Tag: pistes cyclables

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Après avoir réalisé deux enquêtes publiques sur l’école (en septembre) puis sur la gestion des déchets (en novembre), Uni.e.s pour Draguignan a cette fois interrogé, en décembre, les Dracénois sur les questions de mobilités et de démocratie participative. Une enquête réalisée « sur le marché et en porte à porte. Grâce à ça, les gens nous connaissent et viennent nous voir, et cela resserre les liens avec et entre les colistiers », se réjouit Sylvie Borgogno, l’une des colistières (LFI). Les restitutions seront réalisées vendredi, 18h, à la MSJ, après les vœux adressés par la tête de liste (LE) Christophe Terras.

    Référendums pour les grands projets

    Sur un territoire aux accès parfois difficiles, au sein d’un département où la question du logement est prégnante, notamment pour les jeunes, la mobilité, particulièrement la mobilité douce, demeure un enjeu d’importance. Sera notamment abordée la question du vélo et des infrastructures vouées à viabiliser sa pratique (pistes cyclables, parkings, moyens de location et d’acquisition…), mais aussi celle de la marche, via des rénovations urbaines et la création de parcours. Dans la même optique, le sujet des trottinettes électriques, pratiques mais décriées pour le manque d’encadrement de leur usage, sera mis sur la table, à travers, justement, un prisme sécuritaire et la proposition d’opérations de sensibilisation.

    Toujours au rang des moyens de transport individuels, Uni.e.s pour Draguignan proposera des alternatives pour limiter l’usage de la voiture (parkings relais, covoiturage…). A ce titre, les transports en commun ont forcément un rôle important à jouer. La liste désire augmenter leur portée et leur vertu écologique, et propose la gratuité pour certains publics (écoliers, retraités, précaires…).

    Les Dracénois sont ainsi invités à venir débattre de ces sujets, dans un esprit démocratique, autre thématique de l’enquête publique. « Nous soumettrons les investissements importants, typiquement le projet de PTE, à un référendum. Nous créerons une procédure de référendum d’initiative citoyenne qui permettra à tous les habitants et habitantes de participer directement à la démocratie locale. Le maire sera accessible et consacrera une demi journée par semaine pour répondre aux questions des habitantes et habitants », dévoile, entre autres, Sylvie Bourgogne.

  • Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    C’est un axe emblématique du centre-ville marseillais, qui court de la Joliette à la porte d’Aix, qui va enfin être rénové. Ce 16 décembre, la Métropole Aix-Marseille a lancé les dernières consultations d’entreprises pour achever le réaménagement du boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement.

    Un chantier qui avait été chiffré, au début de l’année, à 4,4 millions d’euros, pour ce tronçon de quelque 620 mètres qui court de l’avenue Schumann à la place Jules-Guesde, et considéré comme « un axe structurant », comme le rappelle le cahier des charges : « Il se présente comme un axe collecteur, en cas de fermeture des tunnels de la Major, du Vieux-Port et du Prado Carénage ».

    Rattraper le retard du plan vélo métropolitain

    Avec cette remise à neuf, les piétons pourront profiter de trottoirs plus larges, de nouveaux arbres doivent aussi être plantés pour compléter les alignements existants, l’occasion de retirer un peu de bitume pour absorber l’eau de pluie. Le stationnement, lui, ne sera cantonné que sur le côté sud du boulevard pour le tronçon qui court de l’avenue Schumann à l’avenue de la République, et aménagé sur deux bandes de deux mètres de large de chaque côté de la voirie, pour le reste du boulevard, jusqu’à la place Jules-Guesde.

    Mais, surtout, ce réaménagement est l’occasion de créer une véritable piste cyclable, à la place de la simple bande discontinue actuelle, dont la peinture disparaît au plus grand profit des véhicules qui stationnent dessus. Ces pistes cyclable bidirectionnelle, séparées de la route, doivent constituer un tronçon de la ligne 3 « Sud » du Plan Vélo métropolitain, reliant le quartier de la Joliette à Luminy. De quoi rattraper en partie le retard pris : alors qu’il devait s’achever en 2024, moins des deux tiers des 130 km projetés ont été réalisés. Pour accueillir cette piste cyclable, la voirie sera réduite à une voie descendante, et à deux voies montantes.

    Initialement annoncés pour le deuxième trimestre 2026, les travaux sont prévus pour durer dix-huit mois, pendant lesquels la circulation sera réduite à une voie dans chaque sens. Le chantier viendra ainsi accompagner la transformation du secteur, entre les travaux de la place Jules-Guesde et la livraison d’un hôtel aux 49-53, annoncée pour cette fin d’année 2025.

  • Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Très attendue par l’administration pénitentiaire, la sortie de terre de Baumettes 3 (B3) ne fait pas que des heureux. Alors que les détenus sont en cours de transfert pour désengorger des cellules remplies à 208%, les riverains du nouvel établissement s’inquiètent des conséquences sur leur vie quotidienne. « On a été échaudé par l’ouverture de Baumettes 2, il y a eu tellement de problèmes que cette fois-ci l’Apij [Agence publique pour l’immobilier de la justice, Ndlr] a fait les choses correctement, il y a eu des préconisations et certaines ont été respectées. Mais sur d’autres j’ai des interrogations », alerte Éliane Gastaud, coordinatrice du collectif des voisins des Baumettes.

    D’abord, la vue. « On a obtenu l’installation d’un pare-vue qui part des garages puis quand on arrive au bâtiment des prisons, plus rien du tout », décrit-elle. Une trentaine de riverains « ont une vue imparable sur les bâtiments de détention », selon cette dernière. Et de craindre que les visiteurs ne grimpent sur les clôtures des maisons pour des parloirs sauvages.

    Des brouilleurs

    trop efficaces ?

    Côté cellules, des fenêtres équipées « d’oreilles », des espèces « de coques remplies de matériel isolant », permettent d’isoler les détenus au niveau visuel et auditif. En théorie. « On ne sait pas encore quelle va être leur efficacité », nuance Éliane Gastaud, qui rappelle que les bâtiments de Baumettes 3 sont disposés face à face, « à très peu de distance », de quoi encourager, selon elle, les conversations.

    Autre source de nuisances, la lumière. Avec un éclairage jour et nuit, une lumière « extrêmement puissante », confirme Éliane Gastaud, pour assurer la sécurité des agents pénitentiaires qui entrent dans la prison. Résultat : « À Beauvallon, la nuit, on voit comme en plein jour dans le salon », explique-t-elle. Et trouver une solution ne va pas être chose aisée. Même si les contacts sont « très bons avec le directeur actuel des Baumettes », reconnaît-elle, « il y a des préconisations avec des normes édictées par le ministère de la Justice ».

    Qui dit 740 places supplémentaires, dit aussi plus de visiteurs. « Et il n’y a déjà pas beaucoup de places de stationnements », rappelle Éliane Gastaud, et côté transports en commun « une seule ligne de bus ». Quant à la mobilité douce, « les pistes cyclables se sont transformées en parking ». Vient enfin la question ardue des brouilleurs pour empêcher les communications depuis les cellules et les livraisons illicites par drones. Un marché à 24 millions d’euros hors taxe, dont 8 millions dévolus à l’équipement de B3, a été passé en juin, demandant au prestataire d’éviter les « perturbations ou débordements à l’extérieur » des zones concernées. Le chantier serait finalisé en mars. Mais depuis la mise en place du système en 2021 à Baumettes 2, les habitants des maisons autour sont déjà obligés de recourir au Wifi pour téléphoner. « Pour B3, c’est tout le centre de Beauvallon situé à 100 m qui est concerné », s’inquiète Éliane Gastaud. Et de promettre de remettre l’ouvrage sur le métier au cours des réunions régulières organisées par l’Apij.

  • Pour sa 33e édition, la Voie est libre fait place nette sur la Corniche

    Pour sa 33e édition, la Voie est libre fait place nette sur la Corniche

    Lancé pour la première fois en mai 2021, le rendez-vous s’est imposé au fil des mois et des années comme un incontournable qui aura marqué le premier mandat du Printemps marseillais. Des quatre coins de la ville, huit fois par an, entre 25 000 et 40 000 Marseillais se pressent le temps d’une journée au rendez-vous de la Voie est libre.

    Ce dimanche, la Corniche se vide une nouvelle fois de ses voitures et autres véhicules à moteur, et fait place nette pour accueillir sa 33e édition. La dernière de l’année 2025. La dernière sans doute avant les élections municipales de mars prochain. De 10h à 17h, ses trois kilomètres de bitume avec leur vue plongeante sur la grande bleue redeviennent un terrain de jeu pour piétons, cyclistes et familles, entre la plage des Catalans et la Marina olympique. À pied, à vélo, à trottinette, ou en rosalie triplettes, quadruplettes, tandems et duos, tous seront à la fête. Des voiturettes électriques faciliteront les déplacements des personnes à mobilité réduite.

    Plus de 200 000 promeneurs par an

    L’initiative qui voulait illustrer à sa création la volonté affichée de la municipalité de repenser ses mobilités et son rapport au littoral a trouvé son public. Un symbole fort pour la 2e ville de France, une commune où la voiture reste reine, une position renforcée par des transports en commun défaillants et des voies de circulation sous-équipées en pistes cyclables.

    Dans ce contexte, piétonniser la Corniche le temps d’une journée ne s’est finalement pas avéré si anodin. L’an dernier plus 230 000 personnes se sont promenées en toute liberté entre le Vallon des Auffes et David. Un engouement lié aussi au fait que la Voie est libre n’est pas qu’un simple laboratoire à ciel ouvert pour imaginer Marseille autrement, sans bruit ni pollution. C’est d’abord un rendez-vous festif.

    Entre randonnées patrimoniales, initiations sportives, concerts et spectacles en déambulation, le rendez-vous se veut animé et populaire. Ce dimanche les visiteurs pourront aussi découvrir la Fresque du climat et participer à des ateliers « Marseille 2030 », qui interrogeront l’avenir de la ville face aux défis environnementaux. Comme chaque fois, food-trucks et espaces ludiques ponctueront le parcours, tandis que des artistes comme les compagnies les Oiseaux perchés, Circula octopulse et Bayou l’animeront.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • Le Plan vélo de la Métropole fait encore dérailler Marseille

    Le Plan vélo de la Métropole fait encore dérailler Marseille

    Le verdict est sans surprise. Le baromètre vélo 2025 de Fédération française des usagers de la bicyclette, publié vendredi, place Marseille en queue de peloton. Sentiment d’insécurité, infrastructures cyclables discontinues, incivilités, les 3 029 témoignages recueillis localement donnent à la 2e ville de France la note globale de G. La pire. Ressenti, sécurité, confort, effort de la ville, ici compétence de la Métropole Aix-Marseille, services de stationnement… Marseille se coltine la pauvre note de 2,29 sur 5.

    Quantité et qualité

    Réuni dans ses locaux pour commenter ce baromètre 2025, le collectif Vélos en ville dresse évidemment un bilan critique du Plan Vélo métropolitain lancé en 2019 avec la volonté de créer d’ici 2030 huit lignes structurant sur 130 kilomètres l’ensemble du territoire marseillais. Sans parler des lignes secondaires, le projet a vite déraillé.

    Seulement 56% des tracés envisagés sur la phase 1 (2019-2024) ont été achevés. Au total 46,6 kilomètres ont été réalisés, dont 1,9km en 2025. « 130 kilomètres ce n’était déjà pas ambitieux, et on passe sur le fait que 20km existaient déjà avant le plan », ironise Cyril Pimentel, membre du collectif qui a lancé un site dédié à l’observatoire du Plan, « Mais la qualité est aussi importante que la quantité : le cahier des charges visait 100% de pistes cyclables. » Aujourd’hui, plus de la moitié n’est qu’en voies vertes ou en bandes cyclables.

    « Le vélo doit être une vraie politique publique », martèle Christophe Monnier notant que Lyon ou Bordeaux ont su progresser. « Ici, chaque évolution est liée à l’application de la loi, pas à une volonté locale ». Le collectif a ainsi fait condamner plusieurs fois en justice la Métropole qui lors de travaux de voirie s’assoit sur ses obligations légales de construction des pistes cyclables.

    Un 11e recours a été lancé pour la place Castellane et le tribunal vient d’imposer une médiation à la Métropole. « C’est pas gagné, c’est un aménagement qui dès le départ a été mal conçu. C’est un énorme trou dans la raquette, c’est un combat majeur. Les gros points noirs concernent les hubs comme Castellane ou les Réformés », reprend le président de Vélos en ville, appréciant toutefois des avancées sur la concertation sur la 2e phase du tram, l’offre LeVélo, ou l’aide à l’achat de vélos.

    « En tant qu’opérateur, la Métropole doit appliquer les décisions de la municipalité, et a une responsabilité majeure dans le retard. Mais la mairie doit aussi prendre toute sa part en abaissant la vitesse moyenne et en sanctionnant les stationnements gênants », reprend ce dernier pour qui l’objectif n’est « pas d’exclure les automobilistes mais de donner le choix ».