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  • [C’est l’été] Quand les plages marseillaises s’adaptent au handicap

    [C’est l’été] Quand les plages marseillaises s’adaptent au handicap

    « Tu étales la crème solaire sur tes jambes, Yanis ? » Casquette sur la tête et sac à dos, un groupe de sept jeunes de l’IME Les Fauvettes, à Vitrolles, s’est rendu ce matin-là sur la plage des Corbières, dans le 16e arrondissement de Marseille. Âgés de 14 à 25 ans, ils présentent tous un handicap physique ou mental. Une sortie à la plage pas comme les autres, rendue possible grâce au dispositif « À nous la mer ! ».

    « On s’adapte à eux »

    Mis en place par la Ville de Marseille durant les mois de juin, juillet et août, ce dispositif permet aux personnes en situation de handicap « d’accéder à la mer en douceur », explique Yasmine, l’une des éducatrices du groupe. Pour en bénéficier, aucune inscription n’est nécessaire, même s’il est recommandé de signaler sa venue au préalable.

    Pour encadrer, quatre saisonniers sont présents, dont une kinésithérapeute. Tous ont suivi une formation spécifique. « On s’assure que les personnes à mobilité réduite (PMR) trouvent une place de parking, puis on aide pour la mise à l’eau », explique Youcef, responsable depuis 3 ans.

    Au programme ce matin : baignade dans la Méditerranée avec les éducateurs, les pieds dans l’eau ou jusqu’aux épaules selon les envies. Pour faciliter l’accès à la mer, trois fauteuils roulants amphibies sont mis à disposition. « Une fois la baignade finie, les personnes peuvent se reposer sur un transat adapté », précise Brianna, une des saisonnières.

    Succès du dispositif

    L’initiative est en plein essor, avec « 1 200 personnes bénéficiaires l’été dernier, et 56% d’augmentation de fréquentation en juin », selon Sophie Guérard, adjointe déléguée aux personnes en situation de handicap, à l’inclusion et l’accessibilité. Un succès à nuancer d’après Céline, éducatrice : « Il faudrait un endroit spécifique pour se changer et des douches adaptées, là, on va devoir utiliser les douches communes. » Avant de conclure : « Ça nous aide quand même beaucoup. C’est important d’avoir ce genre de moments festifs, ça montre que ces jeunes font aussi partie du monde. »

  • Aux Catalans, Safer Plage recadre « les relous »

    Aux Catalans, Safer Plage recadre « les relous »

    Victime ou témoin – Safer Plage », peut-on lire sur un Algeco sur la plage des Catalans. Autour du local et sur la plage, des agents de la Ville portent des t-shirts avec écrit : « Safer Plage – Pôle inclusion et droits des femmes ». Ce dispositif de la Ville de Marseille, étendu aux huit plages surveillées, est présent 7 jours sur 7 sur la plage des Catalans grâce à deux équipes de médiateurs qui font des patrouilles et répondent aux signalements sur l’application. Leur but : protéger les personnes vulnérables sur les plages.

    « On remarque plutôt une augmentation des violences sexistes et sexuelles parce que les gens nous identifient, ils se sentent plus en confiance pour nous signaler les comportements oppressants », explique Cloche Rommens, coresponsable avec Victoire Mandement de l’équipe de médiateurs de la plage des Catalans. « Depuis le début de la saison, on est en moyenne à deux interventions et demie par jour, hier on en a fait six et avant-hier une », témoigne Cloche. L’année dernière, il y en a eu 187.

    Après interpellation ou signalement par le biais de l’application, l’équipe intervient. Ils vont voir « le relou », lui rappeler pourquoi « ça ne se fait pas » et « le cadre de la loi ». « On s’assure toujours que la victime soit protégée », poursuit Cloche. Dans certains cas, la police présente sur les lieux intervient lorsque les médiateurs le demandent et si la victime est d’accord. « Dans les cas de pédocriminalité, on les appelle tout de suite », précise cependant Victoire.

    Des outils de sensibilisation

    Les médiateurs sont également présents pour sensibiliser sur la question des violences sexistes et sexuelles avec deux outils : le violentomètre et le respectomètre, visible sur la plage. Le premier va du vert au rouge, « il/elle respecte tes décisions et tes goûts » à « T’oblige à avoir des relations sexuelles ». Le second a été développé il y a deux ans puis réécrit par le pôle inclusion de la Ville de Marseille en reprenant le violentomètre. Le but : que les personnes vulnérables aient des points de repère sur des comportements irrespectueux et/ou violents.

    « On se sent très utiles pour les victimes », apprécie Florian, pour qui c’est la première saison à Safer Plage aux Catalans. C’est aussi le cas d’Angèle, casquette sur la tête, qui espère avoir plus « confiance en elle, d’ici la fin de l’été, pour faire face aux violences ».

    Gabrielle Cartellier

  • Le maire de La Ciotat mise sur le renforcement de la sécurité pendant la saison estivale

    Le maire de La Ciotat mise sur le renforcement de la sécurité pendant la saison estivale

    Le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol (DVD), a annoncé, ce jeudi, la mise en place de dispositifs sécuritaires supplémentaires pour anticiper l’affluence estivale sur les littoraux et l’ensemble de la ville.

    « Cette stratégie repose principalement sur trois piliers fondamentaux, la prévention, la présence sur le terrain et la réactivité. Nous mettons en place un système répressif pour à la fois rassurer, réconforter, orienter et sensibiliser tous ceux qui viennent sur nos plages afin qu’ils puissent en profiter pleinement », explique-t-il, aux côtés de Karine Henry, adjointe déléguée à la sécurité et Nali Fouad, directeur de la police municipale. Les contrôles seront plus réguliers grâce à l’augmentation des effectifs. « 25 policiers municipaux, 15 agents saisonniers, 4 ATPM, 4 ASVP, 13 agents dédiés à la surveillance des principaux parkings du littoral seront mobilisés, ainsi que 363 caméras de vidéoprotection, et un renforcement de la sécurité de proximité grâce notamment au poste de police municipale de Saint-Jean, inauguré il y a quelques jours de cela », ajoute Alexandre Doriol.

    Une organisation rodée

    Le dispositif s’organise désormais sur trois périmètres. Le premier volet se concentre sur les plages, afin de garantir la tranquillité des usagers. Le second couvre le centre-ville et les promenades qui longent tout le littoral. Le troisième, enfin, se déploie en périphérie, dès la sortie d’autoroute, pour lutter contre les comportements jugés déviants : excès de vitesse ou nuisances sonores. Des CRS nageurs sauveteurs seront également présents sur des plages du Mugel et Cirnos.

    Grâce à ce dispositif mis en place depuis trois ans, la ville connaitrait un taux zéro de rixe pendant la saison, un taux atteignant jusqu’à 12 rixes, chaque été, avant 2023 assure le maire. Par ailleurs, la cité avant-gardiste en matière de lutte contre le tabac depuis 2011, continue d’assurer des contrôles sur les plages pour veiller au respect de l’interdiction de la consommation de cigarettes et produits dérivées.

    Interrogé sur le coût de ce dispositif, Alexandre Doriol a refusé de communiquer un chiffre précis : « Je refuse de chiffrer les investissements pour la sécurité de notre ville, puisque c’est la priorité de ce mandat. On ne peut porter de prix, seulement un résultat ». Le maire assure que les impôts n’ont pas été augmentés, des économies ayant été réalisées sur d’autres postes budgétaires.

  • Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

    Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

    Les maillots et écharpes pendent au plafond. Beaucoup de nations sont représentées et des souvenirs de clubs de tous les continents sont accrochés au-dessus des têtes. Le pub irlandais O’Brady’s (8e) accueille, ce jeudi matin, dans une ambiance colorée, la présentation du South beach rugby five de Marseille (17-21 juin). Comme inscrit dans le nom de l’événement, le rugby de plage est à l’honneur avec un grand tournoi qui se tiendra, la semaine prochaine, sur la plage du Prado David.

    Cette compétition s’inscrit dans le cadre du tour européen de la discipline. La première étape se dispute à Marseille, en concurrence avec Porto, « c’est pour ça que l’on n’a pas beaucoup d’équipes étrangères en lice », lâche Lionel Laugier, le fondateur, président du club local et de l’European beach rugby association (Ebra). D’autres dates sont prévues au cours de l’été, à travers l’Europe.

    Les 19 équipes

    en compétition samedi

    La journée du samedi sera consacrée à cette première étape des Ebra Series avec un tournoi masculin à 13 équipes et un autre féminin avec six formations engagées. Le reste du temps, les jeunes de clubs de la ville occuperont le terrain avec de nombreuses compétitions au programme les mercredi, jeudi, vendredi et dimanche. Pour cette 26e édition, le South beach rugby five a choisi une marraine bien locale. Joueuse du LOU et internationale française en rugby à 7, la Marseillaise Cléo Hagel, en partie formée au Smuc, a accepté de porter cette casquette. « Je suis ravie parce que c’est une ville qui compte beaucoup pour moi », a-t-elle simplement dit dans un message vidéo.

    Aujourd’hui, Marseille est l’épicentre du beach rugby en France. L’histoire a pourtant commencé par un parfait hasard, lors d’un voyage en Afrique du Sud de Lionel Laugier. « En 1996, je pars pour le travail en Afrique du Sud, à ce moment je suis encore joueur du Smuc. Un jour, lorsque je vais faire mon footing près de l’océan je vois des gens jouer au rugby sur la plage et je leur demande si je peux jouer avec eux. Ça me plaît bien et je me dis que je pourrais ramener ça à Marseille. » L’aventure se poursuit maintenant depuis plus de 25 ans. L’événement revient chaque année grâce à un parterre de partenaires (une cinquantaine) et des bénévoles motivés pour tenir la baraque. Le montage de l’arène de 4 000 places doit débuter dès lundi, pour que le village éphémère soit prêt 48 heures plus tard.

    Lors de cette matinée de jeudi, le tirage au sort des groupes s’est également tenu. Les six équipes féminines sont placées, ensemble, dans une poule unique. Concernant les hommes, trois poules sont prévues, deux de quatre et une de cinq. L’Ovale Marseille affrontera les Italiens d’Alpos, les Espagnols de Celtiberos Vacceos et les Jardiniers. Les Minots, autre équipe française, double championne en titre, joueront les Perroquets sauvages, le MRM et les Aigles de Carthage. Les marins-pompiers de Marseille feront face à Akatsuki, le RC Marseillais, l’équipe B du MRM et Curaçao. Outre la Coupe du monde de football, l’ancienne colonie néerlandaise va découvrir la compétition française de rugby de plage grâce à un mécène comptant envoyer une sélection de joueurs.

    Quelles règles pour le beach rugby ?

    Le beach rugby dispose de ses propres règles et diffère du rugby classique, sur gazon. Tout d’abord, les joueurs s’affrontent, pieds dans le sable, sur un terrain de 40 mètres de long et 30 de large. Les matches se disputent à 5 contre 5 avec minimum deux joueurs sur le banc. Dynamique et spectaculaire, le sport oblige à de nombreuses rotations pour reposer les compétiteurs.

    Les rencontres durent deux fois cinq minutes et le plaquage est remplacé par un toucher à deux mains. Au bout de trois touches, le ballon change de camp. Chaque essai vaut un seul point et les scores sont donc semblables à ceux du hockey, puisque les essais peuvent être nombreux.

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.

  • L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    L’office de tourisme de Martigues mise sur la qualité plutôt que la quantité

    Lancement de saison pluvieux, lancement de saison heureux. C’est en tout cas ce qu’espère le directeur de l’office de tourisme de Martigues, Jean-Jacques Micoud, ce jeudi 4 juin au soir, alors que la pluie s’abat sur le camping de l’Arquet. Pas d’inquiétude : la structure municipale peut compter sur des « produits stars », comme les visites du décor de la série à succès Camping Paradis, situé à deux pas du village vacances. Le 18 avril, la sortie a battu son record d’affluence avec 500 participants sur la journée.

    Les chiffres de la saison passée sont plus qu’encourageants : « Près d’un million de nuitées, plus de 350 000 touristes accueillis et une progression de la fréquentation dans les hébergements marchands de 11% », se réjouit Gaby Charroux (PCF), le maire de la commune, qui « confirme sa place parmi les destinations incontournables de Provence ».

    Pour l’élu, si les résultats sont aussi bons, c’est que Martigues affiche de nombreux atouts. Sa situation géographique, d’abord. « Nous sommes entre la Méditerranée, avec notre belle Côte Bleue, ses plages et ses calanques, son parc marin et sa zone protégée ; et l’étang de Berre. (…) Nous avons trois quartiers, avec chacun leur centre-ville avec un patrimoine historique remarquable, en témoigne le label ville d’art et d’histoire. »

    Gaby Charroux souligne également les choix politiques menés depuis des décennies : « Nous n’avons pas bétonné une grande partie du territoire pour préserver l’environnement. Selon les scientifiques, nous avons une biodiversité exceptionnelle. Nous voulons que chacun puisse en profiter. » Sans parler de la « vie culturelle foisonnante », du patrimoine industriel, maritime, et des studios de cinéma Provence Studios.

    Le « mieux tourisme »

    De nombreux atouts, donc, qui sont surtout bien mis en valeur par l’office de tourisme, qui insuffle une dynamique pour passer au « mieux tourisme ». Jean-Jacques Micoud revendique « un autre rapport au temps, pour que chacun ait le temps de prendre son temps, de s’ennuyer, car l’ennui est une source de créativité ».

    Pour cet été, les ingrédients de la recette de l’office de tourisme seront « culture, histoire, douceur de vivre, bonne humeur et envie d’être ensemble », avec des visites tournées autour des trésors de la nature et de la gourmandise, des éco-balades autour de l’étang de Berre et des éco-randos citoyennes, une exposition « Regards croisés sur la faune et la flore locales » ou encore des découvertes de la ville au fil de l’eau en canoë sur les canaux, du snorkeling dans le Parc marin de la Côte Bleue, des couchers de soleil en bateau… L’offre est foisonnante, et toujours accessible financièrement.

    Programme complet sur le site de l’office de tourisme

  • Des granulés plastiques industriels polluent les plages

    Des granulés plastiques industriels polluent les plages

    « Les larmes de sirène. » Voilà un nom bien poétique pour une réalité qui l’est beaucoup moins. Cette expression désigne de petits granulés plastiques, dont la taille varie entre 1 et 5 mm, d’origine industrielle (GPI). « On s’est aperçus qu’il y en avait beaucoup sur les plages du Jaï et des Marettes, raconte Audrey Souloumiac, responsable de l’observatoire citoyen de l’environnement de l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions. On s’est demandé s’il n’y avait pas un protocole de sciences participatives à mettre en place pour quantifier cette pollution et déterminer sa provenance. »

    Quelques mois plus tard, cette méthodologie, imaginée avec l’association Wings of the Ocean, rend ses premiers résultats. Ils révèlent une contamination majeure, concentrée sur certaines plages. Plus de 1 000 granulés par m2 ont été comptabilisés en moyenne à l’arrière de la plage du Jaï-nord, et jusqu’à 2 000 granulés par m2 dans la laisse de mer de la plage du Cavaou (528 granulés/m2 en moyenne). À Martigues, la plage de Bonnieu est elle aussi concernée, tout comme le Cavaou à Fos.

    S’agissant de l’étang de Berre, « on a identifié plusieurs industries probablement à l’origine de cette pollution : LyondellBasell et Kem One », révèle Audrey Souloumiac. Un dialogue a été entamé et une campagne de dépollution devrait être mise en place par les entreprises, « qui ont pris le problème très au sérieux ». Du côté du golfe de Fos, Naphtachimie se trouve en face des plages contaminées. L’industriel n’a pas encore été contacté.

  • À Marseille, des plages sous surveillance

    À Marseille, des plages sous surveillance

    Comme chaque été, la Ville de Marseille a déployé depuis vendredi son dispositif de surveillance des plages et du littoral. Ainsi, 5 chefs de secteur, 24 chefs de poste, et 104 nageurs-sauveteurs recrutés par la Ville et formés par le Bataillon des Marins-pompiers, seront mobilisés ces prochains mois. De plus, 46 agents des sani-consignes ainsi que 40 agents Safer Plage seront aussi déployés pour veiller au bon déroulement de cette saison balnéaire.

    Pour appréhender au mieux d’éventuelles urgences, la Ville compte aussi équiper « pleinement » chaque poste de surveillance. Ainsi, chaque antenne de contrôle sera munie de défibrillateurs, de kits pharmaceutiques complets, de matériel d’oxygénothérapie, de planches de secours, et de radios mobiles pour rester connecté aux équipes à terre comme en mer.

    Des patrouilles adaptées

    « Tout est mis en place pour garantir un été serein, les pieds dans l’eau », assure la Ville, qui dit avoir « trois priorités essentielles, la sécurité, l’hygiène et le confort ». Pour ce, la ville promet l’accessibilité de ces « mêmes services » sur l’ensemble du littoral. Avec la présence systématique « d’appareils et d’installations d’hygiènes ».

    De plus, la Ville annonce déployer une patrouille maritime municipale qui aura plusieurs missions : « Surveiller les espaces protégés, recenser la fréquentation humaine en mer ou encore effectuer des actions d’information et de sensibilisation auprès des plaisanciers, des capitaineries, des plongeurs, pêcheurs, etc. » Et ce, en étroite collaboration avec la brigade maritime de la police municipale déployée à l’année. Son rayon d’action s’étend sur l’ensemble des 850 hectares de l’Air marine protégée du Frioul. Et elle interviendra en cas d’accident, le cas échéant.

  • Martigues : les plages de Sainte-Croix et de la Saulce fermées

    Martigues : les plages de Sainte-Croix et de la Saulce fermées

    La décision est rare mais nécessaire. Ce dimanche 24 mai, suite au constat d’une pollution maritime, la Ville de Martigues a pris la décision de fermer les plages de Sainte-Croix et de la Saulce jusqu’à nouvel ordre, pour la sécurité des usagers en ce week-end prolongé de Pentecôte.

  • Trois plages labellisées Pavillon bleu sur l’étang

    Trois plages labellisées Pavillon bleu sur l’étang

    Le Pavillon bleu se présente comme « un label international de tourisme durable » remis aux plages et ports de plaisance qui « mettent en œuvre une politique touristique respectueuse de l’environnement et de l’humain de manière permanente ». C’est un programme faisant partie du pôle tourisme durable de l’association Teragir, soumis à candidature des collectivités.

    Une candidature payante

    Les conditions requises pour l’obtention du label sont nombreuses, détaillées dans deux référentiels pour les plages et les ports. Neuf thématiques sont inspectées, avec des prescriptions parmi lesquelles « interdire les animaux sur la plage », « faire l’inventaire de la biodiversité locale », « interdire les véhicules à moteur », « agir contre la pollution des mégots », « former les référents Pavillon bleu », « proposer au moins une plage accessible aux personnes en situation de handicap », « proposer des solutions de mobilités douces » et « afficher un code environnemental de bonne conduite ».

    Le droit d’entrée à la labellisation se chiffre à 2 220 euros pour une ville de moins de 60 000 habitants comme Marignane, par exemple, plus 140 euros de frais de dossier par plage.