Tag: Pierre Mignoni

  • Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Les rencontres contre Paris sont toujours très disputées car il y a toujours cette petite étoile de Christophe qui pèse sur les deux clubs. » L’émotion est palpable lorsque Pierre Mignoni évoque son ancien coéquipier au RCT (saison 1996/1997) et en équipe de France. Disparu en 2020 à l’âge de 48 ans, Christophe Dominici reste dans les mémoires. Si bien que depuis cinq ans, ses deux clubs de toujours se disputent un trophée à son nom, décerné au vainqueur de la confrontation aller-retour. « On veut gagner ce trophée en sa mémoire. C’est un match particulier et ce le sera toujours. On n’oublie pas Christophe, il est de chez nous. »

    Jusqu’ici, le trophée est toujours resté dans la rade. Pour poursuivre la série, il faudra venir à bout d’une équipe à la relance après une saison catastrophique, qui ne sera quant à elle privée que de cinq joueurs, et qui pourrait doubler le RCT en cas de victoire bonifiée. « On connaît leur pack massif. On l’aborde avec beaucoup de confiance. On sait à quoi s’attendre, les conditions promettent un match engagé », annonce Mateo Garcia. « Ce sera un match très dur dans des conditions difficiles. Il fait froid à Toulon, ça nous prépare, même si ce sera pire à Paris », confirme Pierre Mignoni, « heureux » de voir Louis Carbonel, enfant du RCT désormais parisien « revenir à son meilleur niveau. Mais il n’est pas du bon côté (sourire) ». En espérant que le Toulonnais de naissance ne joue pas de mauvais tour à son club de cœur.

  • Le RCT doit apprendre à voyager

    Le RCT doit apprendre à voyager

    Imprenable à domicile (cinq victoires sur cinq, 24 points sur 25 possibles), le RC Toulon, à l’instar des autres équipes de Top 14, est beaucoup plus perméable hors de ses bases (une victoire en quatre matches, 5 points sur 20). Après des débuts réussis à Montpellier (17-27), les hommes de Pierre Mignoni ont enchaîné les revers, tantôt sévères mais encourageants comme à Bayonne, tantôt en passant à côté de tout ou partie du match, à Clermont et à Toulouse. « C’est dur, car aucune équipe ne lâche. Les écarts sont minimes. Pour finir dans le top 2, ça va se jouer à la maison, mais les victoires à l’extérieur et les bonus vont faire la différence », prédit l’entraîneur rouge et noir, qui a déjà repéré quelques clés : « Quand tu regardes Clermont et d’autres, il n’y a pas de regret d’avoir perdu de peu. On a manqué d’ambition et de consistance. Si tu n’as pas ça à l’extérieur, avec une certaine férocité, tu ne peux rien espérer. Il ne faut rien lâcher, quels que soient les obstacles. Plus tu pleures, plus ça se retourne contre toi. »

    Place aux jeunes

    Principal obstacle dimanche : une quinzaine d’absents, entre les internationaux (Ollivon, Gros, Serin, Dréan, White, Brex, Tuicuvu), les blessés (Hallagahu, Villière [lire ci-contre], Ivaldi, Frisch, R. Rebbadj, Domon, Gigashvili…) et les joueurs ménagés (Nonu, Priso), qui ont poussé Pierre Mignoni à piocher chez les jeunes. Trois petits nouveaux font ainsi leur apparition aux côtés des Cowie, Ametlla et Quere-Karaba : Owen Sorhaindo (20 ans, pilier droit), mais surtout Barnabé Mechentel (20 ans, arrière/ailier) et Matéo Gracieux (20 ans, ailier) pour garnir un contingent d’arrières décimé. « L’un des deux sera titulaire. J’ai 100% confiance. Ils n’arrivent pas comme ça, ils sont là depuis la saison dernière, ils ont fait la préparation. Ce sont deux gros potentiels, deux athlètes qui vont très vite, sont très vifs, bons sur les ballons hauts. Ça va être un gros challenge pour eux, mais surtout pour nous de les mettre dans de bonnes conditions », avance Pierre Mignoni, qui attend « que les anciens passent devant et montrent l’exemple ».

    Autre donnée à prendre en compte : le rythme des matches, le RCT ayant eu une semaine de repos en moins eu égard à son match de retard face à La Rochelle. « Sur Lyon et La Rochelle on était déjà en semaine de doublon. J’étais vraiment content de l’état d’esprit. C’est un bon challenge. Si on veut être parmi les meilleurs, il faut assurer dans ces moments-là. On n’est pas là pour pleurer sur le calendrier, on connaît les problématiques », affirme Pierre Mignoni. Enfin, le froid glacial attendu dimanche pourrait-il jouer contre des Toulonnais moins habitués que leurs homologues parisiens ? « On a l’équipe pour jouer en été comme en hiver. J’ai l’impression qu’on s’est bien préparé », annonce Mateo Garcia, dont les mains ne devront pas trembler à l’ouverture.

    Stade Français – RCT

    10e journée de Top 14. Dimanche 23 novembre, 21h05

    Stade Jean-Bouin, Paris. Arbitre : Thomas Charabas

    STADE FRANÇAIS (probable) : Alo-Emile, Garcia, Melikidze ; Gabrillagues (c), Pesenti ; Halaifonua, Briatte, Tanga ; Kerr-Barlow, Carbonel ; Ezeala, Néné, Ward, Dakuwaqa ; Barré

    RC TOULON : Ametlla, Damond, Sinckler ; Ribbans (c), Alainu’uese ; Abadie, Ludlam, Mercer ; Le Bail, Garcia ; Ferté, Sinzelle, Cowie, Gracieux ; Jaminet.

  • Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Au courage, mais non sans mérite ni talent. Face à la Rochelle, le RC Toulon a contraint ses supporters à l’apnée lors des douze dernières minutes, alors que la victoire bonifiée lui tendait les bras. La faute à un essai trouble-fête des Maritimes, puis au carton jaune de Ma’a Nonu à cinq minutes du terme, alors que les Toulonnais étaient acculés sur leur ligne d’en-but depuis plusieurs minutes pour éviter cinq points supplémentaires. Et la perte de ce bonus synonyme de retour à hauteur du leader toulousain, toujours devant à la différence de points.

    Mais s’il a plié, ce RCT n’a pas rompu dans les moments charnières. Le premier à la demi-heure de jeu, lorsque les Rochelais ont cru prendre le lead en marquant deux essais coup sur coup. Le second fut refusé, laissant cinq points d’avance aux Rouge et Noir, portés à dix grâce à un essai importantissime de Ribbans juste avant la pause. « Cet essai refusé compte. Mais on a encore un essai à marquer en bout de ligne sur l’en avant de Melvyn (19e) pour être plus confortable à la mi-temps. Il y a eu un flottement en milieu de première, à cause de notre indiscipline dans la zone 40-40. Ils nous ont forcés à défendre, c’était plus dur près de la ligne. On a heureusement marqué cet essai qui nous a fait un bien fou, mais on aurait dû le mettre avant », tempère Pierre Mignoni.

    24 points sur 25 à domicile

    Le second, donc, lors de cette fin de match haletante. Un scénario que les Varois, très bons dans les 20 premières minutes de chaque mi-temps, auraient pu et dû s’éviter. Notamment grâce à un pack une nouvelle fois performant : « On a remis ce qui fait notre force. On était conscient qu’on n’était pas les meilleurs dans le jeu courant, mais qu’on pouvait décider du sort du match si les huit de devant étaient concernés. Depuis deux matches, on est conquérant en mêlée, on marque sur des mauls portés, alors que jusqu’ici on en a plus défendu que marqué », se réjouit Teddy Baubigny.

    Il a fallu résister. « J’ai aimé cette défense sur la ligne, où on ne lâche pas un centimètre », salue Pierre Mignoni, « très heureux » de la performance de ses joueurs. D’autant que ces derniers, non contents de conserver le bonus, l’ont renforcé avec un ultime essai de Dréan. « On est leader à domicile, 24 points sur 25, c’est fort. Les points de bonus comptent, c’est pour ça qu’on est dans les deux. On attendait ce match car il nous faisait traîner au classement. Il y a plein de progrès à faire mais aussi des certitudes, à l’image de ce match », conclut l’entraîneur varois, qui va, comme son groupe, prendre quelques jours de vacances avant d’aller défier le Stade Français le 23 novembre.

  • Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Un mois et demi après sa date initiale*, le troisième round de ce championnat entre le RC Toulon et le Stade Rochelais va enfin avoir lieu. Et ce, malgré la menace d’un forfait maritime, qui n’était finalement qu’un coup de bluff de Ronan O’Garra, dimanche dernier, au sortir de la victoire face au Racing (33-6) : « On devait avoir 15 jours de vacances. Est-ce qu’on les prend dès demain ? Je vais demander à mon vestiaire. On peut juste accepter la défaite et prendre deux semaines de vacances. » Il n’en sera rien et les doubles champions d’Europe 2022-2023 seront bien à Mayol, ce samedi après-midi.

    Des déclarations qui crispent côté toulonnais, Pierre Mignoni se fendant d’un « je n’en pense rien du tout », peinant à masquer son agacement. Esteban Abadie, lui, se montre beaucoup plus cash : « Soit tu fais du cinéma comme certains, soit tu comprends ce qu’il s’est passé, c’est-à-dire des aléas météo, et heureusement qu’on n’a pas joué, car ça aurait pu être dangereux. Je pense que (ces déclarations) étaient plus un levier de motivation pour ses joueurs qu’autre chose. » Et accepte sans sourciller les conséquences de ce report : « On a une semaine de moins, mais ce n’est pas grave, on s’est préparés comme si c’était prévu. On doit absolument gagner ce match avant de couper un peu, surtout devant notre public. »

    Gagner pour intégrer le top 2. Actuellement 7e, les Rouge et Noir peuvent faire un bond au classement et se hisser, après neuf journées, à hauteur de leur objectif de demi-finales. De quoi mettre davantage de pression sur leurs épaules ? « Non, tous les week-ends, c’est comme ça. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat ou le top 2, mais sur ce qu’on doit faire », martèle Pierre Mignoni. « Non, même si évidemment, on regarde le classement, reconnaît Esteban Abadie. On a pour objectif de finir cette première phase le plus haut possible. On a plutôt bien réussi ce bloc, on se doit de le terminer au mieux. Il nous reste peut-être la plus grosse marche depuis le début de saison. »

    14 absents à Toulon,

    12 à La Rochelle

    Pour la franchir, le RCT sera privé de près de 14 joueurs, entre les blessés et les six sélectionnés en équipe nationale (Gros, Brex, White, Garbisi, Gigashvili, Tuicuvu), contre douze côté rochelais (lire ci-dessous). Pas la meilleure situation pour préparer une rencontre importante, mais la donne est similaire pour les deux équipes : « On joue avec des équipes avec lesquelles on ne s’entraîne pas forcément la semaine. On a récupéré Charles et Gaël, qui ne se sont pas entraînés avec nous. Mais on a appris à le gérer saison après saison, on s’entraîne avec les espoirs qui font du bon boulot. Merci à eux, on s’entraîne bien depuis deux semaines grâce à ça », salue Esteban Abadie.

    * Rencontre initialement prévue le 21 septembre et reportée en raison d’un violent orage

  • RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    Avec Toulon, c’est toujours la même histoire. Performants à domicile, en étant invaincus au stade Mayol depuis le début de la saison, les hommes de Pierre Mignoni perdent aussitôt leur visage conquérant lorsqu’ils partent à la conquête d’un succès à l’extérieur. Ces résultats en dents de scie leur coûtent à l’aube de cette 9e journée de championnat une place sur le podium.

    Avec la réception des rugbymen lyonnais, douzièmes du championnat avec un bilan de quatre victoires et quatre défaites, les Varois, neuvièmes avec un match à rattraper face à La Rochelle, ont l’occasion, en cas de victoire, de remonter au classement du Top 14.

    Au-delà de l’international anglais David Ribbans, Juan Ignacio Brex, Paolo Garbisi, Baptiste Serin et Oliver Cowie font leur grand retour dans le groupe toulonnais. Le nouveau deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, débarqué dans la rade il y a quelques jours comme joker médical, en provenance de Grenoble, devrait faire ses premiers pas sous les couleurs toulonnaises.

    Parmi les absents, le pilier gauche Jean-Baptiste Gros est retenu avec le XV de France. Melvyn Jaminet et Marius Domon ne sont pas encore remis de leurs blessures contre le Stade Toulousain. Les deux arrières s’ajoutent à la liste des blessés, qui comptait Gianmarco Lucchesi, Gabin Villière, Matthias Halagahu et Antoine Frisch. Jérémy Sinzelle et Mickael Ivaldi n’ont pas été retenus par Pierre Mignoni pour cette rencontre face au LOU.

    * Ma’a Nonu convoqué par la commission de discipline

    Suite à un plaquage dangereux effectué à la 59ᵉ minute de jeu face aux Toulousains, qui lui a d’ailleurs valu un carton jaune, le trois-quarts centre Ma’a Nonu est convoqué le 5 novembre devant la Commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby. L’international néo-zélandais pourrait écoper de plusieurs semaines de suspension si l’instance estime que son acte méritait plutôt un carton rouge.

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    RC TOULON vs LYON OU

    9ᵉ journée de Top 14. Samedi 1er novembre, à 14h30. Au stade Félix-Mayol, à Toulon. Arbitre : Jérémy Rozier.

    Groupe RCT : Esteban Abadie, Brian Alainu’uese, Léo Ametlla, Teddy Baubigny, Daniel Brennan, Jules Coulon, Pierre Damond, Beka Gigashvili, Giorgi Javakhia, Lewis Ludlam, Charles Ollivon, Dany Priso, Joé Quere-Karaba, Swan Rebbadj, David Ribbans, Kyle Sinckler (avants) ; Juan Ignacio Brex, Oliver Cowie, Gaël Dréan, Mathis Ferté, Paolo Garbisi, Matéo Garcia, Clovis Le Bail, Ma’a Nonu, Baptiste Serin, Mathieu Smaïli, Setariki Tuicuvu, Ben White (arrières).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Plus de 50 points dans la musette (pour la troisième fois en un an) et un sentiment d’impuissance : les années se suivent et l’issue des matches face au Stade Toulousain est similaire pour le RC Toulon, battus pour les quatrième fois de rang face à ce si puissant rival, qui est encore une fois paru hors d’atteinte, dimanche dernier, à Ernest-Wallon. Et ce, même si le score (59-24) semble lourd par rapport aux intentions de Toulonnais audacieux en début de rencontre.

    Au risque de payer cash leurs imprécisions, à l’image du premier essai, issu d’une interception toulousaine sur une phase offensive du RCT. « Toulouse est une grande équipe, on le savait. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. Ce qui me dérange, c’est qu’il me semble que sur les vingt-cinq premières minutes, nous étions présents. On les a breakés trois fois mais on ne marque pas. C’est difficile surtout quand tu prends cet essai en contre en début de match », regrettait Pierre Mignoni. Mots différents, mais constat semblable pour Teddy Baubigny : « Il y a eu de bonnes choses, tout n’est pas à jeter. On s’est vite retrouvé menés au score sans trop savoir pourquoi. »

    Plombés par leur indiscipline (trois cartons jaunes, 25 minutes d’infériorité), les coéquipiers de Charles Ollivon n’ont, toutefois, pas su réagir dans l’adversité des faits de match : « Mes joueurs n’ont pas assez osé par moment. Eux te mettent dans le dur dès qu’ils peuvent. En fin de première mi-temps, ils font une combinaison qu’ils répètent à tous les matches. On savait très bien ce qu’ils allaient faire. Mais à quatorze, s’il y en a un qui s’oublie et qui défend mal, c’est terminé », pointait l’entraîneur toulonnais, déçu de ne pas poursuivre sur la lignée du match face au Racing 92 : « Toute la semaine, on a essayé de les préparer pour jouer au ballon. L’équipe sortait d’un bon match où il me semble qu’on avait osé. Mais pour oser, il faut avoir du courage. »

    Quelle option à l’arrière ?

    La réception du LOU, ce samedi, doit permettre de passer à autre chose et de repartir sur les bases d’un début de saison plutôt convaincant, face à une équipe en crise (quatre défaites sur les cinq derniers matches), après ses trois succès inauguraux. Mais dotée d’individualités très talentueuses. Parmi elles, une vieille connaissance, en la personne de Jiuta Wainiqolo, qui a rallié les bords du Rhône cet été après quatre saisons en rouge et noir, et déjà auteur de six essais en cinq matches (dont deux face à la Rochelle samedi dernier).

    Et si hormis Jean-Baptiste Gros, protégé par le staff des Bleus, tous les internationaux (Dréan, Brex, White, Garbisi, Tuicuvu) seront de la partie, il faudra composer avec les blessures de Jaminet, touché au biceps face à Toulouse et incertain, de Rebbadj (déchirure musculaire) et de Domon (fracture de la main), qui pourrait être indisponible de longues semaines. Dès lors, bien que la nouvelle bonne prestation de Ferté face aux Hauts-Garonnais (deux essais) offre une garantie sur l’aile, le RCT n’a plus d’arrière de métier disponible. Il faudra ainsi compter sur le dépannage de Garcia, Tuicuvu, ou même Ferté, capables d’assumer le poste. Quelle sera l’option choisie ? Affaire à suivre.

  • Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Les trois confrontations de la saison passée ont tourné au cauchemar pour les Toulonnais. La première (défaite 57-5 à Wallon), avait démontré un écart abyssal avec les champions d’Europe et de France en titre de l’époque. La deuxième, en quart de finale de Champion’s Cup, fut cruelle, avec une défaite – la seule de la saison à Mayol – sur pénalité dans les ultimes secondes (18-21). La troisième, au Vélodrome, fut largement précipitée par l’exclusion de Baptiste Serin, dans un match d’abord équilibré qui prit ensuite une tournure humiliante (16-50).

    Alors, à l’heure de retrouver celle que nombre d’observateurs qualifient comme « la meilleure équipe du monde », imprenable à domicile, l’humilité est de mise dans le camp rouge et noir : « On a beaucoup analysé ces matches. C’est une équipe qui aime avoir la possession, qui impose son rythme, son jeu debout, mais aussi son jeu d’avants. Elle met les choses dans l’ordre et quand elle met 50 ou 60 points aux équipes, c’est par là qu’elle commence », prévient un Pierre Mignoni, qui n’a pas pour autant invoqué l’esprit de revanche de ses joueurs : « Chacun fait appel à ce qu’il veut. Je ne suis pas amnésique, je sais ce qui est dur, mais aussi ce qui est possible. Ça relève peut-être d’un exploit, mais quelles conditions met-on pour le créer ? Ce sont les joueurs qui ont la recette. »

    Domon à l’ouverture

    Premier ingrédient, l’abord de la rencontre : « C’est la grosse interrogation qu’on doit avoir. Si on n’est pas aligné les uns avec les autres, ça donne les scores qu’on connaît. L’an dernier, on a pris deux raclées », se souvient l’entraîneur varois. Cependant, « quand tu repars sur la saison, les compteurs sont remis à zéro », relativise Jérémy Sinzelle. Faut-il, dès lors, se libérer de la pression, face à des champions de France largement favoris malgré leur défaite à Pau, samedi dernier (30-26) ? « Je ne sais pas. Chaque match, c’est la guerre, encore plus contre Toulouse. Allons-y avec fierté. »

    Sur le plan technique, après un match référence face au Racing, la donne semble plus simple : « Avant de penser au jeu d’attaque, pensons à ce qu’on doit faire pour avoir des ballons rapides, tenir le ballon… Il faut gagner ces duels. C’est la base du rugby, pour créer un exploit, sinon tu ne peux pas exister », martèle Pierre Mignoni. « Il faut être constant sur ce qu’on veut mettre en place. Si on commence à rendre des ballons, à faire des en-avant, on va prendre la marée », prévient Jérémy Sinzelle.

    Et c’est une charnière inédite White-Domon, titularisé en 10 à Vannes l’an dernier, qui devrait être responsable de l’animation du jeu : « Marius a cette polyvalence. Il a fait de bonnes entrées. Il avait déçu à Vannes, mais comme les 23 présents ce jour-là. Ce n’est pas forcément le match le plus facile pour jouer à ce poste. Mais avec les entrées qu’il fait, il faut avoir des garanties et le lancer dans un tel match. Il a tous les atouts pour jouer à ce poste, le courage, le jeu au pied, l’intelligence », affirme Pierre Mignoni.

    TOULOUSE – TOULON

    8e journée de Top 14

    Dimanche 26 octobre, à 21h05. Lieu : Stadium de Toulouse Arbitre : Ludovic Cayre

    TOULOUSE : Ramos – Kinghorn, Gourgues, Chocobares, Mallia – R. Ntamack, Graou – Jelonch, Roumat, Willis – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand (cap.), Neti. Remplaçants : Cramont, Ainu’u, Elias, T. Ntamack, Saito, Costes, Thomas, Colombe.

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Smaïli, Sinzelle, Ferté – Domon, White – Coulon, Ollivon (cap.), Quere-Karaba – S. Rebbadj, Ribbans – Sinckler, Damond, Gros. Remplaçants : Baubigny, Brennan, Mézou, Alainu’uese, Ludlam, R. Rebbadj, Nonu, Priso.

  • Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Top 14 : Brex et Gros, les deux locomotives du RC Toulon

    Retombé dans ses travers à Marcel-Michelin face à l’ASM samedi dernier (27-10), le RCT veut repartir de l’avant. Et vite oublier : « J’ai très mal digéré le match. Mais ce qui est important, c’est qu’on reparte. On l’a analysé. Place au prochain. Je n’ai pas envie de revenir dessus », balaye d’un revers de main Pierre Mignoni, qui a visiblement peu goûté à la prestation de ses joueurs. « On est vite passé à autre chose mais la première réunion a été costaude », confirme Jean-Baptiste Gros. « Mais on a fait une bonne semaine avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme. On veut laisser ce match derrière, ça arrive de passer à côté. »

    Gros le « leader », Brex le « régulateur »

    Pour se relancer, la recette est simple : « Il faudra mettre ce qui nous a manqué. Mais pas uniquement ce week end. Si on est en difficulté en conquête, si on manque d’agressivité, c’est pareil tous les week-ends », affirme le pilier international, conscient que le RCT, à l’image de la saison dernière, a aussi pêché (3 cartons jaunes) par son « indiscipline. Ça me dérange un peu. »

    Présent, une fois n’est pas coutume, pour la préparation estivale, le joueur de 26 ans, peu habitué à cette période car habituellement en tournée avec les Bleus « a un peu souffert car la reprise a été dure. Mais c’est en train de payer et de lui faire du bien », décrit Pierre Mignoni. L’Arlésien de naissance, de nature discrète, a aussi pris de l’épaisseur au sein du vestiaire, poussé par son entraîneur : « Il est dans le groupe des leaders. Je me disais que c’était une bonne idée. Il a des choses à dire même si ce n’est pas un gros communicant. Il parle peu, mais il fait », décrit-il, conscient de la chance d’avoir à sa disposition « un pilier international avec ce vécu. »

    Autre joueur d’importance, le centre italo-argentin Ignacio Brex, laissé au repos samedi dernier, recrue estivale qui a déjà conquis la Rade. « C’est un bon relai sur le terrain, avec beaucoup d’expérience, très aimé du groupe. Il communique bien, aide beaucoup les trois quarts. C’est celui qui a été le plus aligné. À lui de continuer, car il n’est pas trop habitué au rythme du Top 14, donc il faut faire attention, avant de partir en sélection. C’est un régulateur en attaque mais aussi et surtout en défense. Il prend de bonnes décisions, il arrive à rattraper des coups à 50-50. Il ne va pas hyper vite mais a un bon sens de l’anticipation », vante Pierre Mignoni. L’intéressé, qui commence déjà à maîtriser le français, dit « se sentir très bien à Toulon ». Jusqu’ici aligné aux côtés de Cowie ou d’Antoine Frisch (lire par ailleurs), l’international italien (46 sélections) connaîtra un nouveau partenaire (Nonu, Sinzelle ou Smaïli) dimanche, ce qui ne le perturbe pas : « Je n’ai aucun problème car j’ai joué avec différents centres en Italie. Je suis ici depuis 3 mois, je peux jouer avec n’importe qui. Ma’a ? C’est mon idole, le meilleur centre de l’histoire, donc j’apprends beaucoup de lui. »

    La tuile pour Frisch
    Gros coup dur pour Antoine Frisch. Indisponible pendant de longs mois la saison dernière à cause d’une fracture du pied, le centre international français (deux sélections), revenu à la compétition en septembre, a rechuté et sera indisponible quatre à cinq mois. « Il va subir une opération du pied la semaine prochaine, le même que la saison dernière. Il est très déçu, car ça arrive lors de sa deuxième saison chez nous, après avoir été poursuivi par les blessures, l’an dernier. On avait fait un choix à l’époque. Ça n’a pas tenu. Il reviendra en mars », indique Pierre Mignoni, qui a annoncé qu’il ne ferait pas appel à un joker, mais qu’il était en revanche toujours en recherche d’un élément supplémentaire pour remplumer sa ligne d’avants.
  • Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Sèchement battu en ouverture de la saison sur le terrain du LOU (32-7), le Racing 92 enchaîne depuis les bonnes performances. Avec quatre victoires sur les cinq derniers matches, les Racingmen présentent le meilleur bilan sur la période et arrivent à Mayol fort d’une 5e place et d’un succès face à Montpellier (32-25), samedi dernier.

    « C’est une équipe en confiance. L’une des plus physiques, les plus denses. Mais ils ont également beaucoup d’atouts en termes de vitesse derrière. Ce sera un gros match », analyse Pierre Mignoni. « Je ne crois pas que ce soit un bon ou un mauvais match pour se relancer. J’attends qu’on se concentre sur nous, qu’on soit nous-mêmes, car on ne l’a pas été à Clermont. » « C’est une équipe très costaude, devant, derrière. Peu importe le poste, c’est du solide. On sait qu’ils vont jouer très physique. On est prévenu, à nous d’être présents », pose Jean-Baptiste Gros.

    Au rang des principaux dangers, Wilfried Hulleu, le jeune ailier arrivé de Grenoble cet été, meilleur marqueur francilien (4 essais) et auteur d’un doublé la semaine dernière. Mais aussi l’ailier Vinaya Habosi (3 essais) et surtout, l’une des meilleurs paire de centres du Top 14, avec Gaël Fickou et Josua Tuisova. « Tuisova est un grand joueur. Ce ne sera pas facile de jouer contre lui et Fickou, mais pas de problème, on jouera les 80 minutes et on en parlera », tempère Ignacio Brex, qui aura forcément du travail sur le plan défensif face à la vitesse des arrières ciel et blanc.