été retirés de l’ordre du jour, avec l’accord des 92 maires, toutes tendances confondues. Le résultat d’un bras de fer engagé avec l’état face aux difficultés financières et au déficit de 123 millions pour 2026, sur un budget de 4,8 milliards en 2025.

    « Les choix faits à Paris »

    « Il a été décidé de transmettre ce budget insoutenable aux services de l’État, à la Chambre régionale des comptes (CRC) d’abord, au Préfet ensuite, pour qu’ils trouvent le moyen de l’équilibrer », explique le président Nicolas Isnard (LR), maire de Salon. Une décision « forte et inédite », « de responsabilité et de courage » souligne-t-il : « On ne peut pas couper constamment les aides allouées aux territoires sans qu’il y ait de la casse. Ça servira à l’ensemble des territoires, communes et intercommunalités du pays. L’État doit comprendre que dans les prochaines lois de finances, nos territoires devront être traités différemment. »

    Dans le viseur, la baisse des dotations à la collectivité chiffrée à 120 millions en deux ans, dont 70 millions actés le 19 février, et qui s’accompagne de la hausse des coûts de fonctionnement liés aux infrastructures de transports avec le Plan Marseille en grand. Avant d’entrer dans l’hémicycle, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, assumait de provoquer « un électrochoc ». « L’État ne nous a pas crus quand nous avons dit que nous ne présenterions pas de budget », réagissait ce dernier après la séance lors de laquelle seule la Dotation de solidarité communale (66 millions répartis entre les 92 communes) a été votée. C’est sur cette base que la CRC travaillera en lien avec les services métropolitains au projet de budget. Elle aura un mois pour rendre un avis au Préfet qui devrait arrêter sa décision courant juin. Deux pistes se dessinent : toucher aux attributions de compensation des communes et augmenter la fiscalité.

    « Je suis content et impatient de voir l’État faire l’exercice avec nous, qu’il se rende compte au local de la conséquence des choix faits à Paris. Les baisses de dotations mènent mécaniquement à des hausses d’impôts massives, un transfert d’impopularité fiscale qu’il va voir de ses propres yeux », assume David Ytier, vice-président délégué aux finances. « L’État va se rendre compte qu’équilibrer un budget avec les décisions prises à Paris n’est plus tenable. Sauf si on remet une carte dans le jeu qui s’appelle le versement mobilité. »

    « Choc fiscal » à venir

    Les élus métropolitains avaient lancé la semaine passée un appel solennel à l’État, réclamant notamment le déplafonnement de cette taxe payée par les entreprises. Son augmentation de 1% rapporterait 200 millions dans les caisses de la Métropole souligne le maire de Marseille. « On est là pour défendre nos habitants et nos communes, on n’est pas là pour combler les trous de l’État qui décide d’exonérer de taxes certaines grandes entreprises et des actionnaires qui gagnent de plus en plus… Il faut qu’ils puissent aussi contribuer au budget de l’État. Ce n’est pas simplement au contribuable de boucher les trous de l’État », insiste Benoît Payan.

    L’intercommunalité a de son côté élaboré un « plan d’économie d’urgence » d’un peu plus de 30 millions d’euros qui permettra d’atténuer le « choc fiscal » à venir en 2026 et 2027, a rappelé Nicolas Isnard. Plusieurs pistes d’économies évoquées sont loin de faire consensus, que ce soit la hausse de la fiscalité, la baisse des subventions aux associations ou l’augmentation des tarifs des transports. Le président a d’ailleurs annoncé des Assises sur le financement des mobilités métropolitaines à la rentrée, « pour faire émerger des pistes pour un financement équitable et pérenne du réseau de transports dans les années à venir ».

    Vice-présidents

    Pierre Huguet : Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté); Sophie Joissains : Conférence des Maires, Concertation territoriale, Relations avec les institutions extérieures; Gaby Charroux : Industrie, réindustrialisation et industries créatives; Robin Pretot : Eau et Assainissement, Pluvial; Georges Cristiani : Proximité, maisons de la Métropole, Projet Métropolitain; Olivia Fortin : Emploi, Insertion, Économie Sociale et Solidaire; Pascal Montecot : Aménagement, Planification et Commande publique; Arnaud Drouot : Relations Internationales, Tourisme et Attractivité; Alexandre Doriol : Ressources Humaines et relations sociales; Capucine Edou : Transition écologique, Protection environnement, Lutte contre les pollutions et GEMAPI Marseille; David Ytier : Budget, Finances, Stratégie Fiscale, Maîtrise de la dépense publique et pilotage des satellites; Pascaline Lecorché : Enseignement supérieur, Formation professionnelle, Recherche et Fonds Européens; Frédéric Vigouroux : Mobilités, Mobilités durables, Transports et Projet « Quartier Gare Saint-Charles », LNPCA; Laurent Simon : Énergie et Transition énergétique; Serge Perottino : Relations usagers service public de gestion des déchets – Collecte des déchets; Eric Garcin : Agriculture, Viticulture – Alimentation et circuits courts; Anne Reybaud-Decroix : Traitement et Valorisation des déchets – Ruralité; Jean‑Pascal Gournes : Développement économique, relations entreprises et au monde économique, artisanat et Commerce; Martial Alvarez : logement, habitat et cohésion sociale; Maxime Marchand : Mer, Littoral, Ports.

    Conseillers délégués

    Lionel De Cala : Patrimoine et Politique immobilière, foncier économique; Joël Canicave : Stratégie financière et Contractualisation, Contrôle de gestion; Kayané Bianco Roatta : Jeunesse, Sports, CJM; Daniel Gagnon : Culture, équipements culturels; Michel Iillac : Gestion du trait de côte, Relations avec les usagers du nautisme, Activités nautiques; Audrey Garino : Logement insalubre et politique de la ville; Arnaud Mercier : Métropole numérique, politique publique de la donnée, Relations usagers des services numériques et téléservices mis à disposition des habitants; Hedi Ramdane : Propreté Marseille; Véronique Miquelly : Égalité Hommes/Femmes, Lutte contre les Discriminations et Inégalités; Loïc Gachon : Grand cycle de l’eau, GEMAPI hors Marseille, Étang de Berre; Philippe Ardhuin : Forêts et paysages, espaces naturels et biodiversité, archéologie.

    Lettres de mission

    Hervé Granier : Sécurité/Erp, Sidérurgie, pétrochimie, aéronautique; Pascal Chauvin : Infrastructures, parcs et aires de stationnement, pistes cyclables; Michel Boulan : Équipements Sportifs

    Philippe Charrin : Risques majeurs; Samia Ghali : Anru – Rénovation Urbaine; Michèle Rubirola : Handicap, Santé, Recherche Médicale, Économie de la Santé; Grégory Allione : Relations avec le Parlement européen.

  • Plan de Campagne bientôt accessible en train

    Plan de Campagne bientôt accessible en train

    Les travaux sont lancés, « en reliant par train Plan de Campagne aux deux villes majeures du territoire, cette infrastructure permettra à la zone commerciale de franchir une étape décisive dans son attractivité », se félicite dans un communiqué ce mercredi 22 avril, Kévin Robert, porte-parole de la zone commerciale de Plan de Campagne, évoquant la future halte ferroviaire et son pôle d’échanges multimodal.

    L’idée : mieux desservir cette zone de 250 hectares, très fréquentée, avec plus de 500 commerces et près de 50 millions de visiteurs annuels tout en réduisant la pollution provoquée par la circulation automobile. Un site qui constitue aussi un poids économique majeur dans la région, générant 7 500 emplois directs et indirects.

    Pas moins de 2 000 voyageurs attendus

    Après la mise en place du Zénibus, un bus à haut niveau de service inauguré début janvier entre le Technoparc des Florides et Plan de Campagne, le projet mené par la métropole Aix-Marseille-Provence prévoit une gare routière dotée de 9 quais, deux quais de bus sur la RD 543, une halte ferroviaire, deux parkings de 118 et 170 places et un abri vélos de 40 places. De quoi relier Plan de Campagne à la gare Saint-Charles de Marseille et la gare d’Aix centre. Pas moins de 2 000 voyageurs par jour sont attendus. Le pôle multimodal devrait permettre de diminuer la pollution de l’air dans le secteur en réduisant le nombre de voitures de 17 000 véhicules par kilomètre et par jour d’ici à 2030 et jusqu’à 28 000 en 2035.

    Coût total de l’opération : 16,9 millions d’euros hors taxe, cette dernière figurant parmi les 16 projets prioritaires du volet mobilité du plan Marseille en grand. La mise en service est prévue pour début 2029 au plus tard.

  • Un site de maintenance clé pour la mobilité des habitants de Marseille

    Un site de maintenance clé pour la mobilité des habitants de Marseille

    Un immense bâtiment, formé par des colonnes en béton blanc borde le boulevard Schloesing sur 150 mètres dans le 9e arrondissement, à quelques minutes du stade Vélodrome, s’inscrit dans le paysage urbain. Il s’agit du site de maintenance et de remisage des tramways de la ligne T3, mis en service en septembre 2025.

    Véritable colonne vertébrale de la mobilité au sud de Marseille, cet édifice de 30 000 m² accueille l’entretien de trente rames et, au-dessus, un parking relais de 600 places. En face de la station de métro Sainte-Marguerite Dromel, des stations de bus et de tramways, ce parking de 20 000 m² doit permettre aux usagers de stationner leur véhicule et d’utiliser les réseaux de transport en commun pour se rendre en ville.

    L’ouvrage a été conçu pour « exploiter de manière optimale la première phase de la prolongation de la ligne de tramway T3 vers le Sud et le Nord, entre Gèze et la Gaye », explique Christophe Soullier, directeur du pôle infrastructure de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Une structure réalisée compte tenu de l’incapacité du site de maintenance, situé à Saint-Pierre, d’accueillir une nouvelle génération de rames. À l’entrée du site, un ancien tramway de la ligne 68 trône en solitaire, la seule du réseau de la ville avant 2007.

    « Le bâtiment est technique »

    Le projet, dont le maître d’ouvrage est la Métropole, a coûté 70 millions d’euros. Il fait partie des seize projets de mobilités financés par le plan Marseille en Grand initié en 2021 par Emmanuel Macron. Pour ces seize projets, l’État subventionne à hauteur de 500 millions d’euros. « Certains ont déjà été livrés et d’autres non pas encore commencés », affirme Christophe Soullier.

    Les bruissements des outils des travailleurs dans les rames rythment la vie du bâtiment. Entre 50 et 70 personnes travaillent sur ces nouvelles rames.

    Lauréat d’un concours en 2017, l’agence Carta Reichen et Robert associés a réalisé la structure entre « architecture et ingénierie », indique Stephan Bernard, architecte et directeur général, au vu de la complexité de la tâche. « Le bâtiment est technique, mais nous l’avons conçu surtout comme un projet urbain, qui s’aligne dans le mouvement de la ville », poursuit-il. L’agence était déjà à l’œuvre pour la conception de la station du Capitaine-Gèze, terminus nord de la ligne 2 du métro. Les tramways sont entretenus : de l’équipement électrique sur le toit, jusqu’au système de frein. Ils passent par le nettoyage, avec le même système que les rouleaux pour les voitures dans les stations-service.

    En 2024, la Métropole avait annoncé l’étude de nouveaux projets, dont la possible prolongation de la ligne 2 du métro de Sainte-Marguerite Dromel jusqu’à la ZAC Vallon Regny.

  • L’extension du tramway mise en service

    L’extension du tramway mise en service

    Un gros coup appuyé sur l’immense buzzer rouge vif, et la nouvelle rame de tramway se dévoile. La foule était dense ce mercredi midi, sur les bords du nouveau terminus du T3 à Capitaine-Gèze (15e), pour la mise en service commerciale de l’extension du tramway marseillais sur douze stations, au nord et au sud de la ville. « Il est haut, il est immense ! », soufflent sur le quai les collégiens de l’établissement privé Loyola (15e). Avant que la cohue des premiers voyageurs ne s’engouffre dans la rame.

    « Ce n’est plus une chimère et encore moins un caprice, c’est une réalité tangible au service des habitants de la ville », célèbre la présidente (LR) de la RTM, Catherine Pila, après le premier arrêt du voyage inaugural. Inscrite parmi les seize projets du volet mobilité Marseille en grand, cette extension a bénéficié d’un soutien exceptionnel de l’État à hauteur de 50 millions d’euros, sur les 350 millions du projet (dont 102 millions de la Métropole). « Les transports sont particulièrement importants dans une ville de la taille de Marseille, sans ambition nous n’aurions pas de cohérence », souligne le préfet Jacques Witkowski. La veille, il a lui-même signé les arrêtés autorisant la circulation des quinze nouvelles rames, avec une série de nouvelles prescriptions qui réclament encore une fois la finalisation des aménagements urbains (notre édition du 27/12). De derniers réglages pour ces 6,2km de nouveaux rails, permettant de rallier Belsunce depuis Gèze en 13 minutes, la place Castellane depuis la Gaye en 16 minutes. Au total, 93 000 voyageurs quotidiens sont attendus à l’horizon 2030.

    La campagne sur les rails

    « Nous avons fait en temps, en heure, en respectant les budgets », célèbre sur l’estrade dressée la présidente (DVD) de la Métropole, remerciant les institutions qui ont apporté leur obole. Avant de s’en prendre, à mots couverts, à la municipalité marseillaise, déplorant « le manque de vision de certains élus en poste ». C’est qu’au milieu des remerciements, la maire adjointe (DVG) Samia Ghali n’avait pas hésité à doucher l’enthousiasme. « Cet instant, c’est juste une remise en ordre de ce qui était en désordre », taclait-elle, attendant encore la phase 2 de l’extension jusqu’à la Bricarde. « Mais au-delà de ça, c’est aussi important d’avoir des bus qui ne s’arrêtent pas à 19h quand on habite à la Savine, à la Solidarité, à Kallisté », ajoutait-elle. « Avec de la police municipale », se contente de répondre la présidente de la RTM.