Tag: Pétanque

  • [Week-end] Estérel Caravaning à Saint-Raphaël, le camping version luxe

    [Week-end] Estérel Caravaning à Saint-Raphaël, le camping version luxe

    Ici, pas de danse des tongs. Encore moins lors des soirées blanches, tradition bimensuelle lors de laquelle les clients se parent de blanc pour assister à un show en grande pompe, au bord de la piscine. « Je n’ai jamais été invitée aux soirées d’Eddie Barclay, alors j’ai voulu faire pareil. Et en mieux, vous allez voir », parie Aurore Laroche, instigatrice de ces moments voluptueux. Surtout en cette soirée des 50 ans d’Esterel Caravaning, pour laquelle la directrice n’a pas lésiné sur les moyens afin d’offrir un spectacle digne d’un grand cabaret mêlant chant, danse, musique, dans une scénographie époustouflante, loin de l’idée qu’on se fait du camping.

    Un site « hors-norme »

    Dans la droite ligne de l’extravagance assumée de ce bout de femme de 58 ans aux cheveux courts blonds platine, robe de froufrous, énergie rotor et main de fer dans un gant de velours, qui passe entre les tables pour discuter avec chacun des convives, habitué ou nouveau venu. Son but : continuer à faire de l’établissement, créé par ses parents, Jean et Jacqueline, en 1976, « un camping hors norme ». Car dès son ouverture, il s’est distingué par un « concept avant-gardiste » : des salles de bain indépendantes sur les emplacements. Doté de 164 pour camping-car et caravane (pas de tente) et 331 mobile homes sur 12 hectares entre le massif de l’Estérel et la rade d’Agay, le camping n’a cessé de grandir. Ce « qui n’était qu’un espace de garrigue brute », retrace Aurore Laroche, compte désormais 298 000 plantes : « Je plante 10 000 plantes, arbres, fleurs par an, depuis 20 ans, par passion et pour compenser ma dépense carbone », annonce-t-elle. Et s’il offre des services classiques (supérette, piscine, terrains de pétanque, snack…), tout y est plus grand. Parc aquatique d’un hectare, restaurant semi-gastronomique, plage artificielle avec vue sur l’Estérel, terrains de padel, salle de squash, et un grand nombre d’activités entièrement gratuites. Et surtout, des emplacements et bungalows pour certains dotés de piscines et de spas, avec des prix grimpant jusqu’à 9 800 euros la semaine pour 12 personnes en pleine saison. « Mais il y en a pour tout le monde », assure Aurore Laroche : 805 euros pour un mobile home 2/3 personnes, 560 euros pour un emplacement standard. Laure et Stéphanie, plus habituées aux villas et aux hôtels, ont trouvé leur compte avec un mobile home agrémenté d’un spa : « C’est important d’être installé confortablement. Il y a toutes les infrastructures, la supérette, les animations pour enfants, dans un cadre magnifique », se réjouissent-elles. Mourad, Christine et leur fils Kamil, venus du Nord, sont des habitués. « Je suis venue ici pour la première fois en 1982 », raconte Christine, qui a vu le camping se transformer depuis. Installés au premier rang pour le spectacle, avec les autres fidèles, ils passent tous leurs étés ici, eux qui y sont propriétaires d’un mobile home : « La baie d’Agay et l’une des plus belles de la région, et ici, on a trouvé un esprit familial, de la convivialité, et un cercle d’amis qu’on revoit chaque année ». Au sein duquel on retrouve Claude et Florence, assis à la table d’à côté, originaires de l’Essonne, et qui viennent depuis 1993 dans « ce camping découvert par hasard. Maintenant, ce sont nos enfants qui y amènent les leurs, la tradition se perpétue ». Pour eux, le quotidien, c’est surtout la plage. « Et un peu la pétanque parce qu’ici, c’est facile de gagner », s’amuse Claude, en taquinant Kamil, annonçant la revanche du lendemain. Comme dans n’importe quel camping, finalement.

  • [Entretien] Dorian Royère, Collectif France de jeu provençal : « On est vraiment sur la passion et la convivialité »

    [Entretien] Dorian Royère, Collectif France de jeu provençal : « On est vraiment sur la passion et la convivialité »

    La Marseillaise : Comment est-ce que vous êtes venu au Jeu Provençal ?

    Dorian Royère : C’est une passion que mon père m’a fait découvrir tout petit. En jeune, j’ai joué beaucoup à la pétanque parce qu’il n’y avait pas de compétition au jeu provençal mais une fois que j’ai eu l’âge je m’y suis mis, j’y ai pris goût de suite et j’ai arrêté la pétanque pour m’y consacrer totalement. J’ai vite adhéré au jeu et à l’ambiance très conviviale.

    Pourquoi êtes-vous passé de la pétanque au jeu provençal ?

    D.R. : C’est une question de plaisir personnel que ce soit au point ou au tir, et même à regarder. La pétanque, c’est plus compliqué aussi, dès qu’on ne joue pas trop bien, on ne s’en sort pas. Alors qu’à la longue, c’est différent, une boule peut changer complètement la mène et la partie. Je trouve ça très intéressant. On n’a jamais perdu, on n’a jamais gagné.

    Ce sont vraiment deux disciplines différentes ?

    D.R. : C’est quand même très similaire parce que les règles et les boules, sont les mêmes. Après, oui, il y a quand même quelques différences par rapport à la distance, aux règles pour pointer où il faut faire un pas, pour tirer avec il y a les trois pas. Après les parties durent plus longtemps, il faut de la patience et de la concentration. C’est vraiment un sport où tout se passe dans la tête.

    Il y a de moins en moins de jeunes qui jouent aux boules et ceux qui le font, jouent à pétanque.

    D.R. : C’est plus médiatisé, il y a un championnat d’Europe, un championnat du monde, il y a une vraie finalité. Le jeu provençal manque de cela. Peut-être que l’équipe de France qui a été créée, va donner envie à plus de jeunes de l’intégrer avec aussi un championnat d’Europe qui se met en place. Après, il y a surtout peu de concours et un vrai déficit de médiatisation pour donner envie aux jeunes de se montrer. On est vraiment sur la passion et la convivialité.

    Ce championnat d’Europe attendu d’ici 2027 est important ?

    D.R. : La fédération met en place des moyens pour donner aux autres nations l’envie de se développer et d’y participer. Il y a eu une rencontre à l’automne dernier avec la Bulgarie et l’Arménie.

    En France déjà, ça ne se joue quasiment que dans le Sud-Est.

    D.R. : Oui et il y a aussi cette volonté de développement dans la France entière. Il y a quand même un peu des concours qui se font dans le Sud-Ouest et aussi dans le centre, où justement, le collectif France est envoyé pour participer.

  • Pétanque et longue, ces deux passions provençales

    Pétanque et longue, ces deux passions provençales

    Voilà un rendez-vous pour les amateurs. « On voulait mettre à l’honneur le passé bouliste de notre ville. Port-de-Bouc a compté jusqu’à sept clubs pour 16 000 habitants, chaque quartier avait le sien », note Dweezil Lankar de l’Office de tourisme. « J’ai débuté à Port-de-Bouc au jeu provençal dans les années 85/86 », se rappelle Maryan Barthelemy, le directeur des événements du journal La Marseillaise, organisateur du Mondial La Marseillaise.

    « Il y avait tous les soirs de mars à juin, ce qu’on appelait un brassard rente : une ou deux parties par soir, tu gagnais tu continuais et celui qui gagnait le vendredi défendait son titre en finale le vendredi d’après. Ça existait ailleurs mais c’était très port-de-boucain. À l’époque, gagner ici, au jeu provençal ou à la pétanque, même sur des départementaux ou des régionaux, était un exploit. Port-de-Bouc était un fief des boules. »

    « Durant l’été, dans les années 70/80, chaque semaine à tour de rôle un club organisait son concours à la Mérindole. Les gens venaient de toute la région », reprend Dweezil Lankar. « Il y avait cette grande fête tout l’été et nous on jouait dans la pinède, c’était phénoménal », abonde Maryan Barthelemy. Le nouvel homme fort du Mondial sera avec le Gardois Vincent Meger, historien et « bible » du jeu provençal, un des « conférenciers » du jour sur le boulodrome Charles Scarpelli de la Boule Modérée. Au menu : origine et naissance des deux disciplines, évolution des règles, pratiques des féminines et des jeunes, mais aussi des pistes de développement et des projets d’avenir pour les deux disciplines sœurs qui ont connu des trajectoires différentes.

    « Peut-être que la fédération n’a pas traité le jeu provençal comme la pétanque », note Maryan Barthelemy, vainqueur du Provençal en 1994, champion du monde juniors à pétanque et finaliste de La Marseillaise 1988. « Mais bon on est aussi entré dans un monde de consommation. La pétanque est un jeu rapide, facilement accessible alors que le jeu provençal demande plus de capacité, il est plus lent. Il faut que la fédé se penche sur son avenir. » « C’est sûr que le jeu provençal est en train de décliner et qu’il va falloir au niveau de la fédé se demander ce qu’on veut faire du jeu provençal. Il faut des états généraux », reprend Vincent Meger.

    « On l’oublie et la fédération aussi, mais dans “jeu provençal“, il y a jeu : ce n’est pas le sport que ça vise à devenir et obliger à jouer en tenue sportive, ce n’est plus l’esprit. Et puis il y a cet aspect régionaliste avec peu de sports comme ça en France : la course camarguaise, la pelote basque », souligne encore celui qui anime la page Étoiles du jeu provençal et se place dans une démarche constructive. « Il ne s’agit pas d’opposer pétanque et jeu provençal. Des champions réussissent d’ailleurs bien aux deux. Matraglia était excellent au Provençal et devient un monstre de la pétanque », justifie le Gardois désormais responsable de la commission jeu provençal au sein du comité du Gard. Des garçons comme Philippe Stievenart, Henri Lacroix, Jean-Pierre Ferret ou Mohamed Benmostefa, finaliste de La Marseillaise et deux fois vainqueur Provençal, en sont une illustration. « Les grands joueurs du passé étaient bons aux deux, c’étaient des joueurs complets », rappelle Vincent Meger.

    Pistes de réflexions

    Lui qui a écrit une biographie de René Macari (Une passion nîmoise) en 2015, une des figures charismatiques de la légende du sport bouliste, qui appuie un autre aspect de la culture provençale : la parole, « la galéjade » : « Comme on disait, les boules, c’est un humanisme. Aujourd’hui, c’est plus aseptisé. Henri Lafleur pouvait mettre dix minutes pour jouer une boule. Ce n’est plus possible désormais. Mais il y avait du monde. Aujourd’hui, il n’y a plus grand monde ». S’il voit dans la création par la Fédération d’un groupe France, une avancée en matière de « représentation », il pose d’autres pistes de développement appréciant par exemple la création en 2027 d’un championnat de France mixte pour le développement chez les féminines. Claire Gaudillere, responsable de la commission Jeu provençal à la FFPJP, qui a poussé pour que ce championnat, voir le jour, sera d’ailleurs là pour s’en expliquer.

    Vincent Meger lorgne aussi vers les jeunes et louant le travail, « l’exemple à suivre » selon lui, entrepris dans le Var dans les écoles de pétanque. Ce 14 août à Port-de-Bouc, Dorian Royère, le plus jeune (19 ans) membre de l’équipe de France sera là pour partager son point de vue avec d’autres jeunes champions attendus pour une démonstration.

    La conférence ce vendredi 14 août au boulodrome Scarpelli (18h). Expo et apéritif provençal ponctueront la soirée. Réservation : 04.42.06.27.28.

    « Les grands joueurs du passé étaient bons à la pétanque et au jeu provençal, C’était des joueurs complets »

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Pétanque : l’odyssée des Nations à Montpellier

    Marcel Laborde, maître d’œuvre de l’événement héraultais a frappé un grand coup. Ia lancé un nouveau concept, une nouvelle formule sur invitation. Un pari fou l’image du personnage qui bouscule les habitudes

    Un pari en passe d’être réussi avec 4 continents représentés, 26 pays, 64 équipes hommes, 32 équipes femmes.

    Ce sera les 12 et 13 août à l’Aréna sud de France à Montpellier. Un événement international unique.

    Avec les Malgaches la référence de la pétanque mondiale aujourd’hui mais également la Tunisie, le Sénégal, Le Bénin, le Maroc, l’Algérie pour l’Afrique. Le Cambodge, Vietnam, Malaisie, Thaïlande (avec les championnes du monde), Laos, Japon pour l’Asie. Les États-Unis, le Canada, le Pérou, le Mexique, le Chili compléteront le tableau en ajoutant les pays européens.

    Pratiquement tous les meilleurs joueurs et joueuses Français seront présents avec comme parrain et marraine de l’épreuve Marine et Mickaël Bonetto.

    Au-delà de cet événement international Montpellier va vivre au rythme de la pétanque du 10 au 14 août.

    On commencera le 10 août avec le National jeune sur deux jours (en système Suisse) minimes, Cadets, juniors avec la présence des tout nouveaux champions du monde de tir de précision Dawson Herlemann et Kimberlay Bousch (126 équipes).

    Les 11 et 12 août honneur aux Dames avec le National Féminin (entr’elles). Début Des hostilités à 10h00 (système Suisse). Limité à 128 équipes.

    Les jeudi 13 et vendredi 14 août, place aux Vétérans pour l’hommage Bernard Gassier. Limité à 128 équipes. Début des hostilités à 10h00.

    Voilà Marcel Laborde et son équipe de bénévoles lancés dans la dernière ligne droite pour ce peut être considéré comme un des plus grands événement boulistique de l’année, de par la qualité des protagonistes mais aussi par la diversité des compétitions qui donne à ces événements le statut de grande fête de la pétanque. Très fier de pouvoir acter la formule après des mois de préparation Marcel Laborde est dithyrambique sur l’investissement de la Municipalité de Montpellier.

    « Je tiens à remercier chaleureusement Michaël Delafosse Maire de Montpellier et toute son équipe, notamment Hervé Martin, de la Métropole, et Christophe Bourdin, de la Ville de Montpellier. Christian Assaf a également été un soutien majeur, tout comme Olivier Nicollin, qui nous a toujours soutenus. Je tiens à rendre hommage également à Jean Louis Gasset (hélas décédé) qui fut précurseur de cette idée de l’odyssée des nations à mes côtés. »

  • Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Il tient enfin son premier grand concours. Cyril Josuan n’avait jamais pu s’imposer dans une épreuve de cet acabit. C’est chose faite depuis lundi soir. Assez tardivement il s’est sorti avec ses partenaires du piège tendu par les champions de France Cédric Soma et Juan Lopez associé à Adel. Djafari après une finale à vous couper le souffle. Le joueur de la Boule commerciale de Saint-Martin-de-Crau a été décisif. Notamment à l’ultime mène où un devant de boule royal condamne ses adversaires.

    Cette victoire est également le travail d’un collectif, d’un mental à toute épreuve avec un Thierry Terreno égal à lui-même qui excelle dans les moments clés. Menés 2 à 8, les trois hommes n’ont jamais lâché face à un adversaire redoutable.

    Des adversaires qui se sont un peu sabordés alors que le score était de 12 à 9 en leur faveur avec l’avantage de boules. Un point médiocre de Jean permet à Djafari d’enchaîner avec un Boule qui tête le bouchon. Terreno tape à sa seconde. Djafari rentre dans la Boule de Jean, Soma imite son partenaire puis est long. Lopez est long puis le gagne. Jouant tape à sa première, Jean ajoute, Josuan aussi. Voilà comme une partie devient irrespirable. 12 à 12. La suite on la connaît avec la victoire de la triplette Jérémy Jean, Thierry Terreno et Cyril Josuan. Au-delà du résultat, il faut retenir le magnifique spectacle fourni par les six acteurs. Un vrai bonheur.

    Il faut également souligner l’organisation de la Boule Fleurie Crauroise avec son président Anthony Coronado et son équipe.

    La cité varoise est devenue un des bastions du jeu provençal avec des terrains de rêve. Un lieu magique dans la ville.

    Les aficionados ne s’y trompent pas. 170 triplettes étaient encore présentes. C’est un plébiscite pour le club et le Jeu Provençal qui a bien besoin de redorer son blason avec de tels événements réussis. Même si la Boule Crauroise est également une force vive de la pétanque avec tous ses champions, Henri Lacroix en tête. Rappelons qu’elle est devenue cet été un des premiers clubs avec le Label « club Mondial » lancé par le Mondial la Marseillaise. Un réseau de clubs destiné à faire rayonner le plus grand concours du monde.

    Résultats

    Quart de finale

    Terreno bat Olivier Atzeni, Loïc Ceyte,

    Theo Antigo (Salon les Canourgues)

    Gosselin bat Laurent Matraglia. Julien Aguero, Albert Didonna

    Djafari bat Mathieu Era, Thierry Basso, Olivier Bernard

    Joseph Dubois bat Nicolas Sauvat, Sébastien Hirselj, David Gaubert

    Demi-finale

    Djafari bat Joseph Dubois, Rudy Lafleur Anthony Bagarre.

    Terreno bat Claude Gosselin, Martin Torres, Marvin Romero

    Finale

    Thierry Terreno, Jérémy Jean, Cyril Josuan bat Adel Djafari, Cédric Soma, Juan Lopez 13 à 12.

  • Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    On le savait talentueux, appliqué, solide, mais le week-end dernier, dans le cadre du championnat de France à Bergerac, Sébastien Batista a étonné tout le monde en produisant une prestation XXL pour échouer à quelques longueurs du titre national.

    Il a démontré à la France entière qu’il avait atteint un niveau exceptionnel aussi bien par son talent mais également de par son mental à l’image de cette demi-finale arrachée dans la douleur à Yohan Cousin, l’homme en forme du moment.

    Il nous avait confié lors de son titre départemental acquis en avril qu’il adorait le tête à tête : « C’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue ».

    Son parcours est dans la lignée de tous ces jeunes formés par Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle. Le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux dans les catégories jeunes.

    Perdu en 8e au Mondial La Marseillaise

    « J’ai commencé assez tard la pétanque [14 ans, Ndlr]. Mes années d’adolescence ont été riches puis j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’ai des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Il a accompli un excellent Mondial la Marseillaise avec ses partenaires Stéphane Pagni et Philippe Roux, stoppés en 8e de finale par les futurs vainqueurs et un certain Cousin.

    Pendant deux jours, il a confirmé son énorme potentiel donnant la réplique aux meilleurs joueurs de France voire du Monde avec un aplomb et un sang froid incroyable.

    En Finale contre le champion du monde Christophe Sarrio la barre était-elle trop haute ? Pas obligatoirement, c’est tout simplement Christophe Sarrio qui a été exceptionnel. D’ailleurs en pleine partie Sébastien Batista a lâché. « Je joue bien mais lui, il joue super bien. »

    Dès la première mène, Sébastien Batista a planté un carreau sec à dix mètres montrant qu’il avait laissé les complexes à la maison. La suite fut à l’image de ses prestations précédentes avec une boule manquée au tir et trois à l’appoint. Presque parfait. Mais en face, on avait mis le turbo notamment au tir. Sarrio a été à la hauteur de sa réputation et surtout, il est enfin récompensé après quatre finales perdues lors de championnats de France précédents. Chapeau !

    À noter également l’honorable performance de l’autre Bucco- Rhodanien, Jean Antoine Cano battu par l’alpin Thierry Lacroix au stade des 16e de finale.

    Résultats

    Quart de finale

    Sébastien Batista (13) bat Raphaël Rebecchi (42) 13 à 5

    Yohan Cousin (76) bat Adrien Delahaye (06) 13 à 11

    Ludovic Montoro (Paca 06) bat Jérémy Guiquero (44) 13 à 5

    Christophe Sarrio ( Auvergne Rhône Alpes 69) bat Dawson Miclo (77) 13 à 11

    Demi-finale

    Batista bat Cousin 13 à 12

    Sarrio bat Montoro 13 à 3

    Finale

    Sarrio bat Batista 13 à 8

    Championnat de France doublette femme : Bandiera- Peyre binôme gagnant

    Toujours à Bergerac le championnat doublette féminin a délivré un verdict implacable avec pratiquement les quatre grandes favorites présentes dans le dernier carré. Après avoir battu les tenantes du titre Anna Maillard et Cindy Peyrot en demi-finale au bout d’un suspense à toute épreuve, Audrey Bandiera et Nelly Peyre ont dominé Nadège Baussian-Protat et Mouna Beji en finale.

    À noter l’excellente performance des représentantes des Bouches du Rhône, Manon Sauzer et Manon Mahé. Elles ont baissé pavillon au stade des quarts de finale face à Charlotte Darodes.

    RÉSULTATS

    Quarts de finale

    Charlotte Darodes / Torea Tairio (Gironde 33) bat Manon Sauzer / Manon Mahe (PACA 13) — 13 à 6 Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji(Rhône 69) bat Debbie Hemery / Nadège Biau(Occitanie 31) 13 à 6 Anna Maillard / Cindy Peyrot (PACA 83) bat Delphine Meschiatti / Stéphanie Jullien(PACA 83) — 13 à 4 Audrey Bandiera/ Nelly Peyre (Var 83) bat Anne Gelis / Laure Legrelle-Vedrines (Occitanie 12) — 13 à 7

    Demi-finales

    Audrey Bandiera / Nelly Peyre bat Anna Maillard/ Cindy Peyrot 13 à 12

    Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji Bat Charlotte Darodes/ Torea Tairio 13 à 7

    Finale

    Audrey Bandiera/ Nelly Peyre bat Nadège Baussian-Protat/Beji Mouna 13 à 8

  • [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    Ce mercredi à partir de 17h et jusqu’à 21h, petits et grands sont attendus au parc ludico-sportif de La Solidarité dans le 15e arrondissement de la ville pour une soirée placée sous le signe de la convivialité entre les différentes générations présentes.

    Un esprit guinguette

    ouvert à tous

    « Jeux et danse en partage » est un événement gratuit ouvert à tous les publics et organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale. Et ce, en partenariat avec les centres sociaux la Savine, Kalliste, Bourrely, la Solidarité et la Martine.

    Au programme, des jeux divers, des tournois de pétanque ou encore des découvertes et initiations sportives vous y attendent. Le tout dans un esprit guinguette qui aura de quoi ravir les minots et les adultes.

    Mais au-delà des activités proposées, c’est avant tout un moment de partage intergénérationnel qui est offert aux Marseillais

    Rue Elie Kakou – Résidence La Solidarité

  • Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    C’est une tradition longue de presque deux décennies. Tous les ans, en cette période riche en concours, on honore Maurice Tailleu qui fut durant 18 ans maire de Revest-du-Bion. Sous la houlette de son fils Michel, aujourd’hui ancré sur Les Pennes-Mirabeau, l’épreuve disputée au Jeu provençal en doublette a encore connu un vif succès.

    48 doublettes étaient présentes dont 14 venues de la Boule Plate au plan des Pennes.

    Un échange amical qui perdure avec la Boule du Revest. Après un petit-déjeuner à l’accent corse offert, les 92 protagonistes pouvaient en découdre sous une chaleur accablante.

    Le parcours long, entrecoupé d’un magnifique buffet campagnard, n’a jamais pu délivrer son verdict compte tenu de l’heure tardive de la fin des demi-finales (2h du matin) de toute beauté avec un spectacle de qualité.

    Les deux équipes finalistes étaient composées de Étienne Gazagnes-Jeremy Vargas (Montbrun-les-Bains) et Alexandre Dauberte- Jacques Kévin (NH) (photo) Tom, arrière- petit-fils de Maurice, pose pour la photo souvenir.

    Il faut remercier les anciens de Revest-du-Bion qui se sont mobilisés pour faire de cette journée une grande fête du Jeu provençal. Jean Leonetti, président de la Boule Plate. Michel Tailleu, vice-président et tous les joueurs qui ont joué le jeu dans une ambiance festive qui a aujourd’hui hélas tendance à disparaître.

  • Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    C’était un de ces jours de gloire à Nice, lieu de ce championnat de France.

    Dylan Rocher a été le héros de ce championnat en obtenant une victoire qui lui permet d’être le premier joueur à gagner les cinq titres majeurs (tête à tête, doublette, doublette mixte, triplette mixte, tête à tête). Au-delà de ce record il faut mettre en avant la prestation haut de gamme du champion. Notamment lors d’une finale de toute beauté face à un autre monstre sacré, Michel Loy, associé au nouveau cannibale Yohan Cousin (il vient d’aligner Marseillaise et Valréas) et la jeune Clarys Dumesnil.

    Une finale où Cathy Jeanroy a joué un rôle prépondérant (pendant tout le championnat) et un Diego Rizzi parfait pendant de Rocher.

    À 9 à 5, Dylan Rocher a sorti un carreau de derrière des fagots à 12 mètres, permettant aux siens de creuser l’écart et de conclure un peu plus tard. C’est le fait marquant de cette magnifique finale où Dylan Rocher, gagné par l’émotion, tombe dans les bras de son adversaire Michel Loy après la victoire. Quelle belle image !

    Émotion quand tu nous tiens

    Bien en amont, l’autre icône de la pétanque Philippe Suchaud a eu aussi sa séquence émotion. Nous l’avions rencontré lors du Mondial La Marseillaise et avions parlé de sa qualification au France avec sa fille Axelle et Lahatra Randriamanantany. « Elle ne joue pratiquement pas, on va essayer de faire de notre mieux », confiait le champion du monde.

    Dans un coin secret de sa tête il devait rêver de plus. Eh bien le coup passa si près. Après la qualification en demi-finale lui aussi a été gagné par l’émotion, cette joie intense. Cette fierté d’emmener sa progéniture dans le dernier carré. Hélas pour lui, la demi-finale s’est peut-être jouée à deux tirs manqués, c’est tellement rare de sa part, alors que la victoire pouvait être proche. Le destin en a voulu autrement mais cette image restera gravée.

    Roger Gatti

    Résultats

    Finale

    Rocher bat Loy. 13 à 5

    Demi-finale

    Clarys Dumesnil, Michel Loy, Yohan Cousin bat Axelle Suchaud, Philippe Suchaud, Lahatra Randriamanantany. 13 à 10

    Catherine Jeanroy, Dylan Rocher, Diego Rizzi bat Caroline Bauduin, Thierry Fouillard, Kévin Delahaye 13 à 0

    Quart de finale

    Dumesnil bat Sonia Goutte, Paul Villette, Julien Renault (50).13 à 8

    Bauduin bat Marine Bonetto, Mickaël Bonetto, Christophe Sarrio (69) 13 à Suchaud bat Alexandra Bornes, Sébastien Da Cunha, Lucas Foulhac (46). 13 à 7

    Jeanroy bat Maeva Tairelil, Jason Chareyre, Kévin Claudi (38). 13 à 6.