Tag: performance

  • Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    Une assemblée générale à l’hôpital de Martigues à l’appel de la CGT

    « On nous a annoncé la fin de la pause méridienne comptée dans le temps de travail », dénonce Laure Privat, secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Martigues. C’est notamment pour cette raison, que le syndicat appelle à une assemblée générale des agents jeudi contre « les mesures qui dégradent nos vies ».

    En l’occurrence, il s’agit de plusieurs décisions prises par la direction de l’hôpital de Martigues suite aux rapports de la Chambre régionale des comptes Paca fin octobre 2025, et plus récemment de l’Agence nationale de la performance sanitaire (Anap).

    Une pause travaillée

    Le retrait de la pause de mi-journée dans le temps de travail est l’une des décisions parmi les plus fortement contestées. « Comment ça va être organisé ? » se demande Laure Privat, expliquant qu’ « aujourd’hui, quand on est en pause, on pose la fourchette dès qu’il y a un besoin. On répond au téléphone, aux appels des patients… ». « C’est pour ça qu’elle est comptée dans le temps de travail, car c’est du réel, c’est du travail. On ne peut pas nous sortir 40 minutes du service, nous dire de quitter l’hôpital et faire notre vie » développe la responsable syndicale.

    En clair, entre 20 et 40 minutes de temps de travail compté en moins pour la même présence sur place, d’après le communiqué du syndicat, en fonction de l’organisation du temps de travail en sept ou douze heures. En conséquence, certains agents peuvent perdre jusqu’à 10 jours de RTT selon le poste.

    L’assemblée générale de jeudi à 14h au self, pendant l’heure d’information syndicale, servira donc à « construire le rapport de force pour obtenir le retrait de ces mesures » d’après le communiqué du syndicat.

  • La Poste rassure sur l’avenir de la plateforme de tri de Vitrolles

    La Poste rassure sur l’avenir de la plateforme de tri de Vitrolles

    Un projet conduit « de manière responsable, progressive et concertée, en veillant à concilier accompagnement des équipes, performance industrielle et développement des activités ». Voilà comment La Poste décrit l’évolution à venir de la plateforme industrielle de courrier Marseille-Provence située à Vitrolles. Après des alertes répétées de la CGT sur sa transformation en platefor me multiflux (lire notre article du 24/06), dénonçant une disparation en tant que telle de la PIC, La Poste veut éteindre toute incertitude, dans un communiqué de presse diffusé ce mercredi. « L’objectif est d’adapter l’outil industriel aux évolutions du marché, tout en renforçant la capacité du site à se positionner sur les activités en croissance, notamment le colis, dans une logique de plateforme multiflux (courrier, colis et presse) », explique l’entreprise en charge du service public postal.

    La concertation

    va se poursuivre

    Elle confirme que les résultats d’études techniques « ont été présentés aux représentants du personnel lors du comité social et économique du mois de juin ». Mais précise : « À ce stade, aucune décision définitive n’est arrêtée. Une phase de concertation va se poursuivre. »

    Quant aux questionnements de la CGT sur l’impact social du projet, là encore La Poste joue le pompier : « Le respect du modèle social, l’association des équipes aux modalités de mise en œuvre ainsi que la concertation avec les partenaires sociaux sont placés au cœur de la démarche. » Et de promettre : « Chaque personne concernée par les évolutions disposera d’une solution adaptée, sur le site de Vitrolles, au sein du bassin d’emploi ou d’une plateforme de proximité avec un accompagnement individuel. »

  • Retraite et santé en entreprise, les priorités de la Carsat

    Retraite et santé en entreprise, les priorités de la Carsat

    « Une année 2025 de transformation, de proximité… et de célébration. » Dans son bilan annuel publié ce mardi 16 juin, le directeur général de la Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) Sud-Est, Vincent Verlhac, rappelle l’importance de cette composante essentielle de la Sécurité sociale, alors que cette dernière a fêté ses 80 ans. Tandis que le Conseil d’orientation des retraites a publié le jeudi 11 juin son treizième rapport annuel remettant sous le feu de l’actualité un conquis social sans cesse attaqué, le patron de la Carsat Sud-Est met en avant son rôle d’accompagnement des pensionnés et son action au sein des entreprises pour prévenir les risques professionnels.

    Avec pas moins de 13,3 milliards euros de prestations d’Assurance vieillesse versés pour l’année contre 12,8 en 2024 et 1 315 703 retraités payés tous les mois en France et à l’étranger, la caisse de notre région reste un des poids lourds nationaux. Ses 1 617 salariés assurent le calcul du montant des pensions et garantit l’exactitude de leurs droits. En 2025, quelque 59 253 carrières ont été rectifiées, dont 20 067 en coproduction et 10 862 dans le cadre de la convention France Travail, « contribuant directement à la fluidité du traitement des futures demandes de retraite » estime la Carsat Sud-Est.

    Plus d’indemnisation amiante

    La caisse prend également en charge l’ensemble des étapes liées au calcul et à la liquidation des pensions. En 2025, l’organisme considère avoir « réalisé un saut de performance » pour « absorber l’augmentation des demandes tout en réduisant les délais ». Le temps de traitement d’un dossier atteignant 63 jours. La Carsat Sud-Est exerçant également un rôle de caisse référente pour les dossiers internationaux, avec 2 982 pensions de réversion pour le Maroc et 14 autres pour Monaco.

    Dans une optique de « simplification des démarches », notamment dans les demandes d’aide d’autonomie, la Carsat Sud-Est a mis en place un plan « Oscar », avec un formulaire unique permettant de recueillir 2 104 demandes en ligne et 16 398 demandes papier en 2025. « La reconnaissance mutuelle des évaluations, actuellement déployée dans 6 départements sur 7, sera généralisée à l’ensemble du territoire en 2027 », promet-elle.

    Un chantier qui risque de prendre de l’ampleur, vue l’évolution démographique de notre région. Une étude de l’Insee, publiée le 2 juin, prévoit 54 400 seniors de plus en perte d’autonomie à l’horizon 2050, soit 31% de plus qu’en 2021. Près de six sur dix d’entre eux, étant âgés de 85 ans ou plus.

    Côté entreprises, l’organisme entend renforcer le suivi des risques psychosociaux avec le ciblage de 40 établissements supplémentaires en 2026 et 2027. Le dispositif amiante progresse assure aussi la Carsat avec 138 nouveaux allocataires. En 2025, 69,2 millions d’euros d’allocations ont été versés à 1 965 travailleurs exposés pour un montant moyen de 2 933,78 euros précise-t-elle.

  • La Pride phocéenne, déterminée, fière et unie, est lancée

    La Pride phocéenne, déterminée, fière et unie, est lancée

    Le lancement du mois des fiertés s’est déroulé au centre de la Vieille Charité, dans la soirée de ce jeudi. « Ce n’est pas seulement un beau bâtiment historique, c’est un lieu qui porte une mémoire. Une mémoire de l’enfermement, (…) un lieu où l’on a contenu celles et ceux que l’on ne voulait pas voir. (…) Ce soir, nous venons y dire autre chose. Les corps qu’on a cachés peuvent prendre la parole, les vies qu’on a méprisées peuvent faire institution, les marges peuvent rentrer au centre sans se déguiser en respectabilité », souligne la drag-queen, Fifi du Calvaire.

    Pour célébrer la 33e Pride Marseille, un mois de festivités est au menu, avec un « gros focus sur les Prides de la région », affirme Lilian Agostini Rivière, de l’équipe de coordination Pride Marseille. Il ajoute : « C’est la deuxième année consécutive où l’on fait un mois entier d’événements culturels, militants et festifs dans tout Marseille. (…) Notre objectif est de mettre en avant le travail des associations, collectifs, commerces, artistes de la communauté et les emmener à la rencontre d’autres publics. »

    Ainsi, le comité de pilotage interassociatif et commerçants propose des animations, des activités culturelles et sportives, jusqu’au 5 juillet. Ces propositions s’articulent autour de cinq parcours et de différents thèmes : culture, sport, fête et débat. Parmi lesquels on retrouve l’exposition « Si(x) queer ! » au Solarium, la projection du documentaire L’Etincelle au Cinéma le Chambord ou encore celle du film Peau d’âne, en plein air, à l’Opéra. « On reçoit des solistes de l’Opéra de Marseille pour la deuxième année. (…) Et la fête de la musique prendra les couleurs de l’arc-en-ciel au Café la Muse », partage Lilian Agostini Rivière.

    Clôture festive

    Parmi les temps d’échanges et de débats, le public retrouvera, entre autres, les Conviviales Trans ou la marche Résistrans, le 20 juin. « On va essayer de raconter des vécus et transmettre des savoirs ».

    « À Marseille, la Pride, c’est une manifestation », confiait Fifi du Calvaire en début de soirée. Cette manifestation, c’est la Marche des fiertés, organisée le samedi 4 juillet. Le Village des associations reviendra pour lancer la journée, place Castellane, dès 12h. Au programme : des ateliers et animations avant le début de la marche, à 16h30. Après une déambulation vers le Vieux-Port, en passant par la rue de Rome puis la Canebière, un concert gratuit sera proposé devant l’Hôtel de Ville. En effet, cette année, la Pride Marseille et l’Été Marseillais s’associent pour une soirée unique. Dès 19h, le public sera convié à un show avec une dizaine d’artistes de la scène locale LGBTQIA+. Un rendez-vous présenté par deux drags légendaires, Mami Watta et Ruby on the Nail. Yelle, icône pop queer qui fête ses 20 ans de carrière, prendra ensuite le relais. Enfin, un « after pride » officielle conclura cette soirée du samedi, à La Plateforme (ex-Dock des Suds), avec cinq univers artistiques proposés à travers des DJ sets.

    Détails sur pride-marseille.com

    Le PCF d’Aix appelle à rejoindre la Marche des fiertés, samedi

    « Cofondateurs » de la Marche des fiertés, à Aix, l’antenne locale du Parti communiste appelle les Aixois à « se joindre massivement à la Marche des fiertés », ce samedi 6 juin. Celle-ci, portée par l’association Aix Vanguard, partira de la place de la Mairie, dès 14h30. « Si de nombreux progrès ont été obtenus, les LGBTphobies demeurent encore très présentes dans notre société et les droits LGBTQIA+ doivent être défendus face à la montée des projets politiques réactionnaires fondés sur l’exclusion tel que celui de l’extrême droite », rappelle le PCF.

  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros

  • Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Le temps d’un week-end, le jardin Mérindol, le jardin des Guerriers et celui des Étuves, au cœur d’Aix, se transforment en galeries à ciel ouvert.

    « Mon souhait, depuis 20 ans, est d’offrir l’art gratuitement », se réjouit Andréa Ferréol, créatrice de l’événement. L’actrice de La grande bouffe est aussi une passionnée d’art. Chaque année, elle part à la rencontre des artistes pour proposer un festival hétéroclite, tant dans les médiums que dans les styles. Les artistes seront présents durant la journée pour échanger avec le public.

    Une programmation variée

    Dans le jardin Mérindol, la sculpture est à l’honneur avec le travail organique de Bernard Fugueroa et les créations en clous anciens de l’artiste belge Fabrice Magnée. La dessinatrice Marie-Laure Manceaux réalisera des portraits des visiteurs qu’ils pourront emporter avec eux. Une lecture et un concert de clarinettistes sont prévus en soirée.

    Dans le jardin des Étuves, la jeune garde de la peinture est bien représentée : César Malfi, mêlant art brut et style Renaissance, Philippe d’Orléans et sa série de trônes, mais aussi les dessins hyperréalistes de Mathieu Dutemps, impressionnant de technicité. Le célèbre street-artiste M. Chat, la peintre Corrine Pradier et la céramiste Noémy Meney y seront également exposés.

    Le jardin des Étuves se transformera en un véritable théâtre à ciel ouvert, avec des concerts, des lectures, ainsi qu’un spectacle d’humour de la fantasque Zize Dupanier, dimanche 21 juin à 17h.

    Enfin, le jardin des Guerriers accueillera les sculptures en fil de fer tout en finesse de Myriam Louvel, et celles en toiles d’araignée colorées de l’artiste Quiberon. En journée, une lecture musicale et un spectacle pour enfants sont prévus. Le samedi à 17h, un spectacle du G.U.I.D aura lieu.

    Les Flâneries, les 20 et 21 juin, à Aix. Entrée libre et gratuite. Programmation sur www.aix-en-oeuvres.com/flaneries

  • Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Kanye West reporte son concert au Vélodrome

    Après une longue réflexion, c’est ma décision propre de reporter mon concert à Marseille jusqu’à nouvel ordre », a écrit sur X le rappeur américain de 48 ans, dont la popularité a été entamée ces dernières années en raison de sorties antisémites et racistes.

    « Je sais que cela prend du temps pour comprendre la sincérité de ma volonté de me racheter. J’assume pleinement la responsabilité de mes actes, mais je ne veux pas que mes fans se retrouvent au milieu de tout ça », a-t-il expliqué dans un autre message.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était dit un peu plus tôt « très déterminé » à faire interdire la performance de l’artiste. Déjà à l’annonce de sa venue, plusieurs personnalités politiques de la ville de Marseille l’avaient déclaré persona non grata.

    « Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé. Kanye West n’est pas le bienvenu au Vélodrome, notre temple du vivre-ensemble et de tous les Marseillais », avait fustigé le maire (DVG), Benoît Payan.

    Auteur le 8 mai 2025 d’une chanson célébrant Adolf Hitler, interdite par les principales plateformes de streaming, le jour du 80e anniversaire de la défaite de l’Allemagne lors de la Seconde Guerre Mondiale, Kanye West a assuré qu’il n’était « ni nazi, ni antisémite », invoquant le trouble bipolaire dont il souffre et une « phase maniaque ».

    En 2023, Kanye West avait déjà affirmé qu’il « adorait les nazis » et mis en vente un t-shirt orné d’une croix gammée sur son site web.

  • L’Urssaf Paca pousse la lutte contre le travail dissimulé

    L’Urssaf Paca pousse la lutte contre le travail dissimulé

    « La lutte contre le travail dissimulé et toutes formes de fraude est la condition même du maintien de la pérennité de notre modèle social », rappelle Franck Barbe, directeur de l’Urssaf Paca à l’occasion de la présentation du bilan 2025.

    L’année a été particulièrement réussie avec un nouveau montant record de redressement. « Les résultats prouvent notre haut niveau de performance. Sur le travail dissimulé, on a atteint plus de 95 millions d’euros de redressement en Paca sur un total national de 1,5 milliard d’euros », expose Karine Mos, directrice juridique et contrôle. Pour rappel, l’Urssaf Paca a encaissé 38,37 milliards d’euros en 2025 de cotisations auprès de 762 756 usagers.

    « Nous avons renforcé nos ciblages en continuant à nous appuyer sur l’intelligence artificielle qui croise des masses de données et permet de mieux scorer les entreprises les plus à risques pour cibler nos contrôles », développe Karine Mos. « Les procédures de recouvrement des créances frauduleuses sont elles aussi optimisées pour éviter de laisser ces usagers organiser leur insolvabilité et récupérer au maximum les sommes puisque la mission principale de l’Urssaf est de financer le système de sécurité sociale français. »

    156 inspecteurs aidés

    de 30 contrôleurs

    C’est ainsi qu’en Paca, 156 inspecteurs spécialisés traquent la fraude, appuyés par 30 contrôleurs qui épluchent les documents. Parallèlement aux outils IA, le système s’appuie aussi sur un plan de contrôle aléatoire « de manière à respecter l’équité de traitement sur la totalité du territoire ». En 2025, 3 726 actions de lutte contre le travail dissimulé ont été engagées en Paca. 707 portaient sur des objectifs ciblés (367 employeurs et 340 travailleurs indépendants). 87% ont donné lieu à un redressement avec transmission au parquet et dépôt de plainte. On y trouve surtout les secteurs du BTP, de la sécurité privée et des métiers de bouche. 102 actions ont ensuite été exploitées par des officiers de police judiciaire et des inspecteurs du travail. 2 917 actions ont donné lieu à de la prévention et de la pédagogie.

    Les méthodes de fraude ne cessent d’évoluer. Il faut s’adapter aux plateformes numériques d’intermédiation et d’économie participative (meublés touristiques, aide à domicile, etc.). « Des procédures de fiabilisation sont engagées auprès des auto-entrepreneurs et des travailleurs indépendants. On croise les fichiers en comparant les chiffres d’affaires et les recettes déclarées à l’Urssaf et au fisc », détaille Pierre Donadey, directeur des relations usagers. Depuis 2023, 135 millions d’euros ont ainsi été récupérés via le guichet de régularisation.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • À Hyères, Centr’Azur est désormais chauffé à 100% par géothermie

    À Hyères, Centr’Azur est désormais chauffé à 100% par géothermie

    Centr’Azur poursuit sa transition énergétique. L’installation de panneaux photovoltaïques sur sa toiture et sur les ombrières de son parking, la mise en place d’un système de gestion technique centralisé des équipements énergétiques (système automatisé permettant, grâce à des capteurs, d’optimiser l’efficacité énergétique d’un bâtiment), ou encore l’installation de LED dans tout le centre commercial, des parkings aux galeries, avaient, entre autres, mené à une réduction des consommations d’énergie de -61% en 2024, comparé à 2012.

    Désormais, le centre commercial hyérois (50 boutiques sur 17 000 m²), sera chauffé et climatisé grâce à la géothermie, énergie renouvelable, locale, silencieuse et disponible 24h/24, 365 jours par an, conjuguant performance énergétique, sobriété et durabilité.

    -59% de consommation des parties communes

    Il s’est ainsi doté de 600 mètres linéaires de sondes géothermiques verticales, un système innovant développé par les équipes de la société Accenta. Implantées jusqu’à 200 mètres de profondeur, ces sondes exploitent la température naturellement stable du sous-sol (entre 13 et 16 °C). En hiver, la chaleur du sol est captée et transférée vers le bâtiment via une pompe à chaleur. Ce système fonctionne aussi en été grâce au « géocooling », permettant de rafraîchir sans recourir à une climatisation classique énergivore et sans rejet d’air chaud à l’extérieur.

    Ces travaux vont avoir pour effet la suppression de la chaudière gaz, des émissions de 19,3 tonnes de CO évitées chaque année, ainsi qu’une réduction de 59% de la consommation énergétique sur les parties communes. Tout cela en offrant un confort thermique optimisé toute l’année pour les visiteurs et commerçants, et la maîtrise des charges énergétiques sur le long terme, notamment grâce à une réduction de l’exposition aux fluctuations du prix du gaz.

    Dans sa perspective de neutralité carbone pour ses parties communes d’ici 2030, Centr’Azur mène par ailleurs des actions de sensibilisation de ses employés et des clients au tri des déchets, à la gestion de l’eau, ou encore à la biodiversité, avec, notamment, l’installation d’un hôtel à insectes en 2021.